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13 juin 2013 4 13 /06 /juin /2013 15:15

Alors que l'OMS avait déjà modifié ses critères de définition d'une pandémie au printemps 2009, très peu de temps avant l'annonce de l'émergence du virus H1N1, voici qu'à présent, elle remet le couvert!!

 

OMS-1.jpg

 

En 2009, l'OMS avait en fait supprimé la notion de mortalité (nécessité d'un grand nombre de morts) pour pouvoir enclencher l'alerte pandémique maximale, qui conditionne en fait le début de la production de vaccins. Cette modification des critères avait donc permis aux fabricants de vaccins de s'enrichir de façon scandaleuse avec la vente de vaccins expérimentaux contre une grippe H1N1 qui faisait pourtant très peu de morts et qui était même plus bénigne que la traditionnelle grippe saisonnière.

 

Voici à présent ce qui est annoncé dans la presse, y compris médicale (ici, dans le Quotidien du Médecin):

 

Pandémie grippale: l'OMS simplifie son système d'alerte

 

12 juin 2013

 

L’Organisation mondiale de la santé (OMS) vient de publier un nouveau système d’alerte et de gestion du risque de pandémie grippale. Le nouveau document intitulé « Pandemic Influenza Risk Management » tire les leçons de la pandémie de grippe A(H1N1) de 2009 au cours de laquelle la gestion de l’OMS avait suscité de vives critiques. Il s’agit d’une version provisoire que les États pourront amender d’ici à fin août, avec la publication définitive au cours de cette année.

 

L’organisation rappelle que la pandémie grippale de 2009 a été la première du XXIe siècle et la première à bénéficier d’un système d’alerte international. « Les États membres se sont préparés à une pandémie de haute gravité et ont été incapables d’adapter leurs réponses nationales et locales à une épidémie de gravité moyenne », souligne l’OMS. La non prise en compte de la sévérité des épidémies avait été un des reproches adressés à l’OMS au cours de la crise de 2009. Le mode de communication également avait été un des points faibles du dispositif, ce qui avait exposé les ministres de la Santé à une certaine pression.

 

Quatre phases

 

Le nouveau dispositif « repose beaucoup plus sur le risque », a expliqué le Pr David Harper (OMS). Plus « flexible », il est conçu de telle sorte à être intégré aux systèmes de gestion des risques déjà en place dans les pays qui ont la possibilité d’évaluer eux-mêmes la situation et le risque au niveau national. En fonction de cette évaluation nationale qui devra tenir compte des estimations faites par l'OMS, les États pourront prendre les mesures nécessaires.

 

Quatre phases (interpandémie, alerte, pandémie, transition) sont prévues contre sept précédemment (la pandémie constituant la phase 6). Dans l’ancien système, la pandémie se caractérisait par l’observation d’une transmission interhumaine dans au moins deux pays d’une Région de l’OMS et de flambées dans au moins un pays d’une autre Région de l’OMS. Désormais, la pandémie correspond à « une période de propagation mondiale de la grippe humaine ». En cas de menace pandémique, le Secrétariat de l’OMS convoque un comité d’urgence d’experts qui fait des recommandations au patron de l’OMS, qui prend seul la décision finale.

 

continuum-phases-pandemiques-selon-OMS-.JPG

 

H7N9 et H5N1, la vigilance

 

Selon les nouvelles règles, l’OMS considère que le monde est en phase dite « d’alerte » pour les virus H7N9 et H5N1 de la grippe aviaire alors que dans l’ancienne nomenclature, il aurait été en phase 3. Cette phase qui correspond à l’identification d’une nouvelle souche chez l’homme implique une forte vigilance.

 

Elle précède la phase pandémique et se caractérise par une large diffusion de la nouvelle souche. Le passage d’une phase à l’autre peut être plus ou moins rapide en fonction du risque. Suit la phase de transition qui se caractérise par une désescalade progressive des mesures.

 

Dr LYDIA ARCHIMÈDE

 

Décryptage de cette information capitale pour tous les citoyens du monde :

 

- La première chose à comprendre, c’est que l’OMS a tiré les leçons du H1N1 au nom des fabricants qui la noyautent et pas dans l’intérêt réel des citoyens. Le but de ce nouveau changement de définition d’une pandémie n’est donc pas de mieux protéger les gens mais de maintenir la possibilité plus fréquente qu’avant pour les fabricants de vaccins de pouvoir passer à la caisse à la moindre occasion d’une nouvelle « pandémie. »

 

- La deuxième chose à noter, c’est que pour l’OMS, la « pandémie » de 2009 était une pandémie véritable et non une fausse pandémie. Ce point est particulièrement important car les spécialistes s’accordent à dire qu’il y a maximum 3 à 4 pandémies par siècle or donc seulement 4 ans après cette « pandémie » de 2009, nous sommes déjà aux portes d’une nouvelle (H7N9 ou autre) selon l’OMS…

 

- La troisième chose à voir c’est que le système va devenir moins précis, donc PLUS FLOU avec passage de 7 critères à 4, ce flou allant évidemment profiter aux fabricants de vaccins et d’antiviraux, bien davantage qu'à la sécurité réelle des citoyens. Au prétexte d’être basé sur « le risque », il sera en réalité plutôt basé sur « la possibilité d'un risque hypothétique » avec maintien quasi permanent des citoyens les plus crédules dans « la peur de la pandémie à venir » ! Finalement, la phase de transition se confondra tôt ou tard avec la phase d’ « interpandémie » et nous serons donc maintenus dans une sorte d'état d'alerte permanent pour le plus grand bonheur de Big Pharma et de ses investissements !

 

- La quatrième chose intéressante à déceler, c’est le glissement de critères généraux de pandémie vers le modèle de la propagation de virus grippaux en particulier, un glissement pour le moins troublant et énigmatique puisqu’en principe, au-delà de la fascination morbide et suspecte d’apprentis-sorciers pour ces virus aviaires, personne n’est censé savoir la nature exacte du germe d’une future pandémie, à moins bien sûr, de l'organiser soi-même!

 

- Le cinquième élément enfin, c’est le modus operandi opaque inchangé au niveau du fonctionnement de l’OMS. Celle-ci garde son influence dictatoriale puisque les Etats qui pourront soi-disant évaluer eux-mêmes le risque au niveau national  mais « devront tenir compte des estimations faites par l’OMS ». Et par ailleurs, la décision finale quant aux pandémies reste aux mains d’une seule personne, le directeur de l’OMS, qui continuera de se faire conseiller par le même genre de petit « comité d’experts», qui fut pourtant à la base de tout le fiasco et de tout le gaspillage inimaginables du H1N1 !

 

 

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13 juin 2013 4 13 /06 /juin /2013 14:36

C'est la folle ambition de chercheurs aveuglés par leur idée obsessionnelle de vaccination des voyageurs. La tourista ou "diarrhée des voyageurs" est certes fréquente, mais vraiment peu grave.

 

En revanche, il s'agira d'un vaccin transgénique, c'est à dire produit par génie génétique, avec tous les risques qui vont de pair.

 

Il faut en effet savoir que la vaccination produite par génie génétique entraîne inévitablement un ADN hétérogène dans le produit fini dont la pureté ne peut jamais être parfaite. Or il se trouve qu'on ne peut hélas exclure que cet ADN hétérogène ("contre nature donc") issu du processus de fabrication, puisse interférer négativement avec le propre patrimoine génétique du sujet vacciné, entraînant par exemple un risque de mutation ou de cancer.

 

C'est d'autant plus important de comprendre un tel risque que les vaccins sont 1. dispensés de tests destinés à évaluer leur potentiel mutagène et cancérogène (c'est à dire leur faculté d'induire des mutations et des cancers chez les receveurs) et 2. leurs effets ne sont JAMAIS évalués sur le long terme alors que des maladies liées à des mutations de l'ADN ou des cancers sont par définition des processus qui peuvent prendre des années à se concrétiser et à se manifester!

