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14 novembre 2009 6 14 /11 /novembre /2009 00:38

Comme vous le savez la Belgique a conclu un contrat exclusif avec le fabricant de vaccins GSK pour l'achat du vaccin pandémique adjuvanté (avec squalène) Pandemrix. Ce vaccin est donc le seul disponible en Belgique et ce malgré que des critiques s'élèvent partout dans le monde pour dénoncer l'absence totale d'évaluation sérieuse d'un vaccin avec ce type d'adjuvant, notamment chez les femmes enceintes.
 
Alors que le Canada a acheté 200 000 doses de vaccins sans adjuvants pour les femmes enceintes, rien de cela en Belgique;
 
Alors que le Haut Conseil de Santé publique en France recommande préférentiellement un vaccin sans adjuvant à cette catégorie de la population, rien de cela en Belgique!
 
Le 30 octobre c'est l'agence suisse du médicament Swissmedic qui indiquait qu'elle n'autorisait PAS l'usage du vaccin adjuvanté Pandemrix pour les moins de 18 ans, les femmes enceintes et les + de 60 ans.
 
Mais chez nous, en Belgique, Mme Onkelinx n'a cessé de vanter le squalène pour son absolue sécurité. Elle a continué de confondre les effets de cette molécule prise par voie orale avec ceux de la même molécule quand elle est injectée. Récemment encore, face à des voix comme celle de Mme Catherine Fonck qui ont demandé l'achat de vaccins sans adjuvants pour les femmes enceintes, Mme Onkelinx, préférant rester dans ses certitudes, a continué de défendre mordicus qu'elle avait fait un choix raisonnable en n'achetant que le seul vaccin Pandemrix.
 
Le 3 novembre 2009, le Groupement des Gynécologues Obstétriciens de Langue Française de Belgique faisait savoir qu'il recommande vivement, à l'instar de la cellule Influenza, l'usage du vaccin avec adjuvant de GSK chez les femmes enceintes estimant que les risques sont faibles et non chiffrables
MAIS, ce qui a hélas trop peu filtré dans le public c'est que cette association professionnelle compte la firme GSK parmi ses "sponsors 2009"...
 
http://www.ggolfb.be/public/default.aspx?docid=341878b3-f8e7-42c7-b191-8f4b369b7af6
 
http://www.lesoir.be/actualite/sciences_sante/2009-11-13/vaccin-a-h1n1-les-gynecologues-obstetriciens-soupconnes-de-partialite-737891.shtml

 
Inquiètes pour leur santé et pour le libre exercice de leur liberté de choix, deux femmes enceintes ont envoyé un courrier à Mme Onkelinx en date du 3 novembre dernier  afin de lui demander la production du contrat pour connaître tous les tenants et aboutissants au sujet du seul vaccin disponible chez nous. N'ayant pas reçu de réponse dans les délais habituels et estimant qu'elles encouraient un préjudice pour leur santé, ces femmes ont décidé, rejointes par deux autres femmes enceintes, d'intenter une action en référé contre l'état belge. Ce qu'elles demandent c'est la mise à disposition de vaccins sans adjuvant. Au nom du principe de précaution, tout simplement. Car il est inadmissible que celui-ci s'applique toujours de façon unilatérale et jamais au vaccin lui-même!
 
Initiative Citoyenne soutient la démarche de ces femmes car, depuis le début, Initiative Citoyenne insiste sur le fait qu'elle n'est pas un groupement "anti-vaccins" mais avant tout un collectif partisan du libre arbitre. Loin donc d'un quelconque dogmatisme, Initiative Citoyenne estime que le choix de ces femmes doit pouvoir être respecté. Surtout dès lors que les autorités clament sans cesse que les femmes enceintes sont fort en danger, qu'elles paient un lourd tribu etc

Bien entendu, cela n'implique en rien qu'Initiative Citoyenne se focalise uniquement sur la question de l'adjuvant: NON! Au nom de l'absence d'évaluation de vaccin avec squalène chez les femmes enceintes, nous estimons qu'il est légitime que plusieurs d'entre elles puissent préférer un vaccin n'en contenant pas. Ceci dit, nous restons bien entendu, au sein d'Initiative Citoyenne, partisans d'une juste information loyale et claire sur les risques respectifs de TOUS les composants des vaccins pandémiques et pas seulement ceux du squalène. Il y va simplement de notre droit à tous à un consentement éclairé.

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14 novembre 2009 6 14 /11 /novembre /2009 00:26

Comme vous le savez, Initiative Citoyenne est un collectif de plus de 2000 citoyens et comprenant une cinquantaine de médecins qui s'inquiètent de la gestion chaotique de cette grippe depuis des semaines par les autorités publiques.
 
5 membres d'Initiative Citoyenne (dont 2 médecins) avaient assigné l'état belge en référé en date du 15 octobre
en vue de faire suspendre une campagne de communication et de vaccination basée sur des informations incomplètes et unilatérales sur le rapport bénéfices/risques du vaccin.

En date du 9 novembre dernier, la justice s'est déclarée compétente mais a estimé que notre demande était irrecevable
et nous a donc déboutés.

 
Pour résumer, la justice a estimé que nous n'avions pas d'intérêt personnel à agir et qu'il s'agissait dès lors d'une action de "vox populi" par laquelle nous voudrions nous faire défenseurs de l'intérêt général. La justice a estimé que, pour ce qui est du cas des médecins, le risque d'ingérence dans leur art de guérir et donc de stigmatisation par rapport à la pratique d'autres confrères n'était que théorique/hypothétique et nullement démontré.


Le juge a basé sa décision sur le fait que la vaccination n'étant pas obligatoire, chacun restait libre de faire ce qu'il voulait.
 
Ce jeudi 12 novembre après-midi, les 5 requérants de la précédente citation ont interjetté appel de cette décision qui ne nous paraît pas appropriée.

 

En effet, le fait que la vaccination ne soit pas obligatoire ne constitue en rien une garantie suffisante de nos droits subjectifs personnels.
 
Tout d'abord parce que, que la vaccination soit obligatoire ou non et que nous choisissions de nous faire vacciner ou non, il existe un risque vaccinal dont on ne parle jamais et qui nous concerne tous, autant à titre individuel qu'à titre collectif: le risque de mutation que la vaccination peut induire ou faciliter. Des précédents existent en effet avec d'autres vaccins (comme le vaccin hépatite B en Italie, comme pour les vaccinations à méningocoque C, les pneumocoques etc) qui ont débouchés sur l'apparition de virus mutants plus méchants, plus virulents suite à des campagnes soutenues de vaccination. Dès lors, l'establishment qui invoque hélas trop souvent l'altruisme afin d'inciter les gens (et les soignants) à se faire vacciner devrait, par souci d'honnêteté intellectuelle, reconnaître qu'il peut aussi exister un altruisme à ne pas se faire vacciner eu égard à ce risque bien réel de provoquer une mutation, un moyen naturel du virus de s'adapter aux obstacles sur sa route car la Nature a de remarquables facultés d'adaptation. Une mutation qui pourrait porter autant préjudice aux gens vaccinés que non vaccinés!
 
Nous estimons avoir dès lors un intérêt à agir clair et évident à cet égard comme sur le plan d'une pression et d'une stigmatisation des gens non vaccinés eu égard à l'information simpliste et partiale diffusée par les autorités compétentes.


Et bien sûr, le fait que nous avons un intérêt personnel et direct à agir n'empêche nullement que d'autres citoyens, non parties à l'action puissent indirectement tirer profit des mesures que nous exigeons à titre individuel. Ce risque de mutation due au vaccin qui concerne à la fois les gens vaccinés et les gens non vaccinés illustre d'ailleurs fort bien les liens évidents qui existe entre l'intérêt de l'individu et celui de la collectivité...
 
Par ailleurs, dans le cadre de cet appel, nous demandons notamment la production du contrat conclu entre GSK et l'état belge. En effet, le journal le Point révélait en date du 30 octobre la teneur du contrat conclu entre GSK et l'état français et celui-ci contenait des clauses de confidentialité avec une "liste verte" et une "liste rouge", cette dernière comprenant notamment les informations relatives à la sécurité du produit!
 

Nous nous posons la question: qu'en est-il des clauses du contrat belge? 

 



L'audience d'introduction de cette procédure en appel aura lieu au palais de Justice de Bruxelles, place Poelaert, le jeudi 19 novembre 2009 au matin.

 

Texte de la requête d'appel: ICI

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14 novembre 2009 6 14 /11 /novembre /2009 00:14

Demande d’Initiative citoyenne irrecevable

Mis en ligne le 12/11/2009


Collectif. Le tribunal de première instance de Bruxelles, siégeant en référé, a déclaré irrecevable, la demande d’un collectif de citoyens de suspendre la campagne d’information et de vaccination du gouvernement contre la grippe H1N1, a-t-on appris, mardi. Initiative citoyenne, qui va aller en appel, souhaitait obtenir la suspension tant que ne seraient pas apportés publiquement des éléments permettant de juger en connaissance de cause les avantages et inconvénients d’une telle vaccination. La demande visait entre autres la suspension de la vaccination au moyen du "Pandemrix" aux motifs notamment que les adjuvants auraient des effets secondaires incalculables. Le tribunal a estimé que les citoyens ne justifiaient pas d’un intérêt à l’action. Ils ont été condamnés aux dépens, soit un montant de 1 200 euros. (Belga)

[NB: Voir le texte de l'ordonnance rendue ICI ]


source: La Libre

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1 novembre 2009 7 01 /11 /novembre /2009 01:11

Alors que les autorités nous ont affirmé que la dangerosité du virus résultait de sa capacité à muter, alors que la cellule influenza n'hésite pas à sous-entendre l'altruisme dans le chef des professionnels de la santé qui se feraient vacciner:(en écrivant sur son site que la vaccination sert à "se protéger soi mais aussi les autres, ses patients"), alors que des affiches de propagande oppressante et culpabilisante (pour ceux qui ne seraient pas vraiment tentés par la vaccination) fleurissent dans les hôpitaux, On constate qu'il y a un risque qui n'est jamais évoqué et qui est pourtant indéniable et extrêmement préoccupant, bien plus que la grippe A contre laquelle le vaccin est censé protéger: 


     LE RISQUE DE MUTATION INDUITE, CAUSEE PAR LA VACCINATION

 

En effet, un virus un peu à la manière des êtres vivants a besoin de survivre: dès lors qu'il rencontre un obstacle, il va avoir tendance à "chercher des échappatoires", des moyens de le contourner. C'est bien connu: la Nature a horreur du vide et a une formidable capacité d'évolution et d'adaptation. L'équilibre au sein de l'écosystème microbien est quelque chose d'éminemment complexe avec lequel on ne peut pas jouer impunément sans avoir à assumer des retours de bâtons, des retournements de situation.


