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7 mai 2013 2 07 /05 /mai /2013 18:57

La médecine scandaleuse

 

par Paul Vinel

 

médocs

 

Nombreux sont les responsables officiels et spécialistes à émettre de vives critiques à l’égard des médecines parallèles pourtant plébiscitées par des français de plus en plus nombreux. Les principaux arguments invoqués ? Ces médecines ne seraient pas validées scientifiquement, elles représenteraient un manque de chance pour les patients, et surtout les praticiens de ces médecines parallèles se rendraient coupables d’abus de faiblesse à l’égard de leurs patients. Qu’en est-il réellement ? Et la médecine officielle est-elle exempte de tout reproche ?

 

C’est vrai, les médecines parallèles peinent à trouver des validations scientifiques, surtout que les protocoles officiels de validation ne sont pas transposables à leur mode d’action, prioritairement préventif. Mais la médecine officielle est-elle vraiment validée scientifiquement ? En premier lieu, constatons que cette médecine est source de nombreux effets secondaires et de maladies iatrogènes et nosocomiales; et les malades sont davantage traités comme des objets que comme des personnes. Cette réalité objective est prouvée scientifiquement, mais très souvent occultée. Plus grave, présentée comme scientifique, la médecine officielle souvent ne l’est pas. Voici ce qu’a déclaré le Dr John Abramson, expert auprès des tribunaux : « 85% des essais cliniques, et même 97% des essais cliniques les plus importants sont financés par l’industrie pharmaceutique. Or on a montré qu’il y a 5 fois plus de chances pour qu’un essai financé par le privé conclue à l’efficacité du médicament, qu’une étude financée par le public pour le même médicament. » De même, des chercheurs à la faculté de médecine de l'Université Duke en Caroline du nord (sud-est) ont analysé près de 9.000 essais cliniques et ont conclu que les études cliniques sur de nouveaux anticancéreux comptent souvent un trop petit nombre de patients comparativement aux autres maladies et sont ainsi moins fiables. De plus, ces études portent sur une seule thérapie sans faire de comparaison avec d'autres traitements, comme c'est le cas pour d'autres maladies.

 

En conclusion, la médecine officielle qui se vante d’être validée scientifiquement, en fait souvent ne l’est pas.

 

Autre question, est-il vrai que l’utilisation d’une médecine parallèle serait un manque de chance pour toute personne atteinte de maladie grave ? Une telle affirmation laisse entendre que la médecine officielle aurait le monopole de la guérison, ce qui est bien sûr totalement faux. Ensuite les médecines parallèles sont souvent un complément fort utile à la médecine officielle, surtout en cas de traitement lourd. D’ailleurs certaines unités pilotes dans des hôpitaux commencent à les utiliser. Enfin, l’histoire suivante illustre que le manque de chance, c’est d’abord la cupidité financière et les considérations économiques. Le Dr André Gernez, aujourd’hui âgé de 90 ans est un brillant scientifique français, père de la théorie des cellules souches et plusieurs fois récompensé. Fin des années 60, il avait mis au point une méthode de prévention du cancer efficace à près de 100% selon une étude de l’INSERM. Alors que tout était prêt, les responsables sanitaires français refusèrent sa mise en application pour raisons économiques, et une omerta médiatique fut mise en place sur cette avancée scientifique remarquable. Un véritable manque de chance pour de nombreux malades morts depuis !

 

Regardons maintenant ce qu’il en est de l’abus de faiblesse. Tant il est vrai que face à la maladie, toute personne est fragile et susceptible d’être manipulée. La médecine officielle utiliserait-elle cette fragilité pour s’imposer ? La réponse est oui, sans hésitation. Ainsi fut inventé le SDP (Syndrome Dysphorique Prémenstruel), un terme savant pour désigner les troubles prémenstruels des femmes. Ceci permit de commercialiser une « nouvelle molécule», en fait un clone du prozac vendu quatre fois plus cher, pour soigner cette « maladie nouvelle ». Egalement l’industrie pharmaceutique a réussi à faire baisser le taux de cholestérol admissible. En conséquence, 95% des français et allemands furent artificiellement déclarés malades et se virent prescrire des statines, médicaments à risques alors que l’exercice physique et une bonne diététique sont suffisants pour réduire les risques cardiovasculaires. Le professeur Philippe Even a eu ces mots très explicites : «Faute d’inventer des médicaments vraiment nouveaux, vraiment nouveaux et puissants, pour les vraies maladies, pour les maladies qui frappent toute l’humanité, cancer, l’hypertension, etc…, pour maintenir ses ventes l’industrie pharmaceutique a trouvé plus simple d’inventer des maladies qui n’existent pas, et pour lesquelles des médicaments sans aucune efficacité, mais cela n’a pas d’importance puisque les soi-disant malades ne sont pas malades. »

 

Conclusion, la médecine officielle a perdu son âme, gangrenée par la cupidité financière. Pour la sauver d’elle-même, des mesures sont indispensables.

 

Tout d’abord il faut mettre en place des mesures « antitrust » pour mettre fin au monopole de l’information médicale par les laboratoires pharmaceutiques, et officialiser l’utilisation des médecines parallèles. Cette dernière voie déjà très suivie en Europe commence à apparaître également en France. Grâce à cette mise en concurrence, la médecine officielle sera obligée de réduire ses opérations marketing et augmenter ses recherches fondamentales. Cette cure d’amaigrissement lui sera à terme profitable.

 

Enfin il faut remplacer le cercle vicieux actuel par un cercle vertueux. Aujourd’hui le système actuel de santé est basé sur la maladie : c’est elle qui est source de revenus. Par contre un système basé sur le maintien des personnes en bonne santé permettra la mise en place d’un cercle vertueux : la santé permanente comme nouvelle source de revenus.

 

De quoi faire, vraiment !

 

Source : Lettre d’information de mai 2013 de CAPLC

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7 mai 2013 2 07 /05 /mai /2013 18:35

Bad Pharma : le côté sombre de l’industrie pharmaceutique

 

Porté à votre conscience par Arcturius, le 27 avril 2013

 

Dans Bad Pharma, Ben Goldacre explore le côté sombre de l’industrie pharmaceutique.

 

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Par Le Minarchiste, depuis Montréal, Québec.

 

Bad Pharma: How Drug Companies Mislead Doctors and Harm Patients, par Ben Goldacre.

 

Ben Goldacre est un médecin de Londres qui œuvre en épidémiologie (voir son TED Talk).

 

Ce livre traite des problèmes et des mauvaises pratiques de l’industrie pharmaceutique. C’est un excellent ouvrage, incisif, bien documenté et plutôt apolitique, bien que l’auteur ait un peu trop foi en la règlementation comme solution alors que certaines portions du livre démontrent que les régulateurs font partie du problème. Voici comment l’auteur résume son argumentation :

 

Les médicaments sont testés par les gens qui les fabriquent, dans des essai cliniques mal conçus, menés sur un petit nombre de patients non-représentatifs, et analysés en utilisant des techniques qui sont biaisées, de manière à exagérer les bienfaits des traitements. C’est sans surprise que ces études produisent des résultats qui favorisent le produit testé. Quand les essais cliniques ne donnent pas les résultats escomptés, les données sont cachées des médecins et des patients ce qui laisse une image distordue de la réalité. Ces faits distordus sont communiqués de manière biaisée par des régulateurs et des éditeurs de journaux scientifiques qui sont en conflit d’intérêts, tout comme les associations de patients et les universités. Le résultat est que dans la plupart des cas, nous n’avons aucune idée du traitement qui est le plus efficace.

 

Des études cliniques biaisées

 

Les pharmas font souvent plusieurs séries de tests, mais excluent les séries dont les résultats ne sont pas positifs. Donc, si dix séries de tests ont été effectuées, il se peut que l’étude publiée et soumise aux régulateurs ne présente les résultats que de trois ou quatre d’entre elles. Par exemple, pour le reboxetine, sept séries de tests ont été faites, mais seulement une a été rendue publique et publiée dans un journal académique. Les six autres sont demeurées dans l’ombre, inaccessibles, même si leurs résultats ne montraient aucune amélioration face au placebo.

 

Les conséquences négatives des « données manquantes » ne s’arrêtent pas à l’évaluation de l’efficacité ; elles concernent aussi la sécurité des patients. Dans les années 1980, un médicament contre l’arythmie cardiaque, le lorcainide, fut testé auprès d’une centaine d’hommes ayant subi une attaque cardiaque. Le taux de décès fut 9 fois supérieur chez les candidats ayant pris lorcainide que ceux qui ont pris le placebo. L’étude ne fut jamais publiée et les résultats sombrèrent dans l’oubli. Pourtant, à la même époque, les médecins ont commencé à systématiquement prescrire des médicaments anti-arythmie aux gens ayant subi une attaque cardiaque, par mesure de prévention, sans savoir qu’une étude avait démontré que c’était dangereux. Résultat : environ 100.000 personnes sont mortes avant que l’on ne se rende compte que c’était une mauvaise idée. Ces morts auraient pu être évitées si l’étude sur lorcainide avait été publiée.

 

Il y a seulement la moitié des résultats d’essais cliniques qui sont publiés, et celles dont les résultats sont négatifs ont deux fois plus de chances de ne pas être publiées. Conséquemment, les informations disponibles aux médecins font en sorte de constamment surestimer les bienfaits des médicaments. Ainsi, comme les médecins sont maintenus dans l’ignorance, les patients sont exposés à des traitements inférieurs, inefficaces, non-nécessaires, plus dispendieux et/ou plus risqués, voire dangereux.

 

Une étude a recensé des essais cliniques pour 12 médicaments produits par différents manufacturiers. Des 75 études faites sur ces 12 médicaments, seulement 51 ont été publiées dans la littérature académique. Des 75 non-publiées, le taux de résultats positifs était de 51%, alors que pour les 51 études publiées il était de 94% ! Cette pratique introduit un biais significatif dans la manière de juger ces produits et d’interpréter les résultats. Le problème est en partie causé par le fait que les journaux académiques sont moins enclins à accepter de publier des études dont les résultats sont négatifs ou encore des études qui répliquent une étude existante.

