Voilà encore une publication récente qui a aussi des conséquences en matière de vaccinologie, un domaine où les pseudo experts adorent utiliser la quantité des études (dont la valeur laisse à désirer) plutôt que leur qualité méthodologique. Il faut dire que les études cliniques coûtent très cher et que ce ne sont pas les petits citoyens qui ont les moyens d'arracher des contre-expertises valables. Du coup, ils sont sommés de croire (et aussi dans la foulée de subir) les effets de la "bonne parole" de l'establishment médico-pharmaceutique. Et pendant que des sommes faramineuses sont ainsi gaspillées en études bidon, un milliard de gens continuent à manquer d'eau et de nourriture dans le monde avec des effets tellement évidents, qu'il n'y a pas besoin d'étude pour en avoir une idée... Mais c'est aussi une perte énorme de chances par rapport au domaine prodigieux des médecines naturelles qui ont en réalité une puissance insoupçonnée mais au sujet desquelles on manque d'études précises sur les dosages, les combinaisons, les usages dans les maladies plus chroniques et plus graves etc.
"Le chercheur américain John Ioannidis, professeur à Stanford, aime depuis quelques années lancer de bons gros pavés dans la mare de la science et en particulier dans celle de la biomédecine. En 2005, dans un article publié par PLoS Medicine et intitulé "Pourquoi la plupart des découvertes publiées sont fausses", il montrait que les bases statistiques sur lesquelles s'appuyaient bon nombre d'études n'étaient pas suffisamment rigoureuses pour que les résultats obtenus aient une véritable valeur et que les biais étaient légion dans la conception d'essais cliniques censés décider de la mise sur le marché de médicaments. Ce sans oublier les intérêts financiers qui faisaient pression pour l'obtention de résultats. Depuis 2005, ce texte, devenu un classique, a été consulté près de 1,2 million de fois en ligne, un record. Aujourd'hui, John Ioannidis va plus loin, en signant un article acide publié le 21 octobre par PLoS Medicine, surmonté d'un autre titre provocateur ("Comment faire en sorte que plus d'études publiées soient vraies"...) où il met de nouveau les pieds dans le plat de la recherche scientifique"....
...."Certes la science a pour règle de marcher lentement, presque de manière besogneuse, parce qu'il faut beaucoup de tours de chignole pour faire une percée et être sûr qu'on l'a bien réalisée. Mais John Ioannidis est convaincu depuis des années que le problème principal est ailleurs, qu'il est dû au fait que le système de recherche ne fonctionne plus correctement et que la plupart des "découvertes" qu'il engendre ou enregistre n'en sont pas : par la faute de protocoles inadaptés, de biais, de mauvais traitements statistiques voire de malhonnêteté intellectuelle, les résultats soi-disant significatifs sont trop souvent des faux positifs que l'on ne peut reproduire. Au bout du compte, en biomédecine, c'est jusqu'à 85 % des investissements faits dans les recherches qui sont perdus, soit un total annuel astronomique de 200 milliards de dollars ! Une autre estimation, moins précise, évoque un gâchis portant sur "des dizaines de milliards de dollars"...
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