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3 août 2011 3 03 /08 /août /2011 18:25

Le Soir de ce 3 août 2011 consacrait une "belle" demi-page en titrant "Un vaccin universel contre la grippe".

 

Cet article traite de la découverte par des chercheurs anglais et suisses d'un anticorps qui serait capable d'agir sur tous les types de grippes A. Information déjà relayée par l'AFP il y a quelques jours.

 

"Cet anticorps est tiré du plasma humain. Les scientifiques sont parvenus à isoler des leucocytes (globules blancs) capables de produire cet anticorps apte à reconnaître les seize sous-types du virus de la grippe A et désignés par la lettre H dans le nom des souches, comme le H1N1. Le H désigne en fait l'hémagglutinine, une protéine située à la surface du virus de la grippe et qui constitue la cible de l'anticorps."

 

Et Frédéric Soumoins d'accorder une nouvelle fois une tribune au Pr Goubeau, virologue à l'UCL (sans bien entendu rien mentionner de ses conflits d'intérêts!):

 

"L'intérêt est de prouver que l'on peut produire artificiellement, en clonant un anticorps rare, ce que la nature ne produit pas, c'est à dire un anticorps qui agit sur 16 sous-types de la grippe A." explique le professeur Patrick Goubeau, professeur de virologie à l'UCL.

 

Celui-ci poursuit sur sa lancée:

 

"C'est un résultat très prometteur, car rien jusqu'ici ne prouvait que cela existait. Ce qui est intéressant, c'est qu'il vise l'hémagglutinine, c'est à dire précisément l'élément qui, sous la pression de l'immunité humaine, offre une grande variabilité qui complexifie la recherche d'un vaccin. Mais si c'est un progrès important sur une piste fondamentale de recherche, ce n'est pas encore le Saint-Graal. Il faut maintenant prouver que ce qui fonctionne chez la souris et le furet le fait aussi chez l'homme. Il y a quelques années, un vaccin élaboré à Gand, qui visait une autre partie de l'enveloppe virale, fonctionnait très bien chez l'animal...et très mal chez l'homme. Il faudra aussi trouver un antigène qui fabrique cet anticorps. L'isoler, c'est très bien, le produire à coup sûr, c'est une autre affaire. Cela pourrait prendre dix ans. Dans un stade ultérieur, rien ne dit non plus que le virus de la grippe se calmera sagement. C'est un virus à ARN, donc très sujet à la mutation. Quand il aura rencontré cet anticorps miracle, il créera peut-être un 17° sous-type de virus, personne ne peut le prédire."

 

 

Le Pr Goubeau parle de « résultats très prometteurs », « d’un Saint-Graal non encore atteint » mais dans le même temps, il rappelle aussi qu’il s’agit là d’un anticorps que la nature ne produit pas en temps normal et que rien ne permet de dire que le virus grippal ne mutera pas pour déjouer ce type de barrage.

Une fois encore on nage donc en pleine contradiction car comment se réjouir de « forcer la Nature », comment imaginer que l’arrogance scientifique sans limite de chercheurs croyant faire mieux que la Nature, ne sera pas sanctionnée par un terrible « retour de bâton » ??

 

C’est déjà ce que l’on peut constater avec l’allongement sans fin du calendrier vaccinal des enfants qui sont de plus en plus souffreteux, sans cesse plus sujets à l’asthme, aux allergies, aux maladies auto-immunes de personnes âgées etc

 

L’adaptation du virus et du monde microbien est, au contraire de ce que dit le Pr Goubeau, assez prévisible : avec des vaccins bactériens comme celui contre la méningite C ou le vaccin antipneumococcique Prevnar, on a en effet constaté une hausse compensatoire des autres souches de même types et donc une inutilité patente des vaccins. Si ce n’est pas un 17° sous-type grippal qui finit par émerger « par ricochet », cela pourrait bien être un nouveau virus dévastateur qui pourrait venir conclure tous ces sinistres tripotages coûteux et inutiles d’apprentis-sorciers en tous genres.

 

A une époque comme la nôtre où les médias ne cessent de surfer sur « la nouveauté » et apportent sans cesse la preuve de leur manque d’objectivité, il importe de se rappeler que nouveauté ne rime pas forcément avec progrès. En témoignent par exemple les récents vaccins anti-HPV (cancer du col de l’utérus) qui, à peine sortis, ont déjà réussi à défrayer la chronique en raison des nombreux effets secondaires graves qu’ils ont déjà réussi à occasionner. Et il y a tout lieu de craindre la même chose lorsqu’on lit l’enthousiasme de chercheurs liégeois se réjouissant de ce que l’aluminium vaccinal force les cellules à cracher leur ADN, expliquant que cela permettra de recourir à d’autres types d’adjuvants, sur le même principe…

 

En Belgique, le coût annuel des vaccinations antigrippales, désormais prônées à tout va (toutes les personnes de – de 50 ans même si elles sont en bonne santé, les femmes enceintes, toute personne de plus de 6 mois avec une affection chronique, les obèses, les fumeurs, bref, TOUT LE MONDE sauf ceux qui ont compris) est de 20 MILLIONS d’euros. Et ceci alors qu’il est prouvé (et les fabricants le savent) que cette vaccination est inefficace ou très peu efficace. La collaboration Cochrane a contribué à mettre cela en évidence. Le Dr Anthony Morris, ancien chef du contrôle des vaccins à l’agence américaine FDA l’a reconnu. La Caisse d’Assurance Maladie de Nantes avait aussi mené une enquête en 1993 et avait ainsi pu constater que les personnes vaccinées contre la grippe étaient plus souvent malades et consommaient davantage que les autres en frais de santé. Tout ceci est su et bien connu mais malgré tout, cet argent continue d’être versé à l’industrie en pure perte.

