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17 mars 2013 7 17 /03 /mars /2013 22:20

BRUNO-LINA.jpg

Le Pr Lina s'exprimait récemment dans une interview radio sur Fréquence M au sujet des narcolepsies post-vaccinales. Après rappel par les journalistes des conclusions de deux récentes études (l'une parue dans Neurology et faisant état d'une multiplication de la fréquence de la maladie par 25 depuis la vaccination et l'autre, parue dans le British Medical journal évoquant un risque 14 fois plus grand pour les vaccinés que pour les non vaccinés), le Pr Lina a déclaré:

 

"C'est quelque chose (les narcolepsies) qui n'a pas du tout été observé au Canada. [...] Il y a bien un sur-risque de développer une narcolepsie lorsqu'on a été vacciné avec ce vaccin de GSK mais seulement en Europe et pas en Amérique du Nord. C'est là que ça commence à être un petit peu étonnant parce que finalement dans le vaccin d'Amérique du Nord, il y avait aussi cet adjuvant AS03 (= squalène donc). "

 

Les journalistes enchaînent alors en déclarant "Surprenant quand même quand on sait que 45% de la population canadienne a été vaccinée."

 

Selon Bruno Lina, les vaccins européens et canadiens ne sont pas stricto sensu identiques des deux côtés de l'Atlantique. "La mécanique qui conduit à l'excès de risques de narcolepsies est quelque chose qui est probablement complexe, qui combine des choses qu'aujourd'hui on ne comprend pas. Et il est, aujourd'hui, je crois, un petit peu dangereux de dire qu'il faut enterrer définitivement ces adjuvants, c'est excessif. Les regarder, notamment l'adjuvant AS03, avec prudence, ça c'est une certitude. Par contre, ce qui compte et heureusement on a des données stockées, c'est essayer de comprendre les éléments qui font qu'au bout du compte, on a  observé un petit peu plus de narcolepsies chez les vaccinés que chez les non vaccinés, uniquement en Europe."

 

Alors, qu'en est-il de cette différence de composants entre l'Arepanrix (version canadienne) et le Pandemrix (version européenne) qui contiennent pourtant tous les deux du squalène (AS03)? Et quid de la véracité des propos de Bruno Lina sur l'absence de narcolepsies constatées au Canada?

 

Après une petite recherche, voici tout d'abord ce qu'on trouve sur le site de l'Agence canadienne de Santé pour la composition de l'Arepanrix:

 

Antigen:


Split influenza virus, inactivated, containing antigen* equivalent to:
A/California/7/2009 (H1N1)v-like strain (X-179A) 3.75µg HA** per 0.5mL dose
* isolated from virus propagated in eggs
** HA = haemagglutinin

Preservative content is 5µg Thimerosal USP per 0.5mL dose or 2.5 micrograms organic mercury (Hg) per 0.5mL dose

 

Adjuvant:


DL-α-tocopherol 11.86 milligrams/0.5mL dose
Squalene 10.69 milligrams/0.5mL dose,
Polysorbate 80 4.86 milligrams/0.5mL dose

 

For a full list of excipients, see section List of Excipients under 5.0.

 

A la rubrique des excipients, voici ce que l'on trouve:

 

Antigen suspension vial: Thimerosal, sodium chloride, disodium hydrogen phosphate, potassium dihydrogen phosphate, potassium chloride, water for injections. The drug substance contains trace residual amounts of egg proteins, formaldehyde, sodium deoxycholate and sucrose.

 

Adjuvant emulsion vial: sodium chloride, disodium hydrogen phosphate, potassium dihydrogen phosphate, potassium chloride, water for injections.



Maintenant, voyons ce qu'il en est des informations disponibles sur la composition de la version européenne du vaccin, celle du Pandemrix donc. Un document de l'Agence Européenne des Médicaments renseigne ce qui suit:

 

QUALITATIVE AND QUANTITATIVE COMPOSITION

 

After mixing, 1 dose (0.5 ml) contains:

 

Split influenza virus, inactivated, containing antigen* equivalent to:

A/California/07/2009 (H1N1)v-like derived strain used NYMC (X-179A) 3.75 micrograms**

* propagated in eggs

** haemagglutinin

 

AS03 adjuvant composed of squalene (10.69 milligrams), DL-α-tocopherol (11.86 milligrams) and polysorbate 80 (4.86 milligrams)

 

Excipients: the vaccine contains 5 micrograms thiomersal

 

For a full list of excipients see section 6.1.

 

List of excipients

 

Suspension vial:

 

Polysorbate 80

Octoxynol 10

Thiomersal

Sodium chloride (NaCl)

Disodium hydrogen phosphate (Na2HPO4)

Potassium dihydrogen phosphate (KH2PO4)

Potassium chloride (KCl)

Magnesium chloride (MgCl2)

Water for injections 13

 

Emulsion vial:

 

Sodium chloride (NaCl)

Disodium hydrogen phosphate (Na2HPO4)

Potassium dihydrogen phosphate (KH2PO4)

Potassium chloride (KCl)

Water for injections

 

A priori donc, les différences de composition impliquent surtout:

 

- présence de chlorure de magnésium et d'octoxynol 10 dans le Pandemrix seulement

- présence d'un autre détergent (utilisé comme émulsifiant) dans l'Arepanrix que l'octoxynol à savoir le "sodium deoxycholate".

 

La composition des deux vaccins est donc extrêmement proche bien que non totalement la même. C'est donc surtout le détergent qui diffère. Mais ce qu'il faut savoir au sujet des détergents et de leurs effets généraux, c'est que « Les détergents et les émulsifiants favorisent les tumeurs et amènent les cellules à fuir ou exploser en diluant leur membrane, aucun mécanisme ne contrôlant cette activité destructive. Du fait précisément de leur capacité à briser les cellules, les détergents sont largement utilisés dans la recherche sur les cellules, afin de les ouvrir pour favoriser l’analyse. Cela imite de façon catastrophique l’action du complexe d’attaque membranaire»

 

Pour ce qui est de l'octoxynol 10 (aussi appelé "TritonX-100"), il s'agit d'un spermicide connu utilisé dans des expériences visant à « dépouiller » le sperme [de ses spermatozoïdes], de sorte qu'il ne soit plus capable de féconder l’ovule. En 1977, dans une étude du Journal of Reproduction and Fertility, le triton X-100 a été cité dans le tableau des « spermicides les plus puissants », produisant 100% de dégradation du sperme humain, avec les dosages nécessaires à cet effet.

 

L'octoxynol 10 entre aussi dans la composition du vaccin antigrippal saisonnier Fluarix, ce vaccin-là ne contenant pas de squalène et n'ayant pas été associé spécifiquement à un surplus de narcolepsies.

 

Mais surtout, en parcourant plusieurs publications scientifiques référencées dans Pubmed, que peut-on lire?

 

Dans une lettre de 2010 de Dauvilliers et al. à l'éditeur de la revue Sleep, les auteurs (dont plusieurs ont des conflits d'intérêts avec les fabricants de vaccins) écrivent notamment:

 

« Dans les trois principaux centres de référence de la narcolepsie- à Montpellier en France, à Montréal au Canada et à Stanford aux Etats-Unis- nous avons noté dans les premiers mois de 2010, une hausse inhabituelle dans la survenue brutale de cas de narcolepsie-catalepsie diagnostiqués dans les mois qui ont suivi l’émergence du H1N1. »

 

Entre septembre 2009 et août 2010, 14 cas de narcolepsies chez des vaccinés furent signalés à ces centres dont 6 au Centre de Montpellier, 4 au Centre de Montreal et 4 au Centre de Stanford (dont deux de ceux-là avaient été vaccinés en Europe).

