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27 novembre 2010 6 27 /11 /novembre /2010 21:06

Laurette Onkelinx "a indiqué ne pas disposer de la liste des conflits d’intérêts des experts du Comité Influenza et rappelé que la majorité d’entre eux sont également membres du Conseil supérieur de la Santé. La ministre a renvoyé aux explications du président du Comité scientifique Influenza, le professeur Van Laethem. " (source: Le Soir en ligne du 25 novembre)

 

Le 23 novembre 2010, le Pr Van Laethem avait notamment répondu à Frédéric Soumois dans Le Soir:

 

"Plusieurs firmes pouvaient fournir ce type de produits, pas seulement GSK. Ce ne sont pas les scientifiques qui ont négocié..."

 

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27 novembre 2010 6 27 /11 /novembre /2010 15:13

Le Soir avait réalisé une interview de Jean Nève (président du CSS) et Yves Van Laethem (président du groupe scientifique Influenza) au sujet des conflits d'intérêts, interview qui a été publiée dans l'édition du 23 novembre du journal.

 

Voir ICI.

 

Suite à leurs propos, Initiative Citoyenne a tenu à réagir et a proposé une carte blanche pour faire valoir ses arguments. Carte blanche que le Soir a bien voulu publier, et nous l'en remercions.

 

Carte blanche d'Initiative Citoyenne parue dans le Soir (du 26 novembre):

Vaccins contre la grippe A/H1N1 : les conflits d'intérêts ne sont pas une fatalité !

Marie-Rose Cavalier, Sophie Meulemans, Muriel Desclée. Au nom de l'association Initiative citoyenne. L'association de citoyens défend le principe selon lequel un bon expert scientifique n'est pas forcément lié à un groupe commercial.

 

Nous ne pouvons rester sans réagir aux propos tenus dans l'édition du Soir du 23 novembre par Messieurs Jean Nève et Yves Van Laethem, respectivement président du Conseil supérieur de la santé (CSS) et président du groupe scientifique Influenza et tous deux, membres de la Commission « Transparence » du ministère de la Santé publique.

 

Présenté en première page comme un « débat » au sujet des conflits d'intérêts entre ces deux personnalités, il nous apparaît que celui-ci n'en est pas véritablement un puisque l'aspect contradictoire y fait manifestement défaut. M. Jean Nève se présente comme partisan d'une transparence totale et M. Van Laethem précise n'avoir rien à cacher : tout va pour le mieux, en somme, dans le meilleur des mondes…

 

Au sein d'Initiative citoyenne, nous portons toutefois un regard moins angélique mais plus réaliste sur cette situation qui gangrène la santé publique mais aussi la démocratie depuis déjà des années.

 

Tout d'abord, en ce qui concerne la « garantie d'indépendance et de transparence » du CSS, il nous semble que M. Jean Nève a oublié de rappeler les conclusions éloquentes des journalistes parues, à ce sujet, dans le Knack et le Vif l'Express des 12 et 14 novembre 2008 :  

« Il ressort des documents que nous avons pu consulter que quatre des cinq membres du groupe de travail qui a préparé l'avis du CSS sur le Gardasil et le Cervarix (les fameux vaccins ”contre le cancer du col de l'utérus”) sont ou ont été consultants ou chercheurs rémunérés par Glaxo Smith Kline ou Sanofi Pasteur MSD. Pourtant, ils ont tous les cinq signé la déclaration de conflits d'intérêts exigée par le Conseil supérieur de la santé, une déclaration par laquelle ils affirment pouvoir agir en toute indépendance dans ce dossier. »

 

Jean Nève qui parle du CSS comme d'une institution ayant « vocation à émettre des avis scientifiques indépendants » évoque une procédure de gestion des intérêts qu'ils ont mis cinq années à établir. Aujourd'hui, plusieurs années après la mise sur le marché des vaccins anti-HPV, il apparaît, à la lueur de la saga du H1N1, que rien n'a véritablement changé.

