Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
10 août 2010 2 10 /08 /août /2010 23:07

mardi 10 août 2010 à 15h27


L'Organisation mondiale de la santé a déclaré mardi la fin de la  pandémie de grippe H1N1, la première du 21ème siècle, qui a fait quelque 18.500 décès dans le monde depuis sa découverte en avril 2009.

"Le monde n'est plus en phase six d'alerte pandémique. Nous entrons maintenant  dans une période de post-pandémie", a annoncé la directrice de l'organisation, Margaret Chan, lors d'une téléconférence.

 

"Le nouveau virus H1N1 est en fin de course", a-t-elle ajouté. Mme Chan a suivi les recommandations de son comité d'experts, réuni mardi matin, pour faire le point sur l'évolution de la pandémie  et décider s'il fallait mettre un terme à la pandémie déclarée le 11 juin 2009 face à un virus d'origine porcine, aviaire et humaine jugé menaçant. (LEE)

Source: Belga

 

 

 

 

Partager cet article
Repost0
10 août 2010 2 10 /08 /août /2010 23:02

(10/08/2010 20:56)

 

Alors que l'Organisation mondiale de la Santé (OMS) a déclaré mardi la fin de la pandémie de grippe H1N1, le commissariat interministériel Influenza considère que la pandémie est terminée depuis six mois en Belgique, selon Marc Van Ranst, virologue de la cellule Influenza. Plus aucun nouveau cas de grippe H1N1 n'a été identifié en Belgique depuis six mois mais cela ne signifie pas que le virus ne réapparaîtra pas en hiver, souligne M. Van Ranst. "Il faut rester vigilant mais, si une autre pandémie venait à se déclarer, nous sommes prêts. Nous avons toujours des vaccins de stock."

 

La cellule Influenza estime que, durant la pandémie, 20 à 40% des Belges ont contracté la grippe H1N1 ou ont été en contact avec le virus naturel. "En Belgique, on a dénombré une vingtaine de décès dus à cette forme de grippe", estime Marc Van Ranst. Par ailleurs, 10 à 15% de la population belge a été vaccinée contre le virus. Au total, ce sont donc 30 à 55% des Belges qui sont actuellement protégés contre le virus et ce, pour une durée d'environ un an. Dans le monde, la grippe H1N1 a fait 18.500 morts depuis avril 2009. Cependant, celle-ci s'est révélée moins dévastatrice qu'une simple grippe saisonnière, selon l'OMS. (AUM) (CHN)


© BELGA
BRUXELLES 10/08 (BELGA)

 

source: La DH

 

 

 

 

ATTENTION A LA DESINFORMATION!

  

 

pinochio mensonge

                            image tirée du site  Collectif FLINS sans F1

 

 

 

Il est en effet tout à fait NON scientifique de prétendre que "au total, ce sont donc 30 à 55% des Belges qui sont actuellement PROTEGES contre le virus et ce, pour une durée d'environ un an."

 

- Tout d'abord, la fiabilité des informations distillées par "la cellule influenza" reste sujette à caution (ils avaient aussi prétendu que les vaccins H1N1 étaient sûrs et suffisamment testés... la publication du contrat a montré ce qu'il en était).

Ici, ils avancent des chiffres qui vont du simple au double (de 20 à 40%) pour le nombre de gens qui auraient été infectés naturellement et ce, alors que c'est depuis juillet 2009 que les médecins ont reçu, en Belgique, un courrier les enjoignant à ne plus pratiquer de dépistage sérologique pour confirmer l'origine H1N1 de l'infection.

 

Les études dites de "séroprévalence" (càd celles qui concernent l'évaluation du nombre de personnes qui ont été au contact du virus et dont le système immunitaire a réagi) sont faites par extrapolation d'études restreintes et celles-ci peuvent pas tenir compte de paramètres importants comme l'âge. Il faut plusieurs études qui puissent être recoupées pour avoir une estimation relativement proche de la réalité. Les chiffres donnés par la cellule Influenza pourraient très bien être supérieurs d'autant que le virus peut souvent passé inaperçu...

 

-  Ensuite, cet article fait un amalgame très malheureux entre "vaccination" et "protection" et entre les gens immunisés naturellement (et donc protégés durablement, probablement à vie) et les gens vaccinés dont la protection n'est pas systématique et peut souvent être beaucoup plus éphémère qu'un an, sans compter le fait que le système immunitaire réagit de moins en moins au fil des vaccinations anti-grippales successives gardant l'"empreinte" de l'infection initiale comme "modèle de réponse" sur le plan antigénique.