 

Les régulateurs eux ont accès à beaucoup plus de données sur les essais cliniques, mais ils refusent de les diffuser, souvent pour préserver le « secret commercial » des grandes pharmas. Ces régulateurs estiment que leur tâche s’arrête à décider si un médicament devrait aller sur le marché ou non et que les médecins ainsi que leurs patients n’ont pas besoin d’en savoir plus. Ceci est une grave erreur. Le fait qu’un médicament atteigne le marché ne signifie pas qu’il soit nécessairement le meilleur. Par ailleurs, un médicament n’est pas nécessairement bon ou mauvais. Certains médicaments conviennent mieux à certains patients qu’à d’autres, que ce soit par leur efficacité ou leurs effets secondaires. Lorsqu’un médicament ne fait pas l’affaire, il peut être utile d’avoir accès à un autre qui pourrait donner de meilleurs résultats dans un cas spécifique, même si généralement cet autre médicament est considéré comme moins efficace ou plus coûteux ou comporte plus d’effets secondaires. Pour prendre ce genre de décision, les médecins ont besoin de toute l’information disponible et pas seulement les études publiées dans les journaux académiques.

 

Le rosiglitazone est une nouvelle sorte de médicament contre le diabète mis en marché en 1999. En 2003, l’OMS a contacté Glaxo concernant un rapport associant rosiglitazone à des troubles cardiaques. En 2005 et 2006, Glaxo a mené une enquête interne là-dessus, qui fut classée auprès de la FDA, mais ne fut rendue publique qu’en 2008. En fait, c’est plutôt le professeur Nissen, de son initiative personnelle, qui a alerté la communauté médicale de ces risques suite à ses analyses en 2007, lesquelles montraient une hausse de 43% du risque de troubles cardiaques. En 2010, le médicament fut retiré du marché.

 

Ainsi, beaucoup de gens sont possiblement morts alors que la FDA et Glaxo disposaient d’informations critiques à l’égard de ce médicament.

 

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Les essais cliniques sont de plus en plus sous-traités dans les pays émergents, moins régulés et moins dispendieux. Cependant, les populations de ces pays sont différentes des populations des pays où les médicaments testés seront éventuellement commercialisés. Dans ces pays, des sujets du groupe de contrôle tout de même atteints de maladies graves ne reçoivent qu’un placebo, ce qui fait bien paraître le médicament testé, mais est totalement contraire à l’intérêt du patient (cette pratique est interdite dans les pays industrialisés).

 

Souvent, les études cliniques mesurent l’impact d’un médicament sur une mesure auxiliaire (proxy). Par exemple, un médicament supposé réduire le risque d’attaques cardiaques pourrait être évalué par rapport à sa capacité à faire baisser la pression sanguine. Le problème est que parfois l’amélioration du proxy n’améliore pas l’objectif principal. C’est notamment le cas du doxazosin, qui est un médicament très dispendieux ayant remplacé le chlorthalidone une fois son brevet expiré. Le gouvernement a financé une étude qui a démontré que doxazosin faisait bien pire que chlorthalidone quant au risque d’attaque cardiaque (tellement que l’étude a dû être arrêtée prématurément car on nuisait trop aux patients).

 

Pourtant, ce médicament continue d’être prescrit allègrement grâce au marketing efficace de Pfizer.

 

Souvent, le choix des patients participant à une étude permet d’obtenir un résultat plus favorable. En 2007, une étude a été faîte sur 179 véritables asthmatiques en vérifiant s’ils auraient été admissibles à des essais sur des médicaments contre l’asthme : seulement 5% à 6% d’entre eux auraient été acceptés pour ces essais cliniques par les pharmas !

 

Donc les patients choisis pour ces essais ne sont pas représentatifs de la population visée par le traitement. Le choix des patients vise à faire mieux paraître l’efficacité du médicament. 

 

Aussi, une bonne façon de mettre en valeur un médicament dont l’efficacité est faible consiste à découper l’échantillon de patients en sous-groupes pour voir si, par chance, un des sous-groupes affiche de meilleurs résultats. Par exemple, un médicament pourrait n’avoir montré aucun bienfait pour l’ensemble de l’échantillon, mais avoir semblé montrer une certaine efficacité chez les asiatiques de 45 à 55 ans.

 

Les pharmas peuvent aussi jouer sur les doses pour faire valoir leur nouveau produit comparativement à un concurrent établi. Lorsque le brevet du médicament antipsychotique risperidone a expiré, les concurrents ont tenté de démontrer que leur nouvel antipsychotique était supérieur à risperidone pour s’accaparer une part de marché. Cependant, leurs essais utilisaient une dose de 8 mg de risperidone, ce qui est beaucoup trop élevé et susceptible de causer des effets secondaires, faisant bien paraître le médicament du concurrent.

 

Des conflits d’intérêts troublants

 

Les régulateurs sont en conflit d’intérêt, notamment parce que plusieurs de leurs employés envisagent et obtiennent éventuellement une carrière plus lucrative au sein d’une compagnie pharmaceutique, ce qui les incite à être moins sévères envers elles. Les pharmas le savent et jouent très bien cette carte. Par ailleurs, les régulateurs sont généralement très réticents à retirer un médicament du marché parce qu’il est inefficace ou dangereux, car cela équivaut pratiquement à avouer leur erreur de l’avoir approuvé au départ. Le problème est que ce sont eux qui ont le meilleur accès aux données. Pourtant, dans le cas de médicaments qui se sont avérés dangereux, comme rosiglitazone, vioxx ou benfluorex, ce sont des individus qui ont levé le drapeau rouge de leur propre initiative; pas des régulateurs ! Et ils l’ont fait dans ces cas spécifiques justement parce que les données avaient été rendues disponibles dans le cadre de procès.

 

Même les associations de patients sont en conflit d’intérêt ; notamment parce qu’ils cherchent souvent à favoriser l’approbation rapide de médicaments dits « révolutionnaires », alors qu’il n’a pas encore été démontré qu’ils étaient sécuritaires (pour un patient en phase terminale désespéré, ce n’est pas un souci). La communauté de patients atteint du VIH a milité pour que les temps d’approbation des médicaments soient réduits pour les médicaments concernant des patients dont l’espérance de vie est faible et qui ne disposent d’aucun traitement alternatif. Le problème est que cette législation est utilisée de manière beaucoup plus large par les pharmas, menant à des abus.

 

Le cas d’Iressa est très intéressant à cet égard. Suite à ce que des études n’aient démontré aucun bienfait de la part du médicament, la FDA allait le retirer du marché. Puis, des cancéreux qui avaient reçu le médicament gratuitement se sont présentés pour témoigner aux audiences publiques. Certains d’entre eux ont supplié la FDA de le laisser atteindre le marché, affirmant qu’il avait fait des miracles sur eux, par chance ou par effet placebo. La FDA a succombé à ces témoignages malgré les études probantes et ont approuvé Iressa. Il faut cependant savoir que les frais de déplacement de ces gens avaient été payés par Astra-Zeneca.

 

Par la suite, une étude de 1 700 patients menée par la compagnie a confirmé qu’il n’y avait aucun bienfait à utiliser Iressa. Il est pourtant toujours sur le marché et continue d’être prescrit à des nouveaux patients par des médecins mal informés, malgré un avis contraire de la FDA.

 

Dans le même ordre d’idée, la Fédération Nationale du Rein a fustigé le régulateur britannique pour avoir refusé des traitements dispendieux et peu efficaces. Le budget annuel de 300 000£ de cette fédération provient en grande partie des compagnies pharmaceutiques.

 

Les médecins sont aussi en conflit d’intérêt. Les compagnies pharmaceutiques s’assurent souvent le support des experts et leaders d’opinion en les engageant comme consultants ou conseillers ou en finançant leurs recherches contre une rémunération intéressante et un apport de prestige non-négligeable. Il est bien connu que l’industrie pharmaceutique dépense deux fois plus en marketing et promotion qu’en recherche et développement. Mais où va tout cet argent ? Pour le médecin qui prescrit un médicament, l’image de marque de la compagnie devrait avoir bien peu d’importance ; ce qui compte sont les preuves scientifiques qui supportent la décision de prescrire un médicament. Ainsi, presque chaque dollar dépensé en marketing sert à distordre ou pervertir le processus de décision scientifique.

 

En fait, le marketing a plus d’incidence sur les prescriptions que les nouvelles publications scientifiques.

 

Les publicités de médicaments sont aussi forts trompeuses. Dans celles-ci, seulement la moitié des affirmations sont supportées par une étude et moins de la moitié de celles-ci citent l’étude supportant les affirmations de la publicité.

 

Présentement, les médecins ne disposent d’aucune information leur permettant de déterminer si, par exemple, atorvastatin est plus efficace ou génère moins d’effets secondaires que son concurrent simvastatin. En fait, les médecins n’ont pas le temps de lire tous les articles scientifiques pertinents. Il y en a des dizaines de milliers par année publiés dans de nombreux journaux. Une étude récente a estimé que pour un seul mois, il faudrait 600 heures pour lire tous les nouveaux articles reliés à la médecine générale (29 heures par jour de semaine).

 

La principale source d’éducation continue pour les médecins réside dans les conférences, lesquelles sont commanditées par les grandes pharmas. Cette contribution leur permet d’influencer le contenu des conférences, de choisir les présentateurs, les sujets, etc. Ce sont aussi des occasions de pervertir le bon jugement des médecins en les gâtant allègrement de toutes sortes de manières.

 

Il y a environ une décennie, le médicament omeprazole contre les brûlures d’estomac générait $5 milliards de revenus par année pour AstraZeneca. Alors que son brevet allait expirer, l’entreprise a fait approuver ce que l’on surnomme un « me-again », esomeprazole, c’est-à-dire un médicament similaire à l’original, mais avec une infime différence. Celui-ci n’est pas plus efficace qu’omeprazole, mais il coûte 10 fois plus cher, grâce à une soigneuse campagne de marketing d’AstraZeneca, qui génère… $5 milliards de revenus par années de son « me-again » ! En 2010, une équipe de chercheurs a analysé les dix classes de médicaments les plus prescrites et ont calculé que £1 milliard est gaspillé par année parce que des médecins utilisent des versions « me-too » plutôt que des génériques.

 

Publier des articles scientifiques est un bon moyen pour un docteur de gagner en prestige. Cependant, le processus est long, coûteux et fastidieux, surtout pour un médecin praticien qui a un horaire de travail chargé.

 

C’est pourquoi beaucoup de médecins acceptent de servir de « prête-nom » pour endosser des études menées par des compagnies pharmaceutiques (cette pratique se nomme « ghost-writing »).

 

Cela permet à la pharma de donner une fausse impression d’indépendance concernant son étude. Le médecin lui peut ajouter une publication à son CV sans trop de travail et est même parfois payé par la compagnie pour mettre son nom sur une étude pour laquelle il n’a presque rien fait. Ce fut le cas pour le médicament Zyprexa de Ely Lilly, dont un article à son sujet, publié dans le journal Progress in Neurology and Psychiatry, fut soumis au nom du Dr Peter Haddad, un psychiatre de Manchester, mais fut entièrement rédigé et approuvé par Lilly.