 

Sous couvert de discours prônant plus de transparence, on banalise ce qui n'est pas sans conséquences : le fait même d'avoir des conflits d'intérêts.

 

En 2008 déjà, Katty Cauwerts, secrétaire scientifique du CSS, disait que « jusqu'à un certain point, c'est inévitable, il faut aller chercher les données là où elles se trouvent ».

 

En somme, c'est là exactement le même discours que celui du Dr Van Laethem, lequel affirme «mentionner ces conflits d'intérêts avec clarté » (sauf dans les journaux, les radios et sur les plateaux télés ?) et qu'« il faut mieux déclarer clairement ce type de lien et tenter d'en faire abstraction le plus possible ».

 

Le hic, c'est que plusieurs scientifiques et personnalités politiques estiment non seulement que cet argument ne tient pas, mais en plus que la seule déclaration des conflits d'intérêts ne suffit pas à empêcher leur influence sur le jugement des experts…

 

Ainsi, on peut citer les propos de P. Chevalier, M. Van Driel et M. De Meyere, trois médecins belges, parus dans article de la revue d'Evidence Based Medecine Minerva, en 2007 :

 

« La seule déclaration de conflits d'intérêts suffit-elle, cependant, à résoudre le problème ? Des collaborateurs de Centres académiques du monde médical répondent que NON, pour plusieurs motifs : la notion de conflits d'intérêts est fort variablement interprétée, les conflits d'intérêts ne sont pas souvent vérifiés, leur influence difficilement identifiable pour un non-expert dans une matière. Ils estiment qu'il est plus facile de déclarer ces conflits puis de se comporter comme s'ils n'existaient pas, plutôt que de tenter de les éliminer. »

 

Dans le même registre, le sénateur français, par ailleurs aussi médecin, François Autain déclarait dans l'émission C'est dans l'air du 19 novembre dernier : « On prétend qu'un expert qui n'a pas de lien d'intérêts n'est pas un expert compétent. Ce sont les laboratoires qui tiennent ce langage. Or moi je prétends que des experts compétents qui n'ont pas de liens d'intérêts, ça existe et je ne comprends pas pourquoi on ne les fait pas travailler et on ne les fait pas siéger dans ces commissions. D'autant plus que je m'aperçois que, dans ces commissions, ce sont toujours les mêmes. »

 

Aujourd'hui, nous sommes à un tournant. Il faut pouvoir et surtout vouloir choisir. Parce que notre santé est chose bien trop importante.

 

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27 novembre 2010 6 27 /11 /novembre /2010 15:05

Ricardo Gutierrez

 

jeudi 25 novembre 2010

 

Ecolo a dénoncé, jeudi, le manque de transparence des autorités publiques et sanitaires, dans la gestion de la « pandémie » de grippe A/H1N1.

 

La députée fédérale Thérèse Snoy, le député wallon Patrick Dupriez et le député bruxellois Jacques Morel demandent à la ministre fédérale de la Santé, Laurette Onkelinx (PS), de lancer enfin l’audit qu’elle avait promis.

 

Pour les Verts, les experts qui ont conseillé le choix du vaccin, au sein du commissariat Influenza, alors qu’ils étaient liés à la firme GSK, présentaient « un conflit d’intérêt inacceptable ». Ils en appellent à une application stricte des règles internes que vient d’adopter le Conseil supérieur de la santé, afin d’assurer l’indépendance des experts et la transparence des procédures.

 

« Ces déclarations de conflit d’intérêt doivent être publiques et téléchargeables via Internet », insistent les écologistes : « L’argument évoqué par certains du respect de la vie privée des experts n’est pas recevable dans la mesure où leur vie professionnelle, et leur collaboration avec des firmes pharmaceutiques, ne peut être considérée comme relevant de la vie privée ».

 

Laurette Onkelinx, interpellée, mercredi, par Thérèse Snoy, a reconnu qu’il n’y avait aucune objection à publier les conflits d’intérêts des experts scientifiques du commissariat Influenza. Pour l’heure, la liste de ces experts reste pourtant secrète. De même que leurs éventuels conflits d’intérêts.