 

Voici donc, puisque ce n'est évidemment pas Initiative Citoyenne qui suce cela de son pouce, ce qu'écrivait l'OMS dans son rapport technique N°747 sur "l'Acceptabilité des Substrats Cellulaires pour la production de Substances Biologiques" en 1987 (déjà!):

 

« Un des grands problèmes soulevés [à cette conférence] est le risque de malignité que pourrait représenter à long terme un A.D.N contaminant hétérogène, en particulier s’il s’avère qu’il contient des séquences codantes ou régulatrices potentiellement oncogènes. Ce point est réellement préoccupant, car de nombreuses personnes en bonne santé, notamment des nourrissons, seront peut-être vaccinées avec des produits issus de lignées cellulaires continues, ou les recevront de toute autre manière. »

 

Grisés par leur "découverte", les chercheurs espèrent ainsi "faire coup double" puisqu'ils ont incorporé des fractions d'ADN de souches pathogènes de la bactérie Escherichia Coli (responsable de la fameuse tourista) dans la paroi cellulaire de salmonnelles (= d'autres bactéries), un certain type de salmonelles n'étant autre que le bacille responsable de la fièvre typhoïde.

 

La poudre de salmonelles génétiquement modifiées (OGM) sera ainsi à avaler pour passer sans doute soi-disant de bonnes vacances, même si le projet n'en est encore qu'au stade des essais sur la souris.

 

voyageur.gif

  Voyageur ou.... pigeon voyageur??

 

Après les projets de vaccins contre la carie, l'obésité, l'acné et le tabac, voici donc celui contre la diarrhée des voyageurs, puisqu'après tout existe déjà l'inutile (coûteux) et dangereux vaccin contre la diarrhée des nourrissons (rotavirus). Il est évident que la bulle vaccinale explosera tôt ou tard et que nous ne sommes donc ici que dans une phase de "bois de rallonge", jusqu'au ras-le bol final d'un nombre critique de gens sur cette planète.

 

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13 juin 2013 4 13 /06 /juin /2013 14:30

J-Monsonego--gynecologue.jpg

Le 4 juin dernier, le Nouvel Observateur publiait une tribune du gynécologue français Joseph Monsonego intitulée "Cunnilingus et cancer de la gorge: Michael Douglais dit vrai, mais pas d'inquiétude."

 

Et que peut-on lire dans un tel article?

 

Extraits:

 

« Dans une interview au "Guardian", Michael Douglas a expliqué que son cancer de la gorge avait été provoqué par sa pratique du cunnilingus. C’est ainsi que l’acteur aurait attrapé le papillomavirus, responsable de ses tumeurs. Y a-t-il vraiment un lien entre pratique sexuelle orale et cancer de la gorge ? Réponse avec le gynécologue Joseph Monsonego, spécialiste du HPV. »

 

[...] « Le papillomavirus de type 16, qui est parmi les plus agressifs et que l’on retrouve dans 60% des cancers du col de l’utérus, se retrouve dans 90% des cancers de l’oropharynx HPV-associés. Lors des rapports bucco-génitaux d’autres types de papillomavirus peuvent être transmis du génital à la cavité buccale. Ces types sont d’ailleurs plus répandus que le seul type 16. Aussi la probabilité d’être exposé au type 16 est plus réduite qu’avec d’autres types de HPV. »

 

[...] « Si l’on arrive à éviter la panique, je vois même un aspect positif dans cette médiatisation du lien entre cancer de l'oropharynx et les papillomavirus. Cela va permettre de traiter précocement ces cancers en ouvrant la voie au dépistage et à la prévention vaccinale. La recherche du papillomavirus comme marqueur de risque ou comme outil de dépistage va rentrer dans les pratiques courantes des ORL, au même titre que celles des gynécologues.

  

Aujourd’hui, le cancer du col de l’utérus peut être évité par le dépistage et la vaccination. En revanche, pour ceux de la cavité buccale, le dépistage n’existe pas encore. La recherche du marqueur de risque HPV 16 persistant permettra d’isoler une population à risque, qu’il faudra surveiller.

 

C’est également une ouverture vers la vaccination des jeunes garçons, qui est déjà admise aux États-Unis, au Canada et en Australie. La vaccination qui cible le type 16 permettra en effet de protéger les individus pas seulement au niveau génito-anal mais aussi buccal.

 

Dès que l’on aura des preuves tangibles de son impact en termes de santé publique, je ne doute pas qu’on mettra en œuvre un programme de vaccination des garçons contre le virus du papillome humain. Et ce, en concentrant les efforts de prévention avant l’exposition aux virus lors des premiers rapports sexuels et en vaccinant en particulier les jeunes adolescents, de 10 à 13 ans, garçons comme filles. »



On n'a donc AUCUNE preuve tangible mais certains pays comme les USA ou le Canada recommandent d'ores et déjà la vaccination des garçons, preuve donc qu'on ne cesse de marcher sur la tête en matière de vaccination.



Mais au fait, qui est-il ce Dr Monsonego qui voit de façon positive la médiatisation du cancer de l'acteur Michael Douglas en lien avec les papillomavirus?



Il s'agit en fait d'un Xième "expert" en conflits d'intérêts avec les fabricants concernés puisque selon une publication de l'International Journal of Cancer d'août 2011, "Joseph Monsonego a reçu des financements de la firme Gen-Probe pour conduire des études liées à l'étude FASE et liées aux vaccins HPV de Merck et de GSK, et il a participé aux comités de pilotage de Merck et au Comité Consultatif de Sanofi Pasteur MSD, Gen-Probe et Roche Diagnostics."



Sur son propre site internet, le Dr Monsonego est toutefois nettement plus discret et ne s'embarrasse pas de ce genre de détails (utiles). Il se borne en effet à écrire:

 

« SECTEUR PRIVE 

Le Docteur Monsonego est consulté pour son expertise par des groupes privés internationaux. Il appartient à des comités consultatifs et de pilotage de projets de recherche»



Evidemment... c'était plus commode de ne pas dire textuellement qu'il s'agissait des fabricants des vaccins en question!



Mais le plus grave dans tout ceci est moins l'attitude de ce genre d'experts évidemment ravis que des médias dociles viennent leur quémander un avis, que l'attitude irresponsable de ces médias qui ne contribuent pas au respect des lois, en faisant le travail d'investigation minimum, tel qu'effectué ci-dessus par nos soins, nous qui ne sommes pas des journalistes professionnels....



La loi du 4 mars 2002 relative aux « droits des malades et à la qualité du système de santé » oblige les médecins à faire état de leurs liens d’intérêts et cela à l’occasion de chaque manifestation publique : « Les membres des professions médicales qui ont des liens avec des entreprises et établissements produisant ou exploitant des produits de santé ou des organismes de conseil intervenant sur ces produits sont tenus de les faire connaître au public lorsqu'ils s'expriment lors d'une manifestation publique ou dans la presse écrite ou audiovisuelle sur de tels produits. »

 

Cet article de loi stipule également que « les conditions d'application (…) sont fixées par décret en Conseil d'Etat. »

 

C’est finalement le 25 mars 2007, cinq ans après la promulgation de la loi sur la transparence de l’information médicale et suite à une plainte, que paraît le décret précisant les modalités de déclarations des liens d’intérêts :

 

«L'information du public sur l'existence de liens directs ou indirects entre les professionnels de santé et des entreprises ou établissements mentionnés à l'article L 4113-13 est faite, à l'occasion de la présentation de ce professionnel, soit de façon écrite lorsqu'il s'agit d'un article destiné à la presse écrite ou diffusé sur internet, soit de façon écrite ou orale au début de son intervention, lorsqu'il s'agit d'une manifestation publique ou d'une communication réalisée pour la presse audiovisuelle. »

 

L’Union Française des Consommateurs (UFC Que Choisir) précise aussi hélas que cette législation est  «  peu respectée et que son application reste difficile à vérifier »

 

« Une enquête, réalisée par le FORMINDEP, aboutit à la conclusion que la loi n’est tout simplement pas appliquée.