 

La majorité des revenus des journaux scientifiques proviennent de la publicité. Les compagnies pharmaceutiques dépensent environ $500 million par année en publicité dans ces journaux.

 

En 2011, une étude Allemande portant sur 412 articles émettant une recommandation sur des médicaments parus dans des journaux dédiés à des médecins généraux a démontré que les articles publiés dans des journaux dont les revenus proviennent surtout de la publicité recommandaient presque tous les médicaments discutés alors que les journaux dont les revenus dépendent des frais d’abonnement recommandaient plutôt de ne pas les prescrire. En 2009, l’American Heart Rhythm Society a reçu la moitié de ses revenus ($7 million) des compagnies pharmaceutiques. La situation est similaire pour la American Academy of Allergy, Asthma and Immunology et la American Academy of Pediatrics. En 2002, l’American College of Cardiology a reçu $750,000 de Pfizer et $500,000 de Merck.

 

Conclusions

 

Les problèmes soulevés par Goldacre sont majeurs et alarmants.

 

- Beaucoup de médicaments ne sont pas vraiment utiles et ne font que gonfler les coûts des soins de santé.

 

- Les brevets font aussi gonfler les coûts du système.

 

- Nous faisons beaucoup trop confiance aux régulateurs, qui sont en conflit d’intérêt et manquent de transparence.

 

- En fin de compte, ce sont les assureurs qui auraient avantage à être plus vigilants, mais dans la plupart des pays, ceux-ci ne peuvent pas et/ou n’ont pas avantage à le faire en raison de la structure règlementaire du système de santé.

 

- La fausse représentation (de la part des pharmas) et la négligence (des médecins) restent souvent impunies en raison des lacunes du système légal et règlementaire.

 

- Est-ce que le libéralisme pourrait améliorer les choses concernant cette industrie (indice) ? Et si oui, comment (indice) ?

 

La Collaboration Cochrane représente une solution privée fort efficace quant à l’évaluation des médicaments. Il s’agit d’une organisation sans but lucratif, indépendante et non-gouvernementale. Ben Goldacre y fait constamment référence dans le livre comme étant une source fiable de données agrégées et de méta-analyses. Selon moi, une telle organisation rend bien plus service à la société que la FDA ou Santé Canada. Les pharmaciens pourraient aussi jouer un plus grand rôle, en mettant leur sceau d’approbation sur les médicaments, mettant du même coup leur réputation et leur responsabilité financière en jeu.

 

Si l’approbation de la FDA n’était plus nécessaire à la commercialisation d’un médicament, est-ce que cela ferait en sorte d’abaisser les standards de l’industrie ? Non, au contraire ! Les pharmaceutiques devraient convaincre les médecins de l’utilité, de l’efficacité et de la sécurité de leurs produits. Celles-ci devraient être plus transparentes quant à leurs données cliniques et devraient possiblement être plus collaboratives avec les organisations telles que la Cochrane. Le fardeau de la preuve deviendrait plus exigeant.

 

Les compagnies pharmaceutiques miseraient davantage sur leur réputation et sur leur crédibilité plutôt que sur le sceau d’approbation des bureaucrates de la FDA.

 

Addendum : L’industrie du ruban rose

 

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L’industrie du ruban rose est un documentaire réalisé par Léa Pool dépeignant le côté sombre de cette organisation qui lutte contre le cancer du sein. C’est la fondation Susan G. Komen for the Cure qui mène le front. Elle a dépensé $1,9 milliards depuis 1982 et reçoit près de $400 millions par année en dons. La PDG de l’organisation, Nancy Brinker, est rémunérée à plus de $400.000 par année. Pourtant, tout cet argent n’a mené qu’à bien peu de résultats concrets.

 

L’origine du ruban rose remonte aux années 1980, quand Charlotte Haley menait une campagne auprès du National Cancer Institute pour qu’il augmente la part du budget dédiée à la prévention du cancer du sein. À cette époque, le ruban était plutôt couleur saumon. Puis, en 1992, Haley fut approchée par Self Magazine et la compagnie de cosmétiques Estée Lauder pour que le ruban soit utilisé dans une campagne publicitaire basée sur le cancer du sein. Haley refusa, mais la campagne eût quand même lieu en modifiant légèrement la couleur du ruban pour un rose plus éclatant.

 

De nos jours, le ruban rose sert essentiellement à faire du marketing ciblé et abordable auprès des femmes. Le ruban rose fait vendre : des dizaines de milliers de produits en portent l’effigie, ce qui permet à des millions de femmes de sentir qu’elles font leur part. Cependant, qu’advient-il vraiment de cet argent ? Celui-ci sert essentiellement à tenter de trouver des remèdes et de meilleurs traitements ainsi qu’à financer le dépistage. Bien peu d’argent va à financer la prévention et la recherche sur les facteurs de risque. On tente ainsi de dépister autant que possible, pour maximiser le nombre de patients, et on tente ensuite d’anéantir la maladie avec une cure, alors qu’on ne comprend même pas ce qu’est vraiment un cancer et quelles en sont les causes.

 

Cette situation engendre beaucoup d’incongruités, comme par exemple la pharma Eli Lilly, qui produit les médicaments Gemzar et Evista concernant le cancer du sein, lesquels génèrent des revenus annuels de près de $3 milliards. En même temps, Lilly commercialise Posilac, une hormone artifielle (rBGH) donnée aux vaches pour qu’elles produisent plus de lait. Ce produit a été lié à un risque accru de cancer du sein et a été bannie au Canada, en Australie, au Japon et partout en Europe.

 

L’entreprise Yoplait faisait partie des principaux supporteurs de la fondation Komen, jusqu’à ce qu’une organisation activiste souligne que les yogourts de cette entreprise (General Mills) contiennent du lait produit par des vaches ayant reçu du rBGH ! Cela amena Yoplait à bannir cette hormone de sa production. Danone en fit de même un peu plus tard.

 

Dans le même ordre d’idées, la pharma AstraZeneca, qui est le troisième plus grand fabricant de pesticides au monde, produit des médicaments oncologiques utilisés contre le cancer du sein et est aussi un donateur important à la fondation Komen.

 

General Electric est un autre contributeur important à la fondation Komen. Comme cette entreprise est un important fournisseur de mammographes, lesquels sont souvent critiqués pour provoquer beaucoup de faux-positifs, ce qui engendre des traumatismes et des chirurgies inutiles, il n’est pas surprenant de constater qu’une part importante du budget de la fondation Komen est dédié au dépistage, c’est-à-dire à l’achat de ce type d’appareil et/ou au subventionnement de ceux-ci ou des tests.

 

Une bonne part du budget de la fondation Komen sert à financer la recherche scientifique pour trouver un traitement. Cependant, il y a lieu de se questionner à savoir si c’est la bonne chose à faire. Ne faudrait-il pas d’abord faire des recherches sur le cancer et ses causes plutôt que de vouloir absolument trouver une solution pharmaceutique ? Et qui bénéficiera des profits reliés à une découverte éventuelle financée par Komen ?

 

On constate donc que tout cet engouement presque religieux envers le ruban rose ne sert en fait qu’à faire vendre des produits et à faire prévaloir les intérêts corporatifs des entreprises pharmaceutiques.

 

Source : Arcturius.org

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7 mai 2013 2 07 /05 /mai /2013 18:00

6 mai 2013

 

Bientôt, des nanoparticules dans les vaccins

 

6 mai 2013 20h55. Pauline Gravel, Science et technologie

 

NANOPARTICULES.jpg

Photo : Jacques Nadeau - Le Devoir

 

Très prometteuses, ces nanoparticules conçues par un chercheur de l’Université Laval seront expérimentées chez l’humain dans les prochains mois comme adjuvant dans le vaccin saisonnier de la grippe.

 

Québec — Des nanoparticules composées d’une protéine issue d’un virus s’attaquant à la papaye fouettent le système immunitaire mieux que ne le font tous les adjuvants actuellement utilisés dans les vaccins. Mieux, elles s’avèrent moins toxiques et offrent elles-mêmes une certaine protection contre virus, bactéries et cellules cancéreuses. Très prometteuses, ces nanoparticules conçues par un chercheur de l’Université Laval seront expérimentées chez l’humain dans les prochains mois comme adjuvant dans le vaccin saisonnier de la grippe, a-t-on appris hier dans le cadre d’un colloque sur les applications médicales des nanoparticules et nanomatériaux ayant lieu dans le cadre du congrès de l’ACFAS qui débutait hier à Québec.

 

Pour concevoir ces nanoparticules, Denis Leclerc du Centre de recherche en infectiologie de l’Université Laval a utilisé une protéine appartenant au virus de la mosaïque de la papaye. Cette protéine s’assemble spontanément autour d’un brin d’ARN (dont l’identité ne peut être révélée pour des raisons de secret industriel), créant du coup des bâtonnets (ou nanotubes) de 100 nanomètres de longueur et 15 nanomètres de diamètre.


Ces nanotubes ont d’abord été expérimentés comme adjuvant dans le vaccin saisonnier de la grippe. Les résultats ont été spectaculaires. Près de 80 % des souris ayant été immunisées avec le vaccin traditionnel sont mortes quand on leur a injecté une souche virale différente de celles contenues dans le vaccin. Par contre, toutes les souris ayant reçu un vaccin dans lequel on avait introduit les nanoparticules ont survécu à l’inoculation d’une nouvelle souche.

  
«Habituellement, la réponse immunitaire est dirigée uniquement contre les protéines de surface des virus de la grippe. Les nanoparticules permettent de déclencher une réponse immunitaire contre les autres protéines du virus qui sont plus faiblement immunogéniques, mais qui sont conservées d’une souche à l’autre», a précisé M. Leclerc avant d’expliquer que les nanoparticules possèdent la capacité de déclencher une réponse immunitaire innée, qui est immédiate, mais non spécifique et qui ne procure pas la mémoire de l’antigène combattu.


Ainsi, lorsque l’équipe de M. Leclerc a instillé des nanoparticules dans le nez de souris afin qu’elles atteignent les poumons, les petits rongeurs ont tous survécu à une infection grippale, tandis que 60 % de ceux auxquels on avait administré une substance inerte sont morts. «Cela veut dire qu’une simple instillation pulmonaire de nanoparticules pourrait nous protéger si un nouveau virus de l’influenza apparaissait alors que nous n’avons pas encore eu le temps de développer un vaccin», a fait remarquer M. Leclerc.