C'est pourquoi la vaccination peut faciliter les tentatives du virus d'évoluer. Ca a déjà été le cas avec bien d'autres vaccins. Ainsi, la vaccination contre la bactérie pneumocoque (dont il existe de nombreuses variantes, plus de 80) s'est accompagnée d'un déplacement des souches les plus fréquentes vers d'autres sérotypes non couverts par la vaccination. Un tel phénomène d'adaptation microbienne s'est également produit avec le virus de l'hépatite B suite à des campagnes de masse: ainsi, en Italie est apparu un mutant bien plus dangereux du virus de l'hépatite B.

 

Suite à des campagnes de vaccination contre la méningite à méningocoque de type C, on a constaté que la variante B de cette bactérie avait ainsi augmentée, "en compensation" de cet équilibre naturel rompu par la vaccination. On peut donc perdre d'une main ce qu'on croit gagner de l'autre: c'est un peu l'histoire du tonneau des Danaïdes. Et ceci d'autant plus que, la gravité de cette grippe A étant tout à fait négligeable, au plan collectif, il y a fort à craindre que si le virus mute, il mute en devenant plus méchant qu'il n'est actuellement.

  

En somme le mieux peut donc véritablement être l'ennemi du bien.

Bien sûr pour l'industrie, ce risque n'est pas un obstacle car ce sera des ventes de vaccins en cascade avec le cercle vicieux du changement d'antigènes mais cette surenchère pourrait se terminer très mal, tant pour les individus que la collectivité.

 

 

La vaccination peut engendrer une mutation du virus le rendant ainsi bien plus virulent qu’il n’est et pouvant fortement aggraver la situation, au plan collectif aussi. Des chercheurs de l’Université Shizuoka au Japon écrivent dans le numéro de mars 2009 de « Public Library of Science » (PLoS) : « Les vaccinations de masse, à moins d’être contrôlées de très près, sont susceptibles d’induire une redoutable mutation génique qui pourrait provoquer une augmentation des cas de grippe, davantage d’hospitalisations et un nombre accru de décès. »

 

Le paradoxe veut que si la virulence d’une souche vaccinale résistante est plus faible que celle d’une souche plus sensible, l’épidémie pourrait s’accroître dans la proportion même du pourcentage de la population qui aurait choisi de se faire vacciner. Les chercheurs d’en conclure qu’ « une vaccination organisée pour empêcher la diffusion de la maladie pourrait au contraire contribuer à la répandre davantage. »7

 

L’humanité prend des risques énormes.

 

L’impulsion des officiels de la santé et des politiciens à préparer les populations humaines à des vaccinations de masse pourrait conduire à un énorme désastre sans précédent et qui pourrait être évité.8


Ce risque non négligeable de mutation provoquée ou facilitée par une large vaccination nous concerne TOUS au niveau collectif comme au niveau individuel. Cela semble d’ailleurs corroboré par les récentes déclarations du médecin suédois, le Dr Annika Dahlgvist, qui estime comme plusieurs autres scientifiques qu’ « il serait bien possible que les dégâts (causés par la vaccination) soient pire que la maladie ellemême » et qu ’ « aucune propagande qui évoquerait le principe de solidarité avec la population pour inciter à la vaccination ne devrait exister »9. Ce risque de mutation qui est en somme un effet secondaire grave de plus de cette vaccination tant à l’échelle individuelle que collective devrait également être signifié à tous les patients ET à tous les soignants. Car, à l’heure actuelle, des campagnes basées sur ce principe discutable d’ « altruisme » en la matière continuent d’être menées au détriment d’une juste information équitable pour tous ! »

 

Références

 

7. A titre d’exemple, les chercheurs font allusion à la campagne de vaccinations obligatoires pour toutes les volailles en Chine en 2005 contre le virus de la grippe H5N1. Les analyses génétiques ont révélé qu’une souche variante de la grippe H5N1 ( Fujian-like influenza) était apparue et était devenue par la suite la souche la plus répandue dans chacune des 12 provinces chinoises, remplaçant les virus répandus jusqu’alors. Un autre exemple : les vaccins H5N2 utilisés à Mexico depuis 1995 semblent avoir favorisé l’émergence de souches variantes de la grippe après l’introduction des vaccins.

 

Les chercheurs de l’Université Shizuoka au Japon déclarent qu’ « ils restent tout à fait sceptiques quant à la possibilité qu’ un programme de vaccinations puisse réduire le nombre total des infections individuelles même si la vaccination protège contre la transmission d’une souche sensible au vaccin. » (PLoS One 4 (3) : e4915, March 18,2009)

 

8. http://euro-med.dk/?p=9895

 

9. Déclarations du Dr Annika Dahlqvist, octobre 2009: voir ici

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1 novembre 2009 7 01 /11 /novembre /2009 00:56

Par Bertrand Beauté - Mis en ligne le 19.10.2009 à 16:11

Le virus H1N1 a semé la panique. Au final, une simple grippette qui fait plus peur que mal. Décryptage.



Où est donc passée cette satanée grippe A? Ce virus H1N1 tant redouté qui aurait dû nous clouer au lit et nous faire revivre les horreurs de la grippe espagnole de 1918 avec ses 50 millions de morts? Ce nouveau monstre qui aurait dû tuer jusqu’à 20 000 Suisses? On revoit encore Marie-Thérèse Porchet nous prévenant à la télévision que la «pandémiiiiie arriiiiive!». Comme une sirène d’alarme... Plus sérieusement, Thomas Zeltner, patron de l’Office fédéral de la santé publique (OFSP), nous avertissait en juillet que la grippe A infecterait plus d’un million de personnes en Suisse. Et puis? Rien du tout, malgré le battage médiatique, les annonces alarmistes des experts et de l’Organisation mondiale de la santé (OMS). Attendue en août, l’arrivée de la pandémie a été repoussée à la fin de septembre. Puis au début d’octobre. Aujourd’hui, les masques commencent à tomber sur cette «grippette» qui fait plus de peur que de mal. Retour sur la paranoïa «grippe A».


Quand les médias se grippent

Presse, radios, TV, internet… Les médias suisses ont rarement consacré autant de temps, de pages et d’énergie pour une épidémie. Tout y est passé depuis l’annonce du premier cas déclaré en Suisse en avril 2009: interviews d’experts, reportages et même quelques polémiques, comme celle sur l’obligation ou non de se faire vacciner. Bref, la maladie n’a pas quitté la une des médias au point de les gripper… Un matraquage dénoncé par David Humair, docteur en biologie moléculaire et un des spécialistes suisses de l’analyse de la menace biologique. «La grippe A, c’est comme le SRAS ou la grippe aviaire. Ces maladies ont été largement traitées par des médias qui nous prédisaient l’apocalypse.» Et que s’est-il passé, demande David Humair? Le SRAS a tué un peu plus de 700 personnes, la grippe aviaire quelques centaines et la grippe A 4500 à ce jour. «Et, pendant ce temps, la malaria et le sida tuent respectivement 4000 et 6000 personnes par jour», remarque le scientifique. Mais c’est dans les pays du Sud et c’est loin de chez nous...


Quand la com est trop alarmiste


Mais est-ce uniquement la faute des médias si la grippe A a pris une telle proportion? Clairement non. Les communications des services de prévention de la Confédération et de l’OMS sont aussi pointées du doigt. Pour de nombreux spécialistes, ce sont ces organismes qui ont alimenté la paranoïa ambiante. Avec le risque de lasser le public. «A force de crier au loup, les gens n’y croient plus», s’inquiète Jacques de Haller, président de la Fédération des médecins helvétiques (FMH). David Humair estime, pour sa part, que l’OFSP aurait dû limiter son message à souligner qu’une menace existe et qu’elle est prise au sérieux. «Pour moi, les autorités sont allées trop loin en articulant des chiffres de mortalité.» Que répond l’OFSP qui a investi 3 millions de francs dans sa campagne de sensibilisation, dont un peu moins de 50 000 francs pour les cachets des comédiens Marie-Thérèse Porchet, Beat Schlatter et Ferruccio Cainero? «Nous avons appliqué le principe de précaution», déclare Jean-Louis Zurcher, porte-parole de l’OFSP, qui peine néanmoins à expliquer comment la Suisse a été épargnée par la pandémie. «Mais je vous rappelle que la grippe espagnole de 1918 a aussi commencé gentiment.» Sylvie Briand semble également gênée: «C’était un nouveau virus, se défend la directrice du programme de lutte contre la grippe A à l’OMS. Il était impossible de savoir ce qui allait se passer. Et il fallait prendre des mesures pour ralentir sa progression et donner le temps aux services de santé des pays concernés de réagir.» Reste que, pour David Humair, la pandémie n’est pas une menace pour la Suisse. Les autorités qui ont tant investi en temps et en argent vont-elles le reconnaître? Que nenni. D’autant que, pour ne pas perdre la face, l’OFSP se cache derrière les recommandations de l’OMS.


Quand les scientifiques font plouf!