Même la virologue Lise Thiry admettait, en 1996, sur RTL (Controverse), qu’elle trouvait qu’on faisait « beaucoup de battage pour le vaccin contre la grippe », estimant que des personnes qui ont des poumons sains sont parfaitement en mesure de supporter une grippe. Nombreux sont les gens qui sont là pour témoigner qu’après le vaccin antigrippal, ils n’ont jamais été aussi malades de leur vie et que jamais plus ils ne le referont. Si le vaccin actuel était aussi efficace qu’on ne le dit, pourquoi donc ces chercheurs plancheraient-ils sur un vaccin universel soi-disant plus efficace ? Tant qu’ils ne l’ont pas encore mis au point, il est certain que ce vaccin antigrippal classique continuera d’être officiellement présenté comme « efficace » et vanté au plus grand nombre tandis que quand leur Saint-Graal sera catapulté sur le marché, on se mettra à laver plus blanc que blanc en prétendant que la nouvelle version est infiniment supérieure aux anciennes. Allons donc !

 

Le problème posé cette obsession de vaccination universelle est en fait double : non seulement se posera la menace de contrainte car le vaccin produit en plus grande quantité sera disponible pour l’ensemble de la population et non plus seulement des « groupes prioritaires » déjà très vastes. Mais en plus se pose la question de l’allocation de ressources car tout cet argent ainsi dévoyé dans une voie de recherche hasardeuse (et par la suite par une prise en charge massive de la Sécurité sociale) est autant d’argent qui ne pourra être investi plus utilement ailleurs comme par exemple dans le développement et la diffusion des moyens sûrs et naturels de renforcer son immunité de façon non sélective, contre tous les types de microbes.

 

Lire aussi notre autre article à ce sujet,

"Vaccin universel contre la grippe: progrès ou menace?"

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18 juin 2011 6 18 /06 /juin /2011 13:13

Grippe Actualités Santé

 

Un vaccin définitif contre la grippe?

 

Ecrit par Marie Joulon. Le 10 juin 2011

 

 

Un vaccin définitif contre la grippe développé par des scientifiques travaillant pour la compagnie Vaxlnnate a montré des résultats très prometteurs lors des essais cliniques.

 

Les scientifiques de l’Université de Texas, Branche Médicale (UTMB) à Galveston ont produit le vaccin appelé VAX102, dans l’espoir d’éliminer le renouvellement annuel contre le virus de la grippe. Des essais préalables avaient montré que le vaccin était sûr, et qu’il produisait effectivement le message immunitaire désiré chez les patients ayant participé à l’étude.

 

Les vaccins traditionnels contre la grippe créent un message immunitaire en se focalisant sur les protéines étrangères au corps – les antigènes- qui changent constamment, ce qui fait que le vaccin contre la grippe doit être renouvelé tous les ans. VAX102 agit plus particulièrement sur l’antigène M2E qui n’a sensiblement pas changé en 1 siècle et qui est présent dans le virus de la grippe A.

  

Christine B. Turley est la rédactrice en chef du rapport, publié dans la revue américaine Vaccine, et aussi la Vice-présidente des Service Cliniques, Département Pédiatrique et membre de Centre de Recherche des Vaccins à l’UTMB. Elle se montre très optimiste à propos de l’impact du vaccin qui s’est avéré efficace « Le vaccin VAX102 va offrir une approche complètement nouvelle à la prévention et au contrôle de la grippe à l’échelle mondiale ».

 

Selon les chiffres publiés par l’Agence de Protection de la Santé, 72,8% des plus de 65 ans ont reçu le vaccin contre la grippe l’hiver dernier, dont 50,4% étaient jugées à risque.

 

Les recherches sur ce vaccin sont financées par la fondation Bill and Melissa Gates. Dans un communiqué, les scientifiques ont affirmé que « l’efficacité du vaccin VEW102 aurait d’importantes répercussions sur la santé mondiale ».

 

 

Source: 121doc.net

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26 janvier 2011 3 26 /01 /janvier /2011 23:18
Le point sur la saison 2010-11
 
Mercredi 26 janvier 2011 par Dr Marc Girard

 

S’il était besoin d’une confirmation que la médiatisation extravagante du "scandale" Médiator n’est vraiment qu’un piège à cons, l’actuelle campagne des autorités sanitaires relativement à la grippe nous la fournirait : les mêmes vaccins toujours développés au mépris de la même exigence élémentaire de prudence, les mêmes passe-droits réglementaires, les mêmes experts - l’arrogance en plus -, les mêmes violations de la loi, la même promotion mensongère. Tout cela relativement à une histoire qui, en l’espace de quelques mois, a coûté bien plus cher au pays que le produit de Servier sur 35 ans [1] et concernant des vaccins dont on ne peut sérieusement soutenir qu’ils ne posent aucun problème de tolérance...