 

Etude de chercheurs brésiliens parue dans Clinics en janvier 2012:

 

« Des cas de narcolepsie après la vaccination contre la grippe pandémique de 2009 ont été décrits en Suède, en Finlande, au Canada, en France et aux Etats-Unis. […] La plupart des cas ont reçu un vaccin contenant l’adjuvant AS03 (Arepanrix et Pandemrix) qui sont associés à une réponse immunitaire plus puissante. »

 

Etude finlandaise de mars 2012 dans Plos One:



« Une étude systématique a été initiée pour recenser tous les patients narcoleptiques diagnostiqués en Finlande en 2010 et pour comparer les statistiques d’incidence avec celles des années 2002-2009. Une étude parallèle s’est concentrée sur le rôle de l’ASO3, adjuvant du vaccin Pandemrix, sur base des données qui ont été enregistrées. En Suède également, le gouvernement a financé des études. Des cas similaires ont été rapportés en France et au Canada où le Pandemrix ou un vaccin adjuvanté similaire, l’Arepanrix, ont été utilisés. Une possible association entre la vaccination H1N1 et l’apparition récente de narcolepsies, a été retrouvée dans 14 cas (9 enfants et 5 adultes). Deux des six enfants étaient originaires de France, deux du Canada, un de Suisse et un autre du Royaume-Uni. »



Il est donc FAUX de dire que ce phénomène des narcolepsies post-vaccinales ne s'est pas du tout manifesté en Amérique du Nord (Canada ou Etats-Unis). Ceci étant, cela n'empêche pas que certains particularismes génétiques des Nordiques aient pu aussi jouer un rôle. Toutefois, il faut garder à l'esprit que le squalène est un des composants de notre corps et que par conséquent, l'injection d'une telle substance expose fort logiquement à un rôle d'auto-immunité, déjà évoqué lors d'études sur les animaux notamment (cfr ici en page 5  et ici en pages 6 et 18).

 

Au plus les taux de vaccination sont élevés, au plus hauts sont les risques d'effets secondaires, il s'agit d'un effet mécanique mais qui n'exclut donc en rien un terrain génétique encore plus sensible pour telle ou telle maladie. Par ailleurs, il ne faut pas non plus oublier le phénomène de sous-notification des effets secondaires même graves des vaccins. Seuls 1 à 10% des effets secondaires graves de vaccins sont effectivement recensés et comptabilisés de façon générale et ce dans l'hypothèse optimiste (Revue du Praticien , novembre 2011) mais d'autres estimations effectuées par d'autres médecins arrivent plutôt à des chiffres de 1 effet secondaire grave rapporté sur 500! Par conséquent quand Bruno Lina qualifie de "marginale" la hausse des narcolepsies après vaccination, il convient d'une part de réaliser que les taux de narcolepsies postvaccinales ont pu encore être sous-estimés et d'autre part que cette sous-estimation des effets secondaires affecte en fait toutes les autres catégories d'effets secondaires graves liés à ces vaccins. Dans ces conditions, l'ensemble des gens déjà victimes à l'heure actuelle de ces vaccins pandémiques ou qui le deviendront à long terme du fait d'effets immunologiques différés, n'est sans doute pas si marginal que cela mais personne, du côté des firmes ou des autorités, n'est visiblement pressé de dresser un juste état des lieux.

 

A cela, il faut aussi ajouter que des vaccins sans adjuvant peuvent donc aussi donner lieu, avec une fréquence peut-être moindre, à des cas de narcolepsies. Le fait que l'adjuvant emballe le système immunitaire et le rende plus à risque de développer des maladies auto-immunes n'est pas un scoop et ce risque d'auto-immunité est d'ailleurs aussi associé d'une façon générale à un adjuvant comme l'aluminium.

 

Même sans adjuvant, un vaccin peut favoriser l'auto-immunité qui peut donc se concrétiser, selon les individus, en sclérose en plaques chez l'un, en diabète ou en thyroïdite chez un autre ou encore en une narcolepsie chez un troisième!

 

Nous pensons d'ailleurs, au sein d'Initiative Citoyenne, qu'un mécanisme physiopathologique peut en cacher un autre, et que l'un n'exclut pas forcément un autre. Par simplisme ou par paresse intellectuelle, certains chercheurs ne conçoivent par exemple jamais que divers mécanismes liés aux vaccinations puissent favoriser une même maladie (par exemple l'autisme). Ils ne comprennent pas que l'aluminium vaccinal puisse favoriser l'autisme mais aussi le mercure, qu'un vaccin contre l'hépatite B puisse aboutir à l'autisme chez un enfant et le ROR chez un autre. Le résultat peut être cliniquement similaire mais les "chemins" pour y arriver ont pu différer. Bien sûr, les médias focalisent souvent sur un seul aspect (par exemple l'association aluminium et myofasciite à macrophages), contribuant alors à faire oublier au public les autres mécanismes possibles de toxicité, pouvant donner lieu à un éventail d'autres maladies, mais également l'implication du processus de vaccination lui-même avec ce qu'il comporte d'artificiel et d'imprévu pour l'organisme.

 

Mais les propos de Bruno Lina soulèvent de nombreuses autres questions et nécessitent aussi quelques rappels importants pour être correctement appréhendés:

 

- Bruno Lina est lié à divers fabricants de vaccins. Selon ses propres mots "C'est vrai que j'ai différentes casquettes, mais je l'assume. J'ai des collaborations, que je ne cherche pas à cacher, avec les laboratoires Roche, Sanofi, GSK, et BioMérieux". "Lorsque je donne un conseil à la ministre de la Santé en matière de stratégie de vaccination contre la pandémie, je garde toute mon indépendance." Il est donc en situation évidente de conflits d'intérêts or, normalement, les médecins sont tenus de déclarer systématiquement leurs conflits d'intérêts chaque fois qu'ils sont médiatisés (loi Kouchner du 4 mars 2002, pourtant quotidiennement bafouée en la matière)Daniel Schneidermann, fondateur d'Arrêt sur Images, considère que la non déclaration systématique par les praticiens médiatisés de leurs divers conflits d'intérêts constitue une "incivilité médicale permanente." Et que pourrait-on aussi dire des médias qui savent mais qui se taisent. Ils sont hélas complices et témoignent alors de fort peu de respect envers leurs lecteurs, auditeurs ou téléspectateurs.

 

adjuvant-Pandemrix.jpg

- Le squalène appartient à cette nouvelle génération d'adjuvants huileux qui n'avaient pas encore été largement utilisés avant la fausse pandémie de H1N1. Celle-ci a donc constitué une fort bonne occasion. C'était en quelque sorte "un pied dans la porte" et le caractère de fausse urgence a donc permis aux labos d'utiliser la population mondiale comme cobayes gratuits. Voici, pour rappel, ce que déclarait Bertrand Bellier, du Laboratoire de Biologie et Thérapeutique des pathologies immunitaires de la Pitié Salpétrière, tel que repris dans le dossier "Grippe A, la vraie formule des vaccins" de la revue Science & Vie d'octobre 2009:

 

« Une chose est certaine: même si l'utilité de ces nouveaux adjuvants n'était pas démontrée dans cette pandémie, elle aura constitué une bonne occasion pour les industriels. Car s'ils reçoivent une première autorisation de mise sur le marché auprès d'une large population, les laboratoires pourront ensuite les utiliser plus facilement dans d'autres vaccins. »

 

Ces propos, couplés aux nombreux conflits d'intérêts de Lina éclairent donc peut-être d'un jour nouveau son empressement à ménager l'adjuvant au squalène (AS03) du Pandemrix.

 

- Lina parle d'une formulation pas tout à fait identique entre l'Europe et le Canada...

MAIS POURQUOI une telle différence au juste? C'est tout de même une bonne question quand on sait à quel point il est plus facile pour une firme d'avoir une seule ligne de production avec un produit strictement identique? Pourquoi diable avoir par exemple utilisé le spermicide Triton X-100 (octoxynol 10) dans le vaccin européen et pas dans le vaccin canadien? On serait curieux d'avoir ce genre de réponse.

 

Pourquoi aussi les Etats-Unis n'ont-ils pas voulu de vaccin adjuvanté? Peut-être parce qu'ils n'ont pas envie de rééditer le scandale du syndrome de la Guerre du Golfe associé à des vaccins contre l'anthrax qui contenaient non seulement de l'aluminium mais aussi des traces de squalène comme les autorités US ont fini par l'admettre.

 

- Bien sûr, on ne sait rien des effets toxiques synergiques des divers composants vaccinaux réunis puisqu'aucune analyse pharmacocinétique (donc destinée à étudier le devenir des différents composants du produit fini une fois injecté dans le corps) n'est jamais requise pour les vaccins. L'octoxynol fait-il encore moins bon ménage avec l'AS03 qu'avec le sodium dioxycholate? Ce genre de donnée sera-t-elle analysée? D'autant qu'il est probable que les labos tiennent dur comme fer à leurs nouveaux adjuvants compte tenu de l'imminence relative et probable des futures pandémies tant attendues.