 

Au cours du mois d’avril 2008, cette association a enregistré les interventions de 150 professionnels (généralistes, spécialistes, professeurs hospitalo-universitaires) dans une trentaine de médias et autres supports d’information : presse professionnelle et grand public, radio et télévision, articles et vidéos sur Internet, colloques et congrès, etc.

 

A l’occasion de leur(s) intervention(s), aucun des professionnels concernés n’a déclaré avoir de liens d’intérêts. Dans la mesure où la loi n’impose une déclaration qu’en cas d’existence de liens, cette attitude équivaut à déclarer publiquement n’avoir aucun lien d’intérêts. »

 

Le reste de ce document très intéressant de l’UFC Que Choisir détaille les réactions corporatistes d’un nombre important d’Ordres départementaux des Médecins qui couvrent leurs membres, au mépris du respect des lois (Bien que ces Ordres des Médecins soient pourtant les premiers à pousser des cris d’orfraie lorsqu’ils estiment que des parents qui ne vaccinent pas leurs enfants seraient « hors la loi » !)

 

Nous pouvons tous agir pour réclamer aux médias et aux instances disciplinaires comme l'Ordre des Médecins, que la loi et l'éthique soient de mise lorsqu'il est question d'information en matière de santé. C'est pourquoi notre collectif réfléchit aux moyens d'actions concrets dans un cas comme celui-ci. Nous vous tiendrons sous peu informés.

 

Voir aussi: "Médecins hors la loi, médias complices?"

 

 

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12 juin 2013 3 12 /06 /juin /2013 21:06

Dans un article du 29 mai dernier, Frédéric Soumois du Soir (encore lui...) désinformait les lecteurs en titrant "Des experts "garantis" indépendants", histoire de faire croire aux faux progrès d'une nouvelle disposition législative qui n'est en fait, à peu de chose près, qu'une garantie de statu quo.

 

Une fois encore, il s'agit là d'un enfumage de première.

 

Ces dispositions ont été amenées par le parti socialiste qui souhaitait sans doute redorer son image et surtout éviter des mesures trop drastiques qui risqueraient de mettre à mal le système d'experts en place auquel plusieurs ministères socialistes de la santé ne cessent de faire appel.

 

L'article confond volontairement "la transparence" avec le règlement pur et simple de la situation de conflit d'intérêts qui serait d'exclure une telle situation sans l'excuse bidon que cela serait "irréaliste".

 

Lorsqu'on lit le texte, on se rend compte que tout va continuer comme avant, à très peu de choses près, vu que les conflits d'intérêts des experts qui décident pourtant AU NOM DES GENS et dont l'avis engloutira pourtant des millions d'euros d'argent public, ne seront toujours pas consultables de façon facile et directe par les citoyens! Au lieu de cela, ces conflits seront consultables dans des comptes-rendus de réunions de leurs instances respectives sur dieu sait quel site que quasi personne ne consulte ou ne connaît. Le tout bien dissimulé, en toute discrétion donc, un peu comme une fève en plein milieu du gateau lors d'une fête des Rois.

 

Et on appelle cela de la transparence? Comme l'estiment certains députés "ils continueront donc à faire leur petite cuisine entre amis!" et tout cela pourquoi, parce que ce serait "excessivement intrusif pour les experts concernés qui offrent leur temps et leur expertise." et que si ces experts acceptaient l'idée de révéler ces données à leurs pairs, "ils rechigneraient à étaler au grand jour des éléments parfois très privés."

 

Quel égard a-t-on ici pour l'argent des citoyens durement gagné à la sueur de leur front, ne devraient-ils pas eux aussi réchigner à ce que leur argent soit ainsi tellement vite englouti par des décisions d'experts aux conflits d'intérêts tellement privés et opaques?????????

 

Chose intéressante aussi lorsqu'on lit un tel article, c'est l'incohérence et finalement l'hypocrisie totale qu'il y a à expliquer aux lecteurs la différence entre conflits d'intérêts directs et conflits d'intérêts indirects, tout en invoquant les risques d'amende (15 000 euros et jusqu'à un an de prison) alors que RIEN n'est dit sur les conflits d'intérêts directs ou indirects des Ministres qui prennent officiellement des décisions! Pourtant, Mme Laanan, Ministre de la Santé en Communauté Française, n'a-t-elle pas deux soeurs qui travaillent chez GSK, sans qu'à notre connaissance, elle ne l'ait jamais signalé publiquement avant son entrée en fonction??

 

Lorsqu'Initiative Citoyenne soulignait le caractère problématique et troublant de cette situation de conflits d'intérêts indirects concernant cette Ministre, elle recevait une affligeante missive intimidatrice de l'avocat proche du parti socialiste Me Uyttendaele qui semblait ne voir là rien de problématique, le tout relevant soi-disant uniquement de la vie privée.

 

Voyons pourtant COMMENT cet article du Soir définit la notion de conflits d'intérêts indirects:

 

"Un intérêt indirect peut prendre la forme d'un avantage non perçu personnellement, mais dont bénéficie une instance, une société pour laquelle travaille cette personne, son conjoint, cohabitant légal ou de fait, un descendant ou un ascendant du premier degré."

 

Ô miracle, ne seront donc concernés que les ascendants ou descendants au premier degré, et donc pas les collatéraux comme des frères et soeurs qui sont eux, des parents au deuxième degré!

 

Mme Laanan, en tant que Ministre de la Santé, membre du Gouvernement de la Communauté Française, n'a-t-elle donc pas, à la lumière de la définition du Soir ci-dessus, un conflit d'intérêts indirect avec la firme GSK si deux de ses soeurs y travaillent et que cette société fait affaire avec le gouvernement fédéral et celui de la Communauté Française pour des marchés publics de vaccins (la vaccination étant une compétence qui relève bien des Ministères de la Santé, au niveau fédéral ET communautaire)? Cela change-t-il vraiment grand chose dans les faits, qu'il s'agisse d'un proche au second degré plutôt qu'au premier degré, compte tenu que certains frères et soeurs peuvent être aussi proches l'un de l'autre que le sont des parents et des enfants?

 

S'interroger de la sorte, ce n'est guère salir l'image de la Communauté Française comme a tenté de le démontrer vainement Me Uyttendaele dans sa missive intimidatrice, c'est au contraire jouer pleinement son rôle de citoyen garant d'une démocratie plus respectable et plus respectueuse du mandat conféré en vertu des élections.

 

S'interroger de la sorte, c'est réfléchir avec logique sur le laxisme relatif dont jouiront les Ministres comparativement aux experts et aux déclarations qu'ils seront censés faire alors que les Ministres ont pourtant un rôle décisionnel qui va au-delà du rôle de conseil dévolu aux experts. Il est évident selon nous que les Ministres ont un devoir d'exemplarité et force est de constater que le Gouvernement de la Communauté Française n'a pas brillé par son éthique en s'illustrant avec une publicité trompeuse en faveur des vaccins tout au long de la vie, tel que reconnu par le Jury d'Ethique Publicitaire dans sa décision du 9 novembre 2011 dans laquelle on peut lire qu'une telle réclame était "de nature à induire le consommateur en erreur" mais aussi contraire aux exigences de loyauté et de véracité (excusez du peu!)

 

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11 juin 2013 2 11 /06 /juin /2013 22:58

Chers amis,

 

Initiative Citoyenne est enfin sur le réseau social Twitter...

 

https://twitter.com/ICitoyenne

 

 

Bienvenue parmi nos followers!!

 

Tweeter.PNG

 

 

Twitter est paraît-il un lieu fiable pour s'informer sur les vaccins, avec mention et échange de plusieurs études sur le sujet. Ca tombe donc bien car notre site regorge de références et d'études intéressantes mais encore trop peu connues du public...

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11 juin 2013 2 11 /06 /juin /2013 21:54

 

Combien d'autres personnes sont dans le même cas à l'échelle du monde??

