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11 mars 2013 1 11 /03 /mars /2013 19:25

Les médecines dites complémentaires entrent peu à peu à l’hôpital

  

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A l’heure où les médecines douces sont sur la sellette car elles portent tort aux lobbies pharmaceutiques, alors qu’elles sont qualifiées par nos pouvoirs de santé - Ordre des médecins en particulier, - de « croyances ésotériques » ou de « poudre de perlimpinpin » et même de « nids de sectes », et leurs praticiens de « dérapeuthes » qui privent leurs malades d’une chance de guérir par les méthodes officielles et « scientifiquement prouvées », nous pouvons considérer que tout espoir n’est pas perdu, loin de là.

 

En effet, Bernard Debré ne s’est pas contenté de critiquer, avec l’aide de Philippe Even, ces lobbies et leurs médicaments, la plupart du temps inutiles et souvent dangereux, il a aussi défendu l'acupuncture, la phytothérapie, l'ostéopathie et les massages ayurvédiques. Je ne dirai pas qu’il est totalement convaincu de l’efficacité de ces médecines dans les pathologies lourdes, mais il est sur le bon chemin de l’ouverture. N’oublions pas qu’il a, à bon escient, qualifié de « grippette » la « pandémie » supposée de la grippe A. Il a été l’un des seuls « patrons » à se le permettre.

 

Le 14 octobre 2010, interviewé par Frédéric Lewino et Gwendoline Dos Santos dans le journal Le Point, il a avoué que les Médecines Alternatives et Complémentaires ont leur place à l'hôpital.

 

« Je conseille tout le temps d'associer la médecine moderne aux complémentaires. Ainsi, dans mon service de Cochin, nous utilisons l'acupuncture. Pour les membres du personnel qui le désirent, nous avons des séances de shiatsu et de massage ayurvédique. Je suis très favorable aux médecines complémentaires et alternatives les plus raisonnables. Certaines ont fait les preuves de leur efficacité. Comme l'acupuncture, dont on a montré comment elle fonctionnait. La phytothérapie est la mère de toutes les médecines. Je travaille à l'East Hospital à Shanghaï, où la plupart de ces médecines sont appliquées. »

 

Le Professeur Debré pense que les nombreux tests en cours démontreront le bien-fondé de la phytothérapie. Il attribue cet engouement actuel pour les médecines douces à l'ouverture au monde. « Les gens vont en vacances en Thaïlande, la télé leur parle des médecines pratiquées à l'autre bout de la planète. à côté, on ne cesse d'insister sur le côté négatif de certains médicaments. Il y a ceux qui sont retirés du marché à cause de leur dangerosité. Et puis, on ne cesse de répéter qu'il ne faut plus utiliser d'antibiotiques pour une angine. Alors les gens se tournent vers d'autres thérapies. »

 

Durant son interview, il a ajouté que sa fille, qui monte beaucoup à cheval, fait appel à l'ostéopathie quand elle se blesse. « Je n'y croyais pas, maintenant, il m'arrive également d'y faire appel, comme à l'acupuncture. Je pratique également parfois le shiatsu et me soumets à des massages ayurvédiques. »

 

Cela dit, il a ajouté : « je reste fondamentalement attaché à la médecine occidentale, qui seule peut répondre à certaines pathologies lourdes. » Puisque le Pr Debré a l’esprit ouvert et ose défendre des positions gênantes pour Big Pharma, il changera peut-être d’avis, comme il l’a fait pour l'ostéopathie, s’il constate que d’autres médecines dites douces marchent aussi et même dans des cas graves.

 

À son tour, et à l’instar du Parisien, L'Express de mars 2013 commentait les déclarations de l'Académie de médecine et constatait que ces « thérapies complémentaires, comme préfère les nommer l'Académie, connaissent un réel succès en France ». Il est indéniable que près de 4 personnes sur 10 (et sans doute plus), « et tout particulièrement les malades atteints de cancer » y feraient appel, toujours selon l'Académie.

 

« Acupuncture, ostéopathie, hypnose, tai chi sont-ils efficaces ? La réponse de l'Académie est globalement positive ». Et pour L'Express, l’acupuncture peut apporter un bénéfice au patient dans de nombreuses pathologies. L'Académie cite notamment les lombalgies et cervicalgies chroniques, la migraine, l'arthrose des membres inférieurs, les douleurs des femmes enceintes et lors de l'accouchement, ainsi que les nausées et vomissements induits par une chimiothérapie.

 

Concernant l’ostéopathie, l'Académie conclut à une efficacité certaine mais « modérée » dans les lombalgies et cervicalgies aigües ou chroniques, les céphalées et les vertiges d'origine cervicale, ainsi que pour la migraine, mais « à un moindre degré ».

 

Pour l’hypnose, toujours selon L’Express, l’Académie a recensé plus de 60 essais contrôlés, avec des diagnostics très larges, mais finalement tournés essentiellement autour des douleurs, nausées, vomissements, fatigue et anxiété, mais elle  déplore « la faiblesse des effectifs et la qualité médiocre de la méthodologie ». Toutefois, le groupe de travail estime que « son efficacité semble avérée pour les gestes invasifs chez l'enfant et l'adolescent ainsi que pour les effets secondaires des chimiothérapies ».

 

Le magazine note par ailleurs que le tai chi améliore l'équilibre et réduit sensiblement les risques de chute chez les personnes âgées, et semble également avoir des effets bénéfiques sur l'asthme et le sommeil. Quant au qigong, il réduit la pression artérielle au repos chez les patients hypertendus. Mais, pour l'Académie, « on ne peut dire aujourd'hui si la faveur dont [tai chi et qigong] jouissent est autre chose qu'un effet de mode ».