 

Une fois encore, il faut rappeler que vaccination n'est pas égale à protection et ce, même si des anticorps sont produits. La présence détectable d'anticorps n'étant PAS un gage fiable de "protection" effective, de très nombreuses études ayant déjà pu mettre en évidence l'éclosion de multiples maladies tant virales que bactériennes contre lesquelles des individus étaient censés être "prémunis" par diverses vaccinations!

 

 

Partager cet article
Repost0
10 août 2010 2 10 /08 /août /2010 22:34

Interview (samedi 24 juillet 2010, mise à jour: dimanche 25 juillet 2010)

 

Bernard Debré a fait partie de la commission d’enquête sur la grippe qui a rendu son rapport le 13 juillet. Il y a un an, jour pour jour, il déclarait dans nos colonnes que cette pandémie n’était qu’une "grippette". Aujourd’hui, il met en cause le rapport parlementaire écrit par Jean-Pierre Door (UMP) et adopté par la majorité. Droit de suite.

 

soldes chez roselyne!-copie-1

 

 

Vous aviez vertement critiqué Roselyne Bachelot pour sa gestion de la vaccination de la grippe A. Une commission d’enquête parlementaire vient d’"absoudre" le gouvernement. Des regrets?
 

Ce rapport n’avait qu’un objet: réhabiliter la politique du gouvernement! Ce travail parlementaire n’est pas sérieux. Il est lénifiant et évite soigneusement de poser les questions dérangeantes.

 

 Mais vous étiez membre de cette commission…

 Comme mes collègues, je n’ai pas eu le droit de participer à la rédaction de ce document. On a eu vingt-quatre heures pour aller consulter le texte sur place. Nous n’avions même pas l’autorisation de le photocopier pour y réfléchir à tête reposée. C’est une mascarade à laquelle je n’ai pas voulu participer.

Quelles sont ces "questions dérangeantes" restées sans réponse?

Elles sont nombreuses. Je vais vous donner quelques exemples. L’Organisation mondiale de la santé (OMS) a changé la définition de l’état de pandémie le 5 juin 2009. Avant cette date, une pandémie se caractérisait par la large diffusion du virus, sa virulence. La dangerosité est devenue "accessoire". Cette pirouette sémantique est à l’origine de la mise en ordre de bataille des Etats et des commandes de vaccins. Pourquoi la commission d’enquête évacue cet aspect en quelques phrases? Quels rôles les laboratoires pharmaceutiques, proches des experts de l’OMS, ont-ils joué? L’OMS refuse de recevoir les députés français. Personne ne s’en émeut. Nous sommes pourtant au cœur du sujet.

Vous accusez l’OMS?

Je constate la proximité de cette organisation avec les labos. Je pense qu’une commission digne de ce nom aurait dû apporter une réponse claire aux Français. Je remarque qu’il n’y a jamais de double vaccination dans le cas d’une grippe. Or l’OMS l’avait pourtant préconisé pour la grippe A en prétextant qu’elle s’inspirait du modèle mis en place pour le vaccin contre le H5N1. Belle réponse! Ce vaccin n’a jamais reçu d’autorisation de mise sur le marché en France… On sait que pour stopper une épidémie, il faut vacciner de 30 à 35% de la population. La France a pris commande de 120 millions de vaccins. Ce qui correspond à 100%.

Vous exagérez un peu les chiffres…

Pas du tout. Aujourd’hui, les pouvoirs publics n’évoquent plus que les commandes fermes. Mais si vous intégrez les options, on dépasse les règles scientifiques communément admises. Je vous rappelle d’ailleurs qu’il a rapidement été établi qu’il était inutile de vacciner les plus de 65 ans et les moins de 5 ans…

N’êtes-vous pas en train de régler vos comptes avec la ministre de la Santé, qui s’est moquée de vous et de votre "grippette"?

J’accuse les experts, qui, au mépris de toute prudence, ont annoncé des chiffres inquiétants. Antoine Flahaut, le directeur de l’Ecole des hautes études en santé publique, a tout de même évoqué plus de 30.000 morts en France. Ce n’était pas convenable. J’accuse l’OMS de conduire une politique pour le moins incompréhensible, sauf à imaginer qu’elle est aux mains des laboratoires. J’accuse également la commission d’avoir avant tout songé à couvrir le gouvernement au lieu de répondre aux interrogations légitimes des Français.