Source: Le Soir



 Commentaires d'Initiative Citoyenne: Tout d'abord, un commentaire sur la chronologie. "Ecolo dénonce" le jeudi, peu de temps après qu'Initiative Citoyenne ait "ouvert la voie"... Ensuite, la publication des liens d'intérêts est encore bien trop insuffisante.Les études prouvent qu'une fois un conflit présent, il ne suffit pas de le déclarer pour que l'influence indésirable cesse. En outre, les règles de la psychologie sociale nous apprennent qu'au sein d'un groupe, un petit noyau d'experts inféodés ou même parfois un seul individu lié peut exercer une influence forte sur l'ensemble des autres membres du groupe.

 

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27 novembre 2010 6 27 /11 /novembre /2010 14:58

jeudi 25 novembre 2010

 

La ministre de la Santé, Laurette Onkelinx, a rappelé lors de la Commission Santé son souhait qu’un audit soit réalisé sur cette gestion.

 

La ministre de la Santé, Laurette Onkelinx, a évoqué mercredi en Commission Santé la manière dont la pandémie de grippe H1N1 a été gérée en Belgique et rappelé son souhait qu’un audit soit réalisé sur cette gestion, à la suite notamment de critiques dans la presse sur l’impartialité de certains experts du Commissariat Influenza. Son président, Marc Van Ranst, n’a pas souhaité réagir.

 

La presse a fait état ces derniers jours de conflits d’intérêts entre des experts du Commissariat interministériel Influenza et la société pharmaceutique GSK.

 

Le président du Commissariat Influenza, Marc Van Ranst, était notamment cité.

 

Jeudi, plusieurs membres de l’association Initiative Citoyenne se sont par ailleurs constitués partie civile et ont déposé plainte contre X pour coalition et corruption de fonctionnaires, dénonçant notamment ces conflits d’intérêts.

 

La ministre de la Santé, Laurette Onkelinx, n’avait pas reçu de copie de la plainte jeudi après-midi mais a réagi mercredi aux articles de presse en Commission Santé.

 

Elle a indiqué ne pas disposer de la liste des conflits d’intérêts des experts du Comité Influenza et rappelé que la majorité d’entre eux sont également membres du Conseil supérieur de la Santé.

 

La ministre a renvoyé aux explications du président du Comité scientifique Influenza, le professeur Van Laethem. Celui-ci a répondu dans le quotidien Le Soir que « tous les experts, quels qu’ils soient, sont, de par leur métier et leur expertise, amenés à être en contact avec des firmes pharmaceutiques mais cela ne veut pas dire qu’ils ne disposent pas de toute l’indépendance nécessaire dans le cadre de leur mandat au sein du Comité scientifique Influenza ».

 

La ministre a ajouté qu’elle avait essayé de prouver « à maintes reprises son souci de transparence » dans le cadre de la gestion de la pandémie et rappelé qu’un point de la situation était réalisé à intervalles réguliers et que la gestion de la grippe H1N1 a également fait l’objet de discussions lors du Conseil informel Santé en juillet dernier.

 

Laurette Onkelinx a enfin indiqué avoir pris des mesures pour qu’une évaluation objective de la gestion de la crise en Belgique soit réalisée, mais que la chute du gouvernement n’avait pas permis de lancer un appel d’offres pour cet audit. Elle espère que le futur gouvernement remettra ce projet sur la table.

 

De son côté, le président du Commissariat Influenza, Marc Van Ranst, n’a pas souhaité réagir jeudi.

 

(Belga)

 

Source: Le Soir

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27 novembre 2010 6 27 /11 /novembre /2010 14:53

RICARDO GUTIERREZ

 

jeudi 25 novembre 2010

 

La plainte déposée au parquet de Bruxelles vise toutes les personnes qui auraient abusivement tiré bénéfice du contrat du contrat de 110 millions d’euros passé par l’Etat, le 22 juillet 2009, avec la firme GSK, puis de la campagne de vaccination qui a suivi.