 
Combien de gens et de parents doivent donc "faire le deuil" de ce qu'ils étaient ou des enfants qu'ils avaient??
 
Quel coût pour la collectivité ont tous ces handicaps qui peuvent retentir sur le travail et la productivité des pays??

 

Combien de cas de cancers dans le monde ont été provoqués ou favorisés par l'aluminium des vaccins, depuis la fin des années 1920' ? 
 
Combien de temps allons-nous encore accepter que des experts en conflits d'intérêts dilapident l'argent des contribuables avec des vaccins dont les effets se retournent contre eux?

 

Même si cette pétition pour le retrait de l'aluminium vaccinal est insuffisante et ne règle pas le problème global du caractère expérimental propre à tous les vaccins (avec aluminium ou non), elle mérite cependant d'être signée.
 
____________________________________
 

Yves, victime de l’aluminium vaccinal, fait une grève de la faim.

 

Il demande le retour du DTPolio sans aluminium.

 

Yves Ketterer a entamé, le 10 juin, une grève de la faim devant le ministère de la Santé, à Paris. Cet ancien collaborateur de député, atteint de Myofasciite à Macrophages, maladie invalidante induite par les sels d’aluminium vaccinaux, refuse le déni des autorités sur ce sujet de santé publique majeur.

 

Son combat : Le retour du Vaccin DTPolio « sans aluminium », suspendu depuis 2008 par le laboratoire Sanofi. Depuis sa suspension, des jeunes, soumis à l’obligation vaccinale, sont atteints de myofasciite à macrophages. Ces victimes, dont la vie a été brisée, auraient pu être évitées. « Nous sommes tous concernés », explique-t-il. « Nous ne pouvons plus rester inactifs ».

 

L’objectif : Le ministère de la Santé a le pouvoir d’exiger le retour dans les officines de ce vaccin sans aluminium, dont l’autorisation de mise sur le marché est toujours valide. Ce DTPolio bénéficiera aux malades, à leurs enfants, aux adultes soucieux de leur santé et aux parents désireux de faire vacciner leur nourrisson, sans les exposer à un risque d’effet secondaire grave et inutile.

 

Certains considèrent cette démarche comme extrême, mais…

 

Que faire d’autre alors que nos enfants n’ont plus accès à un vaccin DTPolio sûr pour la vaccination obligatoire

 

L’aluminium contenu dans les vaccins, neurotoxique, cancérigène et perturbateur endocrinien, migre vers le cerveau, selon les travaux les plus récents, validés par l’Académie de Médecine.

Que faire d’autre lorsque toutes les voies « classiques » de la démocratie ont été explorées…

 

Le Groupe d’Étude Vaccination de l’Assemblée Nationale a demandé, en 2012, un moratoire sur l’aluminium vaccinal. Classé sans suite.

 

Les sénateurs ont alerté la ministre sur les risques inhérents à l’aluminium vaccinal lors du débat sur la politique vaccinale, le 23 avril 2013.


Ils n’ont pas été entendus.

 

Plus de 100 parlementaires ont interpellé la ministre de la santé depuis les dernières élections (questions écrites, courriers, lettre ouverte, etc.). Des alertes vaines.

 

Que faire d’autre lorsque le ministère reste sourd aux 56.045 signatures de la pétition « Nous demandons des vaccins sans aluminium pour protéger nos enfants », recueillies depuis 10 jours…

 

Cette pétition bénéficie notamment du soutien de Michèle Rivasi (députée européenne), Laurence Cohen (sénatrice du Val de Marne), Jean-Jacques Lasserre (sénateur des Pyrénées Atlantiques), Jean Lassalle (député des Pyrénées Atlantiques), Philippe Madrelle (sénateur de la Gironde), Alain Tourret (député du calvados), Noël Mamère (député de la Gironde), Alain Anziani (sénateur de la gironde), José Bové (député européen), etc

 

Que faire d’autre lorsque la ministre de la Santé elle-même ne respecte pas son engagement pris en 2012 pendant la campagne présidentielle :

 

« [Les familles] doivent également avoir le choix de faire procéder aux vaccinations obligatoires par des vaccins sans sel d'aluminium, d'autant plus que cela était le cas jusqu'en 2008 »*.

 

Déterminées, les sentinelles de l’association E3M sont revenues s’installer, lundi 5 juin, devant le ministère de la Santé. Elles y resteront, avec les grévistes de la faim, jusqu’à ce que la remise à disposition de ce DTPolio sans aluminium soit annoncée.

 

Nous vous invitons à venir les rencontrer, afin d’échanger sur les conséquences au quotidien de la présence d’aluminium dans l’organisme. Vous pourrez aussi prendre connaissance des conflits d’intérêt toujours très présents dans ce sujet de santé publique.

 

Retrouvez la pétition : www.change.org/VaccinSansAluminium

Aidez-nous à protéger nos enfants !

Nous sommes tous concernés.

 * http://myofasciite.fr/Contenu/Divers/Presidentielle2012_ReponsePS.pdf

 

--

Didier Lambert

Président E3M

Tél: 06 72 41 20 21

www.myofasciite.fr

Pétition: www.change.org/VaccinSansAluminium

Résumé en images: www.terre.tv/fr/5157_aluminium--un-poison-legal-dans-nos-vaccins

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11 juin 2013 2 11 /06 /juin /2013 16:40

La vaccination des mères réduit l’immunité des nouveau-nés

 

Chaque bébé a un droit de naissance aux anticorps de sa mère. Comme une étude le démontre, ce droit de naissance leur est volé par les vaccinations. Comment donc les auteurs de l’étude espèrent-ils résoudre le problème ? On ne sera pas surpris d’apprendre qu’ils proposent de vacciner plus tôt, en dépit du fait qu’ils reconnaissent que la raison pour laquelle on ne vaccine pas si tôt, c’est que la vaccination ne fonctionne pas à cet âge !

 

Pregnant-woman-and-vaccine.jpg

 

Par Heidi Stevenson

 

L’un des cadeaux les plus importants qu’un nouveau-né reçoit à la naissance, ce sont les anticorps de sa mère qui se maintiennent suffisamment longtemps pour empêcher l’apparition de maladies infectieuses jusqu’à ce que son propre système immunitaire soit suffisamment mature. Aujourd’hui, ce sont les vaccinations qui volent à l’enfant ce droit de naissance, comme le documente un groupe de chercheurs néerlandais.

 

Ces chercheurs néerlandais on conclu :

 

« Les enfants de mères vaccinées contre la rougeole et, éventuellement la rubéole possèdent de plus faibles concentrations d’anticorps maternels et perdent la protection de ces anticorps maternels à un âge plus précoce que les enfants de mères qui font partie de communautés qui s’opposent à la vaccination. Cela augmente le risque de transmission de la maladie dans des populations fortement vaccinées. »

 

L’étude

 

L’étude a examiné les bébés de deux groupes de femmes aux Pays-Bas : la majorité de ces femmes étaient nettement plus vaccinées que celles de l’autre groupe, à savoir des « Protestants Orthodoxes » qui ont tendance à éviter les vaccinations. Les chercheurs ont choisi des nourrissons de plusieurs municipalités ayant moins de 14 mois, ainsi que des femmes de 20 à 44 ans (98,5% de ces femmes ont accouché aux Pays-Bas en 2007) L’étude a respectivement porté sur 1243 femmes et  434 enfants  de la population générale et sur 53 femmes et 19 enfants appartenant à la population « Orthodoxe ».

 

L’étude a porté sur le vaccin ROR (Rougeole-Oreillons-Rubéole). Et, comme le vaccin contre la varicelle n’est pas administré aux Pays-Bas, les chercheurs ont utilisé la varicelle en tant que contrôle et comparaison. Les chercheurs ont prélevé des échantillons de sang pour analyser les taux d’anticorps de la rougeole, des oreillons, de la rubéole et de la varicelle.