C’est un réquisitoire d’opposition?

Non, c’est l’indignation d’un médecin des hôpitaux. Même en tant qu’urologue, je sais suffisamment comment fonctionne un service pour savoir que la vaccination aurait été possible à l’hôpital et moins coûteuse.

La facture a été moins lourde que prévu?

Qui peut croire le chiffre de 600 millions du rapport? Je vous ferai remarquer que GSK n’a toujours pas accepté officiellement la transaction proposée par le gouvernement.

Propos recueillis par Marie-Christine Tabet pour le JDD

 

Source : Journal du Dimanche 

 

 

bachelot crevée!

 

 

 

 

  

Partager cet article
Repost0
10 août 2010 2 10 /08 /août /2010 21:16

Publié le 05/08/2010 à 06:57

Par Cyriel Martin

 

bachelot seulement

La ministre de la Santé, Roselyne Bachelot, a été entendue par les deux chambres du Parlement pour sa gestion de la pandémie de grippe A

 

 

Six mois de travail, quarante-six personnes auditionnées, des déplacements aux quatre coins de l'Europe... Les vingt sénateurs de l'opposition et de la majorité qui planchaient sur le rôle des industries pharmaceutiques dans la gestion de l'épidémie de grippe A sont venus à bout de leur enquête. Leurs conclusions, qu'ils présentent ce jeudi et que Le Point.fr révèle en exclusivité, sont accablantes. Si l'Organisation mondiale de la santé (OMS) est accusée d'avoir surestimé la menace, la France est soupçonnée au mieux d'incompétence, au pire de conflit d'intérêts.

 
Les sages du palais du Luxembourg ont passé au crible les contrats signés entre l'État français et les différents groupes pharmaceutiques. Il s'agit des fameuses 94 millions de doses commandées en catastrophe par Roselyne Bachelot à partir d'avril 2009 et dont la facture avoisinerait les 670 millions d'euros. "L'ensemble de ces contrats se caractérise par leur remarquable déséquilibre et par la légalité douteuse de certaines de leurs clauses", écrivent les sénateurs sans détour. Et de détailler les reproches.

  

"Doublement automatique des commandes"

 

L'État s'est, par exemple, plié aux exigences des laboratoires sur des "commandes fermes et non révisables". Cela aurait pourtant permis de diviser par deux les commandes de vaccins dès lors qu'il s'avérait qu'une dose par personne suffisait au lieu de deux. Une clause que la ministre de la Santé Roselyne Bachelot, auditionnée par la commission d'enquête, a justifiée en ces termes : "Les industriels ont besoin de visibilité pour leur production." Et les auteurs du rapport d'écrire, non sans ironie : "Les producteurs, dans quelque secteur que ce soit, sont rarement assurés par avance du volume de leurs ventes"...

 


D'autant qu'une subtilité sémantique aux conséquences spectaculaires s'est glissée dans certains des contrats. Alors qu'en 2005, lors de la grippe aviaire H5N1, les commandes de vaccins avaient été passées en termes de "traitements" (pouvant contenir plusieurs doses), cette fois-ci, l'État a commandé des "doses". Pourtant, "le schéma de vaccination contre la grippe A était aussi incertain que l'était en 2005 celui de la vaccination H5N1", assurent les sénateurs, qui assènent : "L'administration ne semble pas s'être émue de ce doublement automatique du montant des commandes."

  

Une confidentialité abusive


Lors de la signature de ces contrats, d'autres "petites lignes" semblent avoir mystérieusement échappé aux autorités françaises. Ainsi, l'État a accepté d'endosser la responsabilité de la réparation des dommages subis par les victimes d'accidents pharmaceutiques. Alors qu'en droit français, c'est le labo qui doit assumer cette charge. "Considérant les conséquences exceptionnelles qui caractérisent l'objet du présent marché, l'État s'engage à garantir le titulaire contre les conséquences de toute réclamation ou action judiciaire", peut-on lire dans le contrat signé avec Novartis. Lors des négociations avec les laboratoires, Roselyne Bachelot s'était élevée contre cette "clause scélérate" qui, pourtant, figure bien sur tous les contrats.