 

Nouvelle offensive judiciaire contre les promoteurs du vaccin anti-grippe A/H1N1. Les avocats Georges-Henri Beauthier et Philippe Vanlangendonck ont déposé plainte pour corruption et coalition de fonctionnaires, mercredi, au parquet de Bruxelles.

 

Quatre membres du collectif Initiative Citoyenne, dont un médecin, se sont constitués partie civile. Ils s’estiment « moralement et physiquement lésés » par la propagande unilatérale en faveur du vaccin.

 

Elément déclencheur : les récentes révélations sur les conflits d’intérêts que présentaient cinq des quinze experts qui ont recommandé le vaccin au gouvernement (« Le Soir » de samedi).

 

La plainte vise toutes les personnes qui auraient abusivement tiré bénéfice du contrat du contrat de 110 millions d’euros passé par l’Etat, le 22 juillet 2009, avec la firme GSK, puis de la campagne de vaccination qui a suivi. Les plaignants dénoncent une coalition de fonctionnaire et des faits de corruption qui pourraient concerner quatre instances (citées dans la plainte) : le ministère de la Santé publique, l’Agence fédérale des médicaments (AFMPS), le Commissariat Influenza, ou le cabinet de la ministre de la Santé publique.

 

Les plaignants s’appuient notamment sur l’enquête menée, en juin, par le « British Medical Journal » sur les conflits d’intérêts des experts qui sont intervenus dans la gestion de la grippe A/H1N1, au niveau de l’Organisation mondiale de la santé (OMS)… Une investigation qui met notamment en cause un expert belge.

 

La plainte rappelle que la composition du comité scientifique qui a recommandé le choix du vaccin, en Belgique, reste secrète. Mais une enquête publiée par la revue « Politique » démontre qu’un tiers au moins de ces experts sont liés à la firme qui a obtenu le marché, GSK.

 

Me Beauthier et Me Vanlangendonck estiment que des fonctionnaires ou des personnes appelées à exercer une fonction publique ont détourné le fonctionnement normal du service public « à des fins servant des intérêts particuliers mercantiles ». En clair : des « ventes massives du vaccin prototype Pandemrix ». Les avocats invoquent une « coalition de fonctionnaires », mais aussi une violation des lois sur l’expérimentation humaine, sur la liberté thérapeutique, sur le droit des patients… Ils demandent qu’une enquête fasse la lumière sur les « relations corrompues » qui lient, d’après eux, des décideurs politiques, des experts et des industriels « impliqués dans cette fraude qui s’est installée en Belgique avec les contrats secrets d’achats massifs de vaccins et d’antiviraux en 2009 ».

 

Source: Le Soir

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27 novembre 2010 6 27 /11 /novembre /2010 14:20

 

 
Communiqué de presse du 25 novembre 2010 (résumant la conférence de presse du même jour): ICI

Vaccin H1N1: plainte contre X pour coalition et corruption (RTBF INFO)
 
 25.11.10 - 21:00
 
Quatre membres de l'association Initiative Citoyenne se sont constitués partie civile et ont déposé plainte jeudi contre X pour coalition et corruption de fonctionnaires. Ils veulent que toute la lumière soit faite notamment sur les conflits d'intérêts des experts.
 

Les parties civiles entendent bien en savoir plus également sur la manière dont le contrat pour le vaccin a été passé avec la firme pharmaceutique GSK.

 

Une plainte a été déposée en juin dernier au parquet de Bruxelles mais les avocats d'Initiative Citoyenne ont déjà été avertis qu'elle serait classée sans suite. Cette constitution de partie civile fait suite à cette plainte et vise à obtenir qu'une enquête soit menée, ont expliqué Maîtres Georges Henri Beauthier et Philippe Vanlangendonck.