La crédibilité des scientifiques en a pris un coup
. Le virus H1N1 pour lequel nous n’avions aucune immunité devait semer la désolation dans le monde. Selon l’OMS, il fallait s’attendre à des millions de morts, alors qu’un tiers des humains devait être infecté. Le niveau d’alerte était d’ailleurs rapidement monté à son maximum, soit le degré six. Or, au final, ce fut une grippette moins dangereuse qu’une grippe traditionnelle, H1N1 étant trois fois moins létal, comme l’a révélé le Center for Disease Control and Prevention, à Atlanta. Coincée, l’OMS a alors mis de l’eau dans son vin en arrêtant de comptabiliser les cas et en affirmant que la grippe A s’attaquait avant tout aux jeunes... «A cause de cette communication alarmiste, la crédibilité du milieu scientifique est atteinte, tranche Jacques de Haller. Et il faudra du temps pour la reconstruire.» Mais qu’auraient donc dû dire les scientifiques? «Quand on ne sait pas, on doit l’admettre. Le public le comprend très bien», répond le président de la FMH qui ne remet néanmoins pas en cause les mesures de préparation mises sur pied par l’OFSP. David Humair abonde. «Les experts ne doivent pas spéculer. Ils doivent rester factuels, s’interdire les conditionnels et les “si”. C’est une catastrophe par exemple de comparer la grippe A et celle de 1918. Les situations sont complètement différentes. En 1918, le monde sortait d’une guerre. Les populations étaient fatiguées, mal nourries. On ne compare pas des poires et des pommes.» Mais ce n’est pas tout. La confiance dans les experts est également ébranlée par les révélations de leurs liens avec l’industrie pharmaceutique, celle qui avait tout à gagner de la parano «grippe A». Un exemple? L’épidémiologiste français Antoine Flahault nous conseille d’utiliser en préventif le Tamiflu de Roche en attendant le vaccin. Mais, comme le note Le Canard enchaîné, personne ne fait remarquer que l’épouse de Flahault est directrice médicale de Leem, le syndicat français des industries pharmaceutiques… Quant à l’épidémiologiste Tom Jefferson, il remet en cause ni plus ni moins l’honnêteté de l’OMS qui a changé ce printemps sa définition de la pandémie pour faire de la grippe A une épidémie universelle. «L’ancienne définition disait qu’on atteignait le stade d’une pandémie quand un virus, contre lequel on n’avait aucune immunité, et qui provoquait un taux élevé de morbidité et décès, se propageait rapidement», a-t-il tonné dans le magazine allemand Der Spiegel. «Or, les deux dernières caractéristiques ont été abandonnées.» La raison? Officiellement, la réforme était en cours depuis deux ans et elle a abouti ce printemps, indique Sylvie Briand. Mais, selon certaines sources onusiennes, la très contestée Margaret Chan aurait utilisé la crise «H1N1» pour sauver sa place à la tête de l’OMS. La grippe A comme écran de fumée?


Les vrais gagnants sourient
 

Les cours des entreprises pharmaceutiques ont eu la fièvre depuis ce printemps: + 50% pour GlaxoSmithKline, + 40% pour Roche, + 33% pour Novartis, + 33% pour Sanofi-Aventis... Leur valeur boursière a largement profité de la panique A. Mais pas seulement, les PME qui produisent les masques, les gants, les mouchoirs… ont aussi tiré leur épingle du jeu, alors que les Suisses, écoutant leurs autorités, se sont rués sur ce petit matériel. Il y a même eu une pénurie en juillet. La facture de la grippe promet d’ailleurs d’être salée. La France aurait ainsi déboursé plus de 2 milliards de francs pour se protéger. Et la Suisse? On parle d’un demi-milliard de francs sans compter les budgets des sociétés qui ont également financé des plans grippe A et qui ont assumé les coûts de l’absentéisme préventif de leurs employés. «Tout cela me fait penser au marché de la sécurité et de l’armement», constate David Humair. «Après le 11 septembre 2001, il a explosé et pèse désormais des milliards de dollars.» Comme quoi, le malheur des uns fait toujours, ou presque, le bonheur des autres.


 
Source: Hebdo.ch
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1 novembre 2009 7 01 /11 /novembre /2009 00:21
D'après les recherches effectuées par le Dr Tom JEFFERSON, Directeur de la très respectée Association Cochrane, quand les médecins déterminent que les symptômes d'un patient sont ceux de la grippe, ils sont ,dans une moyenne de 90% des cas, dans l'erreur.
 
 
Dr. Tom Jefferson's Review of 'Flu' Diagnoses
 

"...According to a review by Dr. Tom Jefferson [PDF], head of the flu vaccine section of the respected Cochrane Collaboration, when doctors determine that a patient’s symptoms are consistent with flu, they are wrong on average over 90% of the time..."

This review can be found at:
http://www.annals.org/content/138/7/607.3.full.pdf
 
 

Or, quelle est la situation en Belgique en matière de grippe?

- Les chiffres ne sont que des extrapolations car, en effet, depuis juillet, il n'y a plus de détection systématique des cas de grippe

- Comme l'a rappelé  le Dr Carine Rondia 30 octobre dernier dans l'émission "Au quotidien" sur la RTBF, on ne sait dès lors pas faire la distinction entre grippe A et grippe saisonnière

- Et, comme pour courronner le tout dans ce florilège d'imprécisions, même les diagnostics des médecins  seraient ainsi contestables puisque ceux-ci ne se basent pas uniquement sur la détection effective et fiable des cas mais la plupart du temps sur des "diagnostics cliniques simples" donc sans test complémentaire et, on le voit, ce classement dans la rubrique "grippes" peut ainsi être fortement sur-estimé.
La raison principale en est qu'il existe bien d'autres virus responsables d'états pseudo-grippaux, par exemple les rhinovirus et les symptômes qu'ils engendrent sont similaires à ceux de la grippe A ou d'une autre grippe. Ainsi, il ne faut pas confondre ou assimiler les ILI (influenza like symptoms ou symptômes pseudogrippaux en français) à la grippe ou à la grippe AH1N1 en particulier, les premiers constituant un ensemble bien plus vaste englobant, entre autres, les cas de grippe AH1N1.


Est-on dès lors en état de "pandémie" réelle?

Le débat reste ouvert...
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1 novembre 2009 7 01 /11 /novembre /2009 00:01

Editorial: Soleil de Californie sur les conflits d’intérêt

 

Minerva 2007; 6(5): 65-65 (voir sur leur site)


D’éventuels conflits d’intérêt des praticiens peuvent-ils influencer négativement les soins cliniques prodigués ? La notion de conflits d’intérêt couvre une longue liste d’interactions avec l‘industrie du médicament, de dispositifs médicaux ou d’équipements pour la recherche. Elle comprend, entres autres : cadeaux, même de relative faible importance, repas, paiements pour présence à des lectures ou à des conférences, y compris on line, formation médicale continue non payante pour les participants, paiement pour participation à des réunions, défraiements pour frais de voyage ou bourses d’étude pour participation à un congrès, paiement pour participation à un comité de conférence, mise à disposition de services d’écriture « par un nègre », fourniture d’échantillons pharmaceutiques, octroi de subsides de recherche, paiement de consultance.


En Belgique, la déclaration de conflits d’intérêt est loin d’être systématique et, de plus, son intérêt est souvent remis en cause. Les personnes interrogées à ce sujet déclarent souvent que leur jugement médical n‘est en rien influencé par des contacts ou des cadeaux, petits ou grands, sous quelque forme que ce soit. De nombreuses études ont pourtant montré l’influence de conflits d’intérêt, survenant quand des praticiens ont des motifs ou se trouvent dans des situations dans lesquelles de bons observateurs peuvent conclure que la rigueur morale de leur rôle de médecin est ou pourrait être compromise 1. Dans le cadre d’influences possibles de l’industrie, des conflits d’intérêt financiers surgissent quand le praticien est tenté de s’écarter de ses obligations professionnelles en raison d’un bénéfice personnel économique ou autre, et ce n’est certes pas l’importance du cadeau qui modifie le libre arbitre. De nombreuses études ont montré que le comportement d‘un individu n’était pas toujours rationnel, qu’un cadeau modifiait l’objectivité et influençait le choix, appelait à une réciprocité 1. Pour les praticiens notamment, leurs prescriptions étaient substantiellement plus importantes après des visites de délégués médicaux, après une participation à un symposium sponsorisé par une firme ou après acquisition d’échantillons. Une synthèse méthodique de la littérature 2 montre qu’une écrasante majorité de ces interactions produit des effets négatifs sur les soins cliniques. L’introduction de ce biais nuit à l’intégrité de jugement en situation, au respect des références en matière d’intégrité scientifique, mais surtout, in fine, aux intérêts du patient1.


Il est donc indispensable de témoigner d’une totale transparence des conflits d’intérêt potentiels.

 

La seule déclaration de conflits d’intérêt suffit-elle, cependant, à résoudre le problème (*) ? Des collaborateurs de Centres Académiques du monde médical 1 répondent que non, pour plusieurs motifs : la notion de conflits d’intérêt est fort variablement interprétée, les conflits d’intérêt ne sont pas souvent vérifiés, leur influence difficilement identifiable pour un non expert dans une matière. Ils estiment qu’il est plus facile de déclarer ces conflits puis de se comporter comme s’ils n’existaient pas, plutôt que de tenter de les éliminer. Ce problème est particulièrement crucial en milieu universitaire, nous l’avons déjà abordé dans l’édition néerlandophone de Minerva 3. Un exemple précis de tentative d’éviter, de modérer ou, si nécessaire, de gérer les conflits d’intérêt de l’ensemble du personnel d’une université, y compris les étudiants, par rapport aux firmes commercialisant des produits en rapport avec la santé, nous vient de Californie, de l’Université Stanford 4 et nous est rappelé par un éditorial de la Revue Prescrire 5. Les directives sont clairement fixées dans cet établissement. Elles mentionnent, entre autres, qu’aucune forme de cadeau personnel ne peut être accepté, dans toute circonstance. Des règles strictes sont précisées pour les activités formatives au niveau de la transparence des conflits d’intérêt, du choix des thèmes, du contenu des présentations. L’université prévoit également une formation pour les étudiants, résidents, stagiaires et personnel, sur les conflits d’intérêt. Cet apprentissage, débutant avant la vie professionnelle, lors de la formation, nous semble être un autre élément clé d’une saine gestion des conflits d’intérêt potentiels.

 

Nous rêvions déjà du soleil de Californie. S’il contribue aussi à mieux éclairer les conflits d’intérêt et leur gestion, nous rêverons encore davantage que ses rayons atteignent notre petit pays.


P. Chevalier, M. van Driel, M. De Meyere au nom de toute la rédaction

 

Références

 

1. Brennan TA, Rothman DJ, Blank L, et al. Health industry practices that create conflicts of interest: a policy proposal for academic medical centers. JAMA 2006;295:429-33.

 

2. Wazana A. Physicians and the pharmaceutical industry: is a gift ever just a gift? JAMA 2000;283:373-80.

 

3. De Meyere M. Is academische geneeskunde te koop? [Editoriaal]. Huisarts Nu (Minerva) 2000;29:264-5.

 

4. Stanford University School of Medicine. Policy and guidelines for interactions between the Stanford University School of Medicine, the Stanford Hospital and Clinics, and Lucile Packard Children’s Hospital with the pharmaceutical, biotech, medical device, and hospital and research equipment and supplies industries (“industry”).

http://med.stanford.edu/coi/siip/documents/siip_policy_aug06.pdf (consulté le 14 mars 2007).