Le chercheur a aussi montré que les nanoparticules assurent également une protection contre la pneumonie bactérienne et le virus de l’hépatite C. «La protection est toutefois de courte de durée, car les nanoparticules ne stimulent que le système immunitaire inné. Il  faut donc répéter le traitement.», précise-t-il avant d’ajouter que l’injection de nanoparticules de papaye dans des tumeurs cancéreuses chez la souris a permis de diviser par quatre la taille de celles-ci. «Les propriétés anticancéreuses des nanoparticules sont encore liées à la réponse immunitaire innée qu’elles induisent», a-t-il souligné.


M. Leclerc a également découvert que les nanoparticules permettaient non seulement de prévenir la grippe, mais aussi d’en guérir puisque toutes les souris atteintes de la grippe auxquelles on avait administré des nanoparticules ont survécu tandis que 60 % de celles qui n’en avaient pas reçu ont succombé.


Le chercheur a par ailleurs exposé des cellules du système immunitaire humain à ces nanoparticules. Il a alors observé que les cellules dendritiques phagocytaient les nanoparticules qu’elles avaient identifiées comme des virus en raison de leur forme de bâtonnet. Une fois englouties, les nanoparticules étaient brisées, laissant échapper le brin d’ARN qui alors activait la réponse immunitaire.

 

Toxicité

 

Selon des études effectuées chez le lapin, l’administration de doses jusqu’à dix fois supérieures à celles qui seraient administrées chez l’humain n’a démontré «aucun effet toxique notable», a affirmé M. Leclerc. Et quand on a injecté des nanoparticules fluorescentes dans la patte d’un lapin, on a pu observer que les cellules du système immunitaire les phagocytaient et que 48 heures plus tard, elles avaient presque complètement disparu de l’organisme. Les nanoparticules seraient moins toxiques que l’alun qui est couramment employé comme adjuvant dans les vaccins. «L’alun crée des dépôts qui sont neurotoxiques et qui risquent d’engendrer des réactions auto-immunes», a précisé le chercheur.


Ces nanoparticules peuvent être produites à faible coût. La synthèse des nanoparticules nécessaires aux essais cliniques qui débuteront prochainement a été confiée à la compagnie torontoise Therapure. Confiant de tous les succès obtenus jusqu’à maintenant, M. Leclerc est impatient de débuter ces études chez l’humain.

 

Ce qui est intéressant ici, c’est le fait de « laver plus blanc que blanc » : on a toujours affirmé pendant des décennies au public que l’aluminium était sûr et ici, parce qu’il y a un éventuel autre adjuvant en embuscade, on s’autorise à reconnaître qu’il n’était finalement pas si sûr que cela. Sauf qu’entre-temps, des milliards de gens ont été physiologiquement « salis » par cette substance toxique, parce que l’aluminium vaccinal est présent dans les vaccins depuis 1926 !

 

Etant donné que les vaccins sont dispensés d’analyses pharmacocinétiques - qui consistent à analyser le devenir des différents composants une fois dans le corps : comment ils se diffusent, comment ils sont métabolisés, par où et en combien de temps ils sont éliminés, où va se loger ce qui ne s’évacue pas etc.- on ne voit pas en quoi l’étude de ce nouvel adjuvant sera scientifiquement plus sérieuse que ce qu’il en a été de l’aluminium vaccinal jusqu’ici ! Aller injecter des nanoparticules fluorescentes dans la patte d’un lapin et se limiter sans doute à ne regarder QUE sa patte, cela risque de reproduire le scandale de l’aluminium dont on disait qu’il restait au point d’injection puis était très vite éliminé alors qu’en réalité, une partie migrait dangereusement au cerveau. Un des aspects lucratifs de l’affaire, c’est l’idée d’un adjuvant à faible coût, permettant de réduire encore la quantité de matières premières nécessaires (antigènes) pour maximiser les profits. Mais comme on a bien vu avec des vaccins très rentables, comme les vaccins produits par génie génétique (hépatite B, HPV etc), qui permettent une marge bénéficiaire très substantielle, ils comptent parmi les plus dangereux qui soient avec des risques de malignité qui furent même admis en toute discrétion par des instances quelque peu schizophrènes comme l’OMS qui n’hésitent cependant pas à recommander leur usage généralisé :

 

"Même s'il est possible d'indiquer une limite supérieure de contamination d'un produit fini par de l'ADN hétérogène, et même si toutes les expériences indiquent que des quantités d'un tel ADN de l'ordre de quelques picogrammes sont biologiquement inactives dans un grand nombre d'épreuves, on ne peut pas plus affirmer l'absence totale d'ADN et du risque qui lui est lié dans les produits obtenus en lignées cellulaires continues que dans les produits issus de cultures primaires de cellules et de cultures de cellules diploïdes. [...] Un des grands problèmes soulevés (à cette conférence) est le risque de malignité que pourrait présenter à long terme un ADN contaminant hétérogène, en particulier s'il s'avère qu'il contient des séquences codantes ou régulatrices potentiellement oncogènes. Ce point est réellement préoccupant, car de nombreuses personnes en bonne santé, notamment des nourrissons, seront peut-être vaccinées avec des produits issus de lignées cellulaires continues, ou les recevront de toute autre manière." (OMS, rapport technique n°747, de 1987)

 

Jouer aux cobayes avec de futurs vaccins aux nanoparticules ou renforcer de façon sûre et naturelle son immunité innée avec diverses plantes ou compléments alimentaires ? Ce sera un choix que des populations de mieux en mieux informées devront immanquablement opérer. Nier ce choix en ayant la tentation d’imposer des vaccins expérimentaux au public méritera selon nous une sanction populaire exemplaire des scientistes et autres politiques qui s’y seront risqués !

 

 

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7 mai 2013 2 07 /05 /mai /2013 17:30

Le 3 mai dernier, Le Soir annonçait dès sa première page, son article dramatisant sur la nouvelle grippe H7N9:

 

COUVERTURE-LE-SOIR-3-MAI-2013.JPG

 

L'article était rédigé par Frédéric Soumois, qui a déjà fait preuve d'un angélisme saisissant en matière de vaccins, et qui ne voyait par exemple pas de quoi sourciller avec le vaccin expérimental H1N1, ni même en matière de conflits d'intérêts omniprésents (puisqu'il n'a eu de cesse d'essayer de les assimiler à quelque chose d'inévitable à l'occasion d'un chat qu'il supervisait pour le Soir sur le sujet). Frédéric Soumois a  du reste aussi déjà signé des articles recommandant et banalisant la vaccination des femmes enceintes. C'est encore lui qui a démoli Andrew Wakefield dans des articles le qualifiant de "docteur au banc d'infamie". Bref, n'est-ce pas là le journaliste parfait à qui s'adresser quand il s'agit de relayer docilement les "informations" qui font les affaires du système médico-pharmaceutique?

 

Il n'est donc pas étonnant que Mr Soumois redonne la parole à des gens mouillés jusqu'au cou, comme s'il n'avait jamais entendu parler (ou voulu entendre parler) du scandale du H1N1. C'est ainsi que cet article partial réoffre une Xième tribune à l'ESWI, un groupe financé par les pharmas, et qui avait poussé à plein la dramatisation du H1N1 ou encore au virologue controversé Albert Osterhaus,  lui aussi largement impliqué dans le fiasco du H1N1 et accusé de corruption.

 

"La grippe au bord de la pandémie";

 

"Le nouveau H7N9 serait capable de muter pour devenir davantage contagieux."

 

S'en suivent d'autres phrases anxiogènes, accompagnées d'une carte destinée à renforcer leur effet:

 

"La pandémie? Elle est derrière le coin de la rue. Ce que nous ne savons pas, c'est quand elle arrivera."

 

"Un quart de la population mondiale vit à moins de deux heures d'un aéroport relié aux régions affectées."

 

LE SOIR 3 MAI 2013

 

Les propos doucereux de l'OMS sont bien sûr aussi repris sans l'ombre d'un esprit critique: "Nous devons nous préparer correctement. Notre responsabilité est de tout faire pour éviter que de nombreuses personnes meurent."

 

Osterhaus renchérit: " La vérité, c'est que nous avons eu de la chance lors de la pandémie de H1N1 de 2009 qu'elle n'ait pas tué davantage. On estime les décès à 300 000 sur le globe, soit 1% des gens qu'elle a contaminés. Imaginez si ce virus avait tué 20% des patients, comme semble le faire le H7N9 et s'il avait été transmissible d'homme à homme, combien il y aurait de victimes potentielles."

 

300 000 est un chiffre absolument non validé de décès attribuables à la grippe H1N1! Le nombre de décès confirmés à l'échelle du monde était plutôt aux environs des 18 000. Mais il est vrai que l'OMS, qui a essayé après coup de sauver sa réputation, a cru nécessaire de rappeler que les décès étaient sûrement beaucoup plus nombreux et qu'ils avaient été fortement sous-estimés.

 

Le labo d'Osterhaus a justement effectué volontairement les mutations dangereuses nécessaires à rendre le virus aviaire H5N1 transmissible d'homme à homme!

 

"Cinq mutations suffisent, dont 3 ont déjà été identifiées dans la nature."

 

Et Osterhaus de préciser de façon floue que le virus H7N9 circulant a déjà subi plusieurs de ces mutations sans en indiquer toutefois le décompte exact (par rapport à ce seuil des soi-disant 5 mutations critiques avant une transmission d'homme à homme)

 

L'article se termine en rappelant qu'il est impossible de bloquer ce risque de mutations permettant au virus d'évoluer en pandémie et que du coup, c'est forcément la course à la recherche d'un vaccin. La belle affaire!! S'il est impossible d'empêcher ces mutations de se réaliser, il est toutefois possible de ne pas les réaliser en laboratoire, ce qui majore en réalité le risque mais c'est sans doute ce qui fascine ceux qui ne pensent qu'à l'apât du gain et aux futures pandémies tant attendues!

 

Pourquoi le Soir relaie-t-il de façon aussi docile les propos alarmistes d'Osterhaus qui est pourtant quelqu'un qui voit toujours midi à sa porte en matière de pandémies? Pourquoi le Soir relaie-t-il l'ESWI et Osterhaus mais n'a pas daigné relayer à ses lecteurs notre lettre recommandée de questions sur cette nouvelle grippe H7N9 à la Ministre Onkelinx?

 

Pourquoi le Soir n'informe-t-il pas ses lecteurs du passé "pandémique" de Mr Osterhaus, qui est tout de même loin d'être anodin ou inintéressant puisqu'il démontre très bien l'habitude de cet expert à jouer la carte de la peur et de l'émotivité.