 

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Le tableau indique le nombre de femmes dans chaque groupe qui ont été vaccinées contre la rougeole, les oreillons et la rubéole (ventilation par groupes d’âges)

 

Ce qui est le plus important à noter, c’est que la moyenne des femmes vaccinées est loin d’atteindre les 100% ou même 0% dans n’importe quel groupe. Il faut cependant aussi noter que, par rapport à la rougeole, le nombre moyen de femmes vaccinées dans la population générale est de 51,2%, tandis que dans le groupe de la communauté « Orthodoxe », elle est de 12,6% - soit une différence de 38,6% entre les deux groupes. Ces chiffres prendront plus de signification ultérieurement.

 

Résultats de l’étude

 

L’étude a révélé que :

 

*  Le niveau d’anticorps chez les bébés à la naissance est le même que celui qui a été trouvé chez leurs mères.

 

*  La concentration des anticorps dans la population générale est inférieure à celle qui a été trouvée chez les femmes Orthodoxes.

 

*  Les bébés des deux groupes perdent leurs anticorps maternels dans la même proportion.

 

*  Les bébés de la population générale la plus vaccinée perdent leurs anticorps plus tôt que ceux du groupe des Protestants Orthodoxes plus rarement vaccinés.

 

Ci-dessous les résultats les plus significatifs relatifs à la durée au cours de laquelle les nourrissons maintiennent leurs taux d’anticorps leur permettant de prévenir les maladies :

 

La rougeole : L’étude a montré que les bébés nés de mères qui font partie de la population générale perdent leurs anticorps maternels à l’âge de 3,3 mois. Mais les bébés nés de mères Orthodoxes moins vaccinées, ces mères maintiennent leur anticorps anti-rougeoleux jusqu’à 5,3 mois.

 

Les oreillons : Pas de différence statistiquement significative n’a été observée entre les niveaux d’anticorps des deux groupes au moment de la naissance.

 

La rubéole : Les résultats sont compliqués par le fait que beaucoup de mères ont peut-être eu la rubéole avant d’avoir été vaccinées à 11 ans. La rubéole est une maladie bénigne qui passe souvent inaperçue…Les résultats ne sont pas significatifs. Les chercheurs ont trouvé le même laps de temps pour la perte des anticorps chez les bébés, bien qu’ils aient calculé qu’il pourrait s’agir de 0,8 mois de moins pour la population générale.

 

Varicelle : Comme prévu, il n’y a eu aucune différence dans les temps entre les deux groupes pour la perte des anticorps de la varicelle, vu qu’aucun des deux groupes n’avait reçu cette vaccination.

 

L’absence de résultats pour les oreillons et la rubéole n’est pas surprenant. Dans le cas des oreillons, la différence entre les taux de vaccination pour les deux groupes est assez faible, seulement 12,7% (25,3 à 12,6). Dans le cas de la rubéole où la différence entre les taux de vaccination est plus importante : 48,4% (65,6 – 17, 2), les résultats sont assez confus, vu que beaucoup de mères vaccinées ont probablement fait une rubéole avant d’être vaccinées.

 

Il existe une différence hautement significative entre la durée pendant laquelle les bébés sont protégés de la rougeole quand leurs mères ont fait une rougeole naturelle plutôt que quand elles ont été vaccinées contre la maladie. Cette différence est clairement de 2 mois : 5,3 mois pour les bébés nés de mères Orthodoxes et 3,3 mois pour les bébés nés de mères de la population générale.

 

Les groupes n’ont été que partiellement vaccinés ou pas vaccinés du tout.

 

Gardons en tête la différence entre les deux groupes par rapport aux taux de vaccination contre la rougeole qui était de 38,6% (51,2- 12,6).

 

Qu’en aurait-il été si une étude avait pu comparer les bébés des deux groupes de femmes, alors que dans l’un aucune femme n’aurait été vaccinée et dans l’autre toutes les femmes avaient reçu des vaccins ? Cela signifierait qu’il y aurait eu une différence de 100% entre les taux de vaccination d’un groupe par rapport à l’autre.

 

Tous les bébés des mères non vaccinées auraient-ils gardé leurs anticorps maternels plus longtemps et le groupe des bébés issus de mères qui auraient toutes été vaccinées les auraient-ils gardés moins longtemps? Nous ne savons pas. Etant donné que les chiffres présentés par les auteurs  n’étaient que des moyennes, nous ne pouvons pas connaître les vrais résultats.

 

Si seulement les bébés dont les mères n’avaient pas été vaccinées avaient été comparés avec les bébés dont les mères avaient été vaccinées, les résultats n’auraient-ils pas pu être encore plus spectaculaires ?

 

Les auteurs eux-mêmes abordent ce problème :

 

"La proportion des femmes en âge de procréer qui ont été vaccinées avec le ROR (Rougeole-Oreillons-Rubéole) va augmenter rapidement dans les prochaines années parce que la couverture vaccinale de chaque cohorte d’âge est de > 90%. Nous nous attendons à ce que cette situation réduise encore la durée de protection contre la rougeole et la rubéole par les anticorps maternels chez les nourrissons, et qu’une durée décroissante de protection contre les oreillons grâce aux anticorps maternels devienne plus facilement détectable parmi les nourrissons dans un futur proche."

 

A ce stade, nous savons qu’au moins avec la rougeole, les bébés nés de mères non vaccinées maintiennent leur protection d’anticorps pendant une durée 61% plus élevée que les mères relativement vaccinées. La chose est importante: elle montre que les vaccinations réduisent l’immunité des nouveau-nés à la rougeole, et très probablement à d’autres maladies infectieuses pour lesquelles on administre des vaccins.

 

C’est l’un de ces groupes que les promoteurs de la vaccination utilisent régulièrement sur les posters de leurs campagnes dans le but de faire honte à ceux qui ne voudraient pas se faire vacciner. La réalité cependant, c’est que la nécessité de la vaccination qu’ils réclament à cor et à cris est en fait créée par les vaccins eux-mêmes !

 

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 La vaccination est un cercle vicieux

 

Il est regrettable que les auteurs se rabattent sur l’idée que les vaccinations sont la solution, en dépit du fait qu’ils ont montré que ce sont les vaccins eux-mêmes qui créent le problème. Ils reconnaissent que la vaccination à un âge précoce, n’est pas une solution au problème parce que le système immunitaire des bébés n’est pas mature, ce qui rend les premiers vaccins inefficaces. Ils semblent cependant oublier que les bébés qui sont à risque, comme ceux qui voyagent à l’étranger dans des zones infectées de rougeole ou face à une épidémie locale, seront vraisemblablement vaccinés. Le fait que les auteurs pensent que la vaccination pourrait être utile chez des systèmes immunitaires immatures parce qu’ils pourraient être exposés à la maladie, n’est en fait pas du tout expliqué. Les chercheurs n’expliquent pas non plus comment ils pourraient espérer l’utilité d’un vaccin au cours d’une épidémie, alors qu’il faut du temps pour que les anticorps puissent se développer.

 

Eh bien… Je suppose que c’est trop demander que de s’attendre à ce que des scientifiques puissent offrir une solution rationnelle alors que ce qu’ils veulent, c’est que leur recherche soit publiée. Mais il est toujours agréable de voir la science honnête souligner des failles dans les programmes de vaccination.

 

Etude originale : Waning of Maternal Antibodies Against Measles, Mumps, Rubella, and Varicella in Communities With Contrasting Vaccination Coverage; Journal of Infectious Diseases; Sandra Waaijenborg, Susan J. M. Hahné, Liesbeth Mollema, Gaby P. Smits, Guy A. M. Berbers, Fiona R. M. van der Klis, Hester E. de Melker, and Jacco Wallinga; DOI: 10.1093/infdis/jit143

 

Source :  Gaia Health

 

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10 juin 2013 1 10 /06 /juin /2013 22:58

C'est un euphémisme de rappeler que les vaccins sont en perte de vitesse et suscitent de plus en plus la défiance... tous les moyens sont donc bons pour essayer d'arrêter l'hémorragie.