 

5. Cadeaux des firmes: interdits à l’Université Stanford. Rev Prescr 2007;27:221-2.



(*) A ce sujet, nous rajoutons le très intéressant complément d'information suivant:
   

Dans l’édition du magazine Knack du 12 novembre 2008 et dans celle du Vif l’Express du 14 novembre 2008 on peut en effet lire la chose suivante au sujet des scientifiques qui composent le Conseil Supérieur de la Santé (CSS) : « Il ressort des documents que nous avons pu consulter que quatre des cinq membres qui a préparé l’avis du CSS sur le Gardasil et le Cervarix sont ou ont été consultants ou chercheurs rémunérés par Glaxo Smith Kline ou Sanofi Pasteur MSD. Pourtant, ils ont tous les cinq signé la déclaration de conflits d’intérêt exigé par le Conseil Supérieur de la Santé, une déclaration par laquelle ils affirment pouvoir agir en toute indépendance dans ce dossier. […]»

Toutefois, cela n'a pas empêché le Pr Patrick De Mol de l'Université de Liège d'affirmer lors de l'émission "Controverse" sur RTL le 18 octobre dernier  que "le CSS ce sont des scientifiques INDEPENDANTS" (!). Décidément, tout le monde n'a donc pas la même définition de l'indépendance....

 

 

 

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31 octobre 2009 6 31 /10 /octobre /2009 23:53


Au sujet du vaccin Pandemrix de la firme GSK (seul vaccin acheté par l'état belge) on peut notamment lire ceci:

Swissmedic délivre une autorisation de mise sur le marché à plusieurs vaccins pandémiques
Berne, le 30 octobre 2009. Swissmedic, Institut suisse des produits thérapeutiques, a autorisé les 23 et 27 octobre 2009 deux vaccins contre la grippe A(H1N1). Il s'agit du vaccin Pandemrix A(H1N1), mis au point par la société GlaxoSmithKline, et du vaccin Focetria, développé par l'entreprise Novartis.
Grâce à ces AMM délivrées par Swissmedic, la Suisse dispose dès maintenant de vaccins contre la grippe A(H1N1).


Pandemrix


Les données dont dispose Swissmedic montrent qu'une seule injection de l'antigène de la grippe A(H1N1), mélangé à l'adjuvant AS03, entraîne une protection suffisante contre le virus. Les données actuelles concernent essentiellement les adultes mais il n'existe aucune donnée pour les femmes enceintes et celles relatives aux enfants sont insuffisantes. C'est pourquoi Swissmedic n'a pas encore autorisé l'utilisation de Pandemrix chez les femmes enceintes, les enfants de moins de 18 ans et les adultes de plus de 60 ans. Toutefois, selon les recommandations de l'Office fédéral de la santé publique (OFSP), les adultes de plus de 60 ans peuvent quand même se faire vacciner avec Pandemrix.


 
source: Swissmedic
 

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31 octobre 2009 6 31 /10 /octobre /2009 23:11

En dépit des propos alarmistes qui ont en quelque sorte préparé le terrain à la campagne massive de vaccination, il convient de rappeler que la grippe A reste une maladie statistiquement bénigne.

En Nouvelle Zélande, alors que l'hiver est à présent terminé dans cette partie de l'hémisphère Sud, on a constaté un taux de mortalité très faible estimé à 1/20 000 à 1/30 000 ( soit de 0, 003% à 0,005%).




Dans ce pays, la Nouvelle Zélande, « la grippe saisonnière fait 400 décès annuels chaque année et, cette année, il n’y a eu que 17 décès ce qui peut faire dire que la pandémie a (dans ce pays) contribué à sauver 383 vies, rendant ce virus (et le fait qu’il prenne ainsi la place du virus saisonnier) plus efficace que tous les vaccins antigrippaux possibles » 

Lettre parue dans le British Medical Journal le 29 septembre 2009-10-26


 

Comme l'a rappelé l'hôpital canadien Sainte Justine dans un très récent communiqué de presse il faut "redonner l'heure juste en ce qui concerne la gravité de cette grippe A" et rappeler que celle-ci est majoritairement bénigne, notamment chez les enfants.

 

 



Aussi, il est légitime de se demander dans quelle mesure les innombrables conflits d'intérêts entre l'industrie et les "experts" et ceci, jusqu'au plus haut niveau (regardez à ce sujet l'éclairant documentaire "Grippe A, un virus qui fait débat" par exemple) n'entrent pas en ligne de compte au détriment de l'objectivité scientifique et de la santé des citoyens.....

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31 octobre 2009 6 31 /10 /octobre /2009 22:55

Marc Payet | 29.10.2009, 07h00

 

C’est l’exemple type des relations ambiguës que peuvent entretenir médecins, pouvoirs publics et laboratoires pharmaceutiques. Le Groupe d’expertise et d’information sur la grippe (Geig), créé en 1979, se présente comme une association régie par la loi de 1901, doté d’un conseil scientifique de quinze membres qui, comme bon nombre d’autres groupes d’influence, distillent ses recommandations au petit monde de la santé.

La menace d’une pandémie de a placé ces dernières semaines le président de son comité scientifique, Bruno Lina, sous le feu de la rampe. Ainsi, le 20 octobre, à l’occasion du lancement officiel de la campagne de vaccination de la grippe A au ministère de la Santé, le professeur Lina était invité à s’exprimer, assis à la gauche de . Il a notamment répété qu’il était « très important de se faire vacciner » contre ce virus.
Contrairement à ce qu’il revendique sur son site Internet, le Geig n’est toutefois pas ce qu’on peut appeler une association indépendante. Selon nos informations, ce groupe est en effet
à 100 % par cinq laboratoires pharmaceutiques qui produisent des vaccins contre la grippe. Son directeur général n’est autre que Bertrand Verwee, le directeur marketing de Sanofi-Pasteur-MSD, le département vaccin du géant pharmaceutique français. « Effectivement, nous finançons le Geig, reconnaît Bertrand Verwee. Sanofi-Pasteur-MSD prend à son compte 50 % du budget annuel du Geig, qui s’élève à 400 000 . Le reste est réglé par quatre autres laboratoires également producteurs de vaccins contre la grippe : GSK, Novartis, Pierre Fabre et Solvay. »

« Je ne vois pas où est le problème »

Dès lors, le risque de conflit d’intérêts est manifeste lorsque le professeur Lina s’exprime publiquement sur la vaccination contre la grippe saisonnière ou la grippe A, car il multiplie les casquettes. Il est à la fois professeur de médecine au CHU de Lyon et « expert auprès du ministère de la Santé pour le risque pandémique », comme il le revendique sur la jaquette de son récent livre où il promet « la Vérité sur la grippe A ». Il est encore membre du comité de lutte contre la grippe, organisme officiel rattaché au ministère de la Santé, et enfin conseiller de Margaret Chan, la directrice de l’Organisation mondiale de la santé pour le risque pandémique. « C’est vrai que j’ai différentes casquettes, mais je l’assume, se défend Bruno Lina. J’ai des collaborations, que je ne cherche pas à cacher, avec les laboratoires Roche, Sanofi, GSK et BioMérieux. Je ne vois pas où est le problème. Je suis très demandé, car j’ai publié des travaux importants sur la grippe. Les rencontres du Geig me permettent d’échanger avec mes collègues, mais je ne suis pas rémunéré par cette structure. » Et d’asséner : « Lorsque je donne un conseil à la ministre de la Santé en matière de stratégie de vaccination contre la pandémie, je garde toute mon indépendance. »
Le cabinet de Roselyne Bachelot, sollicité hier, se montre, lui, plus embarrassé. « Nous avons sollicité ce professeur, car c’est un des meilleurs experts sur le sujet. Nous savons qu’il est directeur scientifique du Geig. Mais ce n’est pas à ce titre qu’il s’exprime aux côtés de la ministre. » Quant à la question du financement du Geig par les laboratoires, elle ne donne lieu qu’à un silence gêné.

 

 

Source: Le Parisien

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31 octobre 2009 6 31 /10 /octobre /2009 14:19

La révélation du financement d’un groupe d’experts sur la grippe A par des laboratoires pharmaceutiques pose la question de leur influence dans les décisions de santé publique.

Marc Payet | 29.10.2009, 07h00


Quatre-vingt-quatorze millions de doses de vaccins commandées par les autorités sanitaires pour 871 millions d’euros. Sans compter les dépenses annexes qui portent l’ardoise à plus d’un milliard d’euros. La France n’a pas regardé à la dépense face à la .


Une manne pour les laboratoires pharmaceutiques autorisés à fabriquer le vaccin, proposé aux Français à partir du 12 novembre. Hier, certains d’entre eux ont publié leurs comptes, dopés par les commandes à travers le monde. Ces firmes ont-elles pu user de leur influence auprès du ministère de la Santé pour l’inciter à acheter des vaccins en surnombre ? Certaines, en tout cas, contribuent au d’experts appelés à conseiller les autorités sanitaires sur la politique vaccinale. Le cas du Groupe d’expertise et d’information sur la grippe (Geig) illustre les liaisons parfois dangereuses entre les firmes pharmaceutiques et les pouvoirs publics. Ainsi, le président du comité scientifique du Geig, le professeur Bruno Lina, apparaît comme l’un des experts officiels du ministère de la Santé alors que son groupe est financé à 100 % par les laboratoires producteurs du vaccin contre la grippe.

« Les pouvoirs publics sont infiltrés par des représentants des firmes pharmaceutiques, il faudrait qu’ils balayent devant leur porte ! » s’insurge le docteur Marc Girard, professeur de médecine auteur d’« Alertes grippales », un livre qui détaille le problème de ces conflits d’intérêts.
Une dérive déjà constatée lors de la campagne de vaccination contre le virus de l’hépatite B en 1994, sous la pression de laboratoires et de l’Organisation mondiale de la santé. Les pouvoirs publics, eux, se défendent de tels procédés. Le contrat pour le vaccin grippe A s’est déroulé en juillet « selon une stricte procédure d’appel d’offres », rappelle la Direction générale de la santé. Si la procédure était classée « secret-défense », c’était uniquement « pour des raisons de sécurité évidentes, en raison des impératifs de santé publique ».

 


Source: Le Parisien

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29 octobre 2009 4 29 /10 /octobre /2009 15:29

Depuis que la grippe A (H1N1) a été déclarée pandémie mondiale par l'OMS, les gouvernements du monde entier se sont lancés dans des achats massifs de médicaments et de vaccins. Prévention ou hystérie ?


(Allemagne, 2009, 52mn)
NDR, Réalisateurs : Jutta Pinzler, Stefanie Schwalfenberg



Sur les 6,2 milliards d'individus que compte la planète, le virus de la grippe A (H1N1) en a tué jusqu'ici moins de 2 000 ; bien peu au regard des 100 000 personnes qui meurent de faim chaque jour dans le monde. Pourtant, avant même que les vaccins ne soient au point et que l'on soit certain de leur efficacité, des millions de doses ont été commandées par la plupart des pays. La dépense est-elle en rapport avec la menace réelle ?