 

Autant d'erreurs qui auraient pu être repérées si les contrats avaient été transparents. Mais il aura fallu attendre une enquête du Point, en octobre 2009, pour que la Commission d'accès aux documents administratifs (Cada) oblige le ministère de la Santé à rendre publics des documents estampillés "confidentiels", au nom de la "protection des intérêts essentiels de l'État". "Il est difficile de comprendre pourquoi les gouvernements européens ont accepté cette exigence de confidentialité, qui semblait peu compatible avec le droit à l'information des citoyens", dénoncent les sénateurs dans leur rapport.

  

L'expertise sanitaire française écornée

 

C'est toute l'expertise sanitaire française que la commission d'enquête écorne dans son rapport, plus critique que celui de l'Assemblée nationale, rendu public le 13 juillet dernier. "Très forte surestimation de la gravité de la pandémie par les experts", "estimation du nombre de personnes qui souhaiteraient se faire vacciner conduite dans des conditions scientifiquement discutables"... Les sénateurs se disent "frappés" par "l'absence de corrélation entre les estimations modélisées et la réalité constatée". Et d'enfoncer le clou : "Les modèles utilisés n'ont en effet pas envisagé l'hypothèse selon laquelle le virus A pourrait se révéler moins virulent que celui de la grippe saisonnière." Au final, l'Institut de veille sanitaire avait prédit jusqu'à 96.000 morts en France, alors qu'on en a dénombré 312.

 
Les sénateurs préconisent donc "d'améliorer la modélisation mathématique des problématiques sanitaires". Pour lever tout soupçon sur la probité des experts, les élus proposent également un "fichier national des contrats entre l'industrie pharmaceutique et les médecins". Les parlementaires estiment que "la pandémie de grippe A a été l'occasion d'une remise en cause sévère de l'expertise publique dans l'opinion en raison des liens d'intérêt de la majorité des experts avec l'industrie pharmaceutique", tout en précisant n'avoir trouvé aucune preuve appuyant ces craintes. Et le rapport de conclure de manière implacable : "Ces soupçons sont particulièrement dommageables tant pour l'expertise elle-même que pour les décisions publiques qu'elle contribue à définir." Et c'est bien là le plus grave.

  

Cliquez ici pour consulter en exclusivité le rapport d'enquête du Sénat sur la grippe A

 

 

Source: Le Point

 

 

Autres articles relatifs:

 

" H1N1: le gouvernement "empêtré" dans des contrats rigides, selon un rapport du Sénat."   sur le site de France 24

 

" Grippe A: le gouvernement "était à la merci des labos", sur le site du journal Le Figaro

 

" Vaccins contre le H1N1: le Sénat critique des contrats "déséquilibrés" , sur le site du Monde

 

" Grippe A. Le rapport du Sénat. "Quand les labos du médicament disposent de l'Etat.", sur le site de l'Humanité

 

"Contacté par "Valeurs actuelles", le cabinet du  ministre a affirmé que Roselyne Bachelot prenait acte de ce rapport. Et n’avait aucune communication à faire sur le sujet…"

Partager cet article
Repost0
30 juillet 2010 5 30 /07 /juillet /2010 22:29
Article crée le 01.07.2010 à 17h57
 
 

 B;-DebreEn juin 2009, l’annonce terrifiante de l’apparition de la grippe H1N1 submergeait le monde. Un an plus tard, un bilan s’impose. En effet, des zones d’ombre – c’est le moins qu’on puisse dire –  sont apparues. Et des révélations sont venues jeter le doute sur la gestion de la crise. Tout d’abord sur le rôle de certains laboratoires pharmaceutiques.

Les faits : le 5 juin 2009, à l’OMS, des experts (presque tous liés à de grandes firmes pharmaceutiques) décident de changer la définition du mot “pandémie”. Auparavant, ce mot recouvrait deux réalités : le danger intrinsèque du virus et sa capacité à se propager dans le monde. En vertu de cette évolution sémantique, la dangerosité a disparu de la définition pour ne laisser subsister que la mondialisation possible de l’épidémie. Un changement majeur passé inaperçu aux yeux du grand public… mais pas perdu pour tout le monde !

Coïncidence ? Le 11 juin, l’OMS décide d’assimiler la grippe H1N1 à une pan­démie… déclenchant immédiatement et automatiquement des contrats avec les laboratoires pharmaceutiques pour qu’ils cherchent, trouvent et commercialisent le vaccin ! Voici donc les États quasiment obligés de passer rapidement ces contrats sans que le danger de cette grippe soit avéré.