 

Difficile, dès lors, de prendre au sérieux les engagements officiels d’en finir avec un système dont l’extension tentaculaire ne cesse au contraire de progresser [2].

 

 

Les mêmes vaccins

 

On se rappelle, notamment, que lors de la saison précédente (2009-10), le vaccin Pandemrix, de GSK, était dérivé d’un "vaccin-maquette" (mock-up) autorisé en 2008 par les autorités européennes sous le même nom de marque. Cette année, les responsables ont cru subtil de modifier le nom de marque (Arepanrix), mais le mode de fabrication est resté exactement le même - et l’essentiel de l’expérience clinique disponible reste bien celle de la maquette autorisée en 2008. Or, ainsi que nous l’avions révélé l’an dernier, on reste toujours dans l’attente de la moindre explication crédible relativement aux complications gravissimes observées au cours de ce développement "de référence", à savoir notamment :

 

  • le décès d’une rate enceinte lors des essais de toxicologie ;
  • la survenue de sept décès lors d’essais cliniques regroupant un effectif relativement minuscule d’environ 2000 patients adultes ;
  • la survenue de deux hépatites auto-immunes lors d’essais cliniques regroupant quelque 400 enfants ;
  • la fréquence ahurissante (près de 80%) de réactions générales parfois intenses (syndromes pseudo-grippaux) chez les sujets recevant cette vaccination [3].

 

De plus :

 

  • sans la moindre vergogne, les autorités sanitaires ont osé associer le vaccin anti-H1N1 à celui contre la grippe saisonnière, obligeant les gens qui souhaitent s’immuniser contre la grippe saisonnière à s’exposer aux intolérables risques du premier ;
  • alors que la réglementation de pharmacovigilance actuelle (pas celle "remaniée en profondeur" conjointement promise par Sarkozy et Bertrand) leur fait d’ores et déjà obligation d’opérer une ré-évaluation continue du rapport bénéfice/risque des médicaments sur le marché, elles s’obstinent dans le statu quo alors que le potentiel iatrogène déjà menaçant de ces composés s’est nettement aggravé en un an, puisque :
    • avec les morts inexpliquées, les accidents obstétricaux, les Guillain-Barré, les réactions d’intolérance chez l’enfant et les narcolepsies, la pharmacovigilance des vaccins anti-grippaux s’est très significativement alourdie ;
    • la collaboration Cochrane a actualisé dans un sens encore plus défavorable une évaluation déjà très critique des vaccins antigrippaux.

 

Par rapport à l’an dernier, par conséquent, le risque s’est aggravé et le bénéfice s’est réduit : en d’autres termes, le rapport bénéfice/risque des vaccins anti-grippaux s’est significativement dégradé - et si la pharmacovigilance n’était pas un vain mot, les autorités sanitaires seraient toutes sur le pont pour essayer de gérer un tel désastre. Au contraire, elles se contentent de resservir sur un plateau ces mêmes vaccins, sans un mot de justification relativement à l’évidence épidémiologique disponible : c’est, proprement, se moquer du monde [4]...

 

Il est utile de relever que, pour choquante qu’elle soit, cette situation est en rapport direct avec l’échec annoncé des commissions d’enquête parlementaires : ayant choisi de cantonner l’essentiel de leurs auditions aux principaux responsables du scandale (autorités politiques et administratives, experts corrompus, journalistes à la botte) tout en ignorant - voire en agressant - ceux qui avaient d’emblée dénoncé les mystifications des précédents, ces commissions en sont restées au rideau de fumée de l’OMS, laissant ainsi toute marge de récidive aux véritables responsables, à savoir les agences sanitaires - au premier rang desquelles l’Agence européenne du médicament (EMA ou EMEA).

 

Les mêmes passe-droits

 

On se rappelle peut-être que dès l’été 2009 (France-Soir, 26/08/09), j’avais dénoncé la précipitation qui présidait au développement et à l’enregistrement des vaccins anti-H1N1 : malgré les dénégations effrontées du ministre de la santé, il a suffit ensuite de se reporter aux données disponibles sur le site de l’Agence européenne pour constater que les autorités n’ont même pas fait mystère d’une telle précipitation, admettant que les autorisations avaient été délivrées dans des "circonstances exceptionnelles" : urgence oblige...

 

Or, tandis que même les plus timorées des commissions d’enquête ont admis que la pandémie porcine était une fausse alerte et que, a fortiori, on ne peut soutenir décemment que la perspective de la grippe saisonnière soit une exceptionnelle menace pour la santé publique, même les vaccins destinés à la saison 2010-2011 ont reçu une "autorisation conditionnelle" (conditional approval) signifiant, dixit les autorités européennes, que "des données supplémentaires sont attendues, en particulier les résultats d’études cliniques à venir chez les enfants, les adolescents et les adultes". Parmi nos concitoyens qui se sont vus ardemment incités à recevoir cette vaccination ou à y exposer leur progéniture, combien ont été clairement informés que les études cliniques adéquates n’étaient pas disponibles - notamment pour ce qui concerne cette "espèce protégée" de la recherche clinique que sont les enfants [5] ?

