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4 juin 2010 5 04 /06 /juin /2010 22:13

 Avertissement : Attention, les passages qui suivent sont issus d'une traduction partielle ET qui ne prétend pas être une parfaite traduction littérale de tous les mots. Celle-ci étant avant tout destinée à donner une idée globale du message que cette publication du British Medical Journal a voulu faire passer -

 

Pour consulter l'intégralité de la publication originale (en anglais), cliquez ICI

 

Extraits des pages 2 et 3 du document ci-dessus :

 

" Le premier plan de préparation à la pandémie de l'OMS a été renforcé en 1999 compte tenu du risque et de l'incertitude qui y a été associée: "Il est impossible de prévoir quand une pandémie pourrait survenir. Si une vraie pandémie de virus influenza apparaissait comme celle de 1918, on devrait s'attendre à un nombre conséquent de malades et de décès malgré les progrès réalisés entretemps par la médecine."
 
On trouve dans les notes en petits caractères: "R Snacken, J Wood, L R Haaheim, A P Kendal, G J Ligthart, and D Lavanchy ont préparé ce document pour l'OMS, en collaboration avec le groupe scientifique européen travaillant sur l'influenza (=ESWI)"
  
Ce que ce document ne révèle pas c'est que l'ESWI est entièrement financé entièrement par Roche et d'autres fabricants de médicaments contre l'influenza; de même ce document ne révèle pas non plus que René Snaken et Daniel Lavanchy ont participé à des évènements sponsorisés par Roche l'année d'avant, selon les informations marketing consultées par le Bureau du BMJ.
 
Le Dr René Snaken travaillait pour le ministre belge de la santé publique lorsqu'il commentait des études relatives aux inhibiteurs de la neuraminidase pour une brochure promotionnelle de Roche. Et le Dr Lavanchy était employé de l'OMS quand il est apparu à un symposium organisé par Roche en 1998. Il travaillait à cette époque dans le département "Maladies virales" de l'OMS. Le Dr Lavanchy a refusé tout commentaire.
 
En 1999, l'ESWI intégrait encore d'autres membres comme les Professeurs Nicholson et Osterhaus. Ces deux scientifiques sont aussi identifiées dans les données marketing de Roche produites entre 1998 et 2000.
 
Le Pr Osterhaus a dit au British Medical Journal qu'il avait toujours été transparent à propos du moindre travail qu'il aurait pu réaliser en collaboration avec l'industrie. [...]
 
Les deux experts étaient aussi engagés dans une étude en double aveugle et randomisée sur l'oseltamivir financée par Roche. L'étude a dans la suite été publiée dans The Lancet en 2000.
Cela reste l'une des principales études défendant l'efficacité de l'osletamivir et par la suite, on a pu démontrer que cette étude avait impliqué des auteurs fantômes aux liens non déclarés avec l'industrie.
 
L'influence de l'ESWI devait se poursuivre tout au cours de la décennie au fur et à mesure que les alertes de pandémie devenaient de plus en plus insistantes. Créé en 1992 ce "groupe multidisciplinaire de leaders d'opinion-clés en matière d'influenza a pour but de combattre l'impact d'une épidémie et d'une pandémie de grippe" et affirme ses liens avec l'OMS, l'Institut Robert Koch et le centre européen de  contrôle des maladies. (ECDC) entre autres.
 
Malgré les affirmations de ce groupe qui se prétend scientifiquement indépendant, le fait qu'il est à 100% financé par l'industrie présente un risque de conflits d'intérêts. L'un des rôles de ce groupe est de faire du lobbying auprès des politiciens comme mis en évidence en 2009 dans un document interne.
 
Lors d'un atelier préparatoire prépandémique de l'ESWI en janvier dernier, le Pr Osterhaus a déclaré: " Je peux vous dire que l'ESWI s'occupe activement de convaincre les décideurs politiques. Nous avons des contacts avec des membres du parlement européen et avec des politiciens nationaux." [...]
 
Le plan d'action du groupe ESWI pour 2006-2010 montre très clairement que les représentants du gouvernement ont besoin de "prendre des mesures pour encourager l'industrie pharmaceutique a planifier sa capacité de production de vaccins et d'antiviraux bien à temps" et aussi "encourager et financer la recherche et le développement d'un vaccin pandémique" et de "développer une stratégie pour le stockage d'antiviraux".
 
Ce document a aussi précisé que les représentants du gouvernement avaient besoin de savoir que "la vaccination contre l'influenza et l'usage des antiviraux sont bénéfiques et sûrs." Le document disait que le groupe fournissait une "information et des preuves consistantes" de même que "la collaboration et l'échange avec d'autres acteurs-clé (c'est à dire avec l'industrie dans le but de fabriquer un vaccin pandémique et de conclure des contrats pour les antiviraux." [...]
 
Barbara Mintzes, professeur assistante en pharmacologie à l'université de Colombie Britannique et qui travaille aussi avec l'OMS a déclaré au Bureau du BMJ:
 
"Il est légitime que l'OMS travaille avec l'industrie à certains moments. Mais je serais inquiète au sujet de l'implication d'un groupe qui revendiquerait son indépendance académique alors qu'il est en fait principalement financé par l'industrie."
Et d'ajouter: que "l'institut de médecine s'inquiétait de la nécessité d'établir une imperméabilité vis-à -vis des groupes médicaux. Pour moi, cela ne ressemble pas à un groupe indépendant puisqu'il est principalement financé par les fabricants."
 

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Published by Initiative Citoyenne - dans Conflits d’intérêts -experts
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