Deuxième coïncidence : les experts affirment à l’époque que, pour se protéger de la grippe pandémique, il faut se faire vacciner deux fois. Curieuse innovation : jamais, dans l’histoire des grippes, il n’a fallu se faire vacciner deux fois. Peut-être avait-on évoqué cette possibilité lors de l’apparition du virus H5N1, qui n’était que peu ou pas transmissible à l’homme, mais personne n’avait pu prouver, à l’époque, l’utilité de cette double vaccination.

Troisième anomalie : où a-t-on vu qu’il faille vacciner toute une population pour endiguer une épidémie ? Experts ou non en épidémiologie, tous les scientifiques savent – et l’ont démontré – qu’il suffit de vacciner 30 à 35 % des individus pour endiguer une pandémie.

En France, le calcul aurait été vite fait : 60 millions de Français, 18 millions de personnes à vacciner, sans compter bien entendu ceux et celles qui, entre-temps, auraient été infectés.

Mais les laboratoires ayant la “main” sur cette grippe commencent alors un chantage : “Vous voulez des vaccins ? il faut les commander immédiatement et en grande quantité, sinon vous ne serez pas servis !” Pas question pour la France de ne commander que 18 ou 19 mil­lions de doses, il en faut 94 millions payées cash et 30 mil­lions commandées en option.

Voici donc la ministre à la tête de 94 millions de doses payées : et c’est le summum de ce ratage complet, et de la communication et de la vac­cination, qui commence alors que les épidémiologistes tombent tous d’accord pour annoncer la bénignité de cette grippe. Mais la mécanique infernale étant lancée, quelle autre solution que de justifier la panique en en parlant tous les jours ?

Et voici le ratage dans le ratage : en admettant même la nécessité d’une vaccination de masse, il fallait associer à la campagne les médecins libéraux et les hôpitaux. Au lieu de cela, le ministère a créé de véritables struc­tures soviétiques… pour vacciner peu de monde. On connaît la suite : le ridicule, une perte de plusieurs centaines de millions d’euros.

D’ailleurs, combien cette pandémie a-t-elle coûté à la France ? Au début on parlait de 2 milliards d’euros, puis de 1,5 milliard, voici maintenant qu’elle n’a coûté que 650 millions, voire même 500 millions, autant dire rien, n’est-ce pas ? En réalité, ces chiffres sont faux, arrangés, car on oublie 1,7 milliard de masques que les entreprises ont été obligées d’acheter, les gels désinfectants vendus à la pelle, le Tamiflu acheté en masse bien que son utilité ne soit pas démontrée… Bref, un gâchis invraisemblable !

Quand on sait que le déficit de tous les hôpitaux est de 500 millions d’euros, que le budget du CNRS est du même ordre, que le manque de personnel hospitalier est criant !

Rappelons simplement que cette grippe a fait entre 260 et 270 morts, dont 40 n’avaient aucune pathologie associée. C’est sans doute trop, mais comparé aux 3 000 à 6 000 morts d’une grippe saisonnière… Il est vrai que pendant ce temps-là les laboratoires ont fait des profits extraordinaires et qu’ils ont dû grassement payer les experts pour leurs conseils judicieux.

Mais je m’égare… J’oubliais qu’en France, la vérité n’est pas toujours bonne à dire !

Bernard Debré est ancien ministre et député (UMP) de Paris

 

 

Source: site du Pr Bernard Debré

 
Partager cet article
Repost0
15 juillet 2010 4 15 /07 /juillet /2010 23:02

[ 15/07/10  - 17H29 - AFP  ]

 

Plus de 3 millions de doses perdues, une organisation "trop rigide", des résultats "décevants" : la campagne de vaccination contre la grippe A/H1N1 est "un échec de santé publique" au regard des moyens engagés, selon le rapport d'enquête de l'Assemblée nationale.

Il conclut que "le gouvernement a fait son travail", s'est félicité Roselyne Bachelot, ministre de la santé mardi au parlement.

L'échec de santé publique de la campagne de vaccination française est "loin d'être isolé", plaide le rapport de commission d'enquête rédigé par Jean-Pierre Door (député UMP), rendu public mardi.

"Car peu de pays - en dehors de la Suède, du Canada et dans une moindre mesure les États-Unis, ont réussi à mobiliser leur population et à susciter une adhésion massive à la vaccination", écrit-il.

La France a vacciné 5,36 millions de personnes au 1er juin 2010, soit moins de 8,5% de sa population.