 

Indicateur complémentaire de la bonne foi des autorités sanitaires : même en admettant qu’elles aient été sincères l’an dernier en accordant une autorisation précipitée eu égard aux "circonstances exceptionnelles" d’une pandémie censément menaçante, il s’est depuis écoulé plus d’un an sans rien de plus "exceptionnel" que le retour tout ce qu’il y a de plus banal de la grippe dite "saisonnière". Dans la mesure où, au moins pour ce qui concerne la spécialité de GSK, on en est resté à la "maquette" d’antan, qu’est-ce qui a empêché, dans l’entre-temps, de procéder aux études et évaluations que les "circonstances exceptionnelles" de 2009 avaient conduit à court-circuiter ?

 

Donnée nouvelle s’il en fut, l’épidémie de narcolepsies - pédiatriques, notamment - est "à l’étude", nous dit-on. Dont acte : mais force est de comprendre que durant l’inventaire du désastre, la vente continue... Comme dit un certain lanceur d’alerte actuellement à la mode : "pourquoi pas un troisième scandale" ?...

Pourquoi pas, en effet ?...

 

Les mêmes experts

 

Pourquoi se gêneraient-ils ? Ils ont beau s’être lourdement trompés [6], ils ont beau avoir systématiquement violé la loi (notamment l’art. L.4113-13 du Code de la santé publique qui leur fait normalement obligation de déclarer leurs liens d’intérêts avant toute intervention dans les médias), c’est vers eux que se sont spontanément tournées les "commissions d’enquête" prétendument soucieuses de faire la lumière sur ce qui s’était passé, ce sont eux qui ont été naturellement désignés pour définir la nouvelle "stratégie vaccinale grippe pour la saison 2010-2011", tandis qu’aucune autorité administrative, ordinale ou judiciaire ne leur a jamais donné le moindre motif d’inquiétude quant aux sanctions potentielles de leur mépris constant pour les dispositions légales en vigueur. Pourquoi se gêner, par conséquent ?

 

 

Les mêmes recommencent donc, avec exactement les mêmes mensonges. Mais chez eux aussi, toutes choses égales par ailleurs, les insuffisances se sont aggravées relativement à l’an dernier :

 

  • malgré l’évidence désormais incontestable de leurs tromperies, ils ignorent le passé récent qui les ridiculise pour se poser en références indiscutables : coauteur d’un livre paru en septembre 2009, modestement sous-titré "La vérité sur la grippe A/H1N1", et responsable d’innombrables interventions médiatiques dont l’alarmisme était assez ridicule pour se trouver réfuté en temps réel, l’un d’entre eux ne craint pas d’inaugurer la nouvelle saison grippale en dénonçant "les contre-vérités" (Le Figaro, 01/11/10) tout en clamant, sans la moindre considération pour l’évidence contraire [7], qu' "il est fondamental de répéter que ce vaccin réduit la mortalité lors des périodes épidémiques" (Le Figaro, 28/12/10) ;
  • mieux : ils n’hésitent pas à prétendre ridiculiser ceux de leurs contradicteurs qui ont été outrageusement confirmés par les faits. C’est ainsi que le tenant précité de "la vérité" grippale va jusqu’à dénoncer comme irresponsable d’avoir qualifié de "grippette" la pseudo-pandémie de l’an dernier (20 Minutes.fr, 20/12/10) !... Ce faisant, il s’aligne sur la rhétorique de cet autre expert lui aussi sévèrement réfuté par les faits, mais qui s’autorise néanmoins à interrompre ses contradicteurs en soutenant sans rire qu’en pareille matière, "le droit à la parole n’est pas 50/50" et qu’il ne viendrait à l’idée de personne de contester "le théorème de Pythagore"...

 

Toujours au chapitre de l’expertise "officielle" et de sa crédibilité, on relèvera la révision déchirante de la mortalité grippale telle qu’estimée désormais par l’Institut de Veille sanitaire puisque, si l’on en croit Le Parisien du 11/01/11, "quelque 4 281 décès associés à la grippe ont été observés sur l’ensemble des saisons 2000-2009". Le problème, c’est que jusque voici peu, les chiffres "officiels" complaisamment diffusés (Le Monde, 05/11/09) sans soulever la moindre protestation du même InVS situaient la mortalité de la grippe entre 4000 et 6000 par an, soit environ 40 000 à 60 000 sur la période considérée de dix ans : on est donc là dans un ordre d’approximation de 1 à 10, qui en dit long sur la précision des évaluations opérées par les autorités sanitaires et sur la crédibilité de leurs chiffres en général. Réactualisant à la lumière de cette révision déchirante les contre-exemples que nous donnions récemment pour illustrer l’aberration de telles erreurs, imaginons aujourd’hui que :

  • la dernière réévaluation du SMIC oscille entre 500 € et 5000 € ;
  • lorsque vous irez déjeuner demain au restaurant ouvrier du coin, vous pourrez attendre une note oscillant - environ... - entre 12 € et 120 € (ce n’est pas encore La Tour d’Argent, mais on s’en approche) ;
  • le dernier recensement de l’INSEE évalue la population française entre 65 millions et 650 millions (soit environ deux fois plus que les USA).