 

- Un autre problème enfin, et non des moindres, vient encore se poser à ce niveau: celui de l'interdiction d'analyse de l'adjuvant AS03 par les autorités en vertu d'une des clauses du contrat scélérat et confidentiel que ces mêmes autorités ont signé au nom des citoyens. Voici en effet ce que dit la clause n°13.1 (b) en page 23/62 du contrat:

 

"Eu égard à la confidentialité de la composition exacte du composé adjuvant, au fait que cette composition repose sur un savoir-faire appartenant à GSK ou à une société affiliée et au fait que les droits de propriété intellectuelle peuvent appartenir à des tiers:

 

[...] (b) Le Ministre de la Santé publique ne procèdera à aucun test des Composés Adjuvant sauf dans la mesure des contrôles à effectuer en vertu de la présente convention ou de la réglementation ou, d'une façon générale, avec l'accord de GSK ou en vue de respecter une obligation légale ou une décision de justice ou d'une Autorité Réglementaire ou de toute autre autorité administrative;

 

(c) Le Ministre de la Santé publique ne vendra, louera, donnera, fournira à ou permettra de quelque manière l'utilisation du Composé Adjuvant par un tiers autre que les médecins traitants et/ou infirmières chargés de l'administration du Vaccin pandémique aux patients et le personnel impliqué dans la chaîne de distribution.

 

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Published by Initiative Citoyenne - dans Grippe A H1N1
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12 mars 2013 2 12 /03 /mars /2013 20:30

DIMANCHE 10 MARS 2013

 

Les leçons à tirer du pari perdu du Pandemrix. Claudina Michal-Teitelbaum (CMT)

 

tyché, chance                                                 

 Tyché, la déesse de la chance.

 

En complément du post de Jean-Claude Grange sur la narcolepsie et le Pandemrix. (1)

 

J’avais, pour ma part, expliqué que l’adjonction de squalène dans le vaccin n’avait eu finalement pour avantage que l’augmentation de la marge bénéficiaire de GSK, qui a ainsi pu vendre au prix du vaccin vendu unitairement sans adjuvant, un vaccin conditionné par dix doses et contenant quatre fois moins d’antigène que le vaccin standard, l’antigène étant de loin le composant le plus coûteux du vaccin. (2) Aucun avantage de l’ajout d’un adjuvant n’a pu être démontré pour les vaccinés ou pour la santé publique, bien au contraire.

 

Le squalène n’avait été utilisé auparavant en tant qu’adjuvant que pendant la guerre du Golfe, sur les soldats américains et dans certains vaccins contre la grippe destinés aux personnes âgées. Il s’agissait du vaccin Gripguard en France (ou Fluad) de Novartis, dont la commercialisation a été suspendue début 2011 sur le territoire français.

 

Les inquiétudes suscitées à l’époque par l’adjonction d’un adjuvant dans le vaccin contre la grippe non éprouvé sur les tranches d’âge concernées par la vaccination ont provoqué l’hilarité de journalistes en vogue (3). Et des interventions rassurantes de la part des membres d’Infovac (cf.vaccination contre la grippe A H1N1 2009, FAQ, Infovac en PDF) site d’information sur les vaccins, réputé indépendant malgré l’omniprésence de liens et conflits d’intérêts parmi ses membres (4). Ceux-ci seraient toutefois plus crédibles si, contrairement à Catherine Weil-Olivier, ils montraient autant d’empathie envers les victimes d’effets indésirables de vaccins qui doivent suivre un chemin de croix pour obtenir une simple reconnaissance du statut de victimes de la part des pouvoirs publics, que celle-ci manifeste de soutien spontané envers les laboratoires victimes des « entraves réglementaires » qui les empêchent de vendre à grande échelle les mêmes vaccins partout dans le monde (5).

 

TRENTE-TROIS MILLIONS de doses de Pandemrix ont été administrées à des sujets de tous âges dans 47 pays au prétexte de l’urgence lors de cette pseudo-pandémie. La Suède comme la Finlande étaient des  pays où la couverture vaccinale de la population était particulièrement élevée, de 59 % et de 50 % respectivement. Dans ces pays les enfants et adolescents ont été vaccinés prioritairement en raison de la thèse selon laquelle ils sont les vecteurs principaux de la grippe et que le fait de les vacciner devait protéger les adultes de la contagion.

 

De fait, lorsqu’on observe les chiffres respectifs d’hospitalisation en soins intensifs et de mortalité en France et en Finlande, pour prendre cet exemple, on peut constater que proportionnellement à la population, 5,4 millions d’habitants en Finlande et 64 millions en France soit 12 fois plus, la Finlande a présenté plutôt plus d’hospitalisations en soins intensifs et de décès que la France (132 contre 1331 pour les hospitalisations en soins intensifs et  44 contre 312 pour les décès). La couverture vaccinale était cependant de 50 % en Finlande et seulement de 8 % en France. (6), (7).

 

Un médecin de santé publique suédois se fait la réflexion, suite à la mise en évidence des cas de narcolepsie chez des enfants et adolescents suédois, que cela « n’en valait pas la peine ». (8)

 

Emmanuel Mignot, médecin français parti chercher fortune aux États-Unis à l’université de Stanford et proclamé grand spécialiste de la narcolepsie (mais certainement pas de l’épidémiologie) avait été associé et avait apporté sa caution à l’étude chinoise évoquée par Jean-Claude Grange. (9)

 

Celle-ci n’était pas simplement de qualité médiocre, car les conclusions quant à la relation entre narcolepsie et grippe saisonnière ne reposaient que sur les souvenirs qu’avaient les patients, qui étaient en majorité des enfants, d’avoir été vaccinés ou d’avoir éprouvé les premiers symptômes de la narcolepsie. Les conclusions de cette étude étant que la narcolepsie avait un caractère saisonnier et devait être associée à la grippe plutôt qu’au vaccin Pandemrix. (10)

 

La publicité faite dans les médias et par le BIP 31, bulletin de pharmacovigilance toulousain, pourtant habituellement plus critique. (11), à cette étude était sans commune mesure avec son exécrable qualité. Et, à cause de cette étude, des médias peu regardants pouvaient écrire : le vaccin contre la grippe protège de la narcolepsie. (12)

 

Bien tenté par GSK, mais un peu dur à avaler.

 

Emmanuel Mignot ayant déjà quelques conflits d’intérêts avec des laboratoires condamnés pour fraude comme Merck, j’avais parié que cet appel du pied de sa part serait bien reçu par GSK qui l’a, en effet, désigné comme son champion, celui qui est censé faire toute la lumière sur la relation entre narcolepsie et vaccin au squalène et dont GSK finance désormais les recherches.

 

Le directeur de la section GSK médicaments, Norman Begg, dans l’article de Reuters cité précédemment, jure, la main sur le cœur, que GSK va tout faire pour que la vérité surgisse. Un peu difficile à croire lorsqu’on sait que, en 2012, GSK A ETE CONDAMNE À PAYER 3 MILLIARDS DE DOLLARS D’AMENDES ET INDEMNITÉS POUR DES MULTIPLES MANQUEMENTS À LA LÉGISLATION AMÉRICAINE DONT CERTAINS ÉTAIENT QUALIFIE DE CRIMINELS. S’étalant des années 1990 à 2000, les faits incriminés couvraient toute la palette des fraudes imaginables, allant des cadeaux versés aux médecins jusqu’à la diffusion de faux articles scientifiques pour inciter les médecins à prescrire des médicaments hors AMM et au refus de fournir des données de sécurité pour l’Avandia à la FDA. Ou encore la fraude vis-à-vis de Medicare, l’assurance destinée aux Américains les plus pauvres.

 

À noter aussi une autre condamnation pour défaut de respect des standards de fabrication dans certaines usines du laboratoire pharmaceutique.

 

GSK a alors plaidé coupable, ce qui est exceptionnel dans ce type de procès, pour éviter des condamnations plus lourdes.

 

En tout cas Emmanuel Mignot n’a pas été embauché par GSK sur la base de ses compétences, compte tenu de la qualité déplorable de l’étude qu’il a publiée, mais sur la base de son allégeance aux intérêts du laboratoire et à son inventivité pour trouver des moyens de disculper le Pandemrix, source de profits très substantiels pour GSK.

 

En réalité, en plus de la France, avec l’étude Narcoflu, quatre autres pays européens,

la Suède (13), la Finlande (14), l’Angleterre (15) et l’Irlande (16), ont mené des études avec une méthodologie très solide, des études de type cas témoin, et ont établi de manière concordante une association entre vaccin et narcolepsie.

 

Il suffit de lire une seule de ces études pour s’apercevoir du luxe de précautions prises par les médecins épidémiologistes publics, non rémunérés par GSK, afin de s’assurer de la fiabilité des données recueillies et de celle des conclusions tirées. Vouloir comparer ces études à celle signée par Emmanuel Mignot revient à comparer un solex et une Ferrari.