 

Masquer les problèmes en se contentant d'un vernis de scientificité, voilà en une seule phrase résumées toutes les méthodes de cette pseudo-science qu'on appelle "la vaccinologie".

 

Quoi de mieux qu'un vaccin primé pour assurer de meilleures chances qu'il soit lui aussi inclus au calendrier vaccinal? Et pour "tranquiliser" les plus crédules?

 

Le vaccin Bexsero de Novartis, dirigé contre le méningocoque de type B, a en effet reçu le Prix Galien 2013.

 

Mais au fait, en quoi cela peut-il être vraiment indicatif ou rassurant puisque le vaccin Gardasil, dangereux s'il en est (plus de 130 décès aux USA depuis 2006 et 30 000 effets secondaires, avec son collègue le "Cervarix"), avait lui aussi reçu ce fameux Prix Galien, de même que le Vioxx (en 2000), le célèbre anti-inflammatoire vedette de Merck. Concernant le Vioxx, il est tout de même fort intéressant là aussi de rappeler le bilan morbide de ce médicament: 138 000 crises cardiaques et 55 000 décès si on se borne aux seuls USA. Sept ans seulement après que son produit-phare ait reçu le Prix Galien, Merck devait débourser 4,85 milliards de dollars pour contenir les actions en justice qui pesaient contre elle! Mais selon des spécialistes du secteur, Merck aurait au moins dû payer 10 milliards de dollars car le médicament rapportait à la firme 2,5 milliards de dollars par an, ce qui fait de l'amende finalement payée une somme ridicule, compte tenu des préjudices subis!

 

Merck avait en fait minimisé les risques de son médicament, notamment d'ordre cardio-vasculaires. Une fois encore donc, toute la propagande commerciale s'était attachée à n'en présenter que les prétendus bénéfices aux patients et aux médecins...

 

Voyons à présent le communiqué que Novartis sort pour lancer un "Cocorico" sur son nouveau vaccin Bexsero contre le méningocoque de type B, qui est certes une bactérie pouvant s'avérer lourde de conséquences (et dont la proportion est majoritaire au sein des infections à méningocoques) mais qui, à l'échelle de tout un pays, ne touche qu'un nombre infime d'enfants. Il va donc être question de dramatiser, de faire en sorte que chacun se sente concerné, mais sans jamais aborder les risques graves du vaccin, ses ingrédients, leurs effets toxicologiques etc. Exactement en somme comme les autorités ont fait pour inclure le vaccin contre le méningocoque de type C dans le calendrier vaccinal, alors que le risque d'effets secondaires graves liés à ce vaccin est clairement supérieur au risque statistique de contracter une telle infection aussi spécifique!

 

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Novartis a reçu le Prix Galien 2013 de la recherche pharmaceutique pour Bexsero son nouveau vaccin contre le méningocoque B. Le méningocoque B est la cause la plus fréquente de méningite bactérienne chez l’enfant et l’adolescent. Il est responsable de plus de 80% des cas d’infections invasives à méningocoque chez le nourrisson en France.

 

La méningite à méningocoque est une maladie qui peut être foudroyante, qui touche le plus souvent des enfants sans facteur de risque particulier et peut parfois être fatale en 24 heures. Elle est difficile à diagnostiquer dans les premières heures du fait de symptômes non spécifiques, qui peuvent être confondus avec ceux de la grippe. La mortalité est de 10% et 1 survivant sur 5 souffrira de séquelles invalidantes à vie. C’est pourquoi, la prévention contre le méningocoque B reste un important défi de santé publique à relever. Aucun vaccin capable de protéger contre la plupart des cas de méningites à méningocoques B n’était disponible, du fait de la variabilité des souches de méningocoque B.

 

Au premier trimestre 2013 (le 22 janvier), Novartis a obtenu l’autorisation Européenne de mise sur le marché pour Bexsero®, permettant la commercialisation en France. C’est le premier vaccin visant à protéger contre la majorité des souches de méningocoque B, permettant de lutter ainsi contre une cause majeure de méningite en Europe, et ses conséquences potentiellement fatales. Bexsero® est le résultat de plus de 20 années de recherche de pointe dans le développement de vaccins, et sa tolérance et son immunogénicité ont été établies par un programme clinique international ayant inclus des nourrissons, des enfants, des adolescents et des adultes.

 

En France, Bexsero® est désormais en attente des recommandations du Haut Conseil de la santé publique sur son introduction au calendrier des vaccinations et son utilisation dans le programme de vaccination français. Bexsero® a été conçu selon une approche scientifique innovante avant-gardiste « la vaccinologie inverse » basée sur l’analyse du génome de la bactérie pour y identifier les cibles vaccinales. Cette approche innovante, récompensée par de nombreux prix, constitue un nouveau paradigme, qui pourrait servir de point de départ au développement d’une nouvelle génération de vaccins visant à prévenir d’autres pathogènes présentant une importante diversité de souches.

 

Source : Novartis (lu sur Mypharma-editions.com)

 

On l'aura donc compris, l'attribution de ce prix n'est ni un gage d'efficacité, ni un gage de sécurité, ni un gage de fiabilité pour le médicament ou le vaccin primé!

 

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.... Mme Tarsell a dû fêter le 23° anniversaire de sa fille sans elle car Christina a été retrouvée morte dans son lit seulement 12 jours après la troisième dose de Gardasil, un vaccin qui avait pourtant reçu ce merveilleux prix Galien!

  

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Le Gardasil est un vaccin dont l'approbation ministérielle a été plus que précipitée en France, le Ministre Xavier Bertrand n'ayant jamais accepté de s'en expliquer. La Ministre Roselyne Bachelot faisait une allocution pour la Remise du Prix Galien au Gardasil en 2008, la même Ministre qui pressa les Français de se faire vacciner "au nom de la solidarité" un an plus tard, à l'occasion de la fausse pandémie de H1N1...

 

 

Un lieu où souffle l'esprit? Notre site pourrait alors se définir comme un lieu où souffle l'esprit de recherche et d'investigation! Ne manquez pas, pour "boucler la boucle", suite à ces informations sur Xavier Bertrand et Roselyne Bachelot, le récent article de Challenges, également repris sur ce site, et qui concerne les relations entre les pharmas et le monde politique.

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10 juin 2013 1 10 /06 /juin /2013 22:00

Edward Snowden, l'homme qui fait trembler le gouvernement américain

 

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L'homme qui a révélé au monde le scandale des écoutes de l'agence de renseignements américaine et de la CIA est apparu au grand jour, dévoilant son nom, son parcours et ses motivations.

 

Celui qui fait trembler le gouvernement américain n'a rien d'un héros. Edward Snowden est juste un jeune homme de 29 ans avec un faux air d'adolescent timide. Selon The Guardian, qui révèle son identité après avoir déjà mis sur la place publique le scandale des écoutes de la NSA et de la CIA, il est calme, sensé et déterminé. «Je n'ai pas l'intention de cacher mon identité car je n'ai rien fait de mal.» Il sait sans doute aussi que, désormais aussi célèbre que Daniel Ellsberg et Bradley Manning, les deux autres grands «whistleblowers» (lanceurs d'alertes) de l'histoire américaine, il n'a aucune chance de rester dans l'ombre. «Je vais maintenant souffrir de ce que j'ai fait

 

 

Au quotidien britannique, il a longuement expliqué ses motivations dans un hôtel de Hongkong où il a trouvé refuge. Employé pour un prestataire de services de la NSA, Booz Allen and Dell, il a été témoin de la mise en place d'une machine d'espionnage de la planète par les agences américaines. «Mon seul objectif est de dire au public ce qui est fait en son nom et ce qui est fait contre lui.» Ces fuites, il les a longuement mûries, préparées. Il y a trois semaines, il quitte son bureau de Hawaï après avoir copié toute une série de documents, laissant derrière lui «sa vie très confortable», un salaire de 200.000 dollars par an, sa petite amie et «une famille qu'il aime». Depuis sa chambre asiatique, qu'il n'a quasiment pas quittée, il lance sa bombe. «Je suis prêt à tout sacrifier car je ne peux pas, en conscience, laisser le gouvernement américain détruire la protection de la vie privée, la liberté sur Internet et les libertés de base dans le monde avec la machine de surveillance qu'il est en train de construire.» La tête cachée sous une capuche rouge, les mains courant sur le clavier d'un ordinateur, elles aussi dissimulées sous un chiffon «pour éviter les caméras de surveillance», il contacte les journaux. Paranoïaque, Edward Snowden? Il s'en défend, assurant seulement savoir ce dont la CIA et la NSA sont capables. Il affirme qu'elles vont tenter de le détruire même s'il a agi sans la moindre contrepartie. «L'argent n'a jamais été une motivation».

