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14 juin 2014 6 14 /06 /juin /2014 15:00

"Je ne suis pas anti-vaccin, mais le vaccin contre la rougeole n’empêchera pas les épidémies"

 

Par Lawrence Solomon, 9 juin 2014


Vaccine_Shot--rougeole-.jpg

 

Les récentes épidémies de rougeole au Canada et aux Etats-Unis ont représenté un choc pour de nombreux experts de santé publique. Mais pas pour le Dr Gregory Poland qui est l’un des penseurs les plus admirés et les plus avancés au monde dans le domaine de la vaccinologie.

 

Le vaccin contre la rougeole a échoué, a-t-il expliqué il y a deux ans dans un article prémonitoire : « La résurgence de la rougeole dans les pays développés ».

 

Dans cet article, il a averti qu’en raison de facteurs que la plupart n’ont pu remarquer, la rougeole qui réapparait pose une menace grave de santé publique. Heureusement, dans ce document et ailleurs, il a aussi précisé ce qu’il y avait lieu de faire.

 

Le Dr Poland n’est pas contre les vaccins. Non seulement il figure parmi les critiques les plus virulents de « l’irrationalité des antivaccinalistes », mais il est aussi l’un des  plus ardents défenseurs des vaccins et du bien que ceux-ci peuvent apporter.

 

Comme professeur de médecine, et fondateur de la recherche sur les vaccins de la Clinique Mayo, l’une des plus grandes organisations de recherche sur les vaccins au monde ; en tant que rédacteur en chef de la revue scientifique Vaccine évaluée par les pairs ; en tant que récipiendaire de nombreux prix ; en tant que président du comité de suivi des données sur les vaccins pour le géant pharmaceutique Merck ; en tant que titulaire de brevets de fabrication de vaccins ; en tant que personnalité qui jouit du statut d’employé spécial des Centres de contrôle et de maladies du Département Américain de la Défense, et en tant que personne qui siège à chaque comité fédéral ayant trait aux vaccins, il ne peut être accusé d’avoir une perspective étroite dans la domaine des vaccins.

 

Il voit la nécessité d’une refonte majeure, après avoir conclu qu’il est peu probable que le vaccin  actuel contre la rougeole soit à la hauteur prévue pour lutter contre la maladie :

 

« Les épidémies se produisent même dans des pays très développés où l’accès aux vaccins, aux infrastructures de santé publique, l’alphabétisation ne sont pas des questions importantes. Tout ceci est inattendu, ainsi qu’un signe avant-coureur inquiétant – Des épidémies de rougeole se produisent là où on les attend le moins. », écrit-il dans son article de 2012, et dans lequel il énumère « le nombre surprenant de cas qui se sont produits chez des personnes qui avaient précédemment reçu un ou même deux doses (documentées) du vaccin contre la rougeole. »

 

Au cours des épidémies de 1989-1991 aux Etats-Unis, 20 à 40% des personnes touchées avaient reçu une ou deux doses du vaccin. Au cours de l’épidémie de 2011 au Canada « plus de 50% des 98 personnes  avaient reçu deux doses de vaccin contre la rougeole. »

 

Entre 2005 et 2011, le Dr Poland a relevé 15 foyers aux Etats-Unis et 33 en Europe au cours de la seule année 2011, impliquant plus de 30.000 cas connus. Entre-temps, «le Royaume-Uni avait une fois de plus déclaré une épidémie de rougeole… pareilles flambées résultent à la fois de l’absence de vaccination et de l’échec du vaccin. »

 

Le Dr Poland souligne souvent qu’il est déplorable que les gens ne se fassent pas vacciner. Mais le problème le plus fondamental découle  du fait que, dans la vie réelle, le vaccin est moins efficace que prévu, avec un taux d’échec trop élevé – entre 2 et 10 % ne développent pas les anticorps attendus après avoir reçu les deux vaccins recommandés. Parce que les personnes ont des types génétiques différents, le vaccin constitue un raté chez beaucoup, ne fournissant pas la protection attendue.

 

Pour aggraver les choses, même si le vaccin prend, la protection diminue rapidement, ce qui rend irréaliste l’objectif d’atteindre les 95% de couverture vaccinale dans la population générale qui sont estimés nécessaires pour protéger la santé publique. A titre d’exemple, 9 % des enfants qui reçoivent deux doses de vaccin comme les autorités de santé le recommandent, auront perdu leur immunité après sept ans et demi. Au plus les années passeront, au plus ils perdront de l’immunité. « Cela conduit à une situation paradoxale où, dans les sociétés hautement immunisées, la rougeole se produit principalement chez les personnes qui ont été vaccinées antérieurement » a expliqué le Dr Poland.