 

L’odds ratio trouvé dans les différentes études publiques était à chaque fois du même ordre, le rapport étant d’environ 13 dans les trois mois suivant la vaccination, ce qui approchait le risque relatif et revenait à dire que les enfants et adolescents exposés au vaccin avaient, pendant cette période de trois mois, 13 fois plus de risques de développer une narcolepsie que ceux qui n’avaient pas été vaccinés. Le plus souvent il s’agissait d’une forme sévère de narcolepsie, avec cataplexie. Ce rapport décroissait avec le temps. Cela représente entre 1 cas pour 16 000 doses, attribuable au vaccin dans la tranche d’âge concernée en Finlande, et un cas pour 57 000 en Angleterre. Cette différence s’explique mécaniquement par le fait qu’un plus grand nombre d’enfants ont été vaccinés dans les pays scandinaves. Plus le nombre d’enfants vaccinés est grand plus l’estimation des cas attribuables au vaccin sera précise.

 

En France, la vaccination, comme cela était projeté, avec le Pandemrix de tous les adolescents à partir de 11 ans, à savoir   5,5 millions d’adolescents, aurait pu générer QUELQUES 350 à 700 (deux doses) CAS SUPPLÉMENTAIRES DE NARCOLEPSIE DANS CETTE TRANCHE D’ÂGE.

 

Les cas de narcolepsie ne résument pas à eux tout seuls les EFFETS INDÉSIRABLES GRAVES du vaccin (effets indésirables provoquant ou prolongeant une hospitalisation, provoquant une invalidité, une malformation congénitale ou le décès) ; ceux-ci sont A DÉCLARATION OBLIGATOIRE. D’après l’AFSSAPS, 91 de ces effets graves ont été rapportés dont plus du tiers étaient des effets de type neurologique (allant des sensations anormales, paresthésies aux paralysies, en passant par les vertiges, convulsions, etc. cf. bulletin n° 13 de pharmacovigilance du 28 janvier 2010). Les effets secondaires graves comprenaient aussi 8 décès.

 

Un article de pharmacovigilance intitulé « Pharmacovigilance des vaccins » était paru dans la Revue du Praticien en novembre 2011. D’abord CENSURE POUR LA PARTIE CONCERNANT LE PANDEMRIX, il avait été rétabli dans sa version intégrale à la demande des auteurs. Il estimait la sous-notification des effets indésirables concernant les vaccins en général. Seulement  1 à 10% des effets indésirables observés seraient notifiés. À savoir que seul 1 effet indésirable sur 10 à 1 sur 100 serait notifié.

 

Cette estimation semble excessivement optimiste au regard des études publiées par des médecins, comme celle de JCG. (17). Dans cette étude, comparé à ce qui est officiellement déclaré à l’ANSM, les médecins ne déclarent que 1 effet secondaire grave pour 500. Entre parenthèses, si les médecins déclaraient tous les effets indésirables graves et inattendus, comme ils en ont l’obligation, ils en auraient 10 par an en moyenne à notifier. À supposer que cela leur prenne une heure par effet indésirable cela représenterait  10 heures de travail par médecin et par an. Mais quel gain inestimable pour la santé publique ! 388 500 effets indésirables graves pourraient ainsi être analysés au lieu des 759 recueillis en 2007.

 

Donc, si l’on prend les fourchettes basses et hautes de l’estimation de la sous-notification des effets indésirables GRAVES les 91 effets indésirables graves se transforment en 900  (90X10) à  45 000 (91 X500). Exprimé en taux standardisé cela représente entre 20 pour 100 000 et 1000 pour 100 000 (autrement dit 1%) effets indésirables graves. Et cela ne comprend que les effets indésirables immédiats et graves et ne comprend pas les effets indésirables modérés ni les effets indésirables graves différés dans le temps comme la narcolepsie ou d’éventuels syndromes de Guillain Barré, SEP ou autres encéphalopathies.

 

Cela alors que seulement 6% (4,1 millions) de la population a été vaccinée par le Pandemrix.

 

Cette estimation ne comprend pas non plus les effets indésirables modérés comme la fièvre, l’urticaire, les syndromes grippaux dont des médecins disaient qu’ils étaient particulièrement nombreux avec le Pandemrix. Bien que les études financées par GSK n’aient rien vu de tout cela.

 

Pour rappel, les experts, et en particulier, les membres d’Infovac, s’étaient montrés très rassurants, écrivant et expliquant en de nombreux lieux que les effets indésirables graves attendus ne pouvaient être au plus que de 1 pour 100 000. Les cas attribuables de narcolepsie à eux seuls dépassent largement ce chiffre.

 

La pharmacovigilance française, ne tenant, comme à son habitude, aucun compte ni de la sous-notification ni de l’efficacité du vaccin, a conclu, dans un rapport de mai 2010 à la bonne tolérance des vaccins utilisés pendant la pseudo-pandémie. Et par voie de conséquence à l’excellence du rapport bénéfice/risque du Pandemrix.

 

Comment a-t-on été amené à vouloir vacciner toute la population avec un vaccin expérimental dont les essais n’avaient inclus que quelques centaines de personnes dans chaque groupe d’âge ?

 

On a pu voir qu’au fur et à mesure que la bénignité de la grippe apparaissait, la pression médiatique et étatique augmentait pour emmener la population à se faire vacciner. Et cela à n’importe quel prix et dans n’importe quelles conditions au risque de renforcer la transmission de la grippe en regroupant les personnes dans des vaccinodromes.

 

Un des ressorts pour amener la population à se faire vacciner a été de jouer SUR LA CONFUSION ENTRE LA NOTION DE FACTEUR DE RISQUE AU SENS STATISTIQUE ET LA NOTION DE RISQUE INDIVIDUEL ET DE SANTÉ PUBLIQUE. On a tendance à considérer, en se fondant sur une interprétation simpliste, opportuniste et visiblement biaisée, de la notion de facteur de risque, que toute augmentation relative du risque trouvée dans un groupe donné de la population impliquerait un risque de santé publique justifiant l’extension des recommandations de la vaccination à l’ensemble du groupe concerné.

 

Les médias ont beaucoup insisté sur cette notion de « risque » et de « groupe à risque.

 

Le calcul est pour le moins simpliste. Le cas de l’asthme est assez caricatural. La prévalence de l’asthme en France est de quelque 9% d’enfants diagnostiqués asthmatiques et quelque 6% d’adultes. Avec des formes d’asthme d’une sévérité très variable. Dans le bilan de la pandémie publié par l’INVS (BEH du 29 juin 2010) 1334 personnes ont été hospitalisées en soins intensifs avec un diagnostic confirmé virologiquement ou présumé cliniquement de grippe. Parmi celles-ci il nous est dit que 415 présentaient une “pathologie respiratoire chronique dont asthme”. En réalité on ne sait pas s’il s’agissait de vieux tabagiques avec des insuffisances respiratoires chroniques ou d’asthmatiques. La proportion de “pathologies respiratoires chroniques” parmi les personnes hospitalisées en soins intensifs est de 31% et donc supérieure à la prévalence dans la population générale des pathologies respiratoires chroniques. Emballer c’est pesé. Les personnes présentant des “pathologies respiratoires chroniques dont asthme” constituent désormais un groupe à risque qu’il est urgent de vacciner.

 

En réalité, ce qui cloche c’est que les personnes hospitalisées sous l’étiquette pathologies respiratoires chroniques dont asthme NE SONT EN RIEN REPRÉSENTATIVES DE LA POPULATION GÉNÉRALE DES ASTHMATIQUES, car la caractéristique la mieux partagée par les personnes hospitalisées en soins intensifs avec un diagnostic de grippe et décédant suite à une simple grippe est UNE DÉGRADATION MAJEURE ET CHRONIQUE DE L’ÉTAT GÉNÉRAL.

 

Le même raisonnement peut être tenu pour les autres “groupes à risque”.

 

L’utilité pour les laboratoires, d’un point de vue financier, de ce procédé pour le moins spécieux va très au-delà de la pandémie, car en mêlant groupes à risque et stratégie du cocooning (stratégie consistant à vacciner tout l’entourage pour protéger les personnes à risque) les États-Unis en sont venus à être LE PREMIER PAYS, EN 2010, À RECOMMANDER LA VACCINATION ITÉRATIVE ANNUELLE CONTRE LA GRIPPE DE TOUTE LA POPULATION DES ENFANTS ET ADULTES ÂGÉS DE PLUS DE 6 MOIS. C’est la première fois au monde qu’une population entière doit être vaccinée tous les ans contre une maladie. Et c’est l’équivalent américain du Haut Conseil de la Santé publique français, l’ACIP, qui a émis cette recommandation en 2010. L’HCSP suit le même chemin que l’ACIP en élargissant progressivement, mais sûrement les groupes à risque à vacciner sans que rien ne le justifie dans l’épidémiologie de la grippe ni dans l’efficacité, plutôt aléatoire et modeste, du vaccin.