 

«J'ai réalisé que j'appartenais à une organisation qui faisait bien plus de mal que de bien»

 

Il a vu la dérive presque jour après jour des services. Le gamin élevé dans une famille du Maryland ne s'y était pas préparé. Médiocre étudiant en informatique, il quitte l'école sans vraiment de diplôme. En 2003, il s'engage dans l'armée et rêve de rejoindre les forces spéciales. «Je voulais aider les gens à conquérir leur liberté». Une fracture des jambes met un terme à cette ambition. Il se retrouve agent de sécurité à la NSA, puis chargé de la surveillance des technologies de l'information à la CIA. Là, son talent pour le réseau Internet le fait remarquer et lui ouvre la voie pour une carrière météoritique. Dès 2007, il travaille sous couverture diplomatique à l'ambassade américaine de Suisse. Ce qu'il y voit ne l'enchante pas. «J'ai vraiment été déçu par ce que le gouvernement était capable de faire. J'ai réalisé que j'appartenais à une organisation qui faisait bien plus de mal que de bien.» Dès lors, il pense à révéler au monde ce qu'il sait. Mais il n'en fait rien. D'abord parce que le travail à la CIA concerne surtout des gens et non un système. Or, Edward Snowden ne veut mettre en danger personne. Des documents qu'il a fait publier plus tard, il a pris soin d'écarter toute mention personnelle. C'est même, à ses yeux, la principale différence entre lui et Bradley Manning, l'homme à l'origine de l'affaire WikiLeaks. L'autre raison de son silence d'alors est l'élection de Barack Obama. Elle lui redonne espoir. Pas pour longtemps. En 2009, en poste au Japon, il assure avoir compris que la NSA tentait «d'avoir accès à toutes les conversations, à toutes les formes de comportement de la planète». Pour celui qui a grandi dans l'idée qu'Internet était un vaste terrain de liberté, la NSA représente «une menace mortelle pour la démocratie».

 

Il prend la décision de ne pas laisser tomber, attendant seulement son heure. Elle est venue fin mai 2013. Depuis Hongkong, il regarde maintenant, les yeux rivés sur des sites internet ou sur la télévision, les dégâts qu'il a causés, sans joie ni haine. Comme toujours, ce maître des réseaux informatiques reste distant, presque froid, ne laissant percevoir qu'un peu d'angoisse pour ses proches, les seuls qu'il assume avoir blessés, et pour l'avenir qui s'ouvre, celui d'un homme traqué par ceux qu'il a voulu combattre.

 

Source : Le Figaro

 

Voilà un homme dont le courage est incontestablement à saluer. Si plus de gens écoutaient leur conscience, nous n’en serions évidemment pas où nous en sommes en matière de vaccins également ! En effet, si les 31% de médecins pédiatres et généralistes qui s’interrogent sur la sécurité des vaccins infantiles et les 58% qui s’interrogent sur leur utilité, écoutaient leur conscience et partageaient leurs doutes avec les parents, nous n’en serions évidemment pas à de tels taux de couverture vaccinale qui se paient hélas au prix fort, en termes de maladies chroniques et de délabrement global de la santé publique.

 

Nous aussi nous sommes très déçus de ce que le gouvernement a déjà été capable de faire : achat de vaccins H1N1 sur base d’un contrat qu’aucun citoyen n’aurait osé signer tant il était injurieux pour la santé publique ; publicité trompeuse en faveur des vaccins tout au long de la vie, financée avec 80 000 euros d’argent public par la Fédération Wallonie-Bruxelles et sévèrement désapprouvée par le Jury d’éthique publicitaire, etc

 

Quand on lit hélas les commentaires du public à cette belle leçon de courage que nous donne ce jeune Américain, on se rend compte que beaucoup de citoyens ne valent hélas pas la peine qu’on se batte pour eux, ça donne donc envie de dire à certains « ouvrez vos yeux parce que sinon, ce sera votre descendance qui en payera le prix » ! A l’époque de la Grèce antique, Solon le disait déjà, un des plus grands crimes pour un citoyen est de ne pas s’intéresser à la chose publique, au débat public. Les gens ont cru bon de laisser ces choses là aux mains de politiciens soi-disant « professionnels » et on voit ce que cela donne, gaspillage, crise, rabotage des services publics, restrictions des libertés, dégradation de la santé, totalitarisme européen et américain, etc etc.

 

Une petite lueur d'espoir tout de même, pour terminer? Le fait que le Figaro, média du système (un euphémisme) ait osé publier cela, chose qui en aura étonné beaucoup...

 

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10 juin 2013 1 10 /06 /juin /2013 21:15

Politiques et industrie pharmaceutique : des liaisons inavouables qui dépassent le cas Cahuzac

 

Créé le 11-04-2013 à 06h05

 

Par Challenges.fr

 

ENQUETE C'est l'autre volet de l'affaire Cahuzac: les soupçons sur la provenance de ses revenus cachés relancent le débat sur les liens entre le pouvoir et l'industrie pharmaceutique.

 

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Jérôme Cahuzac et Claude Evin, en 1990. Conseiller du ministre de la Santé de 1988 à 1991, Jérôme Cahuzac pouvait notamment décider du prix des médicaments et de leur remboursement. F. Durand/Sipa

 

Tout (ou presque) a été dit sur l'onde de choc dévastatrice. Le 2 avril, Jérôme Cahuzac, ex-ministre du Budget, passait aux aveux. Il s'est reconnu coupable de l'un des deux délits pour lesquels les juges Le Loire et Van Ruymbeke venaient de le mettre en examen: la fraude fiscale. Mais pas un mot sur l'autre motif de sa mise en examen, le "blanchiment de perception par un membre d'une profession médicale d'avantages procurés par une entreprise dont les services ou les produits sont pris en charge par la Sécurité sociale".

 

L'affaire est grave puisque l'infraction à l'article 4113-6 du Code de la santé publique est passible de cinq ans d'emprisonnement. Si l'ex-conseiller du ministre de la Santé Claude Evin a pu croire qu'il échapperait aux sanctions en raison de l'ancienneté des faits, ce n'est pas l'avis des juges. En retenant le blanchiment, les magistrats privilégient un délit dont le délai de prescription ne débute qu'à sa révélation. "Je n'ai pas encore eu le dossier d'instruction, explique Jean Veil, l'avocat de Jérôme Cahuzac. J'attends de le consulter pour répondre à cette accusation." Le fondement juridique de cette fraude est bien connu des experts.

 

"C'est l'un des délits instaurés en 1993 par la loi dite «anticadeaux», votée pour moraliser les relations entre les médecins et les grandes firmes pharmaceutiques", indique l'avocat spécialisé Sébastien Pradeau. Pour le second motif de sa mise en examen, Jérôme Cahuzac est passible de cinq ans d'emprisonnement.

