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28 janvier 2011 5 28 /01 /janvier /2011 22:46

Eh oui, certains (ceux qui ne l'ont pas vu) ne comprendront sans doute pas comment on peut faire le lien entre ces deux dossiers. Et pourtant, au cours de son enquête, diffusée en avant première mondiale le mercredi 26 janvier dernier sur la RTBF, on aura pu remarquer que Marie-Monique Robin a reçu des réponses finalement très similaires à celles qui nous ont été opposées dans le dossier du H1N1. Le sujet varie mais les mécanismes, eux, sont toujours les mêmes.

 

 

Les conflits d'intérêts suintent de partout.

 

Quand on les interroge, sur des questions concrètes et précises, le malaise des officiels est très perceptible. Ils continuent de mentir effrontément et n'hésitent pas à afficher au grand jour l'étendue de leur ignorance et de leur incompétence.

ex: Quand une personne de l'Efsa dit qu'elle n'a pas connaissance des études originales (en matière de toxicité de l'aspartame) , tout en continuant d'affirmer que le produit est sûr!

 

(cela ressemble furieusement à l'attitude que le Dr Reynders avait eu à Ciney, le 30 septembre 2009, lors d'une réunion où il défendait l'usage du vaccin expérimental H1N1, y compris chez la femme enceinte, tout en expliquant qu'il n'était pas au courant des études de reprotoxicité qui avaient ou n'avaient pas été faites (sic!) au niveau supranational!

 

L'opacité et le culte du secret

 

Dans l'enquête de Mme Robin, on apprend que les réunions des "experts" au sujet du danger de différentes substances sont secrètes et que les comptes-rendus ne sont pas accessibles au public. Les officiels évoquent la clause de confidentialité imposée par l'industrie pour des raisons commerciales.

 

Comment, là aussi, ne pas faire le lien, avec la scandaleuse clause de confidentialité qui a frappé le contrat de vaccins H1N1 alors que son contenu, en lui-même révoltant, aurait pu influencer des millions de gens quant à leur choix d'y recourir!

Comment encore, ne pas penser aux prétextes fumeux du Conseil Supérieur de la santé (CSS) qui justifiait son refus de dévoiler les noms des experts et leurs conflits d'intérêts au motif de devoir protéger le droit de ceux-ci à leur vie privée???!!

 

 

 

Les mensonges des officiels ne font que se succéder dans ce documentaire de salut public.

Par exemple, on y entend que l'OMS et ses sociétés apparentées nient le lien entre cancer et pesticides (!!!!!!!!)

 

On y entend aussi, les officiels défendre leurs poisons sur base du dogme périmé et anti-scientifique du "taux limite". Cette théorie, qui date de Paracelse affirme que c'est forcément "la dose qui fait le poison". Or, comme bien expliqué dans ce documentaire, la complexité de notre biologie et de notre physiologie n'obéit pas à cette loi.

Ainsi, même des doses infimes peuvent avoir des effets véritablement délétères, surtout que ces doses soit disant "infimes" sont, dans la pratique, cumulées jour après jour.

 

En matière de H1N1, souvenez-vous, les officiels affirmaient aussi que, pour ce qui était du mercure ou du formaldéhyde, c'était "des petites doses".

On voit donc, très clairement ici, le peu de sérieux, à accorder à ce type d'assertion gratuite...

 

Alors que le formaldéhyde est un cancérigène notoire, reconnu de l'OMS et du Centre International de Recherche sur le Cancer, l'OMS n'a pas hésité à prôner, tous azimuts, cette fameuse vaccination anti-H1N1 qui elle aussi, en contenait.

 

Pourquoi? Parce qu'il fallait à tout prix écouler une marchandise.

C'est exactement ce qui se passe pour d'autres poisons.

Dans cette enquête, Marie-Monique Robin a en effet pu interroger un professeur italien au sujet du danger de l'aspartame. Ce professeur a confié ce qu'un officiel de l'Efsa (l'agence européenne de sécurité des aliments) lui a avoué:

 

"Si nous admettions vos évaluations et vos études, nous serions alors forcés de retirer l'aspartame du marché dès demain matin et vous savez bien que ce n'est pas possible."

 

Nous y voila: c'est l'industrie qui fait la loi.

C'est d'ailleurs si vrai que c'est la seule explication rationnellement possible pour expliquer qu'un contrat aussi gigantesquement scandaleux ait pu être signé par le gouvernement belge pour l'achat du vaccin anti-H1N1 a GSK!!!

 

 

Aussi, si nous voulons progressivement reprendre les droits sur notre propre santé, il est INDISPENSABLE de comprendre les mécanismes du système.

Car c'est bien, hélas, d'un système dont il s'agit, quelques soient ses déclinaisons possibles.

Il n'est pas question ici d'un quelconque conspirationnisme mais de lucidité: celle de percevoir, enfin, que toutes les facettes, sujet par sujet, renvoient toujours à un même schéma anti-démocratique récurrent.