 

L'Express évoque enfin l’effet placebo : « Toutes les thérapies complémentaires ont un effet placebo, et ce dernier semble équivalent que l'acupuncture, par exemple, soit simulée ou authentique. Mais c'est aussi le cas pour de “vrais” médicaments et, surtout, cela ne signifie pas qu'elles soient inefficaces. “Au contraire" même, précise l'Académie, "compte tenu des intermédiaires neurobiologiques aujourd'hui connus de l'effet placebo” ».

 

Le Parisien rend compte lui aussi de ce rapport de l’Académie de médecine, qui « a reconnu du bout des lèvres l’utilité de certaines techniques ». Le journal cite le Pr Daniel Bontoux, de l’Académie, qui ajoute : « On les appelle complémentaires, car elles ne sont pas à elles seules une médecine. Mais elles peuvent permettre d’obtenir un petit plus par rapport aux traitements conventionnels ». Le Parisien cite en outre Jean-Yves Fagon, en charge du développement de la médecine complémentaire à l’AP-HP, qui remarque qu’« il y a une demande très importante des patients ». Le quotidien conclut que « les hôpitaux de Paris où 23 praticiens à peine offrent des consultations de médecine complémentaire espèrent le développement de la recherche sur ces thérapies. Et à défaut d’un diplôme universitaire, une initiation en faculté de médecine. »

 

Nous n’en sommes pas encore à la reconnaissance officielle de ces médecines comme des médecines à part entière, d’autant que l’homéopathie n’est jamais citée par ces « pontes », mais ces quelques déclarations sont en contradiction avec l’attitude de rejet total par l’Ordre des médecins sous la coupe de la Miviludes et autres « experts » en ce genre. Nous avons donc déjà gagné une victoire sans guerre.

 

Sylvie Simon

  

En Belgique, pendant ce temps, les doyens de faculté de médecine réclament le déremboursement des médecines douces qu’ils considèrent comme non scientifiques !!

 

Récemment, à croire que les doyens belges et l’Ordre des Médecins français se sont concertés, on pouvait lire dans le Figaro : « Comme le rappelait le Pr Simon Schraub, cancérologue, dans le bulletin de l'Ordre de septembre 2012: «De l'homéopathie capable de guérir le cancer, cela n'existe pas!»

 

Pourtant, force est de constater que cette affirmation n’est pas conforme à la réalité des faits, une réalité factuelle qui est pourtant censée être la base de toute science digne de ce nom.

 

«De l'homéopathie capable de guérir le cancer, cela n'existe pas! » Une fois encore, l'Ordre des Médecins parle de ce qu'il ne connaît pas... Dans un rapport sur le travail de la Prasanta Banerji Homeopathic Research Foundation, 21 888 patients atteints d'une tumeur maligne ont été traités uniquement par homéopathie, sans chimiothérapie ni radiothérapie, entre 1990 et 2005. D'après les comptes rendus cliniques, on a constaté une régression complète de la tumeur dans 19 % des cas (4 158 patients) et une stabilisation ou une amélioration dans 21 % des cas (4 596 patients). Ceux dont la tumeur n'évoluait pas ont été suivis ensuite pendant deux à dix ans afin de surveiller l'amélioration (1). Cela tend à montrer que l'homéopathie est capable à elle seule de guérir ou, du moins, de stabiliser 40 % de tous les cancers, un taux de réussite qui équivaut aux meilleurs résultats obtenus avec des traitements conventionnels, et ce sans subir les effets invalidants de la chimiothérapie et de la radiothérapie. Des laboratoires indépendants ont étudié la thérapie homéopathique de cette Banerji Foundation, ou protocole Banerji. Deux des remèdes utilisés, Carcinosin (ou Carcinosinum) et Phytolaccadecandra, se sont avérés aussi efficaces contre le cancer du sein que le Taxol prescrit en chimiothérapie. (2) Etonnamment, tous les traitements employés par la Banerji Foundation sont disponibles en pharmacie et Ruta 6 (Rutagraveolens) est l'un des quelques remèdes régulièrement prescrits. »

 

Lorsqu’on sait que les taux de « succès » de la chimiothérapie ne sont, que de 2,2 à 2,3% dans le meilleur des cas et encore, même pas en termes de guérison mais de survie à 5 ans, selon l’étude publiée en 2004 dans Clinical Oncology, on se dit que ces Prs machin chose feraient mieux de tourner leur langue sept fois dans leur bouche et de retourner sur les bancs de l’école apprendre ce que signifie le mot « humilité ». En fait, tristement, il s’avère dans la pratique qu’un nombre désespérant de patients perdent des chances immenses de bien-être et de qualité de vie, tout simplement parce que l’establishment préfère nier ce qu’IL ne comprend pas selon ses seuls concepts étroits… quel dommage en termes de santé publique !! Seul l’adage de Molière, malheureusement toujours d’actualité résume bien cet état des choses : « Mourir dans les règles plutôt que réchapper hors des règles », ce que le Dr Martine Gardénal a très joliment paraphrasé en regrettant cette préférence de mourir scientifiquement plutôt que de guérir empiriquement.

 

 

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Published by Initiative Citoyenne - dans Pluralisme thérapeutique
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commentaires

shiatsu 28/03/2013 16:53

Bonjour,
C'est vrai que la médecine douce est de plus en plus apprécié car ce sont les patients même qui préfèrent être traités de manière naturelle ou bien avec des techniques plus traditionnelles. Le
shiatsu par exemple est utilisé pour les troubles digestifs, rhumatologiques ou circulatoire

                    

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