Et comment l'Organisation mondiale de la santé (OMS) établit-elle ses seuils d'alerte ? Le 29 avril dernier, elle a en effet décidé de passer au niveau 5 d'alerte pandémique, stade qui permet de débloquer des crédits pour développer des vaccins. Puis, en juin, elle a déclenché le niveau 6, en déclarant la grippe A (H1N1) pandémie mondiale. Quelle est l'influence de l'industrie pharmaceutique sur ces décisions ? Rejoignant la position de Jean Ziegler, membre du Conseil des droits de l'homme à l'ONU, Wolfgang Becker-Brüser, l'ancien directeur du service chargé de la circulation des médicaments à l'Office pour la santé de la République fédérale d'Allemagne, soulève la question des intérêts commerciaux en jeu. D'autres critiques s'inquiètent de l'efficacité du Tamiflu et des vaccins. Certains s'interrogent même sur leur nocivité. D'autres se demandent enfin si, sur fond de crise financière et économique, le phénomène de la grippe A ne viendrait pas à point nommé pour les hommes politiques de tous les continents.




 
 
 
 
 
 

 
 
 

 

 
 













 
















 













 








 
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24 octobre 2009 6 24 /10 /octobre /2009 21:47

Publié le 20 octobre, 2009
par
Eric Vendin  

   

La Belgique a entamé lundi une campagne de vaccination contre le virus de la grippe H1N1 qui, bien que se déroulant sur une base volontaire et visant essentiellement le personnel médical et les groupes prioritaires, a entraîné le dépôt d’une plainte de citoyens inquiets.


Le personnel des hôpitaux (médecins, infirmiers, étudiants, techniciens…) peut depuis ce lundi être vaccin
é, gratuitement et s’il le souhaite, sur son lieu de travail.


A partir du 1er novembre, le reste de la population « prioritaire » pourra se rendre chez son médecin généraliste pour décider avec lui, après discussion des éventuelles contre-indications, s’il y a lieu de se faire vacciner.


Ces groupes prioritaires sont les personnes « à risque » atteinte de pathologie telle que, notamment, l’asthme, les femmes enceintes, les parents d' enfants
 de moins de six mois ou encore le personnel des crèches et des écoles. Les autres n’ont pas accès aux vaccins. « Il n’a jamais été question d’une vaccination obligatoire », a affirmé jeudi dernier devant le Parlement belge la ministre de la Santé, Laurette Onkelinx.


Plusieurs aspects de la campagne de vaccination contre une maladie
 qui a touché quelque 20 000 personnes et fait 5 morts en Belgique, ont toutefois été critiqués ces dernières semaines.


L’Absym, le principal syndicat de médecins, a protesté contre « l’enregistrement » dans un fichier centralisé des coordonnées de toutes les personnes vaccinées, estimant qu’il y avait un risque « d’affaiblissement des droits des citoyens ».


Au Parlement, l’opposition écologiste a critiqué l’adoption vendredi d’une loi permettant au gouvernement d’user de « pouvoirs spéciaux » –par exemple la réquisition de personnel autre que du secteur de la santé– en cas de multiplication massive des cas.


Dénonçant le « caractère expérimental » des vaccins proposés, un collectif baptisé « Initiative citoyenne » a par ailleurs introduit un recours en référé devant la justice afin que la campagne de vaccination soit « suspendue ». « Nous demandons à un tribunal d’arrêter cette campagne aussi longtemps que la population n’aura pas été informée sur les effets de ce vaccin », a expliqué l’avocat de l’association, Georges-Henri Beauthier.


Bruxelles, 19 oct 2009 (AFP)


Source: Romandie

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24 octobre 2009 6 24 /10 /octobre /2009 20:22

22.10.09 - 14:28
 

L'Absym et l'AMF, alliance majoritaire de syndicats de médecins, ont rappelé jeudi dans un communiqué "le mot d'ordre formel" qui a été donné à leurs membres de "ne pas procéder à l'enregistrement" dans le cadre de la vaccination contre la grippe A/H1N1.


"L'enregistrement actuel par e-health sur le site de la SMALS (qui est gouvernemental et où les médecins n'ont aucun contrôle) ne se justifie pas", ont indiqué les deux syndicats. Selon eux, "il y a une disproportion entre les objectifs et les moyens".


L'Absym et l'AMF sont d'avis que "les données à enregistrer ne sont pas anodines, elles répertorient les personnes à risque. Elles ne sont pas non plus anonymes puisqu'elles peuvent être consultées par la personne intéressée ou par n'importe quel médecin pour vérifier le statut vaccinal".


La ministre des Affaires sociales et de la Santé Laurette Onkelinx avait indiqué le 29 septembre que les cercles de médecins s'étaient engagés à réaliser l'enregistrement nécessaire pour le suivi de la vaccination.


Pourtant, l'Absym et l'AMF parlent de "rupture d'engagement manifeste de la part de la ministre dans la mesure où elle avait déclaré aux médecins et au parlement qu'il n'y aurait pas d'obligation d'utiliser le système e-health".


Autre syndicat, le Groupement belge des Omnipraticiens (GBO), a également contesté récemment "le processus d'enregistrement des vaccinations via e-health".

Après le personnel hospitalier, la campagne de vaccination sera étendue au grand public. Il s'agira d'abord des publics jugés prioritaires.


(Belga)

Source: RTBF INFO

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21 octobre 2009 3 21 /10 /octobre /2009 00:35

Hier, le 20 octobre 2009, la Lettre du Médecin assimilait Initiative Citoyenne à une secte.

 

C'est pourquoi, nous leur avons fait parvenir le même jour, un droit de réponse en bonne et due forme. Vous pouvez lire ce droit de réponse ICI.

 

Passage incriminé  (LdM, 20/10/09 N° 301, 4° année) :

 

« Un cinquième décès des suites de la grippe A/H1N1: la LdM ne publiera plus ces communiqués.

Le Commissariat interministériel Influenza a publié un de ses communiqués détaillés habituels sur le décès d'une cinquième victime de la grippe A/H1N1. La Lettre du Médecin a décidé de ne plus publier ces communiqués et de ne plus faire état, un par un, des cas de décès, pour ne pas embrayer sur une dérive de l'information de la part des pouvoirs publics. Une panique aux effets d’ailleurs très paradoxaux, puisqu’elle redonne du poil de la bête à la secte des anti-vaccinateurs, défendus publiquement par le très médiatisé avocat Georges-Henri Beauthier. »

 

A lire aussi, l'article paru le 31 octobre 2009 dans la DH, sous la plume de Rosetta Flochon et intitulé "Grippe A/ H1N1: Faut-il ou non se faire vacciner? "

Ainsi, 11 jours après notre lettre au rédacteur de la Lettre du Médecin, paraissait un article qui stipulait notamment que "Elles sortent les griffes à l’évocation des mots secte et fantasmes qui ont été prononcés à propos de leur action. Marie-Rose Cavalier, Muriel Desclée et Sophie Meulemans ne sont pourtant pas des illuminées. Leur discours en atteste, tout comme l’épais dossier, truffé de références scientifiques, avec lequel elles viennent – rejointes par deux médecins – d’assigner l’État belge en justice pour contester le vaccin et la vaccination contre la grippe A/H1N1."

 

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20 octobre 2009 2 20 /10 /octobre /2009 00:34

Mis en ligne le 19/10/2009


La grippe H1N1 n'est pas plus grave que celles qui l'ont précédée. Pourtant, de plus en plus nombreux sont les patients inquiets. Une opinion du Dr Michel Hallez, médecin de famille.


A ce jour, nous, médecins de famille, sommes confrontés à de nombreuses questions angoissantes d’une grande majorité de nos patients. Chaque jour, nous passons un peu plus de temps lors de nos consultations pour informer nos patients et surtout les rassurer. Jamais, en plus de trente ans de pratique et autant d’années à traiter des grippes, je n’ai eu à subir à un tel déferlement de questions. Alors que cette grippe-ci n’est pas plus grave que celles qui l’ont précédée. Pourquoi, faut-il se demander ? Parce que jamais auparavant des pouvoirs publics, relayés par les médias, n’ont insufflé autant d’angoisses dans la population, par leurs prises de position et leurs déclarations. Quand, il y a quelques années, le risque qu’un mutant viral de la grippe aviaire s’est présenté, les pouvoirs publics ont concocté des plans catastrophes sur base de simples hypothèses scientifiques.


En avril 2009, un nouveau virus grippal est apparu quelque part entre le Mexique et les Etats-Unis. L’impression d’un nombre élevé de décès a rapidement attiré l’attention des grands organismes internationaux. Mais on n’avait pas pris en compte le nombre très élevé de malades non recensés. Encore plus rapidement les pouvoirs publics se sont alarmés et en quelques semaines ont ressorti de leurs tiroirs les plans catastrophes élaborés quelques années plus tôt. Ces plans, notamment dans notre pays, ont tout de suite engendré de nombreuses réactions de la part des médecins et de leurs sociétés scientifiques.


S’il est plausible d’imaginer que cette épidémie à venir risque de provoquer un dépassement des structures habituelles de première ligne médicale, fallait-il mettre sur pied de guerre communes et corps médical, et, par ce biais, angoisser la population (notamment par l’énumération des décès, alors qu’on sait que chaque année meurent d’infections hivernales des centaines de personnes dans notre pays, dans l’anonymat le plus complet) ?


Bref, les médecins ont tellement réagi face à l’impraticabilité de ces mesures que ce plan catastrophe a subi depuis sa présentation en juillet des modifications quasi hebdomadaires, au point de donner le tournis dans un premier temps aux structures médicales et communales, et ensuite de provoquer un sentiment de rejet face à ce qui apparaissait comme un réel amateurisme ! Logique, tous ces plans ont été élaborés dans des cénacles d’experts complètement déconnectés de la réalité quotidienne des soins de première ligne habituellement concernés par cette maladie. Il serait impossible en quelques lignes de décrire ici tous les retournements en matière de prise en charge du patient par les médecins de famille, par les communes, par des centres régionaux de dispensation de soins, etc. Heureusement, aujourd’hui, on a reconnu, après beaucoup de vicissitudes, l’importance et l’expérience de la première ligne de soins dans la prise en charge de ce type de pathologie, même en cas d’épidémie importante. L’existence récente es cercles de médecins généralistes a grandement facilité la prise de décisions pour unifier, par région, les stratégies à appliquer. Deux exemples.