Non contents de se vautrer dans une aussi grotesque variabilité d’estimation, l’InVS ne craint pas de fournir la dernière avec rien de moins que quatre chiffres significatifs (4281), indicateur intéressant quant à la culture scientifique du personnel responsable : on se dit qu’ils ont même dû hésiter sur la décimale...

 

Les mêmes violations de la loi et de la réglementation

 

On se contentera de deux exemples, déjà évoqués dans mes textes de l’an dernier.

 

  • Loin d’être sanctionnés (ne serait-ce que par leur Ordre pour ceux qui sont médecins ou pharmaciens), les experts qui ont systématiquement bafoué les dispositions de l’art. L.4113-13 du Code de la santé publique (et qui continuent de le faire) se sont vu dérouler le tapis rouge par les commissions d’enquête parlementaires.
  • Oubliant que la réglementation qu’elles ont elles-mêmes mise au point fait obligation aux responsables de la pharmacovigilance de documenter les signalements d’effets indésirables qui circulent sur internet [8], les autorités sanitaires continuent de dénigrer ce support d’information et d’accréditer que plus de 90% des citoyens français seraient manipulés par des "sectes" [9]...

 

La même promotion mensongère

 

On hésite à aborder ce chapitre tant on répugne à se répéter platement pour contrer l’obstination bornée des autorités dans leur promotion vaccinale :

  • les mêmes mensonges pourtant aisément réfutables sur l’efficacité des vaccins ou la normalité de leur développement ;
  • les mêmes divagations sur la mortalité ou les "populations à risque" [10] ;
  • le même parti-pris grossièrement maximaliste dans l’imputation des décès à la grippe ;
  • les mêmes grosses ficelles de la manipulation pour dramatiser l’anecdotique (le bébé mort dans d’atroces souffrances laissant ses pauvres parents écrasés de chagrin) [11] ;
  • la même partialité dans le traitement différentiel des informations selon qu’elles concernent les complications de la grippe ou celles de la vaccination ;
  • les mêmes recommandations - criminelles - conduisant :
    • à inciter les gens à se faire hospitaliser pour un oui ou pour un non quand le risque infectieux de l’hôpital est probablement plus élevé que celui de la grippe ;
    • à promouvoir l’utilisation de Tamiflu quand il existe des raisons fortes de craindre que ce médicament puisse exacerber la virulence du virus H1N1 [12].

 

De nouveau, également, force est de considérer avec consternation que dans ce matraquage ultra-mensonger, on n’entend pas la voix des fabricants - qui se contentent de déléguer la promotion de leurs intérêts commerciaux à nos autorités, lesquelles, normalement en charge de sanctionner les excès de la publicité pharmaceutique, propagent en toute impunité des boniments dont l’excès refroidirait le plus cynique des visiteurs médicaux.

 

 

En fait, reprocher aux autorités de s’en tenir à la "même" promotion mensongère, c’est sous-estimer la gravité de la tendance observable. Car toutes choses égales par ailleurs, l’évidence du mensonge s’est largement renforcée depuis l’an dernier :

  • même les plus débiles de nos représentants sont forcés d’admettre le résultat minimum de toutes les commissions d’enquête, à savoir que la pandémie grippale et ses risques n’ont été rien de plus qu’une mystification - et une mystification téléguidée par l’industrie pharmaceutique ;
  • l’actualisation de la revue Cochrane a encore renforcé les doutes que l’on pouvait entretenir quant à l’intérêt - aussi bien collectif qu’individuel - des vaccins antigrippaux ;
  • il est de plus en plus difficile d’ignorer les nombreux signaux confirmant de graves problèmes de tolérance avec le vaccin anti-H1N1 [13] ;
  • si elle devait servir à quelque chose, l’affaire Médiator - qui alimente la dénonciation unanime d’une corruption [14] ancienne et généralisée - devrait confirmer, s’il en était encore besoin, que le scandale H1N1 n’était pas un simple accident de parcours et inciter, par conséquent, les responsables à une auto-critique drastique de leurs processus décisionnels.

 

 

En vérité, ce qui se passe actuellement est même un indicateur extrêmement préoccupant pour l’avenir. Car l’explication la plus probable du revirement statistique opéré par l’InVS sans crainte du ridicule est la suivante. Les autorités, qui prennent manifestement les citoyens pour des cons, n’avaient absolument pas anticipé que leur pitoyable alarmisme relativement à la menace du H1N1 (quelques centaines de morts - en cherchant bien) allait se heurter au scepticisme rigolard d’une majorité parfaitement informée que la mortalité attendue d’une grippe banale était bien supérieure. Dès l’an dernier, on a entendu des experts - parmi les meilleurs, évidemment - essayer de rattraper le coup en soutenant qu’après tout, il n’était pas normal de banaliser une mortalité aussi significative, fût-elle attendue : mais ils n’étaient guère crédibles d’avoir mis si longtemps à s’en aviser. La méthode qui s’esquisse à partir de cette année semble différente : on va réduire drastiquement la mortalité estimée de la grippe banale (dont tout le monde se contrefout, soit dit en passant), afin de donner plus de poids, par contraste, à toute nouvelle "pandémie". Gageons - c’est ma prophétie depuis longtemps [15] - qu’on entendra bientôt reparler de la grippe "aviaire" et que tous les Diafoirus d’internet qui ont cru bon, pour ridiculiser les fabricants, d’opposer la bénignité flagrante du H1N1 à la sévérité "bien connue" de la grippe aviaire vont bientôt se mordre les doigts de leur imprudence [16] - à moins que, cette fois, ils ne joignent leur voix à celles qui crient "au loup"...