 

L'association Initiative Citoyenne dénonce le secret qui a entouré et entoure encore la conclusion du contrat pour le vaccin de la grippe H1N1 et les recommandations sur la vaccination.

 

Cette "opacité" du processus a déjà été dénoncée par plusieurs autorités internationales et médias, indiquent les membres de l'association dans leur plainte, mais également l'indépendance des experts qui ont recommandé la vaccination et le choix du vaccin H1N1.


"Nous sommes dans un système de relation corrompue entre experts et industrie. Il n'y a plus d'indépendance", expliquent-ils, ajoutant que contrairement à ce que certains experts mis en cause ont répondu, il est "tout à fait possible de trouver des experts compétents sans aucun lien problématique" avec l'industrie.

 

SOURCE: RTBF INFO/BELGA

 

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23 novembre 2010 2 23 /11 /novembre /2010 01:47

Ce lundi 22 novembre au soir, le 1er titre du JT de RTL concernait les conflits d'intérêts des experts dans l'affaire du H1N1. On a ainsi pu entendre les propos du Dr Van Laethem, président du groupe scientifique "Influenza" mais néanmoins aussi consultant pour plusieurs industries pharmaceutiques dont GSK.

 

Pour ce spécialiste, qui a fait (ou fait encore?) partie de la commission " Transparence" du Ministère de la Santé publique selon un site de l'UCL "La firme pharmaceutique ne sait pas fonctionner sans essayer un certain nombre de produits et sans prendre l'avis des scientifiques censés être les plus compétents dans le domaine en question. Et les scientifiques ne peuvent pas essayer ces produits et faire améliorer la santé de la population sans avoir de nouveaux produits à leur disposition et donc il y a inévitablement une intertrication entre le privé et le public qui existe dans tous les pays du monde." :

 

 
 
Et voici à présent ce qu'en pense le sénateur français François Autain, aussi médecin, et ancien président d'une commission d'enquête sur le H1N1:

 

 

Et il n'est pas le seul puisque d'autres médecins, belges y compris ont déjà dénoncé le caractère particulièrement malsain de ce type de confusion des genres. Ainsi, P. Chevalier, M. Van Driel et M. Demevere avaient co-signé un article sur le sujet dans la revue d'Evidence Based Medecine Minerva, en 2007 déjà.

 

Quant aux "belles promesses" du Conseil Supérieur de la Santé (CSS) qui parle de "plus de transparence" et de "règles plus strictes" à l'avenir, comment y croire encore alors que le Vif du 14 novembre 2008 nous apprenait déjà que 4 des 5 experts qui avaient fait les recommandations pour les vaccins HPV (Gardasil & Cervarix) avaient des liens avec GSK et Sanofi Pasteur?

 

L'affaire du H1N1 a bien montré qu'entre temps, RIEN n'avait réellement changé et d'ailleurs, tout récemment encore, cet organisme a eu l'indécence d'invoquer "le droit au respect de la vie privée" pour mieux taire les informations gênantes.

 

Si le CSS n'avait pas remis au lendemain ce qu'il pouvait déjà corriger et améliorer en 2008, alors il est bien possible que ce scandale du H1N1 aurait pu être évité et que nous, Belges, aurions au moins eu une petite chance d'imiter en bon sens l'inévitable Exemple polonais.


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22 novembre 2010 1 22 /11 /novembre /2010 22:11

Het griepvaccin dat jaarlijks aan miljoenen Nederlanders wordt gegeven, werkt niet goed. Dat stellen directeur Roel Coutinho van het Nederlandse Rijksinstituut voor Volksgezondheid en Milieu (RIVM) en viroloog Ab Osterhaus. Bij mensen die vanwege hun leeftijd of gezondheid in aanmerking komen voor de vaccinatie, blijkt de prik het slechtst te werken, zo werd in het tv-programma Zembla gezegd.