Le premier, tout à fait édifiant, est celui des médicaments antiviraux. Ils furent présentés, dès la menace de grippe aviaire il y a quelques années et dès la menace d’une nouvelle pandémie H1N1, comme la solution face aux virus influenza de grippe. Ces médicaments existent depuis plusieurs années. Ils n’ont jamais été remboursés chez nous. Et ont rarement été prescrits. Parce qu’on rembourse habituellement des médicaments qui ont fait preuve d’efficacité. Ces antiviraux ont un seul effet positif prouvé : donnés dans les 48 premières heures de la maladie, ils en raccourcissent la durée d’une journée; aucune étude de bonne qualité n’a prouvé qu’ils pouvaient réduire le nombre et la gravité des complications de la grippe ni la mortalité. Par contre, ils ont de nombreux effets secondaires, particulièrement chez les enfants (20-30% ). Mais il est vrai que les stocks effectués pour la grippe aviaire sont là et qu’il faut les utiliser . Tout médecin qui s’est un tant soit peu renseigné sur ces médicaments hésite à les prescrire aujourd’hui.


L’autre exemple est celui du vaccin. Promis à grand renfort de publicité depuis juillet, il arrivera fin octobre, plus vraisemblablement de novembre à janvier. C’est-à-dire peut-être après que l’épidémie se soit déclarée. Logique, on ne peut pas expérimenter un médicament (c’en est un !) et le produire en quelques mois. Première conséquence : nous sommes devant un vaccin dont l’innocuité sera inconnue. Logiquement, les effets secondaires ne seront pas plus nombreux que pour le vaccin antigrippal saisonnier, puisqu’il est produit de la même façon. Cependant, nous, médecins, devrons être très vigilants. Ensuite, ce vaccin arrivera dans les pharmacies par petites quantités progressives. Le ministère de la santé veut qu’il soit gratuit. Il est donc obligé de déterminer des groupes de patients prioritaires pour le recevoir. De source scientifique, nous savons que les populations les plus à risque de faire la grippe H1N1 et ses complications ne sont pas les mêmes que pour la grippe H2N3 habituelle. Il faudra donc convaincre de nouveaux groupes à se faire vacciner et résister à la pression de ceux qui étaient habituellement vaccinés avec remboursement auparavant. Cette situation ne sera pas facile à gérer.


Finalement, nous retiendrons un effet positif de cette campagne d’information, c’est la nécessité, en cas de maladie contagieuse (toutes les infections respiratoires courantes et toutes les infections intestinales), de réaliser les gestes qui respectent et protègent l’autre : éviter les bisous et les embrassades quand on est malade, éviter de disséminer ses virus lors d’éternuements et de toux, se laver souvent les mains au savon et à l’eau courante sous le robinet ! Simple, mais pas évident !


Il nous paraissait que toutes ces réflexions puissent être diffusées à un public le plus large possible pour rétablir une certaine vérité, pour regretter que les autorités n’aient pas utilisé, dès le départ, un langage clair et apaisant auprès de la population. Il n’est pas encore trop tard, pour nos autorités, politiques et scientifiques, d’organiser une véritable information, par exemple lors d’un débat télévisé diffusé simultanément sur nos grandes chaînes : relativiser la gravité de cette maladie, la valeur des médicaments antiviraux proposés et bien expliquer sa stratégie en matière de prévention (vaccination).


Source: La Libre

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20 octobre 2009 2 20 /10 /octobre /2009 00:20

Bruxelles Correspondant

 

Le dossier de la grippe A(H1 N1) est désormais, en Belgique, entre les mains des juges. Une mobilisation contre la vaccination a, en effet, débouché sur une action en référé de centaines de personnes contre la ministre de la santé, Laurette Onkelinx (PS), il y a quelques jours. Un mouvement baptisé "Initiative citoyenne", qui affirme qu'il n'est pas opposé par principe aux vaccinations, soutient que les produits mis sur le marché n'ont pas été suffisamment expérimentés et que le grand public se voit refuser les informations "loyales, claires et équilibrées" indispensables.

 

Initiative citoyenne s'appuie sur une abondante littérature pour évoquer le danger des adjuvants aux vaccins, dont le squalène, inclus dans le vaccin commandé par les pouvoirs publics, le Pandemrix. Celui-ci contiendrait aussi, souligne leur avocat, Me Georges-Henri Beauthier, un composé foetotoxique - le thimérosal - et un produit potentiellement stérilisant, le polysorbate 80. Des craintes similaires ont été exprimées ces derniers jours aux Etats-Unis, où des personnels de santé de la ville de New York ont annoncé leur intention d'agir en justice contre une vaccination obligatoire.

 

"Vaccination ne signifie pas protection", estime le mouvement de citoyens, qui évoque le droit des patients, ainsi que des recommandations de l'Organisation mondiale de la santé et de la Cour européenne des droits de l'homme pour réclamer la suspension de la campagne de vaccination.

 

Le tribunal de Bruxelles doit se prononcer dans quelques jours.


Cinq décès liés au virus A(H1N1) ont été recensés jusqu'ici en Belgique. Le dernier en date a été celui d'un homme de 43 ans, jeudi 15 octobre.

La campagne de vaccination gratuite devait, en principe, débuter lundi 19 octobre dans le pays. Elle était censée commencer par les médecins et le personnel infirmier, et viser ensuite les publics jugés à risques : femmes enceintes, personnes qui gardent des enfants, enseignants, patients asthmatiques, cardiaques, diabétiques, etc.


Le refus des généralistes


Jeudi 15 octobre, le gouvernement a obtenu du Parlement les pouvoirs spéciaux qu'il réclamait et qui lui permettraient notamment de mobiliser le personnel nécessaire sans passer par la Chambre des députés en cas de crise grave liée à une épidémie de grippe. Une disposition, approuvée par la majorité et par l'opposition, a toutefois été introduite in extremis dans la loi. Elle prévoit que la vaccination ne sera obligatoire pour personne.


Initiative citoyenne estime que c'est une première victoire, mais n'entend pas s'arrêter là. Le mouvement est désormais appuyé par des médecins généralistes. Ces derniers, qui seront chargés de procéder à la vaccination, refusent d'enregistrer dans une base informatique officielle les données relatives à leurs patients, comme les y invite le ministère de la santé. Ils estiment que la confidentialité des données n'est pas garantie, ce que dément le cabinet de la ministre. Les pouvoirs publics affirment vouloir recenser rapidement les défauts éventuels de lots de vaccins et l'évolution du taux de vaccination de la population. Une rencontre entre les syndicats de médecins généralistes et Laurette Onkelinx doit avoir lieu prochainement.


Jean-Pierre Stroobants

Source: Le Monde du 20/10/09.
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19 octobre 2009 1 19 /10 /octobre /2009 00:48

Regering krijgt bijzondere machten in geval van A/H1N1-pandemie


BRUSSEL

De Kamer heeft donderdagavond het licht op groen gezet voor een wetsontwerp dat de regering bijzondere machten geeft in het geval van een pandemie van de Mexicaanse griep. Dat gebeurde met 112 stemmen voor en 28 onthoudingen (Vlaams Belang en Ecolo/Groen!).


Om voorbereid te zijn op een mogelijke pandemie van de Mexicaanse griep bereidde de regering een soort uitzonderingswet voor die haar bijzondere machten geeft om indien nodig snel op te treden. In dergelijke omstandigheden is de parlementaire weg volgen te omslachtig.

Het ontwerp geeft de uitvoerende macht daarom de mogelijkheid om een kb te nemen dat de regering bijzondere machten geeft. 


Met de bijzondere machten kan de regering indien nodig bijvoorbeeld bepaalde beroepsgroepen opvorderen die niet tot de gezondheidssector behoren om inentingen te geven, geneesmiddelen laten verspreiden door het leger, beperkingen voor het geven van bloed opheffen, enzovoort. 


De bijzondere machten zijn wel beperkt in de tijd en gelden enkel in uitzonderlijke omstandigheden. Ze moeten ten laatste één jaar na datum ook worden bekrachtigd door een wet. 


Om bestaande bezorgdheid weg te nemen, keurden de meerderheidspartijen donderdagnamiddag in de bevoegde commissie nog een amendement op de tekst goed dat bepaalt dat de vaccinatie niet verplicht is. Vrijdag staat de wettekst al op de agenda van de plenaire Senaat.
 

 loa (belga)

Bron:
Het Nieuwsblad





Senaat keurt volmachtwet goed bij grieppandemie

De Senaat heeft vanmiddag het wetsontwerp goedgekeurd dat de regering bijzondere machten geeft in het geval van een pandemie van de A/H1N1-griep (Mexicaanse griep). Dat moet de regering in staat stellen om indien nodig snel op te treden. Dat gebeurde bij 34 stemmen (meerderheid) voor en 12 onthoudingen van de Groenen, Vlaams Belang en Geert Lambert (SLP).
 
Uitzonderingswet


Om voorbereid te zijn op een mogelijke pandemie van de Mexicaanse griep, bereidde de regering een soort uitzonderingswet voor die haar bijzondere machten geeft om indien nodig snel op te treden, zonder de omslachtige parlementaire weg te moeten volgen. Het ontwerp geeft de uitvoerende macht daarom de mogelijkheid om een KB te nemen dat de regering bijzondere machten geeft.
 
Inentingen

 
Met de bijzondere machten kan de regering indien nodig bijvoorbeeld bepaalde beroepsgroepen opvorderen die niet tot de gezondheidssector behoren om inentingen te geven, geneesmiddelen laten verspreiden door het leger, beperkingen voor het geven van bloed opheffen... De bijzondere machten zijn wel beperkt in de tijd en gelden enkel in uitzonderlijke omstandigheden. Ze moeten ten laatste één jaar na datum ook worden bekrachtigd door een wet. Het ontwerp bepaalt nog dat de vaccinatie tegen de Mexicaanse griep niet verplicht is.
 
Na de stemming hekelde Ecolo-fractieleider José Daras dat de meerderheid voor dergelijk belangrijk ontwerp er zelfs niet in slaagde in aantal te zijn. (belga/lpb)


16/10/09

Bron: De Morgen
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18 octobre 2009 7 18 /10 /octobre /2009 22:57

AH1N1 : l'enregistrement qui fâche

 



Les réactions ont fusé, ces derniers jours, sur l'organisation de la vaccination AH1N1. Parmi les (nombreux) sujets abordés, un élément unit les généralistes dans la crispation et la démotivation : l'enregistrement obligatoire.