 

Conclusion

 

Il est temps de conclure, quitte à se répéter au moins partiellement.

 

  • Les autorités sanitaires n’ont manifestement pas renoncé à organiser une immense panique autour de la grippe pour le plus grand bénéfice des fabricants au service desquels elles sont de plus en plus manifestement.
  • Les journalistes, surtout ceux de la grande presse, sont les relais complaisants - et intéressés - des mystifications conçues par les prédateurs qui exploitent le prestige naguère mérité de l’industrie pharmaceutique.
  • Aussi inamovibles que garantis dans leur impunité, les experts de l’administration et des politiques alimentent leur arrogance des démentis que leur inflige répétitivement l’expérience : usurpateurs de la science, ce sont les hommes de paille des lobbies.
  • Les décideurs (politiques, responsables administratifs, magistrats) ont beau jeu de mimer l’ouverture d’un débat sur l’expertise, considérée isolément, alors que ce sont précisément les premiers qui donnent à la seconde tout son pouvoir et lui confèrent sa dangerosité. Ecrasante, la responsabilité des décideurs dans la crise de l’expertise se décline selon au moins quatre axes :
    • leur choix d’experts ;
    • leur décision de recourir à l’expertise ;
    • leur définition de la mission d’expertise ;
    • leur exploitation de l’expertise.
    • 

Il est facile, désormais, de répondre à ma question précédente : à qui profite l’affaire Médiator ? L’échec massif de la vaccination contre la grippe saisonnière pour la saison 2010-11 a manifestement pris les autorités au dépourvu : une fois de plus surprises par la sagacité des citoyens, elles se sont rendu compte qu’ils n’avaient pas oublié l’escroquerie de la grippe porcine et qu’ils en avaient tiré des conséquences drastiques quant au bien-fondé des recommandations sanitaires. Médiator - goutte d’eau dans l’océan des scandales pharmaceutiques - fournit donc sans grand risque le prétexte pour organiser, dans un climat d’hystérie politico-médiatique rarement égalé, une cérémonie expiatoire ou sacrificielle visant à convaincre les gens que les Autorités ont pris toute la mesure du problème, qu’on va voir ce qu’on va voir et qu’en conséquence, ils peuvent retrouver toute confiance dans le système - et suivre docilement toutes ses recommandations à venir.

 

Seul problème : les dispositions légales et réglementaires qu’on nous promet pour rectifier la situation (notamment celles concernant la gestion des conflits d’intérêts - pour ne point parler de la pharmacovigilance) existaient déjà - et depuis longtemps pour certaines d’entre elles.

 

Ce qui manque, par conséquent, ce ne sont pas de nouvelles dispositions plus ou moins superposables aux anciennes, c’est un effort de réflexion critique sur leur échec.

Exactement ce que à quoi se sont obstinément refusé les récentes commissions d’enquête parlementaires...

 

 

Références

 

[1] Alors que - exploit parmi d’autres - les commissions parlementaires d’enquête n’ont même pas été en mesure de fournir une estimation décente du coût direct de cette fausse alerte H1N1, que penser de son coût indirect, probablement exorbitant : les achats massifs de masques et de désinfectants jusque dans les écoles, la désorganisation des entreprises dans des réunions pluri-hebdomadaires supposées "faire le point" sur la situation épidémiologique, les arrêts de travail abusifs, les hospitalisations pour rien, les erreurs de diagnostic parfois gravissimes, la réquisition, les complications de la vaccination anti-H1N1, etc ?

 

[2] Comment croire Sarkozy, par exemple, lorsqu’il promet - et dans un délai de six mois, s’il vous plaît - une "refondation en profondeur de la politique du médicament" (Le Figaro, 21/01/11) ? Comment fera-t-il pour contourner une législation pharmaceutique européenne dramatiquement manipulée par les lobbies, cet homme qui n’a pas craint d’imposer à ses concitoyens l’humiliation d’une constitution européenne dont ils ne voulaient clairement pas, au plat motif qu’il n’était pas possible de faire autrement ? Comment d’autre part, croire en une hypothétique réforme des études de médecine alors que celles de pharmacie - jusqu’à preuve du contraire plus centrées sur le médicament - sont en train de subir une lamentable réforme visant à remplacer les matières les plus évidemment fondamentales (botanique, chimie) par des cours de "communication" ou de "management", dans le but évident de transformer nos collègues pharmaciens (en principe chargés de contrôler les prescriptions médicales) en super visiteurs médicaux parfaitement dociles ?...

 

[3] Dans la mesure où chaque année, seule une minorité de la population est atteinte par un "syndrome grippal", que les symptômes ne sont significatifs que chez une minorité de cette minorité et que, en tout état de cause, seule une minorité de cette dernière minorité doit effectivement sa maladie à un virus de type influenzae (ceux contre lesquels le vaccin est supposé actif), on en arrive à ce paradoxe qu’un projet de vaccination large - sinon universel - rendrait malades bien davantage de gens que le virus laissé à l’état sauvage !