Si nous nous empoisonnons au quotidien via les aliments, cela a un impact direct et négatif sur la qualité de nos défenses immunitaires. Et si cela affaiblit nos défenses immunitaires, on devine que la vaccination, telle qu'elle a été promue à la collectivité est l'absurde élevé à la puissance infinie. En cas de véritable pandémie, ce qu'il faut c'est accroître avant tout le potentiel de notre système de défense naturel, en commençant par supprimer ce qui l'affecte, et non prétendre combattre, par des moyens artificiels (vaccination) les effets du système alimentaire aberrant qui est le nôtre. On ne combat pas une absurdité par une autre!

RAPPEL/INFO: "Notre poison quotidien", documentaire de Marie-Monique Robin, repassera le mardi 15 mars prochain à 20H40 sur ARTE. A ne pas manquer!!

 

marie-monique-robin.jpg

  "Savoir, c'est POUVOIR."

  (Marie-Monique Robin)

 

 

Ci-dessous, une interview de Mme Robin, au sujet de son dernier documentaire:

 

 

Comment vous est venu l'idée de mener cette enquête ?

 

Marie-Monique Robin :Lorsque je travaillais sur mon précédent documentaire, Le Monde selon Monsanto, trois questions me venaient régulièrement à l'esprit : d'autres entreprises produisant des substances chimiques avaient-elles, comme Monsanto, menti et caché ou manipulé des données ? Deux : comment sont testés et réglementés les produits mis sur le marché ? Trois, y a-t-il un lien entre l'exposition à ces produits et les maladies chroniques et neurodégénératives qui sont en pleine explosion dans les pays développés, au point que l'Organisation mondiale de la santé parle elle-même d'« épidémie ».

 

Prenons le cas des pesticides utilisés dans l'agriculture. Leurs fabricants nient toujours tout lien entre les maladies que vous évoquez et l'exposition à ces produits ?

 
C'est tout simplement faux. L'Organisation mondiale de la santé (OMS) estime que, chaque année, un à trois millions de personnes sont victimes d'une intoxication aiguë par les pesticides, et plus de 200 000 en meurent. Dans mon film, je montre que l'exposition chronique à des doses faibles mais répétées dans le temps de pesticides a provoqué des maladies chroniques chez les agriculteurs. Elles ont mis très longtemps à être reconnues, mais elles le sont enfin dans certains pays. En France, la Mutualité sociale agricole (MSA) a fini par accorder le statut de maladie professionnelle à une trentaine d'agriculteurs, dont dix pour la maladie de Parkinson. Qui devons nous croire, la MSA ou l'industrie chimique ?

Vous remettez en cause la notion de Dose journalière admissible (DJA), qui est un des fondements de toute la réglementation des produits chimiques dans l'alimentation. Comment en êtes-vous arrivée là ?

 


Le système actuellement en vigueur a été élaboré à la fin des années 50. Il repose sur ce qu'on appelle la DJA, c'est-à-dire la quantité d'additifs alimentaires qui peut être ingérée quotidiennement et pendant toute une vie sans aucun risque. L'initiateur de la DJA est le toxicologue français René Truhaut. La création de la DJA part d'une bonne intention, celle de limiter les risques de l'utilisation des produits chimiques – qui, rappelons-le sont des poisons – dans la chaîne alimentaire. Pour établir cette DJA, on est parti du principe de Paracelse (médecin suisse du XVIe siècle) : la dose, c'est le poison. Autrement dit, à de très faibles doses, les substances chimiques sont inoffensives. Or, ce que j'ai pu constater dans mon enquête, c'est que la plupart des DJA ont été calculées sur la base d'études fournies par l'industrie chimique elle-même. Mais, comme Monsanto, beaucoup d’entreprises de ce secteur mentent et trichent. Les DJA sont donc largement suspectes, car calculées sur la base de données fournies par des entreprises dont la principale préoccupation n'est pas la santé du consommateur mais la recherche du profit.

Par ailleurs, ce principe de « la dose fait le poison » est devenu un dogme intangible de l'évaluation toxicologique, alors même qu'on sait aujourd'hui qu'il n'est pas valide pour toutes les substances. Certaines d'entre elles, comme celles qu'on appelle les « perturbateurs endocriniens », peuvent agir sur l'organisme à des doses très faibles. Des centaines d'études ont par exemple prouvé que le Bisphénol A pouvait avoir des effets à des doses infimes, parfois 5 000 fois inférieures à la DJA qui lui a été attribuée.

Enfin, chaque substance s'est vu attribuer une DJA individuellement. Or, il faut savoir que 100 000 produits chimiques sont apparus depuis la seconde guerre mondiale et qu'on n'a jamais évalué les conséquences de ces produits lorsqu'ils sont mélangés, ce que l'on nomme "l'effet cocktail".Aujourd'hui, il y a du poison partout, qui rentre dans la nourriture, et on essaie simplement de faire en sorte que les gens ne tombent pas raides morts tout de suite!