 

Les accusations d'une député européenne écologiste

 

En dégainant le "4113-6", les juges indiquent qu'ils ont une petite idée de la provenance de l'argent logé en Suisse, puis à Singapour. Jérôme Cahuzac, qui a reçu le 8 avril une convocation pour un entretien devant l'ordre des médecins, explique qu'il l'a gagné honnêtement grâce à sa clinique et à son activité de consultant. C'est là où le bât blesse: quelle était la nature des conseils prodigués aux industriels du secteur par Jérôme Cahuzac, conseiller technique au cabinet du ministre de la Santé de 1988 à 1991? "Quand il est arrivé à Villeneuve-sur-Lot, on a été très étonnés par son train de vie, raconte Anne Carpentier, rédactrice du journal local La Feuille. Nous avons vu qu'il était très proche des laboratoires."

 

La députée européenne Michèle Rivasi (EELV) va plus loin: "Au ministère, Cahuzac, qui était chargé du médicament, connaissait tous les rouages et occupait un poste-clé, c'est lui qui décidait des prix et des taux de remboursement par la Sécurité sociale!" Cette ancienne du PS s'étonne qu'en 1989 le laboratoire castrais Pierre Fabre ait vu l'un de ses produits, le Maxepa, remboursé à 65 % et vendu trois fois plus cher que ses concurrents, "alors qu'il s'agissait d'huile de foie de morue". Michèle Rivasi rappelle que la presse avait alors révélé que "Fabre avait promis à Evin d'installer une usine dans sa circonscription".

 

L'instructif cas personnel de Claude Evin

 

Echanges de bons procédés? Aujourd'hui président de l'agence régionale de santé d'Ile-de-France, Claude Evin répond qu'il ignorait tout des relations entre son conseiller et les entreprises dont il avait la tutelle. Mais le cas de ce proche de Rocard est emblématique du mélange des genres qui subsiste entre "Big Pharma" et les politiques. En charge de mettre en place la politique de santé du gouvernement dans la plus importante région de France, il est aussi administrateur de la Fondation d'entreprise Glaxo Smith-Kline, l'un des plus gros producteurs mondiaux de médicaments. Agacé, Claude Evin souligne que la fonction est bénévole: "La Fondation GSK soutient des programmes de soins dans les pays en développement. A moins de considérer l'Ile-de-France comme un pays sous-développé, il n'y a aucun lien!"

 

Le pire est que le cas de Claude Evin - qui reconnaît que sa campagne législative de 1993 a été financée en toute légalité par les laboratoires Pierre Fabre - n'est pas isolé. Une bonne dizaine d'anciens ministres figurent ou ont figuré dans les rangs ou les conseils des groupes pharmaceutiques. Michèle Barzach, ministre de la Santé de 1986 à 1988, présidait la Fondation GSK jusqu'en janvier dernier. Henri Nallet, ancien garde des Sceaux (1990 à 1992), a été le conseiller international de Jacques Servier, qui avait d'abord recruté Jean-Bernard Raimond (ministre des Affaires étrangères de 1986 à 1988).

 

Les ex-ministres ne sont pas les seuls concernés

En 1995, les laboratoires Fournier avaient recruté comme directrice Elisabeth Hubert, éphémère ministre de la Santé. Plus récemment, Michel Barnier, actuel commissaire européen au Marché intérieur, ancien ministre des Affaires étrangères et de l'Agriculture, a été vice-président de bioMérieux Alliance de 2006 à 2007. Jacques Godfrain, ministre de la Coopération de 1995 à 1997, siège à la Fondation Pierre Fabre.

 

Claudie Haigneré, ministre de la Recherche et des Affaires européennes entre 2002 et 2005, est administratrice de Sanofi. Enfin, Nora Berra, secrétaire d'Etat chargée de la Santé de 2010 à 2012, en pleine affaire Mediator, avait travaillé pendant dix ans dans les laboratoires Boehringer Ingelheim (1999-2001), Bristol-Myers Squibb (2001-2006) et Sanofi-Pasteur (2006-2009). Un parcours qui avait incité le ministre Xavier Bertrand à l'écarter pendant la crise du Mediator.

 

Mais les laboratoires n'embauchent pas que des ex-ministres. Les anciens membres de cabinets s'y recasent eux aussi. L'un d'eux confie: "Le passage du public au privé doit être signalé à une commission de déontologie qui est rattachée au ministère de la Fonction publique, mais cela repose sur du déclaratif. Et la commission n'a pas de pouvoir d'enquête." Pis, les ministres n'ont pas l'obligation de s'y soumettre. Le député PS Gérard Bapt s'indigne: "Oui, il y a un problème, les hommes politiques devraient garder leurs distances. Moi-même je me suis aperçu récemment que le Club Hippocrate, qui regroupe les parlementaires intéressés par les questions de santé, était financé en partie par GSK, la Générale de santé et Malakoff Médéric." Le député, qui coprésidait ce petit comité, a fini par claquer la porte.

 

La ministre préférée des labos ? Roselyne Bachelot selon Michèle Rivasi 

 

Jusqu'à ce qu'éclate l'affaire du Mediator, en 2010, Jacques Servier recevait le gratin de la politique de santé, tous les deux mois, dans son hôtel particulier de Neuilly. "Un endroit passionnant où l'on discutait de stratégie et de la place de notre industrie de santé, raconte un participant. Les rapporteurs du budget de la Sécu étaient fréquemment invités ainsi que des responsables de droite comme de gauche, des syndicalistes." Parmi les habitués, Michel Hannoun, ancien député, responsable des études chez Servier, président de l'Association des cadres de l'industrie pharmaceutique, membre du conseil de surveillance de l'Assistance publique-Hôpitaux de Paris... et en charge en 2012 du programme de l'UMP pour la santé.

 

Jusqu'en 2011, l'industrie avait aussi l'habitude de croiser les politiques à la fameuse université d'été de Lourmarin, dans le Luberon, où, chaque année, parlementaires et ministres étaient conviés à venir réfléchir dans la demeure de Daniel Vial, grand lobbyiste de l'industrie, aujourd'hui conseiller du président de Sanofi. Bernard Kouchner s'y est rendu, ainsi que Roselyne Bachelot, "la ministre préférée des labos depuis le virus H1N1 et ces dizaines de millions de vaccins inutiles", souligne Michèle Rivasi.

 

"J'ai été à Lourmarin, mais je n'ai pas bénéficié des largesses des organisateurs, car je m'y suis rendu avec mon propre véhicule et je n'ai pas dormi sur place", se souvient Gérard Bapt. A l'instar de la plupart des participants, Jérôme Cahuzac n'a pas été aussi scrupuleux. Comme l'a révélé Le Parisien en décembre dernier, Daniel Vial faisait partie des premiers clients de Cahuzac Conseil en 1993, ainsi que plusieurs laboratoires, dont Pfizer et Innothera.

 

Des textes votés mais pas appliqués

 

"La plupart de ces pratiques ont disparu, croit savoir Bernard Debré, professeur de médecine et député. C'est mieux encadré. Les parlementaires, mais aussi les ministres, font des déclarations de conflits d'intérêts. Et le Conseil d'Etat vérifie. Maintenant, si un élu veut tricher, il peut le faire, et ne rien mentionner. C'est ce qu'a fait Cahuzac."

 

La future loi sur la moralisation de la vie politique devrait permettre de tourner pour de bon la page. Mais ce n'est pas la première fois qu'on légifère sur le sujet, sous la pression de scandales publics. A la suite de l'affaire du Mediator, le Parlement a ainsi voté en décembre 201 1, toutes affaires cessantes, une loi sur les confits d'intérêts. Seul hic, le texte n'a jamais été appliqué: la loi qui oblige les sociétés à rendre publics tous leurs liens avec les professionnels de santé est inopérante faute de décrets d'application. Au nom de la protection de la vie privée, les firmes ont réussi à faire un intense lobbying pour la bloquer. Il est vrai qu'ils bénéficiaient de quelques appuis. Jusqu'à présent.

 

Jean-François Arnaud et Fanny Guinochet

 

Source : Challenges.fr

 

Voir aussi l'article de Mediapart  Affaire Cahuzac: la piste de la corruption

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Published by Initiative Citoyenne - dans Conflits d’intérêts -experts
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