 

Nous vous invitons à lire ci-dessous ce qu'il en est de ce personnage qui garde apparemment toute l'estime du Soir, bien que sa crédibilité soit on ne peut plus sujette à caution!

 

Le 21 décembre 2011, on pouvait lire sur le site de l'AJP, les propos de Daniel Van Wylick, directeur éditorial du groupe Rossel (qui détient le Soir), selon qui il faudrait idéalement augmenter de 3 millions d'euros supplémentaires le montant des aides à la presse, en raison notamment de la grave crise qui frappe le secteur avec une baisse notable des recettes. "Notre part de marché ne cesse de s'effondrer, au profit de l'audiovisuel" se plaint-il. Est-ce vraiment étonnant que dans un monde où les gens sont de plus en plus surchargés de travail, ils préfèrent ne pas perdre leur temps à lire des articles aussi partiaux et désinformateurs que ceux  de Frédéric Soumois, ayant désormais de plus en plus conscience que le véritable journalisme d'investigation se trouve de nos jours sur des sites internet indépendants? Au lieu de réclamer plus d'aides financières au monde politique c'est à dire aux contribuables, Daniel Van Wylick ferait sans doute bien d'en revenir aux fondamentaux en matière de rigueur, d'objectivité et de qualité du travail journalistique!

 

Bonne lecture Mr Van Wylick....

 

Extrait de l'article intitulé OMS: le "Pape" de la grippe A accusé de corruption (de William Engdahl)

 

La supercherie des fèces d’oiseau

 

 

Osterhaus.jpg

Albert Osterhaus n’est pas du menu fretin. Il a joué un rôle dans toutes les grandes paniques suscitées par l’apparition de virus, depuis les mystérieux décès imputés au SRAS (Syndrome respiratoire aigu sévère) à Hong-Kong, là où l’actuelle Directrice générale de l’OMS Margaret Chan avait lancé sa carrière de responsable de la Santé Publique au niveau local. D’après sa biographie officielle à la Commission Européenne, en avril 2003, au paroxysme de la panique provoquée par le SRAS, Osterhaus fut engagé pour participer aux enquêtes sur les cas d’infections respiratoires qui se multipliaient alors à Hong Kong. On peut lire ces mots dans le rapport de l’Union Européenne : « il démontra à nouveau son talent à réagir rapidement à de graves situations. En trois semaines, il a prouvé que cette maladie est provoquée par un coronavirus récemment découvert qui contamine les civettes, les chauves-souris et d’autres animaux carnivores. » [7]

 

Par la suite, quand les cas de SRAS ne firent plus parler d’eux, Osterhaus passa à autre chose, œuvrant cette fois pour la médiatisation des dangers de ce qu’il nommait la grippe aviaire H5N1. En 1997 il avait déjà sonné l’alarme après la mort, à Hong Kong, d’un enfant de trois ans qu’Osterhaus savait avoir été en contact avec des oiseaux. Osterhaus développa son lobbying à travers les Pays-Bas et l’Europe, affirmant qu’une nouvelle mutation létale de la grippe aviaire s’était transmise aux humains et que des mesures drastiques devaient être prises. Il revendiquait être le premier scientifique au monde à avoir montré que le virus H5N1 pouvait contaminer des humains. [8]

 

Evoquant la dangerosité de la grippe aviaire dans une interview diffusée sur la BBC en octobre 2005, Osterhaus déclarait : « si le virus réussissait effectivement à muter de telle sorte qu’il se transmette ensuite entre humains, alors nous serions dans une situation complètement différente : nous pourrions nous trouver devant un début de pandémie. » .Il ajoutait : « il y a un vrai risque que le virus soit disséminé par les oiseaux dans toute l’Europe. C’est un risque réel que personne n’a pourtant pu évaluer jusqu’à présent, parce que nous n’avons pas mené les expérimentations. » [9] Le virus n’a jamais réussi sa mutation, mais Osterhaus était prêt à « mener des expérimentations » que l’on peut imaginer largement rétribuées.

 

Pour appuyer son alarmant scénario de pandémie en tentant de lui donner une légitimité scientifique, Osterhaus et ses assistants en poste à Rotterdam commencèrent à collecter et congeler des échantillons de fèces d’oiseaux. Il affirma que, selon les périodes de l’année, jusqu’à 30 % de tous les oiseaux d’Europe s’avéraient transporter le virus mortel de la grippe aviaire H5N1. Il affirma également que les éleveurs en contact avec des poules et des poulets se trouvaient alors exposés au dit virus. Osterhaus briefa les journalistes qui prirent bonne note de son message alarmiste. La classe politique fut mise en alerte. Dans la presse, il émit l’hypothèse selon laquelle le virus, qu’il étiquetait H5N1, après avoir provoqué plusieurs décès aux antipodes asiatiques, allait se propager en Europe, vraisemblablement transporté sur les plumes ou dans les entrailles d’oiseaux mortellement infectés. Il soutenait la thèse d’oiseaux migrateurs capables d’apporter le nouveau virus mortel vers l’ouest aussi loin qu’en Ukraine et sur l’île de Rügen [10]. Il lui suffit pour cela de feindre d’ignorer que les oiseaux ne migrent pas d’est en ouest mais bien du nord vers le sud.

 

La campagne alarmiste d’Osterhaus autour de la grippe aviaire décolla réellement en 2003, lorsqu’un vétérinaire néerlandais trouva la mort après avoir été malade. Osterhaus annonça que sa mort résultait d’une contamination par le virus H5N1. Il convainquit le Parlement néerlandais d’exiger l’abattage de millions de poulets. Pourtant, aucune autre personne ne succomba à une infection similaire à celle attribuée au H5N1. Pour Osterhaus, cela démontrait l’efficacité de la campagne d’abattage préventif. [11]

 

Pour Osterhaus, les déjections aviaires propageaient le virus en retombant sur les populations et les autres oiseaux au sol. Il était ferme dans sa conviction que ces déjections constituaient le vecteur de propagation de la nouvelle poussée mortelle du virus H5N1 depuis l’Asie.

 

Un problème se posait cependant avec le stock grandissant d’échantillons congelés des déjections aviaires que lui et ses associés avaient rassemblés et conservés dans son institut. La présence du virus H5N1 ne put être confirmée dans un seul de ces échantillons. En 2006, à l’occasion du congrès de l’OIE (Office international des épizooties, désormais appelé Organisation mondiale de la santé animale), Osterhaus et ses collègues à l’Université Érasme furent forcés d’admettre qu’en testant les 100 000 échantillons de matières fécales rassemblés avec tant de précaution, ils n’avaient découvert aucune trace du virus H5N1. [12

  

En 2008, à Vérone, lors de la conférence de l’OMS intitulée « La grippe aviaire à l’interface Homme-Animal », Osterhaus prenait la parole devant ses collègues scientifiques, sans doute moins échauffés que le public non-scientifique par ses incitations à l’émotivité. Il admettait que : « dans l’état actuel des connaissances, rien ne permet[tait] de formuler une mise en garde contre le virus H5N1, ni d’affirmer qu’il puisse provoquer une pandémie. » [13] Mais, à ce moment-là, son regard se portait déjà fixement sur d’autres gâchettes à actionner pour faire converger son travail sur les vaccins avec de nouvelles possibilités de crise pandémique.

 

Références & suite de cet article de William Engdahl: ICI

 

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6 mai 2013 1 06 /05 /mai /2013 20:00

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Incroyable mais vrai: alors que l'association française ALIS avait réussi, au bout d'un combat judiciaire long de huit années, à obtenir pour les égoutiers de la ville de Paris la liberté de se faire vacciner (ou non) contre la leptospirose, on pouvait lire avec déception il y a quelques jours sur le site de différents médias français, ce qui nous apparaît comme une véritable manipulation syndicale et médiatique de cette affaire.

 

Pour bien comprendre le caractère tout à fait surréaliste de cette histoire, il est utile de rappeler certains faits:

 

a) La leptospirose est une maladie qui est transmise par l'urine des rongeurs. Elle n'est généralement pas transmissible d'homme à homme.

 

b) La vaccination contre la leptospirose était obligatoire pour les égoutiers de Paris, mais pas pour les égoutiers des autres régions de France!

 

c) Selon le bulletin épidémiologique hebdomadaire, la vaccination contre la leptospirose n'a un effet préventif que sur un seul type de leptospire, qui n'est impliqué que dans 30% des cas de leptospirose qui surviennent en France.

 

d) Suite à la décision du Tribunal Administratif de Paris de suspendre cette obligation, la Mairie de Paris avait annoncé qu'elle maintiendrait la gratuité de cette vaccination pour ceux qui souhaitaient continuer à y recourir.

 

Malgré ces faits pourtant on ne peut plus irréfutables, que pouvait-on lire sur le site de médias comme l'Humanité, le Figaro ou France 3 ?

 

Voyons plutôt ci-dessous quelques extraits de ce que ces médias ont osé publier pour mieux se rendre compte:

 

"Les égoutiers de la ville de Paris, à la merci de la leptospirose" ;

 

"C'est un scandale", "Une mise à mort"; "on rend les agents plus vulnérables";

  

«Une fois de plus, on émiette le statut des agents, on les rend plus vulnérables, alors que les égoutiers ont déjà une espérance de vie réduite. Supprimer la vaccination obligatoire équivaut à l’écourter davantage.», s’emporte Frédéric Aubrisse, membre du bureau de la CGT Égouts de Paris et élu au CHSCT (comité d’hygiène, de sécurité et des conditions de travail), tout en dénonçant le lobbying d’Alis. À l’origine de la plainte en justice, l’Association Liberté Information Santé milite contre les obligations vaccinales. Sollicitée par l’Humanité, elle n’a pas répondu.