 

Les insuffisances du vaccin contre la rougeole ne s’arrêtent cependant pas là.

 

« Il ne peut être administré à ceux qui sont immunodéprimés, qui ont des allergies aux composants du vaccin, aux femmes enceintes [parmi d’autres limitations, laissant] une grande partie de la population sensible et non protégée contre la rougeole. Ces cas continueront de se produire. »

 

Selon le Dr Poland, la réponse se trouve dans nos gènes. En raison de leur prédisposition génétique, certaines personnes ne répondent pas à la vaccination contre la rougeole, même avec des rappels supplémentaires. De même, la prédisposition génétique des autres peut aussi les rendre vulnérables aux effets néfastes du vaccin contre la rougeole. Tout cela ne peut conduire qu’à la méfiance du public, y compris parmi les personnes instruites.

 

Ce qui est nécessaire, suggère le Dr Poland, c’est que les autorités de santé puissent accepter que le vaccin actuel contre la rougeole a tellement d’ inconvénients qui le rendent impraticable, qu’il est nécessaire de s’atteler à développer une nouvelle génération de vaccins.

 

La nouvelle génération de la technologie vaccinale inaugurée par la clinique Mayo, marie la vaccinologie à la génomique pour créer des vaccins personnalisés plutôt que des vaccins passe-partout. Grâce à cette nouvelle discipline médicale (« vaccinomics »), la science médicale ne possèdera pas seulement les moyens de réaliser un rêve datant de plusieurs décennies pour l’éradication de cette maladie comme aussi d’autres, mais pourra réaliser ce rêve  à moindre coût  pour répondre aux besoins d’un public averti.

 

REMARQUE IMPORTANTE DE L’EDITEUR DE « GREENMEDINFO »: nous ne croyons pas que le vaccin fonctionnera jamais comme on l’imagine à cause d’un malentendu fondamental sur la nature des maladies infectieuses et des vices redhibitoires dans les modèles immunologiques utilisés par la vaccinologie. [Initiative Citoyenne pense exactement de même et estime que cette obsession vaccinale relève d'un dogme et d'une idéologie qui empêchent tout discernement et toute analyse objective du désastre global des vaccins. Il est donc devenu impensable pour une majorité de médecins d'oser critiquer les vaccins sans montrer qu'ils ne sont pas des "traîtres à la cause", c'est à dire au dogme inquestionnable. Prétendre qu'un vaccin sera ajustable à l'organisme est une aberration puisque tout vaccin constitue un court-circuitage du fonctionnement normal du système immunitaire et que chacun reste unique sur un plan immunologique (la difficulté de trouver des donneurs d'organes compatibles et même quand cela arrive, la nécessité de donner à vie des traitements chimiques anti-rejet le prouvent!). Plus il s'agira de techniques artificielles, immaîtrisées et douteuses comme les techniques de génie génétique, plus les effets secondaires pourront être fréquents, diffus, graves et irréversibles (les exemples des vaccins contre l'hépatite B et le HPV, fabriqués par génie génétique, l'ont hélas bien montré; sans compter le risque de malignité lié à ces vaccins et même admis par l'OMS dans un de ses rapports techniques!). A un moment donné, l'honnêteté intellectuelle et le souci du Bien commun commande d'en revenir à la vérité des faits qui est que les risques statistiquement minoritaires de la rougeole ne justifiaient nullement d'exposer l'entièreté d'une population aux risques d'un vaccin incapable d'octroyer une immunité durable à vie comme celle conférée par la maladie naturelle. En ayant agité l'épouvantail de la rougeole, les vaccinologues ont créé de toutes pièces un nombre incroyablement plus élevé de cas graves, y compris d'ordre neurologique ]

 

Pour en savoir plus :

 

L’épidémie de rougeole de 2013 : l’échec d’un vaccin

 

L’immunité de groupe : science imparfaite et vaccination de masse

 

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Lawrence Solomon est directeur de recherche au Consumer Policy Institute de Toronto.


Source: Greenmed.info

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Published by Initiative Citoyenne - dans Rougeole
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