 

C'est l'ABSyM qui a donné le coup d'envoi de la fronde, jeudi dernier, en demandant si la grippe AH1N1 était pour Laurette Onkelinx une « occasion d'affaiblir le droit des citoyens ». Pour le syndicat, l'enregistrement du numéro national n'est pas une information anodine, puisque « la population vaccinée est à risque et qu'elle sera répertoriée comme telle sur un site du gouvernement.» Et de glisser que l'accord médico-mut écartait toute obligation pour le médecin de passer par eHealth tant que des garanties sur la protection apportées aux données véhiculées ne sont bétonnées.

Très rapidement, Jean-François Soupart, le président du Fag, reprenait les armes, comme lors du front anti eHealth de l'été 2008, refusant de se laisser appâter par le « gadget » du lecteur d'e-ID et ne doutant pas d'être suivi par son CA.

De son côté, le GBO - qui épingle une « gestion chaotique » de la crise AH1N1 par les autorités politiques et sanitaires - réclame avec force qu'un enregistrement dans le DMI ou le dossier papier soit considéré comme valable et qu'aucune autre forme d'enregistrement ne puisse être imposée. Enfin, le GBO propose, tout comme d'ailleurs le syndicat des généralistes flamands (SVH), d'assurer la traçabilité des produits via des étiquettes autocollantes accompagnant chaque lot, à coller sur l'attestation de soins du patient vacciné.

Le cabinet Onkelinx justifie énergiquement l'enregistrement: il est « nécessaire à plus d'un titre ». Primo pour assurer une pharmacovigilance sur le vaccin et ses effets, secundo pour permettre aux autorités de suivre au plus près l'évolution de la vaccination et des stocks disponibles.

A lire en pages 1, 2 et 3 du Généraliste.


Source:  Le Généraliste du 15 octobre 2009




Le Généraliste n°938- 15 octobre 2009

Page 1

 

AH1N1 : L'enregistrement qui fâche

 

Les réactions ont fusé, ces derniers jours, sur l'organisation de la vaccination AH1N1.  Parmi les (nombreux) sujets abordés, un élément unit les généralistes dans la crispation et la démotivation : l'enregistrement obligatoire. (Johanne Mathy)

 

Dans l'organisation de la vaccination AH1N1 la médecine générale avait visé la tête d'affiche : elle est sortie radieuse du casting.  En coulisses, d'aucuns murmurent pourtant que, in fine, les centres de vaccination avaient du bon.  D'autant qu'on ne sait toujours pas si la vaccination pandémique à contraintes multiples (conditionnement irréaliste, chaîne du froid...) sera honorée comme une vaccination saisonnière classique... La perception varie... selon que le MG a plus ou moins la fibre "mission de santé publique".  Reste que la pilule de l'enregistrement obligatoire a définitivement du mal à passer.  C'est l'ABSyM - bientôt suivie par d'autres - qui a donné le coup d'envoi de la fronde, jeudi dernier, en demandant si la grippe AH1N1 était pour Laurette Onkelinx une "occasion d'affaiblir le droit des citoyens", lui reprochant une décision sans doute moins spectaculaire (que les pouvoirs spéciaux) mais bien plus dangereuse pour les libertés individuelles".

 

Le Généraliste N°938 - 15 octobre 2009

AH1N1  : l'enregistrement qui fâche

 

L'enregistrement obligatoire dans le cadre de la vaccination contre le AH1N1 (ndlr : le MG est censé encoder le numéro national du patient vacciné, ou Niss) mécontente fortement les généralistes francophones.  Dans un communiqué, le président de l'ABSyM, Roland Lemye, fustigeait l'obligation faite aux MG de communiquer "le nom des patients vaccinés par l'intermédiaire du système eHealth, qui fonctionnerait alors comme une tierce "partie de confiance'".  Une réaction qui a rapidement trouvé de nombreux échos. (Johanne Mathy)

 

Pour le président de l'ABSyM, l'enregistrement du numéro national n'est pas une information anodine, puisque "la population vaccinée est à risque et qu'elle sera répertoriée comme telle sur un site du gouvernement."  Et de glisser que l'accord médico-mut écarterait toute obligation pour le médecin de passer par e-Health tant que des garanties sur la protection apportées aux données véhiculées ne sont bétonnées.  "Le dossier médical du médecin doit être le lieu àù les données de vaccination pandémique et notamment le n) de lot du vaccin doivent être conservées : en lieu sûr !  Quelques jours plus tard: les réserves de l'ABSyM se muaient en un mot d'ordre formel aux médecins, et une promesse de réaction ferme si le gouvernement s'avisait de faire planer quelque menace vis à vis d'eux : "ne boycottez pas la vaccination, mais ne procédez pas à l'enregistrement".

(...)

Très rapidement, Jean-François Soupart, le président du Fag, reprenait les armes, comme lors du front anti eHealth de l'été 2008, refusant de se laisser appâter par le "gadget" du lecteur d'e-ID, et ne doutant pas d'être suivi par son CA.  "Je suis persuadé que les MG francophones resteront cohérents et refuseront de balancer sur eHealth un listing de leurs patient atteints de pathologies chroniques, avec leur numéro national, sans garanties formelles de savoir qui aura accès à ces données sensibles et quel usage on en fera.

(...)

A son tour le GBO épingle une "gestion chaotique" de la crise AH1N1par les autorités politiques et sanitaires.  Philippe Vandermeeren, le président, enjoint les MG à répondre positivement aux injonctions du pouvoir public pour la campagne de vaccination "dont les MG sont parvenus à garder la maîtrise" (...)

Il stipule qu'il appartient à chaque MG de se baser sur son jugement clinique pour identifier les personnes à risques de sa patientèle et, par ailleurs, que les MG ne sont pas obligés de se vacciner, ni de vacciner leurs patients.  Le GBO réclame avec force qu'un enregistrement dans le DMI ou le dossier papier soit considéré comme valable et qu'aucune autre forme d'enregistrement ne puisse être imposée.  "L'enregistrement via e-Health est actuellement inacceptable" affirme encore le Dr Vandermeeren.

(...)Ce logiciel mis en place dans la précipitation court-circuite des solutions plus prometteuses comme Vaccinet."

(...)

 

 

Un enregistrement indispensable pour la sécurité d'emploi du vaccin"

 

Le cabinet Onkelinx justifie énergiquement l'enregistrement, qui sera également effectué par les hôpitaux et les pharmaciens : il est "nécessaire à plus d'un titre".  Primo pour assurer une pharmaco-vigilance sur le vaccin et ses effets, secundo pour permettre aux autorités de suivre au plus près l'évolution de la vaccination et des stocks disponibles.  "Ces données seront également utilisées, de manière anonyme, par les experts en épidémiologie de l'Institut de santé publique" poursuit-on chez la ministre.  "Cet enregistrement ne porte pas atteinte à la liberté thérapeutique des médecins généralistes ou au respect de la vie privée des patients : il ne porte que sur des données à caractère personnel codées, le lot du vaccin utilisé et la date de vaccination.  La Constitution de cette base de données a par ailleurs préalablement reçu le feu vert de la Commission de protection de la vie privée."  Le cabinet Onkelinx souligne un avantage notable du dispositif : en cas de pépin sur un lot spécifique, celui-ci pourra être retiré de la distribution, et les personnes vaccinées être suivies et informées (voir par ailleurs).







Commentaires d'Initiative Citoyenne:
Il est étrange qu'on commence à se préoccuper de l'enregistrement des patients et du suivi des effets secondaires seulement pour cette Xième vaccination-ci. Pourquoi cette distinction, ne serait-ce qu'en terme d'enregistrement des patients, si cette vaccination est sûre ou à tout le moins, d'une "sécurité" comparable aux autres vaccinations pour lequelles ce type d'enregistrement n'est jamais effectué????
Tout ceci poste donc bien sûr question!
Par ailleurs, au prétexte qu'on va s'occuper des effets secondaires on décrète ultra-nécessaire de suivre les patients vaccinés sans préciser la durée du suivi et sans réelle volonté d'éviter EN AMONT l'apparition d'effets secondaires inéluctables pour toute une série de vaccinés eu égard notamment aux composants particulièrement toxiques du vaccin dont la population doit avoir pleinement connaissance!

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17 octobre 2009 6 17 /10 /octobre /2009 21:50

16.10.09 - 07:43


La Chambre a adopté jeudi, par 112 oui et 28 abstentions (VB et Ecolo/Groen!) le projet de loi de pouvoirs spéciaux qui permet au gouvernement d'agir vite en cas d'épidémie ou de pandémie de grippe A/H1N1.

 

Il donne au gouvernement des pouvoirs spéciaux qui lui permettront de prendre des mesures d'urgence en cas de nécessité. Il permet, par exemple, de réquisitionner des professionnels autres que du personnel de santé pour aider en cas de vaccination massive ou la possibilité d'organiser des distributions massives de médicaments.

 

Un amendement adopté en Commission plus tôt dans la journée précise qu'en aucun cas la vaccination ne sera obligatoire.

 

Ecolo s'est abstenu parce que les Verts sont d'avis que le dispositif ainsi mis en place est démesuré par rapport à l'évolution de la situation.


(Belga)

Source: RTBF INFO

 



 
       
 
           

Grippe A(H1N1): les pouvoirs spéciaux au gouvernement

 
 

Après la Chambre jeudi soir, le Sénat a adopté vendredi, par 34 oui et 12 abstentions (Ecolo, Groen! , SLP, VB) le projet de loi permettant au gouvernement d'user de pouvoirs spéciaux en cas d'épidémie ou de pandémie de grippe A(H1N1).

 

La loi donne au gouvernement des pouvoirs spéciaux qui lui permettront de prendre des mesures d'urgence en cas de nécessité. Il permet, par exemple, de réquisitionner des professionnels autres que du personnel de santé pour aider en cas de vaccination massive ou la possibilité d'organiser des distributions massives de médicaments. Un amendement adopté à la dernière minute précise qu'en aucun cas la vaccination ne sera obligatoire.

Ecolo s'est abstenu parce que les Verts sont d'avis que le dispositif ainsi mis en place est démesuré par rapport à l'évolution de la situation. 

 

Évoqué au Sénat, le texte y a été traité dans l'urgence, jeudi soir en Commission et vendredi en séance plénière, ce qu'a d'autant plus critiqué José Daras, chef de groupe Ecolo, que la majorité n'était pas en nombre lors du vote. "C'est insupportable", s'est-il offusqué.