 

Les États-Unis sont le premier client pour les vaccins contre la grippe, car même si seulement environ 40 % de la population accepte d’être vaccinée, cela fait tout de même 120 millions de doses de vaccins chaque année. Il est à noter que le groupe le plus vacciné aux États-Unis est celui des nourrissons, âge auquel l’efficacité du vaccin serait inexistante si l’on en croit les méta-analyses de la Collaboration Cochrane.

 

La grippe est LA MALADIE À PRÉVENTION VACCINALE LA PLUS LUCRATIVE POUR LES LABORATOIRES, sans même tenir compte de la pseudo-pandémie qui a boosté la vente de vaccins, puisque le chiffre d’affaires des vaccins contre la grippe représente quelque 4 milliards de dollars.

 

La grande majorité de ces vaccins sont destinés aux pays industrialisés.

 

Le LEADER INCONTESTÉ DU MARCHÉ DES VACCINS CONTRE LA GRIPPE EST SANOFI PASTEUR avec un chiffre d’affaires de 1,3 milliard de dollars uniquement pour les États-Unis ce qui représente désormais 65 % du chiffre d’affaires pour ce vaccin dans ce pays. Sanofi Pasteur est aussi leader pour le marché des vaccins en général. (18)

 

La multinationale pharmaceutique est également en passe de devenir le premier laboratoire mondial par le chiffre d’affaires en dépassant Pfizer, grâce, notamment, au rachat de la biotech Genzyme. (19)

 

Le deuxième poste présentant la plus forte croissance du chiffre d’affaires pour Sanofi, avec une croissance annuelle de 16,5% est, justement aussi, le poste des vaccins.

 

Cocorico pourrait-on dire. Quoiqu’en réalité cela n’empêche en rien la multiplication des plans sociaux dans cette multinationale. Donc pas vraiment de quoi se réjouir.

 

On conçoit que des laboratoires qui pèsent plusieurs dizaines de milliards de chiffre d’affaires ne peuvent pas se contenter de petits marchés. Quand ils mettent sur le marché un vaccin, ils n’envisagent pas de ventes à moins de plusieurs dizaines de millions d’exemplaires.

 

C’est, justement ce qui pose problème à deux titres

 

D’une part, les biotechs leur permettent une créativité sans bornes. S’il ne s’agit que d’ajouter des adjuvants ou des molécules porteuses issues du génie génétique pour que le nouveau vaccin soit glorifié du titre d’« innovation » cela ne leur pose aucun problème. Toute innovation provoquant un accroissement de la valeur ajoutée et des marges bénéficiaires.

 

D’autre part, les essais cliniques avant commercialisation de ces innovations sont menés pas les laboratoires eux-mêmes et ne portent, au mieux, que sur quelques milliers de personnes. Ils sont donc incapables de détecter des effets indésirables qui se produiraient à une fréquence inférieure à 1 pour 1000, voire inférieure à 1 %, si cet effet indésirable devait se produire dans une seule tranche d’âge. Ils ne détectent pas non plus les effets indésirables différés, qui sont souvent les plus graves. Ils ne sont simplement pas conçus pour cela.

 

Les conséquences graves des maladies combattues dans les pays industrialisés ont une fréquence généralement comprise entre moins de 1 pour 100 000 et 1 pour 10 000 (cf. grippe, méningite à méningocoque, infections invasives à pneumocoque entre autres).

 

Rien ne garantit donc que les « innovations » des laboratoires n’entraîneront pas plus d’effets indésirables graves qu’on ne peut en attendre de bénéfices.

 

Au nom du progrès, de la croissance économique, de la croyance mythique en l’excellence intrinsèque de toute vaccination et avec l’appui des experts et, généralement, des pouvoirs publics, on fait donc le pari que la généralisation à des dizaines de millions d’individus de telle innovation vaccinale va avoir un bénéfice conséquent, très supérieur aux risques qu’elle fait courir aux populations en bonne santé.

 

Mathématiquement je dirais que le pari est perdu d’avance. C’est un pari plus que déraisonnable.

 

C’est ce qu’est venu démontrer de manière claire le cas du Pandemrix.

 

Mais le point principal, c’est que ces innovations ne correspondent à aucun besoin de santé publique. Elles correspondent seulement à une volonté des laboratoires de renouveler et étendre sans cesse le marché en augmentant leurs marges bénéficiaires.

 

La pseudo-pandémie a été l’occasion rêvée pour expérimenter des « innovations » à grande échelle.

 

Il y a eu le Pandemrix, mais il y a aussi eu le CELVAPAN de Baxter utilisant une technique de culture « innovante » sur cellules de rein de singe vert (au lieu de la classique culture sur œufs de poule). Ou encore les cultures sur cellules MDCK, des cellules hétéroploïdes ayant des propriétés tumorigènes, pour l’OPTAFLU et le CELTURA. (cf interview de JF Saluzzo dans le livre « Faut-il vacciner son enfant » par Vriginie Belle avec ma collaboration aux éditions Milo).

 

D’autres vaccins, les vaccins conjugués, comme le vaccin contre la méningite à méningocoque C, comportent des molécules dites « porteuses » (carriers en anglais) sur lesquelles la fraction antigénique est adsorbée. Ces molécules jouent le même rôle que des adjuvants. Dans le cas du vaccin Meningitec de Pfizer, cette protéine est une protéine dérivée de la toxine diphtérique obtenue par génie génétique.

 

Les effets indésirables graves auto-immuns sont des effets indésirables qui sont relativement rares et d’apparition généralement différée par rapport à la vaccination. Dans ces maladies auto-immunes les propres anticorps attaquent des structures de l’organisme lui-même et induisent des maladies invalidantes, pouvant parfois être mortelles, aiguës ou chroniques. C’est ce type de mécanisme qui est suspecté dans les cas de narcolepsie.

 

Une revue de la littérature publiée dans la revue Internationale d’Immunologie à ce sujet recensait les effets indésirables auto-immuns des vaccins. (20)

 

Si on ne doit retenir que les effets indésirables auto-immuns officiellement reconnus comme conséquence directe de la vaccination, de nombreux autres effets indésirables auto-immuns ayant été suspectés, mais non reconnus officiellement, on répertorie la thrombopénie (réduction pathologique du nombre de plaquettes) induite par le vaccin rougeole-oreillons-rubéole, le syndrome de Guillain Barré associé au vaccin expérimental contre la grippe, pratiqué en 1976 aux États-Unis en raison d’une fausse pandémie de grippe, et la narcolepsie actuelle provoquée par le Pandemrix.

 

On peut noter que deux sur trois de ces effets indésirables graves auto-immuns reconnus officiellement sont survenus lors de l’expérimentation à grande échelle de techniques innovantes à l’occasion d’épidémies bénignes de grippe indûment qualifiées de pandémies menaçantes.

 

On ne peut s’empêcher de suspecter que si on ne peut pas mettre en évidence davantage d’effets indésirables de type auto-immun et si on y parvient seulement lorsque de grandes campagnes de vaccination sont organisées, c’est parce que les maladies auto-immunes provoquées par les vaccins sont noyées dans le bruit de fond, évoqué par Marc Girard, des maladies auto-immunes induites par des causes diverses, et dans la routine vaccinale.

 

Nous sommes habitués à l’argumentation selon laquelle un effet indésirable ne peut être pris en considération que si son imputabilité est établie de manière certaine, c’est-à-dire s’il est démontré de manière irréfutable qu’il est causé par le vaccin.

 

En l’espèce, on peut dire qu’on applique deux poids deux mesures, parce que l’efficacité des vaccins est établie la plupart du temps sur la base de l’interprétation statistique de critères intermédiaires. C’est-à-dire qu’elle est présumée d’après la capacité du vaccin à provoquer une élévation des anticorps. On ne demande pas à un vaccin de faire la preuve irréfutable de son efficacité avant de l’administrer à des millions de personnes.

 

Cela est particulièrement vrai pour le vaccin contre la grippe pour lequel tous les ans on fait le pari que l’antigène vaccinal va être en parfaite adéquation avec la souche circulante. Très souvent, ce pari est perdu. Et alors, le bénéfice modeste attendu de la vaccination est réduit à néant. Ne restent que les risques.

