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9 août 2013 5 09 /08 /août /2013 15:50

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Souvenez-vous, en avril dernier, nous envoyions par recommandé une lettre de questions à la Ministre fédérale belge de la Santé, Laurette Onkelinx, au sujet de la grippe H7N9.

 

Vous trouverez ici la réponse que Laurette Onkelinx nous a fait parvenir et qui est datée du 5 juillet.

 

Et ici notre réaction argumentée à ces réponses de Laurette Onkelinx.

 

Cette actualité est d'autant plus importante QUE la presse vient encore de publier avant-hier deux "informations":

 

Un virus H7N9 mutant bientôt créé?

 

http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2013/08/07/97001-20130807FILWWW00493-un-virus-h7n9-mutant-bientot-cree.php

 

Par lefigaro.fr avec AFPMis à jour le 07/08/2013 à 22:30 Publié le 07/08/2013 à 22:24

 

Un groupe international de chercheurs a proposé aujourd'hui de créer en laboratoire un virus mutant de la grippe aviaire (H7N9) capable de se transmettre entre mammifères ou de résister aux antiviraux pour mieux combattre ( ????) cet agent pathogène dangereux et éviter une possible pandémie dévastatrice. Ce virus particulièrement virulent est apparu en Chine au début du printemps et a infecté plus de 130 personnes dans ce pays dont 43 sont mortes.


Mardi une étude parue dans le British Medical Journal fait part du premier cas de transmission entre humains de H7N9 en Chine. Les deux personnes infectées, le père et sa fille, sont décédées. De plus, le virus a montré des signes de résistance aux principaux antiviraux. L'épidémie est maintenant sous contrôle grâce à la fermeture de nombreux marchés de volailles, principale source d'infection et au fait que les températures sont plus chaudes en été. Mais expliquent ces chercheurs, dont notamment les virologues néerlandais Ron Fouchier (Rotterdam) et américain Yoshihiro Kawaoka de l'Université du Wisconsin-Madison, le virus pourrait réémerger avec des mutations à l'approche de l'hiver avec la capacité potentielle de se transmettre par voie aérienne entre humains.


Le Dr Fouchier et ses collègues décrivent dans leur lettre publiée dans la revue américaine Science et britannique Nature l'approche qu'ils entendent suivre pour décoder en laboratoire les processus moléculaires-clés de H7N9 avec des manipulations génétiques, créant en d'autres termes un virus mutant plus virulent, résistant aux antiviraux ou capable de se transmettre entre des mammifères, soit potentiellement entre humains.


Avec ces expériences, ils espèrent "trouver ce qui rend cet agent pathogène potentiellement mortel pour l'homme et les moyens d'arrêter sa possible propagation". Ils expliquent que dans ce cas, les études épidémiologiques classiques et la surveillance ne donnent pas assez de temps aux autorités sanitaires pour élaborer une réponse efficace contre une éventuelle pandémie. Ces chercheurs soulignent aussi qu'ils prendront les précautions qui s'imposent pour travailler avec des virus génétiquement modifiés et respecteront les réglementations mises en place en 2012 par l'Organisation mondiale de la Santé (OMS) et les Etats-Unis pour les travaux controversés sur le virus de la grippe H5N1.


Le Dr Fouchier et son collègue Yoshihiro Kawaoka avaient chacun de leur côté créé un virus mutant H5N1 de la grippe capable de se transmettre entre mammifères. Les autorités américaines avaient bloqué la publication de leurs études en 2011 et ce pendant plusieurs mois en avançant le risque bioterroriste ou qu'un tel virus s'échappe du laboratoire. Elles avaient demandé à ce que des mesures soient prises pour mener de telles recherches avant qu'elles puissent reprendre ce qui n'est toujours pas le cas aux Etats-Unis, selon Ron Fouchier. Il a précisé que les travaux sur le virus mutant H5N1 avaient recommencé dans son laboratoire à Rotterdam. Un groupe de 40 scientifiques avaient également accepté un moratoire sur ce type de recherche qui a été levé plus tôt cette année.


Les chercheurs soulignent dans leur lettre que la controverse suscitée par les recherches sur le virus mutant H5N1 "a été salutaire car elle a relancé le dialogue sur la sécurité sanitaire des laboratoires et sur le double usage des recherches", civiles et militaires. Aux Etats-Unis, des contrôles supplémentaires ont également été mis en place pour minimiser les risques dans les laboratoires, notent-ils. Dans une correspondance publiée mercredi, le ministère américain de la Santé indique que toutes les recherches qu'il finance visant à créer des virus H7N9 capable de se transmettre entre des mammifères par voie aérienne feraient l'objet d'un examen accru.

 

Grippe H7N9 : La première transmission interhumaine est confirmée

 

http://pourquoi-docteur.nouvelobs.com/Grippe-H7N9---La-premiere-transmission-interhumaine-est-confirmee---3349.html

 

par Afsané Sabouhi | Publié le 7 Août 2013

 

 H7N9-volaille.jpg

 Zhang Guojun/CHINE NOUVEL/SIPA

 

 

H7N9 n'a pas encore muté en virus adapté à l'Homme mais des chercheurs chinois font état de la première transmission interhumaine « probable » de ce virus de grippe aviaire.