 

Belga

 

  Source:  Actu 24

 

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17 octobre 2009 6 17 /10 /octobre /2009 21:24

15.10.09 - 12:24


La campagne de vaccination contre la grippe A/H1N1 commencera lundi, pour le personnel médical tout d'abord. Cette campagne volontaire et gratuite est tout de même contestée par un collectif de citoyens, qui a décidé d'assigner l'Etat en justice.


Le collectif Initiative Citoyenne, c'était d'abord trois ou quatre personnes qui demandaient des informations au gouvernement sur ce fameux vaccin. Aujourd'hui, ils sont plus de mille à vouloir arrêter la machine, en urgence.


Leur avocat Georges Henri Beauthier assigne ce matin l'Etat belge. Il explique: "Mes clients ont décidé de lancer cette assignation, pour arrêter véritablement ce train dans le brouillard. Vous savez que des associations de médecins ont parlé de gestion chaotique, de cette propagande du vaccin. Nous demandons à un tribunal d'arrêter cette campagne, aussi longtemps que la population n'aura pas été informée, aussi longtemps que mes clients n'auront pas été informés sur les effets de ce vaccin".


Les premiers vaccinés, lundi, serviront de cobayes, dit encore le collectif. Et l'enregistrement des patients, prévus sur la plateforme électronique e-health, est carrément une atteinte à la vie privée.


(D'après M. Delporte)


Source: RTBF INFO

 

Texte de la citation en référés ICI

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17 octobre 2009 6 17 /10 /octobre /2009 21:19

Les médecins font de la résistance

 

RICARDO GUTIERREZ

mardi 13 octobre 2009, 09:15

 

Le mot d'ordre aux médecins est « formel » : ne pas procéder à l'enregistrement des vaccinations contre la grippe A/H1N1. L'Association belge des syndicats médicaux (Absym) est prête à défendre les médecins qui subiraient « des menaces ou des sanctions ». Plus mesuré, le Groupement belge des omnipraticiens (GBO) regrette les conditions imposées aux généralistes, « dans une précipitation manifeste ».

 

Au moment même, lundi, où le collectif Initiative citoyenne annonçait son intention d'introduire toutes les actions judiciaires qui s'imposent, face à la campagne de vaccination, les syndicats médicaux appelaient leurs membres à faire de la résistance, en s'abstenant de procéder à l'enregistrement centralisé des vaccinations.

 

Le 29 septembre, la ministre fédérale de la Santé, Laurette Onkelinx (PS) annonçait une vaccination « sur base volontaire et gratuite ». D'abord à destination du personnel des hôpitaux, puis des groupes « prioritaires » : dispensateurs de soins, personnel de santé, patients à risque (diabétiques, asthmatiques, insuffisants rénaux…), femmes enceintes, parents d'enfants de moins de 6 mois, personnel des crèches et des écoles.


La ministre demandait que chaque personne vaccinée soit enregistrée par le biais de la plateforme électronique e-health, qui trouve là son premier usage de masse. C'était sans compter sur les syndicats médicaux. Ils appellent leurs membres à opérer les vaccinations qu'ils jugent nécessaires, mais à ne pas les encoder via e-health. Aux yeux du Dr Roland Lemye (Absym), le gouvernement, par cette procédure, « viole la confiance des patients et la confidentialité des données médicales ». Au GBO, le Dr Philippe Vandermeeren suggère à ses confrères de procéder à l'enregistrement dans le dossier médical du patient, « afin que le médecin reste dépositaire de l'information, faute d'obtenir les garanties nécessaires sur la confidentialité du traitement des données via e-health ».


Jeudi, le dossier sera à l'ordre du jour de la Chambre, appelée à voter la loi de pouvoirs spéciaux qui légaliserait a posteriori une série de mesures engagées par le gouvernement… Ecolo annonce un amendement afin d'éviter le risque de passer de la politique actuelle de volontariat à une vaccination obligatoire, alors même que l'efficacité du vaccin et son innocuité restent controversées…


Le 30 septembre, le Dr Reynders, coordinateur de la cellule influenza, révélait que les autorités sanitaires avaient initialement prévu une vaccination obligatoire de l'ensemble de la population, en réquisitionnant les bureaux de vote… « Nous n'en sommes plus là, commente Georges-Henri Beauthier, l'avocat d'Initiative citoyenne. Mais il y a pire, l'Europe estimant que les Etats membres peuvent exempter de toute responsabilité civile les fabricants et les médecins qui administreront ce vaccin expérimental. Inquiétante dilution des responsabilités ! »

Source: Le Soir

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17 octobre 2009 6 17 /10 /octobre /2009 21:16

Huisartsen vrezen dat ze zelf verantwoordelijk gesteld kunnen worden als er complicaties optreden bij het toedienen van het vaccin tegen Mexicaanse griep. Dat schrijft De Morgen.

Het vaccin tegen Mexicaanse griep moest in snel tempo ontwikkeld worden, en daarom werd de testprocedure ingekort. "Er zijn huisartsen die nogal sceptisch staan tegenover het vaccin", zegt Rufy Baeke van het Syndicaat van Vlaamse Huisartsen. "Het is met spoed getest, en de mogelijke bijwerkingen zijn niet helemaal duidelijk. Maar als er problemen van komen, hebben de huisartsen het gedaan, zo wordt gevreesd."

Marc Van Ranst van het Commissariaat Influenza stelt dat de kritieken onterecht zijn. "De richtlijnen zijn duidelijk gecommuniceerd en dat zullen we blijven doen. Wie vreest voor juridische problemen kan zich steeds beroepen op het feit dat het vaccin is goedgekeurd door de Belgische en Europese controleorganen." (belga/adv)


bron: De Morgen

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17 octobre 2009 6 17 /10 /octobre /2009 21:10

grippe A (H1N1)

 

Les médecins craignent un vaccin anti-grippe mal testé

 

BELGA

Mis en ligne le 09/10/2009


Les médecins craignent de devoir endosser eux-mêmes la responsabilité des éventuelles complications qui pourraient subvenir après l'administration d'un vaccin anti-grippe H1N1, apprend-on vendredi à la lecture de De Morgen.
 
Ce vaccin a été mis au point très rapidement et, de ce fait, la procédure de test a été raccourcie.
 
"Certains médecins sont sceptiques par rapport à ce vaccin", explique Rufy Baeke, du syndicat des médecins flamands. "Il a été testé à la va-vite et les éventuels effets secondaires n'ont pas été bien cernés".

 

Marc Van Ranst, du Commissariat Influenza, estime cette critique non-fondée. "Les directives ont été clairement communiquées et on va continuer à le faire. Celui qui craint des suites judiciaires pourra toujours se référer au fait que le vaccin a été autorisé par les autorités compétentes, en Belgique et en Europe".


source: La Libre
 

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17 octobre 2009 6 17 /10 /octobre /2009 21:07

Un plan grippe nuisible aux libertés ?

 

GUTIERREZ,RICARDO

Jeudi 24 septembre 2009

Santé


Un collectif citoyen s’inquiète des pouvoirs spéciaux accordés à l’exécutif

Ce n’est plus la grippe pandémique qui inquiète, mais l’arsenal antigrippe que déploie le gouvernement fédéral… Les parlementaires, qui sont appelés à se prononcer sur le projet de loi accordant des pouvoirs spéciaux au Roi pour lutter contre la pandémie, vont recevoir un courrier d’un groupe de citoyens, notamment des médecins et des infirmières. Dans leur ligne de mire : la perspective – éventuelle – d’une vaccination obligatoire contre la grippe A/H1N1.


Ces mêmes citoyens s’étaient déjà inquiétés, le 2 septembre, des risques liés au vaccin et de l’éventualité de voir le gouvernement mettre en place une loi d’exception qui l’autoriserait à prendre toute mesure nécessaire face à la pandémie, sans passer par le Parlement… C’est précisément la teneur du projet de loi voté, mardi, par la Commission de la Santé de la Chambre (lire ci-contre). Un texte qui sera soumis à la séance plénière de la Chambre, le 1er ou le 22 octobre.


« Cette loi accorde effectivement la possibilité au gouvernement de prendre des mesures rapides pour protéger la population , réplique Muriel Gerkens. Des dispositions sur la délivrance des médicaments, la possibilité de réquisitionner des infirmières, des aides-soignantes, etc. Et puis, c’est vrai, la possibilité d’intervenir en urgence en prenant d’autres mesures sans aval parlementaire, mais à condition qu’elles soient délibérées en Conseil des ministres, après avis positif des comités scientifiques. Ceci dit, cette latitude n’est accordée que pour une période limitée de six mois, au plus tard jusqu’au 31 juillet 2010. »


« Cette application du principe de précaution apparaît tout de même gonflée à partir du moment où la plupart des patients affectés par la grippe pandémique ne présentent pas de complications et guérissent spontanément commente l’avocat des citoyens en colère, Georges-Henri Beauthier. Nous avons le net sentiment que les décideurs politiques sont tétanisés par un risque très théorique, qui les incite à prendre des dispositions particulièrement attentatoires aux libertés. »


Au nom de ses clients, Me Beauthier vient d’adresser un courrier de neuf pages à l’ensemble des parlementaires fédéraux, pointant les informations contradictoires qui circulent sur les risques que présente la vaccination, notamment par la toxicité avérée des adjuvants, ces substances qui améliorent l’efficacité du vaccin.


Mercredi dernier, des professionnels français de la santé demandaient que « les preuves scientifiques soient fournies démontrant que cette vaccination est nécessaire et sans danger, notamment pour les femmes enceintes et les jeunes enfants ».


« A priori, nous n’envisageons pas, en Belgique, de campagne de vaccination obligatoire, réplique Muriel Gerkens.  Les vaccins ne seront d’ailleurs administrés que s’ils reçoivent l’aval de l’Agence européenne pour l’évaluation des médicaments (NDLR : décision attendue pour la semaine prochaine) et de son homologue belge. Il est vrai que certains des adjuvants sont toxiques. Nous comptons interpeller le gouvernement sur la question, la semaine prochaine, mais cela ne doit pas nous empêcher de prendre les mesures de précaution qui pourraient s’avérer nécessaires.»


Le plan national de lutte contre la grippe continue à déployer son arsenal… Mercredi, un groupe de travail du Commissariat national Influenza recommandait aux patients de maladies inflammatoires chroniques, comme l’arthrite, les maladies inflammatoires intestinales et le psoriasis, de se faire vacciner.


Tous les patients qui appartiennent à ces « groupes à risque » seront vaccinés gratuitement contre la grippe A/H1N1. Dès que le vaccin sera disponible.
 

source: Le Soir

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