 

Pour Claude Danglot, médecin biologiste et syndicaliste CGT, cette décision est «dramatique»: «Depuis que la vaccination est obligatoire, on n’a jamais eu de cas de leptospirose chez les égoutiers parisiens, contrairement à d’autres égoutiers en France, qui n’étaient pas vaccinés. En tant qu’expert, je le répète, ce n’est pas une bonne idée sur le plan sanitaire

 

Inciter les agents à se vacciner, c’est bien, mais la CGT espère obtenir davantage. Hier, lors d’une réunion avec la direction des Égouts de Paris, le syndicat a obtenu que celle-ci saisisse les ministères de la Santé et du Travail pour que le vaccin anti-leptospirose devienne obligatoire pour tous les égoutiers. «Le syndicat va faire la même démarche», indique Frédéric Aubrisse. Le syndicat a également obtenu la réunion, début juin, d’un CHSCT spécifique sur cette question. Et espère le report à fin juin du prochain Conseil supérieur des administrations parisiennes (Csap), initialement prévu le 26 avril, qui doit modifier les textes sur la vaccination obligatoire. «S’il y a report de cette réunion, on lève le mouvement de grève prévu vendredi. Mais tout dépend de l’exécutif», prévient le syndicaliste." (L'Humanité)

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« Les égoutiers restent inquiets de cette décision qui implique des risques pour leur santé. Pour le syndicat CGT ce vaccin sauve la vie de nombreux égoutiers. Ne plus le rendre obligatoire conduirait certains salariés à ne plus se faire vacciner. Or pour les égoutiers, le risque d’attraper la maladie du rat est important. « En supprimant ce vaccin, la mairie met en danger les quelque 450 personnes qui descendent dans les égouts ».

 

« Une espérance de vie inférieure à 17 ans par rapport à celle de la population générale et de 7 ans plus courte que celle des ouvriers, c'est ce que révèle une étude sur la santé des égoutiers de l'Inserm publiée en mai 2012. » (France 3)

 

Ce 6 mai, on pouvait lire sur le site Miroirsocial.com :

  

Maladie du rat : la polémique sur la vaccination des égoutiers parisiens remonte jusqu’à l’Élysée

 

« Ce n’était sûrement pas prévu au programme mais la proposition de la Mairie de Paris de supprimer la vaccination obligatoire des égoutiers municipaux contre la leptospirose, également appelée maladie du rat, pourrait avoir pour conséquence de rendre obligatoire ladite vaccination à tous les égoutiers de France et de Navarre. »

Le coup de grâce est finalement venu de l’Élysée puisque l’affaire est remontée jusqu’au conseiller social de la présidence, Michel Yahiel. Il est vrai que ce dernier est un fin connaisseur des arcanes parisiens car il n’est autre que l’ancien DRH de la Mairie de Paris en poste sous la première mandature de Bertrand Delanoë. Résultat: les ministères concernés (Travail et Santé notamment) ont été saisis. Cela pourrait aboutir à une loi rendant obligatoire la vaccination contre la leptospirose à l’ensemble des égoutiers travaillant sur le territoire. »

 

Ces aberrations médiatiques (on  ne les compte plus!) soulèvent quelques questions incontournables:

  

* En quoi les égoutiers doivent-ils être inquiets de se voir octroyer un droit supplémentaire, qu'ils peuvent exercer dans le sens qu'ils veulent, sur base d'une information suffisante?

  

* Les égoutiers, vaccinés ou non, ne restent-ils pas quand même à la merci de la leptospirose puisque le vaccin n'est en mesure de prévenir que 30% des infections? N'est-il donc pas absurde d'attribuer l'absence de cas de leptospirose chez les égoutiers de Paris à la seule vaccination étant donné que les autres cas survenus ailleurs pouvaient très bien avoir été provoqués par des souches sur lesquelles le vaccin était de toute façon sans action?

 

* En quoi la levée de l'obligation est-elle un scandale ou une mise à mort puisque le vaccin reste gratuitement accessible à ceux qui le veulent?

  

* N'est-ce pas là une insulte à l'intelligence et au libre-arbitre des travailleurs que de penser qu'ils ne sont pas suffisamment intelligents de décider pour eux-mêmes? Les travailleurs ont-ils psychologiquement besoin de savoir qu'une vaccination est obligatoire? Ou bien est-ce plus "rassurant" en cas d'effets secondaires car les effets secondaires de vaccins obligatoires sont censés être couverts par l'Etat, contrairement à ceux des vaccinations non obligatoires...

  

* La vaccination, en ce qu'elle n'est efficace qu'à 30%, ne contribue-t-elle pas à mettre les hommes en danger, leur faisant ainsi croire à tort à une protection totale et risquant ainsi de les faire négliger d'autres mesures de prévention?

  

* Qui peut affirmer que si la vie des égoutiers est réduite de 17 ans par rapports aux non égoutiers (ce qui constitue une différence énorme!), ce n'est pas justement à cause de cette vaccination contre la leptospirose car il se trouve qu'elle est répétée tous les deux ans et qu'elle contient du thiomersal, ce dangereux composé mercuriel qui a précipité le décès de plusieurs malades chez lesquels son fabricant, Eli Lilly, l'avait expérimenté dès 1930?!

  

* Les syndicalistes, fussent-ils médecins, sont-ils vraiment si experts que cela?  Que cache ce positionnement syndical extrême, allant jusqu'à encourager une grève pour exiger le retour d'une obligation vaccinale? N'est-ce pas aussi parce que ce même syndicat pourrait s'inquiéter du sort des travailleurs du secteur pharma dans un contexte où les ventes de vaccins ont baissé de 12% en 2012 et où l'image de la vaccination a de moins en moins la cote?

  

* Pourquoi les médias ne font-ils jamais le travail d'investigation nécessaire, ce qui aurait par exemple permis de révéler qu' à Cuba, les officiels ont utilisé à large échelle avec succès, le nosode homéopathique de la leptospirose pour arriver à contrôler les épidémies et même, à faire tomber l'incidence de la maladie en-dessous du seuil historique moyen?

  

* Pourquoi l'ignorance, la mauvaise foi et/ou l'idéologie, fussent-elles l'apanage d'une majorité, doivent-elles imposer à tous une vaccination au mercure toxique que rien ne vient rendre légitime, compte tenu de l'absence de transmission inter-humaine de cette maladie?

 

Dans le pays considéré comme « Pays des Droits de l’Homme », il est vraiment plus qu’affligeant que les médias osent publier de telles inepties, tellement contraires à la dignité humaine et au bon sens, et consistant finalement à transformer l’octroi de libertés supplémentaires en quelque chose de « dramatique » ou même, en « une mise à mort » !!!

 

Une fois encore, on reconnaît là, la manipulation éhontée dont les mass médias ne se lassent visiblement pas (contrairement à leur lectorat qui se réduit de plus en plus). Ainsi, l’Humanité s’est visiblement empressée de publier son article partial avant même d’avoir recueilli la réaction d’ALIS, de façon à pouvoir noircir « les absents » et tenter plus facilement de les assimiler à des gens peu responsables : «À l’origine de la plainte en justice, l’Association Liberté Information Santé milite contre les obligations vaccinales. Sollicitée par l’Humanité, elle n’a pas répondu.» Selon nos informations, il s’avère au contraire que la journaliste de l’Humanité n’a cherché à joindre ALIS que le 23 avril dernier et lorsque les représentants d’ALIS lui ont répondu, il était prétendument trop tard et l’article était alors publié le lendemain, inchangé.

 

Le journalisme a beaucoup perdu en qualité ces dernières années, les « journalistes » se bornant désormais à rabâcher les dires des officiels sans jamais la moindre vérification, tout en ne donnant presque jamais une place suffisante aux voix dissidentes. Le lectorat des grands journaux, lui, a plutôt tendance à s’effilocher et c’est heureux !

 

Quant à l'état de nos libertés, il suit hélas la même courbe descendante que la qualité du journalisme! Etendre à tous une Xième obligation vaccinale, il faut espérer que cela réveillera les consciences et l'intelligence de certains... car la situation des égoutiers qui en arrivent finalement à réclamer leurs propres chaînes, fait immanquablement penser à l'allégorie de la caverne de Platon: effrayés par une liberté à laquelle ils ne sont pas habitués, ils préfèrent rester dans la caverne avec le faux confort de leurs chaînes (obligation vaccinale).

 

Mais Benjamin Franklin le disait déjà, et c'est sans conteste à méditer: "Un peuple prêt à sacrifier un peu de liberté pour un peu de sécurité ne mérite ni l'une ni l'autre, et finit par perdre les deux."

 

 

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5 mai 2013 7 05 /05 /mai /2013 20:52

mosquito.jpg

Une équipe de chercheurs japonais est parvenue à modifier génétiquement un moustique pour qu'il diffuse un vaccin lorsqu'il pique une souris. Une expérience qui soulève de nombreuses questions pratiques et éthiques. 


L'idée aurait de quoi faire rêver : au lieu de véhiculer des maladies graves (paludisme, dengue, fièvre jaune), les moustiques, modifiés génétiquement par l'homme, transmettraient aux individus qu'ils piquent le vaccin contre cette même maladie. Et chaque nouvelle piqûre, loin de s'avérer dangereuse, viendrait renforcer la défense immunitaire de la personne «piquée». Une méthode «peu coûteuse et non douloureuse», résume le Dr Yoshida, qui a mené l'étude scientifique publiée dans la revue Insect Molecular Biology. 


Ce scientifique japonais de la Jichi medical university est parvenu à concrétiser dans son laboratoire une théorie caressée, selon lui, depuis une dizaine d'années par les chercheurs. Pour cela, il a introduit un gène chez un moustique pour qu'il produise dans sa salive la molécule SP15 permettant d'immuniser contre une maladie tropicale grave, la leishmaniose. Particulièrement virulente en Afrique du Nord, au Moyen-Orient et dans le Sahel, la leishmaniose, également présente à moindre échelle dans le sud de la France, concernerait 12 millions de personnes dans le monde et peut s'avérer mortelle ou causer de graves lésions cutanées. 


Les chercheurs ont ensuite mis ces moustiques génétiquement modifiés en contact avec des souris. Piquées à de nombreuses reprises par l'insecte qui se nourrissait de leur sang, celles-ci ont développé des anticorps contre la leishmaniose, sur le modèle d'un vaccin classique, qui, en introduisant à très faible dose l'agent infectieux dans le corps, lui apprend à organiser sa défense immunitaire. Le moustique, par le biais de sa salive, avait bel et bien joué son rôle de «vaccinateur volant». 


Dans le labo seulement 


«C'est une idée originale, remarque le Dr Jean Beytout, chef de service des maladies infectieuses au CHU de Clermont-Ferrand. Jusqu'à présent, on avait plutôt tenté de faire de la sélection génétique sur les moustiques vecteurs de maladie, afin de réduire leur nombre ou leur dangerosité». 


La prouesse de l'équipe japonaise reste néanmoins expérimentale et ne vise pas à être étendue à plus grande échelle. L'équipe du Dr Yoshida reconnaît elle-même plusieurs obstacles à cela. Non seulement il semble impossible de doser la molécule inoculée aux individus par les insectes, mais rien ne permet en outre d'assurer que le même insecte ne transmettrait pas, dans le même temps, une autre maladie, comme le paludisme ou la fièvre jaune. A cela s'ajoutent des considérations éthiques, puisqu'on se trouverait dans l'incapacité de s'assurer que la personne est d'accord pour se faire vacciner


«Au final, cette étude trouve surtout son intérêt dans les pistes qu'elle ouvre pour les recherches sur le paludisme, résume le Dr Beytout. Elle souligne en effet le rôle essentiel de la salive de moustique du moins, de certains de ses composants pour favoriser la pénétration de la molécule immunisante dans le sang».