Le Canada (quelque 34 millions d'habitants) en a vacciné entre un tiers et 45 % (57 % au Québec); la Suède (9,28 millions d'habitants) 64,5 % et les États-Unis 23,4 %. Mais, note le rapport, nombre de pays peinent à atteindre les 10%, parmi lesquels Royaume-Uni (7,4 %), Belgique (6,6%) ou Italie.

 

L'application du plan, à l'origine prévu pour combattre une pandémie de grippe aviaire meurtrière, a manqué de souplesse, selon Jean-Christophe Lagarde (député Nouveau Centre), président de la commission d'enquête.

"Il aurait fallu réduire la voilure, quand on s'est rendu compte fin mai que le virus était beaucoup moins mortel que ce que l'on craignait initialement", dit-il à l'AFP.

Après l'été, on lance une campagne de vaccination pour tout le monde, au lieu de se limiter aux groupes à risque, poursuit-il. "Vacciner les gens quand le virus est là, n'endigue pas la pandémie car il va plus vite que la capacité de vaccination".

"C'est vrai que finalement, ce virus a fait un fiasco (...), mais je crois que jusqu'à la fin du mois de septembre on pouvait redouter des conséquences sanitaires beaucoup plus graves que celles qu'on a connues", s'est défendu Didier Houssin, directeur général de la santé sur RTL.

"L'erreur a été d'écarter les médecins libéraux", estime M. Lagarde. Il épingle également "une communication institutionnelle, figée".

"Nous nous sommes retrouvés très faibles face aux labos pour négocier", notamment avec GSK le plus avancé dans la production vaccinale, relève M. Lagarde.

 

"Les pays européens se sont livrés à la course à l'échalote et ont sauté à la corde devant les labos au lieu de jouer collectif. Chacun en a commandé le plus possible pour être livré le plus vite possible", dit-il.

Le rapport pointe un gâchis : "près de 3,46 millions de doses de vaccins auront été finalement jetées ou mises au rebut" pour diverses raisons (rupture de la chaîne du froid, flacons entamés etc.).

 

C'est beaucoup, juge le rapport, "puisque le nombre de doses ainsi perdues représente plus de la moitié du nombre des personnes vaccinées : 64,5 %". Pour le rapporteur, la livraison de vaccins "multidoses" (flacons pour plusieurs personnes) a joué "un rôle non négligeable".

Les pertes pourraient prendre plus d'ampleur car le stock de vaccins comporte "un peu plus de 12 millions de doses dont la durée de péremption se situe entre juillet et octobre 2010 et entre mars et novembre 2011 pour un peu plus de 9 millions de doses", d'après le rapport.

Ainsi, parmi les doses arrivant à péremption à la fin de l'année, il y a 3,95 millions de vaccins monodoses (pour une personne) dont 2,14 millions seront périmées fin septembre et 1,81 millions fin octobre.

Au final la campagne coûterait moins cher que prévu de l'ordre de 6OO à 670 millions d'euros au lieu de 1,5 milliard d'euro.

Par Brigitte CASTELNAU

 

source: Les Echos

 

Partager cet article
Repost0
21 mai 2010 5 21 /05 /mai /2010 00:08

06 mai 2010 à 08h59

 

 

L'Etat a signé avec GSK un contrat de 110 millions d'euros pour un vaccin comportant des risques pour la santé de ceux qui en reçoivent l'injection, et assumant toute responsabilité en cas de complication ou de décès.

 

Il y a de quoi se poser de sérieuses questions, tant sur la prise de risques de l'Etat censé apporter la sécurité au citoyen, que sur le rôle des multinationales pharmaceutiques censées créer des produits pour soigner les malades. Au plus fort de la "pandémie" de grippe A/H1N1, ou plutôt au plus fort du mouvement de panique autour de ladite épidémie, le gouvernement belge a contracté avec le géant pharmaceutique GlaxoSmithKline (GSK) pour se faire livrer 12,6 millions de doses de Pandemrix, ce vaccin qui doit prévenir l'infection au virus mortel. Montant du contrat: 110,2 millions d'euros.

 

Quelques mois plus tard, on se rendra compte que la pandémie n'a pas eu lieu, et qu'une bonne partie de ces 12,6 millions de doses seront superflues. Les questions fusent déjà sur un éventuel excès de prévention de la part du ministère de la Santé dirigé par Laurette Onkelinx. Un excès de prévention qui pourrait avoir été inspiré par les firmes pharmaceutiques elles-mêmes, désireuses de vendre un maximum de produits.