 

Un « dynamisme » à toute épreuve de l’innovation dans des multinationales pharmaceutiques ayant un contrôle de plus en plus oligopolistique des vaccins et exigeant des marchés de plus en plus étendus, une pharmacovigilance qui ne voit pas un problème, une InVS en pleine allégeance idéologique aux politiques vaccinales et entretenant des relations avec les laboratoires pharmaceutiques, un HCSP dont les recommandations sont marquées par le plus grand arbitraire, un président du Comité technique de vaccination conseillant le HCSP, Daniel Floret, aussi inamovible que perclus de conflits d’intérêts avec les laboratoires, des politiques qui organisent des enquêtes parlementaires pour comprendre pourquoi la population a refusé de se faire vacciner avec un vaccin expérimental pour une maladie bénigne... (21)

 

On ne saurait trop conseiller aux parents et aux citoyens la plus grande prudence avant de tenter l’expérience de nouveaux vaccins. Surtout si ceux-ci sont proposés au nom d’une supposée urgence sanitaire.

 

Pas de liens d’intérêts

 

Références

 

(1)   http://docteurdu16.blogspot.fr/2013/02/le-pandemrix-est-coupable-de.html

(2)   http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4313472142599177823&postID=4583823603237054222

(3)   http://blog.france2.fr/mon-blog-medical/2009/10/22/le-mot-adjuvant-fait-une-belle-carriere/

(4)   http://docteurdu16.blogspot.fr/search/label/InfoVac

(5)   http://www.canal-u.tv/video/canal_u_medecine/cif_vaccinologie_2011_les_combinaisons_vaccinales_interet_et_limites.7109

(6)   http://www.eurosurveillance.org/images/dynamic/EE/V16N27/Lyytikainen_tab2.jpg

(7)   http://www.invs.sante.fr/beh/2010/24_25_26/index.htm

(8)   http://www.reuters.com/article/2013/01/22/us-narcolepsy-vaccine-pandemrix-idUSBRE90L07H20130122

(9)   http://docteurdu16.blogspot.fr/2013/02/le-pandemrix-est-coupable-de.html

(10) http://onlinelibrary.wiley.com/doi/10.1002/ana.22587/full 

(11) http://www.bip31.fr/bip/BIP31.fr%202011,%2018,%20%284%29,%2041-53.pdf

(12) http://www.newscientist.com/article/dn20814-swine-flu-not-vaccine-may-trigger-narcolepsy.html

(13) http://www.lakemedelsverket.se/upload/nyheter/2011/Fallinventeringsrapport_pandermrix_110630.pdf

(14) http://www.plosone.org/article/info%3Adoi%2F10.1371%2Fjournal.pone.0033536

(15) http://www.bmj.com/content/346/bmj.f794

(16) http://healthupdate.gov.ie/wp-content/uploads/2012/04/Final_Report_of_National_Narcolepsy_Study_Steering_Committee-latest1.pdf

(17) http://docteurdu16.blogspot.fr/search/label/PHARMACOVIGILANCE

(18) http://www.fiercevaccines.com/special-reports/top-10-selling-flu-vaccines-2012

(19)  http://www.lefigaro.fr/societes/2011/11/03/04015-20111103ARTFIG00472-voue-au-declin-en-2008-sanofi-va-devenir-leader-mondial.php

(20) http://xa.yimg.com/kq/groups/1920818/862071591/name/08830181003746304.pdf

(21) http://docteurdu16.blogspot.fr/2011/02/daniel-floret-et-le-comite-technique.html

 

Source: docteurdu16.blogspot.be

 

Visionner après ça la conférence de presse des autorités sanitaires françaises du 8/10/2009... une arrogance et une assurance qui font froid dans le dos!!

 

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23 août 2012 4 23 /08 /août /2012 00:32

LE-VIF-24-AOUT-2012-GSK.jpgEn 2009 et 2010, la pandémie de grippe A/H1N1 a permis au groupe britannique GlaxoSmithKline (GSK) de vendre 300 millions de doses de son vaccin Pandemrix dans le monde entier. Soit un chiffre d’affaires de 2,3 milliards d’euros, dont un milliard est revenu sous forme de royalties à sa filiale belge, GSK Biologicals, basée à Rixensart (Brabant wallon).

Or, en raison de deux mesures fiscales belges controversées – la déduction sur les revenus de brevets et les intérêts notionnels –, ce pactole n’a au mieux été taxé qu’à 3%. Ce qui revient à dire que l’Etat Belge a «perdu» l’équivalent de 320 millions d’euros. Sur les seules ventes du Pandemrix, donc.

Sur l’ensemble de ses revenus imposables enregistrés entre 2008 et 2011, l'addition grimpe à 891,6 millions d’euros d’impôts non perçus par la Belgique. Deux mesures fiscales qui coûtent décidément cher au budget de l'Etat...

L’enquête du Vif/L’Express, publiée ce jeudi, a duré plusieurs mois. Nous avons épluché les comptes annuels de plusieurs filiales du groupe GSK, afin de retracer une partie des flux financiers liés aux ventes du Pandemrix.

Nous révélons également que deux employés belges de GSK, dont le directeur financier et administrateur de GSK Biologicals, Denis Dubru, apparaissent dans un montage fiscal utilisé par le groupe GSK au Luxembourg en vue de minimiser l'impôt au Royaume-Uni sur une partie des revenus du Pandemrix. Un montage jugé abusif par le fisc britannique et démantelé par celui-ci l’an dernier.

Enquête réalisée avec le soutien du Fonds pour le journalisme en Communauté française

 

Source: Mediattitudes.info

 

Enquête à lire intégralement ICI.

 

Taxation moyenne des citoyens en Belgique: quasiment 60%. Taxation des profits de GSK évoquée: 3,4%! Mais à part ça,  les citoyens doivent sans cesse être ponctionnés davantage et se serrer la ceinture « au nom de la crise »...


Faut-il tout accepter au nom de l'emploi? Quand on gagne autant d'argent sur le dos des gens et de leur santé avec un vaccin expérimental que les citoyens n'ont même pas commandé eux mêmes dans les conditions opaques innaceptables que l'on sait, on comprend la malhonnêteté des officiels, clairement complices des pharmas, au détriment une fois encore de Mr ou Mme Tout le Monde!

 

 

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22 juillet 2012 7 22 /07 /juillet /2012 20:05

Moralisation de la vie politique : Bachelot rejoint la commission Jospin

 

L’ancien Premier ministre socialiste Lionel Jospin a annoncé lundi que la commission qu’il va présider sur la moralisation de la vie politique, et où siègera l’ancienne ministre UMP Roselyne Bachelot, remettrait ses conclusions «tout début novembre».

Bachelot moralisation 1

Le chef de l’Etat a annoncé le 14 juillet qu’il chargeait l’ancien Premier ministre de présider cette commission. Il a reçu Lionel Jospin lundi matin durant environ 45 minutes à l’Elysée. «Le président de la République m’a remis officiellement la lettre de mission qui fait naître cette commission sur la rénovation et la déontologie de la vie publique», a expliqué à la presse Lionel Jospin.

 

Dans la foulée, l’Elysée a dévoilé dans un communiqué la composition de cette commission paritaire hommes-femmes où Lionel Jospin et Roselyne Bachelot seront les seuls anciens dirigeants politiques.

 

[…]

 

Sources : Libération (16 juillet 2012) et Agoravox pour les dessins satyriques.

 

Bachelot moralisation 2

 

Peut-on sincèrement faire du neuf avec du vieux ? D’autant que cette commission sensée « assurer une meilleure transparence de la vie publique » trouvera probablement la meilleure inspiration possible ( ?) en la personne de Mme Bachelot qui était alors la ministre de tutelle lorsque le très opaque Eprus (Etablissement de Préparation et de Réponse aux Urgences Sanitaires) a signé, pour le compte de l’Etat français et du Ministère de la Santé, en 2009, des contrats scandaleux d’achat de vaccins H1N1 avec tous les bénéfices financiers pour les laboratoires mais tous les risques les plus graves pour le public-cobaye. Vas-y Roselyne, prouve-leur donc qu’on à tort…

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26 juin 2012 2 26 /06 /juin /2012 17:18

Dans un article affligeant du Monde du 26 juin qui titrait "La grippe H1N1 quinze fois plus meurtrière que les chiffres officiels", on peut lire les avis très partiaux de quelques scientifiques "experts" triés sur le volet.