 

Deskundigen weten volgens de makers van Zembla al langer dat het vaccin niet goed werkt. Het is nooit bewezen dat na het vaccineren het aantal sterfgevallen van griep daalt. "Dat het vaccin niet werkt is eigenlijk logisch. Het heeft een goed afweersysteem nodig en die hebben oude of zieke mensen niet", zegt Zembla-woordvoerder Sander Rietveld. Het griepvaccin zou zelfs nadrukkelijk gesponsord zijn door de farmaceutische industrie.

 

Slechte studies

 

Volgens de Nederlandse hoogleraar innovatie en medische biotechnologie Huub Schellekens bleken studies die op het nut van de griepprik wijzen, zo slecht uitgevoerd, dat ze nauwelijks bruikbaar zijn. "En van die studies die wel bruikbaar waren, luidt de conclusie dat het vaccin eigenlijk niet werkt."
 
In Vlaanderen voert het Vlaams Griepplatform jaarlijks een griepvaccinatiecampagne met steun van de Vlaamse overheid. Vaccinatie wordt aangeraden voor zwangere vrouwen, chronisch zieken en 65-plussers. Ook kinderen jonger dan zes maanden en mensen die in de gezondheidssector werken, gaan volgens het Griepplatform best een prik halen voor de winter.

(belga/vsv)

 

22/11/10 17u06
 
Bron: HLN
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21 novembre 2010 7 21 /11 /novembre /2010 23:32

La nouvelle secrétaire d'Etat vole au secours de Servier

Dans un article récent, nous citions le discours de notre Président tandis qu’il décorait Jacques Servier en le qualifiait de « grand Français ». Ce dernier a bien confirmé la collusion entre les hommes politiques et les laboratoires en déclarant, au sujet du scandale du Mediator : « Je me demande si on ne veut pas embêter le gouvernement ». Et, avec un semblant de naïveté il a ajouté : « Nous sommes sidérés, stupéfaits par le chiffre de 500 décès avancés par les autorités sanitaires ! C'est à se demander si cette affaire est une fabrication ».

Est-il vraiment très fatigué ou pense-t-il berner ses auditeurs en affirmant avec aplomb que son médicament n'a pas suscité « la moindre plainte » et en niant toute influence sur les autorités sanitaires. « L'idée d'une collusion avec l'Agence nous fait sourire » (cf. Le Monde du 20 novembre), alors que l’Afssaps a exagérément tardé à interdire ce médicament pourtant mis en cause dès 1997.

Si c’était vrai, comment pourrait-on expliquer l'intervention de Nora Berra qui remet en cause des études de la CNAM et de l'Afssaps. Ce médecin qui a travaillé pour trois laboratoires, dont Sanofi, entre 1999 et 2009, et estime que « c’est un atout », déclarait mardi : « il faudra voir la relation d'imputabilité entre le médicament et ses effets » alors que le doute ne peut exister.

Et jeudi 18 novembre, sur le plateau du Grand journal, la secrétaire d'état à la Santé semblait peu à l’aise sur la question de l'indépendance de l’Afssaps, ce qui est très compréhensible.

« Madame Berra confirme ce que dit Servier », a confié à Reuters Gérard Bapt, député PS de Haute-Garonne, et médecin cardiologue. « Je demande au Premier ministre de constater qu'il s'est trompé en la nommant à ce poste-là. S'il ne veut pas s'encombrer d'un nouveau conflit d'intérêts, il doit s'en séparer... »

Bien que Nora Berra ait qualifié les propos de Gérard Bapt d'« insinuations malveillantes » et de « polémique politicienne stérile », il a raison. On arrive à se demander pourquoi nos dirigeant actuels ont échangé notre Roseline qui devenait très encombrante à la Santé avec ses conflits d’intérêts, contre cette autre déléguée des laboratoires qui risque d’être pire parce qu’elle ne fait pas rire. à notre époque où tous les scandales, sanitaires ou politiques semblent ressortir, où les conflits d’intérêts font la Une des journaux, où nos politiques devraient plus que jamais rester au-dessus de tout soupçon, comme la « femme de César », il était bien maladroit de choisir ce médecin comme  membre du nouveau gouvernement.