  

 Sources: Le Figaro & Wikistrike

 

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2 mai 2013 4 02 /05 /mai /2013 19:53

1 - Rien que du porc immuno-castré dans l’assiette

 

http://www.lavenir.net/article/detail.aspx?articleid=DMF20130502_00304672

 

Mise à jour : jeudi 02 mai 2013 06h00

 

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La castration chirurgicale des porcelets interdite en 2018? Un pas a été franchi et certains s’inquiètent de l’alternative : la castration par vaccin.

 

Le porc castré chimiquement est présenté comme la panacée. Pas pour tous.

 

Les défenseurs de la cause du bien-être animal présentent la chose comme une victoire, tandis que les adeptes du principe de précaution s’inquiètent des risques pour la santé humaine. Le consommateur, lui, risque de ne guère avoir le choix : en 2018 il ne trouvera peut-être plus à mettre dans son assiette que du porc castré par vaccination.

 

C’est en tout cas ce que craint une série d’associations agricoles – singulièrement celles engagées dans l’élevage de porcs. C’est-à-dire l’association wallonne des éleveurs de porcs (AWEP), la coopérative Coprosain, Porcs Qualité Ardenne et Filière porc du Pays de Herve mais aussi la fédération unie de groupements d’éleveurs et d’agriculteurs (FUGEA) qui dénoncent un protocole d’accord qui organise de fait pour 2018 l’interdiction de la castration chirurgicale des porcelets. Ouvrant ainsi une voie royale à l’immuno-castration (voir encadré).

 

Ce protocole d’accord «qui vise à bannir complètement la castration chirurgicale des verrats en 2018» vient d’être signé par plusieurs associations qui détiennent dans les faits la quasi-totalité des circuits de commercialisation de la viande porcine. Il s’agit de l’APFACA (aliments pour animaux), FEVIA (industrie alimentaire), FEBEV (abattoirs et ateliers de découpe), FENAVIAN (transformation de viande) et COMEOS (grande distribution) qui « considèrent que l’élevage des verrats castrés d’une façon non-chirurgicale est économiquement acceptable», s’engagent à encourager «activement l’élevage des verrats castrés d’une façon non-chirurgicale» et «banniront la castration chirurgicale en 2018».

 

Pour les cinq associations qui protestent contre cette décision (qui pourrait ouvrir la voie à une loi interdisant la castration chirurgicale) outre le risque potentiel pour la santé humaine, une telle mesure ne profitera qu’à l’industrie pharmaceutique et coûtera cher aux éleveurs (donc aux consommateurs).

 

« Les deux injections du vaccin, c’est entre 3 et 4 € par tête, dit Patrick Siraux, président de l’AWEP. Si on nous l’impose, il faudra bien le faire. Mais on préférerait l’anesthésie ou les analgésiques, méthodes qui ne coûtent que quelques cents

 

À la FUGEA, on préconise une méthode plus naturelle encore. Celle du mâle entier. Non castré donc. «De récentes études montrent d’ailleurs que seulement 5 % de ces porcs ont une odeur à la cuisson», note Gwenaëlle Martin, conseillère en politiques agricoles. Précisant que ces viandes sont facilement détectables dès l’abattoir et peuvent alors être orientées vers les salaisons (l’odeur disparaît avec ces produits) et que des techniques d’élevage (alimentation, espace de vie,…) peuvent aussi réduire les risques d’odeur de verrat. Et sont, elles, sans équivoque sur de potentielles conséquences pour la santé humaine.

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2 - Mesures de protection qui interpellent

 

http://www.lavenir.net/article/detail.aspx?articleid=DMF20130502_00304670

 

Mise à jour : jeudi 02 mai 2013 06h00

 

Ce vaccin d’immuno-castration est-il sans danger pour l’homme ? Les autorités sanitaires européennes qui ont donné leur accord pour son utilisation et a fortiori Pfizer qui développe ce vaccin estiment que c’est le cas en ce qui concerne le fait de manger du porc qui a été castré de la sorte.

 

Les détracteurs de cette méthode estiment, eux, que le recul est insuffisant.

 

Même si le propos concerne les risques par injection (et non en mangeant le porc ainsi castré), les mises en garde du Centre belge d’information pharmocthérapeutique vétérinaire (CBIP Vet), qui «assure une information indépendante relative aux médicaments» ne rassureront pas les plus sceptiques.

 

Dans ses mises en garde, le CBIP Vet indique qu’une injection chez l’humain peut provoquer une diminution temporaire des hormones sexuelles et des fonctions reproductives, aussi bien chez les hommes que chez les femmes, ainsi que des effets indésirables sur la grossesse. «Le produit doit donc être administré avec la plus grande prudence […]. Le produit ne doit pas être manipulé ni administré par des femmes enceintes ou susceptibles de l’être. En cas de contact avec les yeux ou la peau ou en cas d’(auto-) injection, rincer immédiatement et abondamment à l’eau. En cas d’(auto-) injection, consulter un médecin. On conseille aux personnes ayant été victimes d’une (auto-) injection de ne plus manipuler ce produit ou des produits similaires dans le futur.»

 

A.W.

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3 - « Les éleveurs ne mangent plus que les femelles »

 

http://www.lavenir.net/article/detail.aspx?articleid=DMF20130502_00304869

 

Mise à jour : jeudi 02 mai 2013 06h00

 

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La castration chimique : pas sans risque pour la santé de l’animal. Et quid de la viande produite ?

 

Reporters/Mainstream_data

 

Patrick Siraux le dit sans détour : «Les éleveurs qui pratiquent la castration par vaccin, quand ils tuent un porc pour leur consommation personnelle, ils choisissent toujours une femelle

 

Farouchement opposé à l’immuno-castration, le président de l’AWEP (association wallonne des éleveurs de porcs) estime que le recul est insuffisant pour juger des effets sur l’homme. Sans compter les risques que prennent les éleveurs lorsqu’ils doivent faire les injections aux cochons. « Je connais même des vétérinaires qui refusent de le faire car ils craignent pour leur santé en manipulant le produit. » (voir aussi ci-contre).

 

Et en matière de bien-être animal est-ce mieux?, interroge Patrick Siraux qui est aussi éleveur. «Castrer un porcelet de 10 jours ou faire une injection à des porcs de 30 kg, puis de 80 ou 90 kg lors du rappel, ce n’est pas sans risque. Ils sont plus stressés, ils se débattent et les risques de blessures comme des fractures sont grands

 

Patrick Siraux admet évidemment que la castration chirurgicale n’est pas sans douleur non plus pour l’animal. Mais l’utilisation d’un gaz pour l’étourdir (technique utilisée aux Pays-Bas), l’anesthésie locale ou l’utilisation d’analgésiques sont des alternatives efficaces.

 

A.W.

 

Non seulement les gens sont victimes de l’empoisonnement vaccinal tout au long de leur vie, mais en plus, ils seront aussi désormais empoisonnés avec la « viande vaccinée » qui leur sera imposée ! Initiative Citoyenne tient ici à dénoncer ce nouveau diktat qui risque d’être imposé aux consommateurs sans leur avis… payer plus cher une viande de porc qui sera plus toxique, est-ce là un bon calcul ?

 

Wikipedia indique également au sujet de ce vaccin de Pfizer, l'Improvac, que « Malgré un lobbying très actif, ce vaccin ne fait pas l'unanimité. Ainsi en Grande Bretagne, l'Assured Food Standards (AFS) Agency a jusqu'ici refusé l'utilisation de ce vaccin et certains éleveurs demandent plus d'assurances quant à la totale innocuité du vaccin pour les consommateurs. En France, l’inter-profession se pose la question de l'acceptabilité d'un tel procédé pour les consommateurs, étant donné le risque de confusion dans l'opinion publique entre cette vaccination et un traitement hormonal (avec en arrière-plan la mémoire collective des scandales du "poulet aux hormones"). Elle évoque aussi le risque d'auto-injection pour l'opérateur. La Commission européenne a délivré une autorisation de mise sur le marché valable dans toute l’Union européenne pour Improvac à Pfizer Limited, le 11 mai 2009. L'Improvac contient un conservateur mercuriel, le thiomersal. »

 

Par ailleurs, Initiative Citoyenne déplore cette sorte de fatalisme chez les éleveurs qui décrètent déjà d’emblée que « si on leur impose, ils devront bien le faire » !

 

NON, il faut rompre avec cette mentalité de perdant en tablant toujours sur notre impuissance. Il faut se relever et OSER reprendre le pouvoir de citoyens qui est le nôtre.  Si le consommateur refuse ou boycotte, c’est LUI qui gagne toujours à la fin, il ne faudrait toutefois pas l’oublier! Que ceux qui consomment de la viande porcine se joignent à ces éleveurs et à ces associations protestataires, qu’ils fassent entendre leur désaccord aux médias et au monde politique (en dessous de tout) !

 

Voir AUSSI la contribution d'Initiative Citoyenne sur le sujet dans La Lettre Paysanne de Juin 2013 (en page 20)

 

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2 mai 2013 4 02 /05 /mai /2013 18:00

H7N9: un virologue travaille sur un vaccin

 

Jean-Louis SANTINI


Agence France-Presse

Washington

 

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Le nouveau virus de la grippe aviaire H7N9 qui a déjà infecté cent sept personnes en Chine et une à Taiwan, dont vingt-deux sont mortes, pourrait à tout moment devenir transmissible entre humains, ce qui requiert de se tenir prêt en développant un vaccin, juge un éminent virologue américain.

 

«Il est impossible de prévoir quand ce virus pourrait muter et être capable d'une transmission entre humains. C'est pourquoi nous prenons cette situation très au sérieux», explique le Dr Anthony Fauci, directeur de l'Institut américain des allergies et des maladies infectieuses (NIAID).

 

«Ce n'est pas encore le cas, ce qui est encourageant, mais nous devons néanmoins être préparés pour cette éventualité», poursuit-il dans un entretien avec l'AFP. Bien qu'«on ne puisse pas prouver totalement que des transmissions entre personnes ne se sont pas déjà produites», les examens méticuleux effectués par les équipes des Centres chinois de prévention et de contrôle des maladies, de plus d'un millier de personnes ayant été en contact étroit avec des sujets infectés, «n'ont identifié aucun cas de contagion entre humains», souligne le Dr Fauci .«On peut être sûr qu'il y aurait eu des infections parmi ce millier de personnes si le virus était transmissible», insiste-t-il.