 

Ainsi, selon une équipe de chercheurs du Centre de Contrôle américain des Maladies (une instance non neutre puisqu'ils ont approuvé et recommandé une politique vaccinale de masse aux USA contre cette fausse pandémie!), le nombre de décès dus au H1N1 au cours de sa première année de circulation ne serait pas de 18 500 (d'après les chiffres confirmés par l'OMS) mais bien de...280 000.

 

Voici ci-dessous un extrait de cet article du Monde (et en rouge l'explication du caractère trop partial pour être crédible)

 

"Lors de l'apparition de la pandémie grippale en 2009, l'OMS avait demandé aux Etats membres de lui notifier les décès associés au virus grippal A(H1N1) confirmés par des examens de laboratoire. Le total de ces cas "officiels" avait de fortes chances de sous-estimer grandement la réalité, que ce soit parce les prélèvements n'avaient pas été effectués ou parce que le virus n'était plus détectable dans les prélèvements." On remarquera que l'OMS s'intéresse bien plus aux décès prétendument dus au virus H1N1 qu'aux décès imputables au vaccin et ce, alors que les décès et effets secondaires des médicaments sont notoirement sous-estimés (max 1 à 10% étant rapportés!) avec un tabou supplémentaire en ce qui concerne les vaccins!

 

"Il en va de même, d'ailleurs, pour la grippe saisonnière. "D'une manière générale, les cas de grippe saisonnière notifiés sont de 10 à 20 fois inférieurs au nombre de cas réels tels qu'on peut les estimer", souligne le professeur William Dab, titulaire de la chaire "Hygiène et sécurité" au Conservatoire national des arts et métiers (CNAM, Paris)." Une fois encore, on n'évoque jamais les cas de décès de personnes âgées provoqués ou facilités par les vaccinations antigrippales annuelles, ni les pneumonies et autres infections opportunistes qu'elles peuvent attraper plus facilement à la faveur d'une vaccination puisque celle-ci abaisse toujours les défenses immunitaires du sujet, bien loin de les renforcer!



En outre, l'article précise par exemple aussi que "Selon les calculs des auteurs de l'étude, 80 % des décès d'origine respiratoire ou cardiovasculaire ont frappé des individus de moins de 65 ans et 65 % des décès se situaient dans la tranche d'âge de 18 à 64 ans."

 

Fort étrangement, il n'est jamais reconnu de lien entre le moindre vaccin (quelque soit l'âge auquel il est administré) et des décès d'origine respiratoire ou cardiovasculaire et ce, malgré que le Dr Viera Scheibner ait pu mettre en évidence que toute vaccination des bébés perturbent leur respiration pendant 48 jours et qu'il y a bien un lien entre vaccination infantile et mort subite du nourrisson, comme d'ailleurs aussi confirmé par bien d'autres chercheurs!!  Une fois encore, on se trouve là dans un grossier deux poids deux mesures qui ne doit plus duper personne.

 

Pour ces "grands experts", la grippe n'est jamais anodine et "pose un problème de santé publique" et ce d'autant plus que les victimes sont aussi des adultes jeunes (avec + d'années de vie perdues). Le hic, c'est que les mêmes experts se taisent complètement sur toutes les années de vie perdues par les jeunes victimes des vaccins qui sont décédées en bas-âge depuis plus de 200 ans de pratique vaccinale, et ce sans même parler du nombre d'effets graves non létaux qui ont grevé fortement  le chiffre d'années de vie en bonne santé de nombre d'enfants. Malgré cela, tabou oblige, les vaccins continuent d'être présentés comme un geste de prévention anodin à répéter de façon machinale et automatique tous les X temps!

 

Cet article conclut enfin à des solutions simplistes puisqu'il lie la proportion plus élevée de cas dans les pays plus pauvres en Afrique et en Asie du Sud-Est (ce qui ne serait guère surprenant quand on sait que la résistance des populations dépend fortement du niveau de pauvreté et des conditions d'hygiène) à la fausse nécessité d'accroître encore l'accès aux futurs vaccins pandémiques dans ces pays! Non seulement ces vaccins expérimentaux s'ajouteront encore aux nombreux vaccins excessifs que subissent déjà ces populations immunologiquement fragilisées et qui ne bénéficient toujours pas d'eau propre et de nourriture en suffisance (ce qui les rend de facto immunodéprimés) mais il s'agit aussi de pouvoir jauger objectivement les vraies priorités dans ces pays sans se laisser détourner par les intérêts de Big pharma qui avait réussi à faire croire à l'époque, au grand dam du Pr Gentilini, et via l'OMS, leur obligée, à la "grande nécessité de santé publique" que les pays occidentaux fassent don de leurs suplus de vaccins aux pays africains, leur offrant ainsi une belle occasion d'étouffer leur incurie et de la transformer en "aide au développement"!

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19 mars 2012 1 19 /03 /mars /2012 20:51

5 millions de vaccinés en Suède pour prétendûment sauver...6 vies, sans parler des quantités d'enfants détruits à jamais suite à une narcolepsie post-vaccinale.

 

Des taux de grippe identiques en Suède et en Allemagne alors que la Suède a vacciné 60% de sa population et l'Allemagne seulement 8%.

 

L'opération la plus coûteuse de l'histoire sanitaire de la Suède avec un rapport coût/bénéfices éminemment défavorable.

 

 

Lire cet article (« Le modèle grippé des vaccins suédois ») : ICI

Nb : Cliquez sur « affichage », sur « rotation » puis « anti-horaire. »

 

 

En lisant un tel article, on comprend mieux pourquoi le système, représenté par l'Union européenne et l'OMS, ont à tout prix besoin d'empêcher ce genre de comparaisons gênantes entre pays qui ont peu ou pas vacciné et ceux qui ont beaucoup vacciné et dès lors  aussi pourquoi ils tiennent tant à ces mécanismes d'achats groupés de vaccins et aux perspectives de vaccinations obligatoires qui vont avec!!

 

 

 

 

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29 avril 2011 5 29 /04 /avril /2011 10:50

Vendredi 29 avril 2010

 

Prix de la Presse Dexia 2010

 

"Info service. Mon enquête en deux volets intitulée «Vaccin anti-H1N1: les dessous d’un contrat controversé» publiée en mai et novembre 2010 dans Le Soir et Politique, revue de débats a reçu hier soir le Prix de la presse Dexia 2010 dans la catégorie presse écrite. Ces prix, décernés chaque année depuis 1963 par des jurys composés de professionnels des médias, de personnalités académiques et de représentants du groupe franco-belge. [...]

 

En juillet 2009, dans l’urgence, sans appel d’offres public, l’Etat belge signait avec GlaxoSmithKline (GSK) un contrat exclusif de 110 millions d’euros pour l’achat de 12,6 millions de doses de vaccin contre la grippe A/H1N1. Le premier volet de l’enquête (Le Soir) dévoile et analyse les huit points controversés de ce contrat secret, qui dégage notamment le fabricant de toute responsabilité en cas de décès ou d’effets secondaires graves liés à son vaccin expérimental. Le second volet (Politique) montre l’absence de transparence sur les intérêts des experts qui orientent les décisions politiques en matière de santé publique, et révèle qu’un tiers au moins des experts académiques qui ont recommandé le vaccin de GSK au gouvernement présentaient un conflit d’intérêts selon la définition même du Conseil supérieur de la santé."

 

Source: Site de David Leloup (Mediattitudes)

 

 

Initiative Citoyenne tient à adresser ses plus vives félicitations au journaliste David Leloup et espère sincèrement que ce prix qui lui a été remis constitue un signal fort à l’adresse de tous les autres journalistes, démontrant ainsi qu’un véritable journalisme d’investigation est encore possible et reste même indispensable pour la viabilité de notre société. Car en l’absence d’une information honnête et objective, le public n’est plus libre de choisir et d’agir.

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11 mars 2011 5 11 /03 /mars /2011 14:48
You will find, below, different translations of a very important press release, all done by native speakers :
 
French/Français 
 
 
Dutch/Nederlands 
 
German/ Deutsch
 
SpanishEspañol
 
Italian/Italiano
 
Portuguese/Português  
  
 
If you want to listen directly to the horryfing words of Mrs Testori (EU Commission), please go to this link, choose your own language and fast forward to 11H47'13"":
  
  
image IC 29 juin 2010
               From left to right: Sophie Meulemans, Marie-Rose Cavalier, Dr Marc Girard and our
               two lawyers, Me Philippe Vanlangendonck and Me George Henri Beauthier. 
 