En effet, dans Libération.fr du 15 novembre, Éric Favereau posait la question de son intégrité : « Deuxième interrogation, ses liens cocasses avec l’Assurance maladie. Récemment, le Canard Enchainé l’avait épinglé  sur l’utilisation très particulière qu’elle avait faite des arrêts maladie sur plusieurs mois en 2008. Élu à Lyon, Nora Berra a été, du 23 mai au 6 novembre, en arrêt maladie, mais elle a continué d’assister aux conseils d’arrondissement et aux conseils municipaux, ce qui lui a notamment permis de continuer de toucher ses indemnités d’élue. Un enquêteur de la Sécu avait relevé que “la caisse serait fondée à demander restitution des prestations journalières fournies”. Mais selon le Canard, après discussion avec le directeur adjoint de la CPAM lyonnaise, un simple courrier d’avertissement a été préconisé… Quand on  avait interrogé Nora Berra sur cette question, elle s’était défendue en parlant de dénonciation calomnieuse. »

Pour sa part, Mediapart du 20 novembre, signale que Nora Berra annonce au moins 10 publications scientifiques à son actif. « Des articles finalement assez difficiles à trouver puisque le très honorable moteur de recherche pubmed, réputé pour les repérer, n’en trouve que trois. Un péché par omission qui pourrait bien ne par être le seul »

Enfin dans son article, Éric Favereau signalait : « Déjà que les rapports entre les pouvoirs publics et les labos sont compliqués et parfois tendus, il sera intéressant de voir comment Nora Berra va s’en dépêtrer. à moins qu’elle ne décide de laisser ce sujet à Xavier Bertrand, en raison de ses liens passés. »

Peut-être, mais n’oublions pas le commentaire de Pharmacritique le 14 juin 2008 concernant la mise sur le marché du Gardasil qui a fait couler depuis lors beaucoup d’encre : « Chapeau bas à Andrea Kdolsky ! On aimerait avoir un tel ministre qui s'intéresse vraiment à la santé des gens et non à l'augmentation des profits des firmes pharmaceutiques. Quand on pense à Xavier Bertrand, qui avait accéléré la mise en place de la vaccination et le remboursement du Gardasil, décidant tout seul — enfin, le lobby n'était certainement pas loin... — plusieurs mois avant que les “autorités” sanitaires compétentes ne se prononcent sur les dimensions scientifiques... Il n'y a pas photo... »

Qui parle de Conflits d’intérêts ?

Sylvie Simon

 

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21 novembre 2010 7 21 /11 /novembre /2010 02:45

Dans l'excellente émission "C'est dans l'air" du 19 novembre dernier sur France 5 "Médicaments: à qui se fier?", les téléspectateurs ont pu entendre d'excellentes informations qui tranchent véritablement avec la molesse et la partialité habituelle des médias dans ce domaine sensible.

 

Parmi celles-ci, il a notamment été rappelé que l'agence française des produits de santé, l'Afssaps, était financée à 3/4 par les industriels dont elle doit évaluer les médicaments.

 

Alors que des données inquiétantes étaient déjà connues en 1998 sur les effets cardiologiques du sinistre coupe-faim Mediator, il a fallu PLUS DE DIX ANS pour le retirer définitivement du marché! Comme c'est très bien expliqué dans cette émission, il faut en réalité peu de chose pour "prouver" une supériorité d'un produit par rapport à un placebo en terme d'"efficacité" mais, en revanche, les agences exigent des preuves indiscutables de toxicité pour retirer le produit du marché ce qui s'avère, in fine, totalement contraire au plus élémentaire principe de précaution et ne sert que ceux qui financent en majorité ces agences partiales (les laboratoires).

 

Mais d'autres commentaires et propos valent aussi le détour comme ceux du Pr Philippe Even, professeur émérite et président de l'Institut Necker qui a bien expliqué que les effets secondaires graves du médicament Mediator (un coupe faim du laboratoire Servier, toxique pour le coeur) pouvaient encore apparaître 3, 4 ou 5 ans après avoir arrêté d'en consommer!