 

Le nouveau coronavirus qui sévit au Moyen-Orient en cette période de pèlerinage à haut risque de contamination l’aurait presque éclipsé. Pourtant la menace pandémique pourrait également venir d’Asie, comme le rappelle aujourd’hui une publication chinoise dans le British Medical Journal. Depuis l’identification du virus de grippe aviaire H7N9 en mars dans la région de Shanghaï, 133 personnes ont été infectées et 43 en sont mortes, dans toute la moitié Est de la Chine.

 

Jusqu’à présent, aucune transmission de l’homme à l’homme, susceptible de déclencher une pandémie n’avait été rapportée. Il semble que ce soit désormais chose faite, d’après des chercheurs du Centre de contrôle des maladies de la province du Jiangsu. Dans leur article, ils apportent la confirmation génétique qu’un homme de 60 ans et sa fille de 32 ans sont décédés en avril et mai dernier du fait de 2 souches virales quasiment identiques. Si le père a certainement attrapé le virus en fréquentant un marché aux volailles, sa fille, elle, n’a eu aucun contact avec des oiseaux. Elle a seulement soigné son père au début de sa grippe et attrapé le virus lors de ces contacts rapprochés.

 

Le virus H7N9 ne s’est pas encore adapté à l’Homme

 

« Ce premier cas de transmission interhumaine est probant mais il ne signifie pas que le virus aviaire H7N9 s’est adapté à l’Homme et qu’il est désormais capable de passer facilement d’un individu à l’autre », nuance le Pr Sylvie van der Werf, responsable du Centre national de référence des virus grippaux à l’Institut Pasteur à Paris. En d’autres termes, le virus est bien passé du père à sa fille garde-malade mais ce n’est pas pour autant qu’il a muté en un virus à haut risque facilement transmissible d’homme à homme, par la salive ou le contact des mains.
 

Ecoutez le Pr Sylvie van der Werf, responsable du Centre national de référence des virus grippaux à l’Institut Pasteur à Paris : « Il faut distinguer une transmission à la faveur d’un contact rapproché prolongé, comme c’est le cas ici et une adaptation du virus à l’Homme. H7N9 n’en est pas encore là. »

 

A tout moment, une conjonction de mutations peut permettre au virus H7N9 (Fouchier y travaille, cf. article ci-dessus, note d'IC) de s’adapter et d’acquérir cette grande capacité de transmissibilité interhumaine. Et plus il infecte de nouveaux individus, plus la probabilité qu’il s’adapte augmente.
 

Ecoutez le Pr Sylvie van der Werf, responsable du Centre national de référence des virus grippaux à l’Institut Pasteur à Paris : « Plus il y a de cas d’infection humaine, plus il y a d’opportunités pour que les variants du virus les plus adaptés à l’Homme soient sélectionnés

 

Or on sait que le virus H7N9 a d’ores et déjà une forte capacité d’infection de l’Homme car il possède à sa surface des protéines qui lui permettent de s’accrocher aux cellules qui tapissent les voies respiratoires humaines. C’est ce qui explique aussi que les personnes infectées souffrent d’infections respiratoires sévères. La plupart des victimes, dont le père et sa fille évoqués par les chercheurs chinois ont été hospitalisés pour une pneumonie rapidement dégradée en détresse respiratoire fatale.


La menace pandémique reste inchangée

 

Pour l’heure, ce cas avéré de transmission interhumaine ne modifie pas les recommandations des spécialistes, qui préconisaient déjà d’éviter tout contact prolongé avec des personnes malades. La proximité des volailles est également à éviter, d’autant plus qu’il est impossible de distinguer les animaux malades des animaux sains. « C’est la particularité du virus H7N9 qui nous pose des difficultés : il ne provoque pas de symptômes chez les volailles », souligne le Pr van der Werf. A la différence du virus H5N1 qui tuait la majorité des volailles infectées, H7N9 peut donc étendre silencieusement son réservoir animal et augmenter ainsi ses chances d’infecter l’Homme et de s’y adapter.

 

A CE STADE, UNE SEULE QUESTION ESSENTIELLE DEMEURE: PENSEZ-VOUS VRAIMENT QUE TOUS CEUX QUI ONT INVESTI DES CENTAINES DE MILLIONS D'EUROS DANS LA PREPARATION AUX PANDEMIES DE GRIPPE AVIAIRE DEPUIS LE DEBUT DES ANNEES 2000 POURRAIENT SE SATISFAIRE QU'ELLE N'ARRIVE JAMAIS ET QU'IL FAILLE ATTENDRE PENDANT DES DECENNIES, UNE AUTRE PANDEMIE "PLUS NATURELLE"?????????? 

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