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12 février 2014 3 12 /02 /février /2014 21:17

La vaccination constitue vraiment la clé de tous les passe-droits et la justification de toutes les atteintes aux libertés! Voici quelques passages du courrier de réponse de la Commission de la Vie Privée suite à notre interpellation concernant le dispositif E-Vax qui est une sorte de banque de données électroniques des vaccinations reçues par les patients.

 

Dans sa réponse du 11 février dernier, la Commission de la Vie Privée nous signale notamment:

 

« Tel que le prévoit la délibération de 2012, "l'enregistrement des vaccins administrés par le médecin vaccinateur permet d'une part de vérifier si les vaccins ont effectivement été administrés aux personnes du groupe-cible présupposé et offre d'autre part la possibilité d’établir, au fur et à mesure des enregistrements des vaccinations dans le système, un «quota de commande » qui peut donner lieu à une commande de vaccins ou à un réassortiment De plus, l'enregistrement des vaccins administrés au niveau individuel engendre un produit dérivatif, une banque de données des vaccinations qui doit, d'une part, fournir les informations nécessaires au respect de la politique de vaccination et d'autre part, permettre aux médecins de consulter par voie électronique le dossier de vaccination du patient avec lequel ils sont en contact. Un médecin peut ainsi contrôler si cette personne doit encore recevoir un vaccin déterminé ou si elle l'a déjà reçu. » (nous soulignons !)

 

« Concernant le droit d'opposition, l'article 12 de la loi vie privée prévoit en son paragraphe 1, alinéa 2 la possibilité pour toute personne de s'opposer, pour des raisons sérieuses et légitimes tenant à une situation particulière, à ce que des données la concernant fassent l'objet d'un traitement. Ce droit d'opposition peut s'exercer à tout moment. Interrogé à cet égard, la Communauté française m'a répondu que les parents peuvent s'opposer à l'enregistrement des données de vaccination de leurs enfants et ce, sans limite de temps. Ils peuvent également demander à ce que les données enregistrées soient supprimées. De telles demandes peuvent être effectuées soit auprès des vaccinateurs ayant administré les doses soit être adressées par courrier à ia Direction générale de la Santé de la Communauté française. » (c’est la Commission de la Vie Privée qui souligne !)

 

Que peut-on tirer comme enseignements de cette réponse?

 

1. Ce système n'est pas motivé par l'intérêt des patients/con-sommateurs mais plutôt par la volonté de "respecter" (nb: à tout prix!) la "politique vaccinale", c'est à dire obtenir des pourcentages de couverture vaccinale, indépendamment de la dégradation constante de la santé globale des populations.

 

 2. Ce système place les médecins dans une position de "contrôleurs" ce qui constitue une forme de militarisation de la "santé" avec des patients de plus en plus infantilisés et harcelés. Dans le même temps, il faut tout de même rappeler que les médecins y trouveront un intérêt financier: suivant le rapport d'octobre 2012 de la Cour des Comptes française en effet, l'acte vaccinal (sans compter les reconsultations pour effets secondaires) représente 12,6% des motifs de consultations et donc des revenus en moyenne pour les médecins généralistes et pas moins d'un tiers de ceux des pédiatres. Par conséquent, un tel contrôle servira de facto les intérêts financiers des médecins mais il n'existe hélas aucune preuve (que du contraire) que ce type de "contrôle accru" des patients aille de pair avec une amélioration de leur santé globale.

 

Il est intéressant de noter à quel point le texte même de la Commission de la Vie Privée, vraiment révélateur de toute une mentalité, renverse les rôles des différents acteurs en transformant le patient (qui doit être le véritable décideur) en objet/sujet passif et le médecin censé n'être qu'un conseiller en celui qui "doit contrôler (et donc décider) si un patient doit recevoir un vaccin déterminé"!

 

3. Ce genre de dispositif liberticide va encore une fois prospérer sur un terreau d'opacité et de contradictions puisque cette réponse tente à la fois de faire croire que tous les parents pourront s'opposer à ce type de dispositif en refusant que les données de leur(s) enfant(s) y figurent (dixit la Communauté Française) et de l'autre, en indiquant que le refus devra mentionner des raisons sérieuses et légitimes et qu'il ne relèvera que de situations particulières. Il est évident qu'on a donc affaire ici à de véritables idéologues qui font évidemment peu de cas de la légitimité de TOUS à refuser pareil encodage. Dans le contexte que nous connaissons de harcèlement vaccinal croissant (qui va aussi de pair avec la hausse des vaccins produits par les pharmas), ces systèmes d'encodage ne vont servir qu'à affiner les stratégies marketings et à écouler toujours plus de vaccins.

 

Il est à prévoir hélas que dans cette ambiguïté volontairement entretenue, une majorité de parents qui ne souhaiteraient cependant pas que leur(s) enfant(s) fassent partie de ce système d'encodage électronique, ne viendront pas lire sur ce site qu'ils ont le droit de refuser et s'y résigneront dans un certain fatalisme en se croyant obligés d'y participer....

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