 

Mais aujourd'hui, d'autres questions sont soulevées par le journal Le Soir, qui a eu connaissance des termes exacts du contrat. Et là, ô surprise, on se rend compte que GSK se décharge de toute responsabilité en cas de complication ou de décès suite à l'injection du vaccin Pandemrix. C'est étonnant pour une firme dont l'objectif est tout de même de préparer des médicaments censés soigner. Mais il est aussi étonnant de la part du gouvernement d'avoir accepté pareil clause du contrat.

 

D'autant que le Pandemrix contient du AS03, un adjuvant controversé qui n'avait jamais été testé sur les populations à risque (femmes enceintes, personnes âgées, enfants...) avant les campagnes de vaccination. Et au moment de la signature du contrat, le vaccin n'avait pas encore reçu l'autorisation de mise sur le marché européen!

 

Laurette Onkelinx a-t-elle fait l'objet de quelconque pression pour signer pareil contrat pour un médicament dont elle devait savoir qu'il n'était pas encore autorisé, qu'il pouvait comporter des risques importants, pour accepter d'en porter toute responsabilité, et pour promouvoir ensuite une vaste campagne de vaccination? La ministre sortante de la Santé dit ne rien regretter: "La firme GSK exigeait un système de responsabilité partagée. Nous n'avions pas le choix, si ce n'est renoncer au vaccin".

 

LeVif.be, avec Belga

Partager cet article
Repost0
8 mai 2010 6 08 /05 /mai /2010 00:42

GUTIERREZ,RICARDO

 

Vendredi 7 mai 2010

Grippe A/H1N1 Controverse sur le contrat passé avec GSK

ENTRETIEN


L’Etat n’avait-il d’autre choix que de commander le vaccin contre la grippe A/H1N1 à GSK ?C’est ce que nous déclarait, jeudi, la ministre fédérale de la Santé, Laurette Onkelinx (PS). Une thèse que conteste Bernard Remiche. Spécialiste des brevets, il enseigne le droit des affaires et les droits intellectuels à l’UCL et à la KUL.

 

« Le Soir » révélait, jeudi, le contrat secret qui lie l’Etat belge à GSK. Sa teneur vous étonne…

 
Cette convention invoque la nécessité de respecter les droits de propriété intellectuelle qui portent sur certains des composés du vaccin… La ministre en a déduit qu’elle n’avait d’autre choix que de passer commande chez GSK.

Cet argument ne tient pas !


Pourquoi ?


Parce que depuis le 23 mai 2005, la loi sur les brevets intègre une disposition qui protège l’Etat des détenteurs de brevets qui abuseraient de leur monopole : la “licence obligatoire en matière de santé publique”… Un régime spécial qui aurait pu être activé par le gouvernement pour éventuellement passer un contrat avec une autre firme, à de meilleures conditions qu’avec GSK
.


Si une firme détient le brevet du vaccin ou de ses composants, comment aurait-on pu confier le marché à un autre fournisseur?

 

C’est précisément l’objectif de la “licence obligatoire” : quand une menace pèse sur la santé publique, par exemple une épidémie de grippe, et qu’un médicament ou un dispositif médical couverts par des brevets peuvent combattre cette menace, par exemple le vaccin Pandemrix, le gouvernement peut autoriser une autre firme à produire le vaccin protégé par le biais d’une “licence obligatoire”. Un brevet ne donne pas tous les droits à son détenteur.

 

Mais il y avait urgence. La ministre avait-elle le temps d’activer ce dispositif ?


Tout à fait. La loi sur les brevets prévoit les situations d’urgence, qui permettent de déroger aux délais fixés. Quelques semaines auraient suffi. Je ne comprends pas que les juristes qui ont conseillé la ministre n’aient pas eu recours à ce dispositif, un moyen de pression extraordinaire sur GSK.


GSK ne pouvait donc pas imposer ses conditions à l’Etat, à prendre ou à laisser ?


Absolument pas. L’Etat aurait au minimum pu utiliser l’arme de la “licence obligatoire” pour faire baisser les prix du vaccin… GSK a obtenu de l’Etat 9 euros par dose, alors que le coût de production du vaccin est de 3 ou 4 euros. Le producteur a certes droit à une juste rémunération. Je pense qu’on aurait pu obtenir un tarif de l’ordre de 5 euros par dose, là où on a payé le double !


Le gouvernement s’y serait donc mal pris ?