 

[4] Bizarrement, un communiqué de l’Agence européenne daté du 20/12/10, nous apprend placidement que, à la demande du fabricant (!), l’autorisation de mise sur le marché de la spécialité Arepanrix a été retirée "pour des raisons commerciales". C’est bizarre : en janvier 2010, le fabricant soumet une demande d’autorisation pour un médicament qui, au mieux, ne peut être vendu avant septembre-octobre de la même année, pour brutalement s’apercevoir, en décembre de la même année, que "commercialement", ce médicament n’a aucune raison d’être...

 

[5] Et combien des pédiatres éclairés qui reprennent à leur compte des arguments de visite médicale indigents pour harceler les parents sont eux-mêmes informés d’une carence aussi incroyable dans le dossier d’enregistrement ?

 

[6] Si personne ne peut sérieusement se voir contester son droit à l’erreur, celles de nos meilleurs-experts se singularisent par le fait qu’elles ont toujours tiré dans le même sens : la maximisation du profit pour les fabricants avec lesquels ils entretiennent des liens aussi chroniques que profus. En statistiques, on appelle "biais" ce type d’erreurs...

 

[7] Les revues Cochrane, par exemple.

 

[8] VOLUME 9A of The Rules Governing Medicinal Products in the European Union - Guidelines on Pharmacovigilance for Medicinal Products for Human Use, section 4.3.3.

 

[9] Ce genre de secte que l’on appelle Démocratie et qui a déjà conduit nos concitoyens à rejeter la constitution européenne avec une nette majorité - et le résultat que l’on sait...

 

[10] Quand les autorités sanitaires ne contestaient pas, voici encore peu, que "il n’exist[ait] pas d’études françaises sur le taux d’hospitalisations et de mortalité de la grippe" (DGS-GTNDO, 13/03/03) - et que les difficultés à opérer des quantifications fiables en pareille matière sautent aux yeux de toute façon (on ne fait pas des tests viraux coûteux chez tous les vieillards qui décèdent d’infection respiratoire... plus ou moins compliquée d’infection nosocomiale).

 

[11] Alors que, la main dans la main, fabricants et responsables administratifs stigmatisent comme indicateur d’inculture scientifique cette même dramatisation lorsqu’elle concerne un accident iatrogène...

 

[12] Pour ne point parler des travaux compatibles avec un effet aggravant de la vaccination sur certaines formes de la maladie grippale (Monsalvo et coll, Nature Medicine, 5 Dec 2010) et qui, s’ils méritent confirmation, devraient entre-temps appeler un minimum de prudence réciproque dans la dissémination d’un vaccin qui n’a donné aucune preuve convaincante d’efficacité.

 

[13] D’ailleurs, les autorités sanitaires ne prennent même plus la peine de nier, par exemple, le risque de narcolepsie post-vaccinale, notamment chez l’enfant : elles se contentent de soutenir qu’il est "à l’étude". Mais cela ne les empêche pas, dans le même temps, de promouvoir le vaccin suspect d’une complication aussi grave (et aussi disproportionnée au risque naturel de la grippe) - ce qui confirme au passage la lucidité de tous les observateurs, experts, politiques ou journalistes, qui ont cru bon d’imputer le désastre de l’an dernier aux excès du "principe de précaution"...

 

[14] J’inclus dans le mot "corruption" l’idée de cette décomposition intellectuelle qui correspond à l’incompétence.

 

[15] Girard M. World Health Organization vaccine recommendations : scientific flaws, or criminal misconduct ? Journal of American Physicians and Surgeons 2006 ; 11 : 22-3

 

[16] En réalité, il existe, sur la sévérité de la grippe aviaire, exactement le même type de doutes que ceux que j’avais émis dès avril 2009 relativement à la grippe porcine.

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6 janvier 2011 4 06 /01 /janvier /2011 15:37

30 décembre 2010

 

 L'épidémie de grippe 2010 : c'est le virus B qui domine ! [extrait]

 

Abréviations :

InVs= Institut de Veille Sanitaire en France

Grogs= Groupes régionaux d’observation de la grippe

 

 

On nous l'avait prédit : le virus pandémique H1N1 allait écraser tous ses concurrents. Une fois de plus les experts sont pris à revers par les virus qui semblent avoir plus d'un tour dans leur sac. Si le H1N1 nouveau est présent en France pour la semaine de Noël 2010, le H3N2 est là aussi. Tous les deux sont du type A mais c'est surtout le virus de type B qui domine comme le titre le bulletin InVS du 29 décembre 2010

 

Pour la semaine 52, la dernière de l'année 2010 (du 27/12/2010 au 02/01/2011), les réseaux Sentinelles, Grogs et l'InVS viennent de publier leurs bulletins respectifs sur la grippe. Les Grogs semblent prendre leurs désirs pour la réalité puisqu'ils annoncent que le virus H1N1 semble devenir majoritaire alors que le réseau a lui-même identifié davantage de virus B que (H1N1)v au cours de la semaine 52 : 76 de type B contre 47 de type A(H1N1)v !