 

Une étude publiée jeudi dans la revue médicale britannique The Lancet confirme que H7N9 provient bien de volailles et qu'il n'est, manifestement pour l'instant, pas capable de se transmettre entre humains.

 

Après une analyse génétique du pathogène retrouvé chez un des patients et une comparaison avec le virus récupéré sur un poulet trouvé sur un marché de volailles, «les chercheurs ont conclu que les similitudes entre les virus isolés laissent penser à une transmission sporadique de la volaille aux hommes», écrit The Lancet.

 

La différence entre H7N9 et l'autre virus aviaire H5N1 apparu il y a dix ans en Asie, c'est que H7N9 est inoffensif pour les volailles et ce contrairement à H5N1 qui les tue rapidement. Il est ainsi difficile de localiser H7N9 et de prévenir des transmissions à l'homme, relève le Dr Fauci.

 

Mais ces deux virus sont similaires dans la sévérité des symptômes de la grippe chez les humains et aussi du fait qu'ils ne se propagent pas entre les humains, ajoute-t-il.

 

Il y a eu 566 cas confirmés d'infection avec H5N1 depuis 2003, dont 332 décès, soit un taux de mortalité de 58% contre 20% jusqu'à présent pour H7N9.

 

Dans l'éventualité d'une propagation de H7N9 entre humains et devant le risque de pandémie, «nous avons déjà commencé à développer des tests et un vaccin», explique le virologue.

 

Les toutes premières études cliniques du vaccin devraient avoir lieu fin mai ou début juin et les essais cliniques devraient être étendus en juillet et août, précise-t-il.

 

Le patron du NIAID a également jugé «excellente la transparence et la coopération des autorités chinoises» sur les infections par le virus H7N9, contrairement à ce qui s'était passé avec le SRAS (syndrome respiratoire aigu sévère) parti de Chine en 2003 et qui a frappé 8000 personnes dans le monde, dont 800 en sont mortes.

 

L'Organisation mondiale de la santé (OMS) avait alors accusé Pékin d'avoir cherché à dissimuler cette épidémie en la minimisant.

 

Des experts américains et européens notamment se trouvent en Chine et travaillent étroitement avec les autorités sanitaires chinoises, rappelle le Dr Fauci.

 

Source : La Presse.ca

 

Des essais cliniques qui dureront tout au plus deux ou trois mois… qui dit mieux ? Qui a envie de servir de cobaye avec ce futur vaccin pandémique pour attraper X mois ou années plus tard une maladie nettement plus grave dont on dira de toute façon qu’il ne s’agit que d’une « simple coïncidence » ??

 

Voir aussi l'article: Grippe H7N9, même scénario qu'en 2009?

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2 mai 2013 4 02 /05 /mai /2013 10:57

Une maladie rare du sang serait-elle causée par les vaccins HPV ?

 

Une autre maladie auto-immune pourrait toucher les personnes ayant reçu les vaccins HPV. On retrouve 7 fois plus de Purpura thrombocytopénique idiopathique (une maladie du sang qui provoque des saignements anormaux) chez les jeunes filles qui ont reçu les vaccins HPV qu’avec n’importe quel autre type de vaccin – un sérieux indice de connexion.

 

D’après Norma Erickson, 27 avril 2013 (Sanevax et Gaia Health)

 

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Kristie n’avait que 12 ans quand elle reçut le diagnostic d’une maladie rare pour laquelle il n’existe aucun remède connu, le purpura thrombocytopénique idiopathique. (PTI) Ce diagnostic tomba un peu plus d’un mois après sa seconde injection du vaccin Gardasil. Elle risque de vivre avec cette maladie pour le restant de ses jours. Malheureusement elle n’est pas la seule.

 

Le Gardasil et le Cervarix sont deux des 76 vaccins approuvés par la FDA et inclus dans la base de données du VAERS (Système de notification des effets secondaires indésirables des vaccinations). Depuis que le vaccin Gardasil a été approuvé pour utilisation aux Etats-Unis, il y a eu 682 rapports de purpura thrombocytopénique après l’administration d’un vaccin. 126 de ces cas sont survenus après l’administration des vaccins HPV.  Si tous les vaccins effectués présentaient un risque égal, il ne devrait y avoir que 18 rapports de purpura thrombocytopénique après vaccination HPV. Pourquoi dès lors  les rapports de purpura thrombocytopénique (PTI) après le Gardasil et le Cervarix sont-ils 7 fois plus élevés ?

 

Fréquence du purpura thrombocytopénique

 

Selon le Medscape Reference Library, les taux d’incidence de la maladie sont les suivants :

 

  • Etats-Unis – adultes – 66 cas pour 1.000.000. par an
  • Etats-Unis – enfants – 50 cas pour 1.000.000 par an
  • Danemark & Angleterre – 10 à 40 cas pour 1.000.000 par an
  • Koweit  -  125 cas pour 1.000.000 par an

 

Le purpura thrombocytopénique idiopathique est une maladie tellement rare que le diagnostic n’est rendu qu’après que toutes les autres conditions qui auraient pu déclencher le purpura thrombocytopénique aient été éliminées. C’est ce qu’on appelle un diagnostic d’exclusion. Combien y a-t-il de jeunes filles qui vivent avec un PTI après vaccination contre le HPV et qui n’ont pas été diagnostiquées ?

 

Qu’est-ce que le PTI ?

 

Idiopathique signifie simplement « d’origine inconnue »…

 

La thrombopénie est le terme médical utilisé pour indiquer une diminution du nombre de plaquettes sanguines… La quantité normale de plaquettes circulantes dans le sang d’une personne est de 150.000 à 450.000 par micro-litre. Quand le nombre de plaquettes dans le sang est inférieur à 20.000, la thrombocytopénie peut provoquer une hémorragie interne qui peut parfois être importante.

 

Le mot purpura évoque les taches de couleur pourpre qui apparaissent sur la peau, les organes, les muqueuses, y compris les muqueuses de la bouche. Le purpura est causé par une hémorragie interne à partir des petits vaisseaux sanguins…

 

Le PTI chez les enfants survient le plus souvent à la suite d’une infection ou parfois après la vaccination…

 

Quand le PTI  persiste plus de 6 mois sans cause spécifique, on parle de maladie  chronique…

 

Un diagnostic de PTI est à tout le moins un événement qui change la vie. Dans le pire des cas, cette maladie peut être mortelle…

 

18,5% des rapports envoyés au VAERS concernant le PTI depuis que le Gardasil et le Cervarix ont été approuvés, se sont produits après les vaccinations HPV. Il y a donc au moins 126 familles dont la vie a été bouleversée peut-être pour toujours. En fait, personne ne connaît le nombre exact de cas ; certains n’ont pas été rapportés et peut-être même pas diagnostiqués.

 

On dit généralement qu’un rapport envoyé au VAERS ne prouve pas la causalité. Le problème c’est qu’avec ce type de raisonnement on ne parviendra jamais à établir la cause de la maladie si personne ne la recherche.

 

Kristie a maintenant 18 ans. Malgré tout, elle a eu de la chance. Bien sûr son diagnostic de PTI a changé sa vie, mais elle a pu surmonter la plupart des difficultés. Il y en a d’autres qui n’ont pas eu cette chance.

 

Source: Gaia Health

 

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Mon fils Dylan (5 ans à l’époque) a maintenant 9 ans. Il a souffert d’effets secondaires après le vaccin ROR. Il a fait un purpura thrombocytopénique auto- immun. Après avoir passé 2 semaines à l’hôpital et avoir subi quantité de tests, d’ interventions et de transfusions de plasma, sa santé lui a permis de quitter l’hôpital. Peu après son retour à la maison, il a commencé à montrer des signes d’autisme. Il a été diagnostiqué comme un cas d’Asperger (troubles neurologiques du spectre autistique). Source: Whale.to

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1 mai 2013 3 01 /05 /mai /2013 21:00

Dossier pharmaceutique partagé, carnet de vaccination électronique... sous prétexte de facilité et de sécurité, le contrôle s'accroît de plus en plus sur les patients et les citoyens que nous sommes.

 

Dans le même temps, Big Pharma s'inquiète des réticences accrues à la vaccination (il faut dire qu'elle a encore 300 projets de nouveaux vaccins dans son pipeline) et perd progressivement ses brevets des grands médicaments-phares qui arrivent petit à petit à expiration. Parallèlement, les consommateurs se tournent de plus en plus vers des approches alternatives, parce qu'ils sont tout simplement désireux d'obtenir une efficacité au moindre risque (d'effets secondaires).

 

"Les Belges bientôt fichés dans les pharmacies du pays" pouvait-on lire le 16 mars sur le site 7 sur 7. " « Les pharmaciens auront bientôt tous accès à l'ensemble des médicaments qu'une personne achète dans toutes les pharmacies du pays, révèlent samedi les journaux de Sudpresse. Le but est d'éviter les mauvais mélanges et de lutter contre les abus. »

 

On pouvait aussi voir cette vidéo-ci sur BFM TV:

 

 

Où seront les limites? Au début, on dira que le patient a le choix d'accepter ou de refuser un tel dossier ou un tel carnet... MAIS APRES?

 

Il faut bien comprendre les enjeux, on parle ici de marchés colossaux qui pèsent chaque année des dizaines de milliards d'euros dans le monde. A ce titre, en tant que pourvoyeurs d'emplois et en tant que contributeurs fiscaux, ces multinationales font partie intégrante de "la raison d'Etat". Les autorités les considèrent comme "leurs partenaires naturels", elles font des pactes pour le confort et la sécurité de ce secteur, ce qui implique de dégager des marges budgétaires pour leurs nouveaux produits. Mais tous ces produits, il faudra bien les écouler...de gré ou de force apparemment comme le concluent de plus en plus d'analystes.

 

A ce propos, il semble que les mesures coercitives possibles n'ont de limites que l'imagination de ceux qui les proposent puisqu'aux USA, des dispositions prévoient des "escadrons de la vaccination", qui pourront s'occuper de retrouver et de "traiter" les récalcitrants aux vaccins!

Nous sommes donc déjà extrêmement loin dans le degré de tyrannie atteint, une tyrannie inimaginable pour un quelconque autre produit de consommation. Il est donc vraiment grand temps de se réveiller et de refuser de façon ferme et déterminée ce rabotage constant de nos libertés les plus fondamentales.

 

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