 
 
To know more about us/ Pour en savoir plus à notre sujet:
  

Initiative Citoyenne is a group of Belgian citizens and health professionals whose aim, since the beginning, has been to achieve greater transparency with respect to swine flu. We have filed through our lawyers, Me G.H. Beauthier and Me P. Vanlangendonck, a number of legal proceedings against the State in an attempt to get the vital answers to our initial questions. When, in May 2010, the secret vaccine purchase contract was made public, here in Belgium, it was clear to us how much of it was incompatible with democracy and human dignity. This disgraceful text, that forbids any analysis of vaccine ingredients (e.g. the adjuvant) and shields the manufacturers against potential claims from the victims, constitutes firm evidence that most of the health ministers throughout the world are insufficiently informed and worse still, not really concerned about public interest. Unfortunately, it appears that only money and profit count. When it comes to health, this is simply unacceptable. The Polish Health Minister has shown the world that political courage is really possible. With swine flu, public awareness has awakened across the world and various initiatives have been created in many countries. We have produced a small film to encapsulate our activities since the beginning of this saga and to give people the opportunity to know us better.

 

It would be a mistake to think that the swine flu saga is simply over. Nothing is really definitively over and as history is a process of constant renewal, we must pay careful attention, remain vigilant and understand that the future may bring more pandemics, so frequently announced but also so strangely predictable.

  

Initiative Citoyenne est un groupe de citoyens et de professionnels de santé belges qui essaient, depuis le début, d'obtenir plus de transparence dans le dossier du H1N1. Avec nos avocats, Me G.H Beauthier et Me P. Vanlangendonck, nous avons mené différentes actions en justice contre l'état afin d'obtenir les réponses à nos questions initiales. Lorsque le contrat secret d'achat de vaccins a été révélé en Belgique, en mai 2010, nous avons compris à quel point cela était indigne pour la démocratie et la dignité humaine. Ce texte scandaleux qui interdit par exemple de faire analyser les vaccins ou qui empêche les citoyens de se retourner contre le fabricant est la preuve que la plupart des ministres de la santé ne se préoccupent plus assez de l'intérêt du citoyen. Seul l'argent et le profit comptent. En matière de santé, c'est inacceptable. La Ministre de la Santé polonaise a, elle, montré au monde que le courage politique n’était pas un vain mot. 

Avec le H1N1, la conscience populaire s'est réveillée un peu partout dans le monde et différentes initiatives ont été menées dans différents pays. Nous avons réalisé un petit film qui synthétise nos actions et démarches jusqu'à présent afin que les gens puissent mieux nous connaître. 

Ce serait une erreur de penser que le H1N1, c'est du passé. Rien n'est jamais terminé et l'histoire n'est jamais qu'un éternel recommencement. Nous devons être vigilants et comprendre que l'avenir sera à d'autres "pandémies" tant annoncées et si étrangement prévisibles. 

 

 
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10 mars 2011 4 10 /03 /mars /2011 14:40

Comme les félicitations ne se bousculaient pas au portillon, il ne leur restait plus qu'une seule option et non des moins arrogantes: s'auto-congratuler entre eux.

 

C'est ce qu'ont fait Mme la Ministre Onkelinx, récemment élue dans un sondage "femme la plus influente" de Belgique et Mr Xavier De Cuyper, directeur de l'Agence fédérale belge des Médicaments et Produits de Santé (AFMPS).

 

C'est ainsi que, dans son rapport annuel de 2009, intitulé "L'AFMPS passe à la vitesse supérieure", on peut lire dans l'introduction datant de juin 2010, les propos assez surprenants de Mme Onkelinx au sujet de la gestion de la grippe H1N1:

 

"J’ai eu l’occasion cette année à nouveau de pouvoir parcourir en primeur le rapport annuel de l’Agence Fédérale des Médicaments et des Produits de Santé : « L’AFMPS passe à la vitesse supérieure. Rapport annuel 2009.

 

En matière de Santé publique, l’année 2009 a été marquée vous le savez par la gestion de la pandémie grippale. L’Agence a joué ici un rôle important entres autres au niveau de la logistique médicamenteuse et de la pharmacovigilance relative au vaccin et aux médicaments antiviraux utilisés en Belgique.

 

[...] L’Agence avec « L’AFMPS passe à la vitesse supérieure. Rapport annuel 2009. » présente avec beaucoup de clarté, à partir de son nouvel organigramme, ses résultats 2009 sous forme d’articles, d’interviews et de données chiffrées.



Mais avant de vous laisser en juger par vous-même, j’aimerais encore souligner le travail accompli par la « jeune» Agence des médicaments (créée en 2007). Pour l’avenir, j’encourage l’Agence à poursuivre sa mission de protection de la Santé publique avec autant de professionnalisme, de dynamisme, et dans le souci constant de garantir un service public de qualité au professionnel de la santé et au citoyen." (cfr page 3/120 du pdf)

 

Mais comme en Belgique, on est jamais à un surréalisme près, voyons à présent le summum du "professionnalisme" dont parlait peut-être Mme Onkelinx (?). Aux visiteurs de juger. Les images et les mots parlent de toute façon d'eux-mêmes...

 

Laissons tout d'abord la parole à Mr De Cuyper (cfr page 7/120 du même pdf du rapport):

 

« Comme Madame la Ministre le rappelait, 2009 a été marquée par la gestion de la crise A/H1N1v, dans laquelle nous avons joué un rôle sur le plan national, mais également au niveau européen au travers de notre participation active à l’évaluation scientifique pour l’obtention de l’autorisation de mise sur le marché des vaccins pandémiques. »

 

Mr De Cuyper peut-il vraiment s'ennorgueillir de cette participation active dans les travaux d'évaluation "scientifique" des vaccins au niveau européen?



Parce que, si c'est le cas, comment expliquer que quelqu'un ayant activement participé aux travaux d'évaluation de l'Agence Européenne du Médicament (EMA) ait répondu à la journaliste Pascale Bollekens (RTBF) ne pas être au courant des 7 décès sur 2000 patients survenus au cours des essais cliniques du vaccin Pandemrix, des chiffres pourtant repris dans un document officiel de l'EMA comme on peut le constater ici: 

 

 
Quand on voit le contraste saisissant entre l'attitude des autorités finlandaises qui ont suspendu la vaccination et l'attitude conjointe de l'OMS et de l'Agence Européenne qui, sans surprise, se sont entêtées à blanchir le vaccin et, d'autre part, quand on sait que Mr De Cuyper a participé activement aux travaux d'évaluation de ces vaccins H1N1 au niveau de cette même EMA, on ne peut que se poser de sérieuses questions sur la valeur réelle de la "transparence" promise dont il est question dans ce reportage ci-dessous:
 
 
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8 mars 2011 2 08 /03 /mars /2011 00:03

25.11.09

 

Le virologue Adrian Gibbs, qui avait déclaré au mois de mai dernier que le virus de la « grippe porcine » s’était « échappé d’un laboratoire », vient de publier ses conclusions aujourd’hui, relançant ainsi le débat autour des origines du virus pandémique.

 

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    Le virologue Adrian Gibbs 

 

 

La nouvelle souche H1N1, qui a été découverte au Mexique et aux États-Unis en avril 2009, est le résultat du regroupement de trois virus provenant de trois continents différents, dont les gènes auraient été recombinés dans un laboratoire ou dans une usine de fabrication de vaccins, indique Adrian Gibbs et ses collègues scientifiques australiens, qui viennent de publier un travail de recherche dans le Virology Journal (Virology Journal 2009, 6:207). Les auteurs de cette étude ont analysé la composition génétique du virus et confirment que son origine s’expliquerait d’avantage par une manipulation humaine que par une coïncidence de la nature.

Leur étude est actuellement discutée par d’autres scientifiques, un débat commencé il y a six mois alors que A. Gibbs avait demandé à l’Organisation mondiale de la santé (OMS) d’examiner ses hypothèses, en vain puisque que l’institution internationale basée à Genève avait refusé d’entrer en matière, se bornant à confirmer la version de « l’origine naturelle » du virus, niant ainsi toute origine humaine de la mutation.

« Il est important que la source de ce nouveau virus soit claire, si l’on veut à l’avenir éviter de futures catastrophes, plutôt que de s’entêter à en minimiser les conséquences, comme on le voit aujourd’hui, après qu’il ait émergé » indiquent Adrian Gibbs et ses collègues John Armstrong et Jean Downie dans leur rapport.

Adian Gibbs et John Armstrong sont professeurs titulaires à la faculté émérite de l’Université Nationale Australienne de Canberra et Jean Downie est affiliée au « Centre for Infectious Diseases and Microbiology Laboratory Services » de l’hôpital Westmead, à Sydney.

 

Sources: Agence de presse Bloomberg, traduit et repris sur le site Mecanopolis

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