Vu la menace sanitaire, le conseil des ministres avait autorité pour lancer un appel d’offres et mettre plusieurs firmes en concurrence, quels que soient les brevets en vigueur. Faute d’appliquer cette procédure,
l’Etat s’est incliné face au prétendu monopole de GSK, signant un contrat dont la teneur semble assez scandaleuse.

 

SOURCE: ICI

Partager cet article
Repost0
7 mai 2010 5 07 /05 /mai /2010 00:01

Voici, en guise de courte introduction, un exemple typique de propagande aveugle en faveur du vaccin (H1N1) basée sur la peur, en l'occurence la peur de la mort:

 

 

 
 
Voici cette fois l'expression d'une certaine lucidité et d'un franc-parler rafraîchissant, tout simplement parce qu'il existe un ras-le bol croissant de cette "culture de la peur":

 

 

Partager cet article
Repost0
4 mai 2010 2 04 /05 /mai /2010 15:45

Les vaccins avaient été soit disant "très bien testés".... On voit avec ces récentes infos qu'il n'en est rien puisque GSK en collaboration avec Santé Canada a dû annoncer, en avril dernier, que la date de péremption de son vaccin adjuvanté Arepanrix (équivalent canadien au vaccin Pandemrix, aussi avec l'adjuvant squalène) devait être revue à la baisse et raccourcie d'un an!

 

 

2010-04-09 11:11:00
Nouvelle date de péremption du vaccin H1N1 avec adjuvant non utilisé(Arepanrix) 
 
 

OTTAWA, ONTARIO-- (eMediaWorld - 9 avril 2010) - Santé Canada, en collaboration avec GlaxoSmithKline, a revu la date de péremption provisoire du vaccin H1N1 avec adjuvant (Arepanrix). Cette révision n'a pas trait à l'innocuité du vaccin mais à une baisse de puissance de l'antigène H1N1 dans certains lots.

 

À la lumière des meilleures preuves scientifiques disponibles au moment de l'homologation en octobre 2009, on avait établi la date de péremption provisoire du vaccin Arepanrix à 18 mois. De plus amples tests sur la puissance du vaccin, réalisés par Santé Canada et GlaxoSmithKline comme condition d'homologation du vaccin, ont déterminé que la date de péremption des lots inutilisés du vaccin Arepanrix devait être fixée à six mois

 

Les Canadiens peuvent avoir confiance que toutes les vaccinations réalisées à ce jour au moyen d'Arepanrix les ont suffisamment immunisés contre l'infection au virus H1N1. Les normes rigoureuses de Santé Canada en ce qui concerne l'innocuité, la qualité et l'efficacité des vaccins empêchent l'administration d'un vaccin sans preuve de sa conformité aux normes.

 

Santé Canada a informé les gouvernements provinciaux et territoriaux de la baisse de puissance des lots inutilisés d'Arepanrix. Le Ministère fournira sous peu aux autorités de la santé des directives sur l'étiquetage des vaccins non utilisés qui ne sont pas encore périmés.

 

Santé Canada autorisera la mise en circulation des lots d'Arepanrix pour un usage national ou international qui affichent la nouvelle date de péremption.

 

Cette révision n'affecte pas le vaccin H1N1 sans adjuvant de GlaxoSmithKline (vaccin monovalent contre la grippe pandémique A [H1N1] 2009 [sans adjuvant]). La date de péremption du vaccin H1N1 sans adjuvant du Canada demeurera fixée à 18 mois. Santé Canada et GlaxoSmithKline continuent de suivre la situation de près.

 

Pour obtenir plus d'information sur le présent avis, veuillez communiquer avec Santé Canada au 613-957-2991 ou au 1-866-225-0709 (sans frais).

 

 

Voir ICI

 

 

Quid en Belgique?

 

Laurette Onkelinx avait notamment justifié son choix du seul vaccin Pandemrix de GSK (de même composition) en prétendant que l'adjuvant serait réutilisable et permettrait une plus grande flexibilité en cas de nouvelle vague pandémique...

A la lecture du communiqué ci-dessus, on constate que le vaccin SANS adjuvant a une durée de vie accrue.

Partager cet article
Repost0

                    

Recherche

Contact

 

initiative.citoyenne[at]live.be

Courriers Aux Autorités & Autres Documents Importants

Ce site refuse de cautionner le label HONcode.

Ce site refuse de cautionner le label HONcode    

Ce site soutient Nurpa pour la liberté d'internet

Boutton de soutien à la NURPA