 

Voilà qui devrait bien faire réfléchir tout citoyen car s'il est bien un type de médicament qui est à même d'avoir des effets long terme jamais étudiés au cours des essais cliniques généralement trop courts (à fortiori ici pour des vaccins expérimentaux au développement bâclé...), ce sont les vaccins! Les vaccins qui peuvent interagir durablement avec le fonctionnement normal du système immunitaire. Et de la même façon qu'une prise prolongée d'un médicament peut se solder par de graves effets même bien après avoir cessé d'en consommer, une vaccination peut n'avoir aucun effet apparent avant que l'équilibre du système immunitaire ne finisse par "imploser" sous la forme de phénomènes "allergiques", "auto-immuns" etc....

 

Enfin, ce dossier du Mediator révèle une fois encore le combat du "pot de terre contre le pot de fer" puisque le Dr Irène Frachon, pneumologue au CHU de Brest qui avait sonné l'alerte et rédigé un livre sur ce scandale s'était vue littéralement censurée par le tribunal en première instance, lequel avait donné raison au laboratoire qui estimait que le sous-titre de l'ouvrage ("Combien de morts?") risquait de nuire à sa réputation....

 

Le sous-titre de votre livre : Combien de morts ? a été supprimé par le tribunal de Brest sur demande des laboratoires. Vous avez fait appel...



Dr Irène Frachon: "Oui. Légitimement. Comme l'étude de la Cnam le prouve. Après avoir été désavouée par le tribunal, j'ai été salie, attaquée par les laboratoires et les autorités sanitaires. Pourtant, le 14 juin, quelques jours après la décision du tribunal, l'Agence européenne du médicament retirait définitivement le Mediator du marché ! L'appel sera jugé le 30 novembre. J'espère une décision plus favorable."

 

On voit donc bien que les autorités sanitaires soutiennent l'industrie pharmaceutique, qu'elles sont complices de ses dérives (Irène Frachon n'est d'ailleurs pas la seule à en avoir fait les frais) Mais, une fois que le scandale éclate, les autorités n'ont qu'une chose en tête, se tirer d'affaire. Elles jouent alors une sorte de "théâtre" destiné à tromper le public d'où des phrases comme celles visibles dans le résumé d'émission sur le site de France 5:

 

"Retiré du marché hexagonal, il est aujourd’hui accusé par les autorités sanitaires d’avoir provoqué 500 à 1 000 décès en trente ans et au moins 3 500 hospitalisations pour complications cardiaques

 

1. Des gens lancent l'alerte (ex: Dr Irène Frachon) mais ils sont attaqués par les laboratoires ET LEURS COMPLICES (dont l'état)



2. La justice leur donne tort (ça sent le déjà vu, déjà vécu...)

 

3. Ca devient tellement gros, tellement voyant que ni les laboratoires ni l'état ne peuvent plus empêcher le scandale d'éclater et la presse d'en parler.

 

4. L'état "joue un théâtre" et "accuse" les laboratoires.

Les laboratoires jouent dans le registre de la fausse compassion, prétendant "être préoccupés" par la souffrance des victimes ou autres genres de formulations.

 

A ce propos, souvenez-vous d'un des articles du fameux contrat secret entre l'état belge et GSK qui disait, en substance que les deux cocontractants s'abstiendront de toute démarche qui laisserait penser à une tros grande proximité (en somme tout faire pour faire croire que les deux parties sont indépendantes l'une de l'autre alors que la collusion est TOTALE)... tout se tient, c'est  exactement le même type de comportement observable ici avec l'attitude des autorités françaises faisant semblant d'"accuser" le laboratoire des effets secondaires dont elles avaient pourtant connaissance depuis des années et contre lesquels elles n'ont jamais rien fait quand elles en avaient encore le temps!!



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