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16 février 2012 4 16 /02 /février /2012 23:49

Voilà un scandale de plus. Nous ne parlons pas ici du scandale des prothèses PIP  mais bien du scandale du principe de précaution très strict appliqué à ce dossier en regard de ce qui se passe dans d'autres dossiers de santé publique. Car sur le site officiel de Laurette Onkelinx, on peut en effet lire, dans un communiqué du 1er février dernier, que la Ministre a décidé de suivre les recommandations du Conseil Supérieur de la Santé, confirmant en cela celles de l'Agence fédérale du médicament (AFMPS)

 

protheses-PIP.jpg                                                          afp.com/Gerard Julien

  

 

Or que disent précisément ces recommandations?

 

"Le CSS confirme donc la recommandation antérieure de l’Agence Fédérale des Médicaments et Produits de Santé (AFMPS) de procéder à l’explantation urgente des prothèses rompues.

 

Pour les prothèses encore intactes, le CSS recommande l’explantation dans un délai raisonnable, sans urgence.

 

Si une patiente refusait cette explantation, la recommandation du CSS est alors d’assurer un suivi renforcé tous les 6 mois par IRM."

  

Il est pour le moins étrange et difficilement compréhensible qu'un nombre limité de personnes (674 prothèses PIP auraient été implantées en Belgique) ayant choisi de leur plein gré la réalisation d'une telle intervention, absolument non indispensable et supposée pouvoir entraîner ce genre de risques (éclatement ou autre), bénéficient de telles mesures de précaution et de solidarité financière de la part de la collectivité là où la totalité de la population se voit pourtant imposer des vaccins dont le potentiel cancérogène n'est jamais testé et dont les risques tant neurologiques qu'auto-immuns sont constamment sous-estimés voire niés, sans jamais pouvoir cependant bénéficier en routine d'examens de dépistage répétés et coûteux comme l'IRM!

 

Ainsi, prenons le cas très concret de personnels soignants, soumis dans le cadre de leur profession depuis 1999 à l'obligation de vaccination anti-hépatite B, une vaccination connue pour ses effets secondaires d'ordre auto-immuns et neurologiques.

En dépit de membres de leur famille déjà atteints de scléroses en plaques, ces gens sont souvent contraints de faire cette vaccination, bien souvent au risque de perdre leur travail.

Imaginons donc le cas d'une personne dont le père aurait la sclérose en plaques, qui doit se faire vacciner pour pouvoir continuer à exercer son métier d'infirmière. Elle se fait donc vacciner. Bien souvent, cette personne est carencée en vitamine D, ce qui aggrave encore le risque familial et vaccinal de développer une maladie lourde de conséquences comme la sclérose en plaques. Va-t-elle pour autant pouvoir bénéficier du remboursement INAMI d'une IRM cérébrale bisannuelle de dépistage pour voir si elle n'est pas en train de déclencher une sclérose en plaques ou se voir prescrire des dosages répétés de son taux de vitamine D? Que nenni!

Et pourtant une telle personne n'avait rien demandé à personne. Elle n'a fait que subir un acte, avec les risques que celui-ci comportait et ce au nom du prétendu "intérêt collectif".

 

En revanche, comme le sujet des prothèses mammaires n'est pas aussi tabou que celui des vaccins, des femmes qui devraient pourtant pleinement assumer leurs choix et les risques logiques que ceux-ci peuvent comporter (et dont elles auraient pu légitimement se douter) se voient ainsi offrir des remboursements d'examens onéreux, coûtant plusieurs centaines d'euros (par IRM) à l'INAMI! Elles auront en outre le droit de refuser l'explantation là où les victimes de vaccins n'avaient, elles, pas le droit de refuser la vaccination qui les a délabrées.

 

C'est à la lueur de ce genre de situation qu'on constate une fois encore, non sans amertume, le désolant deux poids deux mesures qui prévaut en matière de vaccination. Un deux poids deux mesures dont sont pleinement responsables les Ministres en charge,  qui prétendront après coup n'avoir appliqué que "le principe de précaution", du moins quand ça les arrangeait électoralement parlant!

 

Sur le site de la Libre, on pouvait lire ce jour que l'INAMI vient de déposer "plainte contre X" dans ce dossier des prothèses PIP...  Peut-être serait-ce aussi sûrement envisageable dans le dossier des vaccins, si seulement on voulait bien se donner la peine de recenser les innombrables victimes dont la plupart s'ignorent, de l'aveu même d'agences officielles de santé comme l'Afssaps?!

 

AFSSAPS sous notification

 

 

 

 

 

 

 

 

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