Vous n'accordez aucune confiance aux agences de règlementation comme la Food and drug administration (FDA) aux Etats-Unis ou l'Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA) en Europe, qui contrôlent la mise en circulation des produits sur le marché ?

 


Je ne leur fais effectivement pas confiance, et je pense que le système de règlementation mis en place est totalement inopérant et ne nous protège pas. Je veux bien accorder à certains de leurs experts le crédit de faire ce qu'ils peuvent mais, hors micro, ils reconnaissent eux-mêmes que leur action est très limitée. En fait, le principal problème des experts qui travaillent dans ces agences vient de leur proximité avec le monde de l'industrie. Les membres des comités sur les additifs alimentaires ou les plastiques alimentaires à l'Agence nationale de sécurité sanitaire de l'alimentation (ANSES) comme à l'EFSA, sont tous sous contrat avec les marchands d'additifs alimentaires ou de plastiques. Tous.

Dans mon film, je raconte l'histoire de Dominique Parent-Massin, car elle est emblématique de ces conflits d'intérêt. Elle a présidé pendant des années le comité des additifs alimentaires à l'Agence française de sécurité sanitaire des aliments (Afssa) et a toujours affirmé que l'aspartame ne présentait aucun danger. Comment aurait pu elle prétendre le contraire ? Elle travaille pour Ajinomoto, premier fabricant d'aspartame au monde, et pour Coca Cola, qui en est le premier utilisateur.

Comme la quasi-totalité des experts travaillent désormais pour l'industrie, j'admets qu'il soit difficile d'en trouver des indépendants. Mais qu'au moins ces conflits d'intérêts soient publics et ainsi connus de tous. Et tout aussi important, que les décisions prises par ces autorités de régulation soient totalement transparentes. Le système actuel ne peut plus continuer, il est fait pour protéger l'industrie, pas le consommateur.

Qui devrait aujourd'hui repenser le système de réglementation des substances chimiques dans l'alimentation si ce ne sont pas les autorités de régulation ?

  
L'Union européenne a mis au point le programme REACH [un système intégré d'enregistrement, d'évaluation, d'autorisation et de restrictions des substances chimiques, NDLR], qui me semble aller dans le bon sens. L'idée est d'inverser la charge de la preuve, de demander aux industriels de prouver que les produits qu'ils veulent mettre sur le marché ne sont pas toxiques. Et de le faire sur la base d'un processus de validation beaucoup plus transparent qu'aujourd'hui. Le principe de REACH est également de ne pas attendre ce qu'on appelle aux Etats-Unis, « The dead body count method » (la méthode qui consiste à compter les morts à la morgue), pour intervenir. Autrement dit, ne pas attendre trente ans pour évaluer l'éventuelle toxicité d'un produit en comptant les morts et les malades. Il ne s'agit de rien d'autre que d'appliquer le principe de précaution tel qu'il est prévu dans les constitutions françaises et européennes. Si des études expérimentales faites chez les animaux, ou in vitro, montrent l'éventuelle toxicité d'un produit sur le marché, on ne tergiverse pas, on l'interdit purement et simplement.

 

 

Quelle serait la première mesure à prendre pour diminuer la toxicité des aliments que nous mangeons ?

 

Sur la base d'études expérimentales réalisées sur des animaux, nous savons que de très nombreux produits ont des effets potentiellement cancérigènes, neurotoxiques ou « obésogènes ». Une liste de ces produits a été établie par de nombreuses associations et ONG et par le Parlement européen lui-même. Il faut se débarrasser immédiatement de tous ces produits.

Dans votre film, vous dénoncez les effets nocifs de l'aspartame et du bisphénol A. Etes-vous favorable à leur retrait total du marché ?


Evidemment. Le principe de précaution nous commande d'agir dès que nous sommes en possession de données partielles et c'est très largement le cas pour ces deux molécules. L'aspartame, que l'on retrouve dans au moins 6 000 produits de consommation courante, est un cas exemplaire. Il ne sert à rien et à personne, pas plus aux obèses qu’aux diabétiques, comme on nous a abusivement laisser croire. Qu'est-ce que ce produit fait encore sur le marché après toutes les études qui prouvent sa nocivité depuis au moins trente ans ? Quant au bisphénol A, n'en parlons pas. Lui aussi est inutile. La preuve, quand le Canada puis la France ont interdit l'usage des biberons au bisphénol A, ils ont immédiatement été remplacés par un autre produit.


Que faire pour échapper à notre poison quotidien ?


Nous n'avons pas le choix, il faut encourager l'agriculture biologique, manger bio, cuisiner des produits frais, éviter au maximum les plats préparés vendus dans les supermarchés et introduire dans son alimentation des produits simples comme le curcumin, qui sont des anti-inflammatoires naturels corrigeant les défauts et excès de la malbouffe.

 

Propos recueillis par Olivier Milot
 
Source: Télérama

 

Pour visionner sans attendre, l’intégralité du documentaire de Marie-Monique Robin, se rendre ICI

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Published by Initiative Citoyenne - dans Citoyenneté active
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