 

Regardons donc cette anomalie de plus près.

 

Le bulletin InVS du 5 janvier 2011 écrit : 

 

«La distribution du virus dans la population générale est étudiée a partir des prélèvements réalisés par le Réseau des Grog qui a permis d’identifier 357 virus grippaux depuis le début de la surveillance. Ils se repartissent de la façon suivante :

 

- 53% (n=188) virus grippaux de type A : 32% A(H1N1)v, 12% A(H3N2), 9% A non sous-types,

- 47% (n=167) virus grippaux de type B,

- 1% (n=2) virus grippaux de type C. »

 

En faisant les différences avec les totaux de la semaine 51 données auparavant dans cet article, on trouve en plus pour la semaine 52 :

 

(H1N1)v : 47; H3N2 : 9;  Type B: 76

 

De plus, les CNR (Centres national de référence) ont trouvé, toujours selon le bulletin InVS :

  

« Les CNR ont caractérisé antigéniquement 160 des 795 virus depuis le début de la surveillance :

39 virus A(H1N1)v, 35 virus A(H3N2) et 86 virus B, tous apparentes aux souches vaccinales, sauf 1 virus B de lignage Yamagata. »

 

En faisant de même les différences avec la semaine 51 on trouve :

 

H1N1 : 19; H3N2 : 14; Type B : 29

 

Pour les 2 centres d'observations, Grogs et CNR, le virus de type B a été plus fréquemment trouvé que le H1N1, ce qui n'empêche pas les responsables du réseau Grogs de titrer dans le bulletin de la semaine 52 :

 

« Les trois types de virus A(H1N1)2009,  A(H3N2) et B continuent de co-circuler, mais le virus grippal A(H1N1)2009 semble devenir majoritaire. »

 

alors que l'InVS, plus prudente, se contente d'écrire :

 

« Tendance à la hausse de la proportion du virus A(H1N1)V dans les prélèvements effectués en population générale »

 

Notons que le réseau des Grogs est en partie financé par l'Institut Pasteur :

 

« Financement 2009

 

Le budget est financé à 80 % par la Direction Générale de la Santé et l’Institut de Veille Sanitaire.

Autres financements : Institut Pasteur, URML Midi-Pyrénées etc... »

 

Ajoutons qu'en faisant les mêmes comparaisons entre les semaines 50 et 51 (bulletins InVS) je trouve 30 virus de type A(H1N1)v en plus contre 39 de type B. Si on regarde les variations des nombres de virus testés par les Grogs entre les semaines 51 et 52 on constate :

 

Semaine

Type A(H1N1)v

Type B

51

30

39

52

47

76

Rapport

1,57

1,95

 

Conclusion : l'accroissement du nombre de virus de type B a été plus importante que celle du typeA( H1N1)v ...

 

 

Notons également que, dans le même article, il est fait mention d'un cas sérieux chez un patient vacciné:

 

Réseau Sentinelles de réanimation

 

Celui-ci précise, pour la semaine 51 (Noël) (bulletin InVS):

 

« Parmi les 15 cas graves du réseau, 8 étaient liés au virus A(H1N1), 1 au virus A(H3N2), 2 au virus B , 3 étaient en attente de typage et 1 cas n’a pas été confirmé. Six personnes n’avaient pas de facteur de risque connu. Un patient était vacciné. Une personne est décédée : elle n’avait pas de facteur de risque. »

 

 

Source: La question des Vaccins

 

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2 janvier 2011 7 02 /01 /janvier /2011 02:04

Un vaccin universel contre la grippe constitue, dans l'esprit des scientifiques, un produit qui ne devrait être administré qu'une seule fois et qui serait efficace contre tous les types de virus grippaux soit pas seulement de façon sélective, comme ils le conçoivent année après année, avec le vaccin saisonnier traditionnel.

 

Pour plusieurs chercheurs, découvrir un tel vaccin universel contre la grippe serait une fort bonne chose: les plus naïfs d'entre eux pensent que cela permettrait de rendre le vaccin saisonnier (inefficace) plus efficace et que cela améliorerait la compliance c'est à dire la docilité avec laquelle les gens accepteront de se faire vacciner.

 

Outre les risques inévitables de "retour de bâton" de la part de la Nature (si un vaccin prétend faire barrage à tous les types connus de virus grippaux, la réponse sera forcément au rendez-vous avec la création naturelle de nouveaux virus de la même espèce ou d'autres, pour compenser, car la Nature a horreur du vide), il y a aussi un inévitable risque d'ordre démocratique posé par une telle "innovation".

 

Et de fait, cette prétendue "avancée" qui sera plus que probablement présentée comme un "progrès scientifique" et proclamée comme telle sans l'ombre d'un débat contrdictoire, risque d'être réclamée par différents secteurs privés (employeurs etc) voire imposée par la puissance publique, pieds et poings liés avec les lobbies du secteur.

 

Ce risque démocratique n'est, hélas, en rien un fantasme ou une exagération. Il est réel.

Et l'on en prend d'autant plus conscience quand on lit un passage d'un article paru tout récemment dans "Le Généraliste" n° 991 du 16 décembre 2010:

 

"Les avantages du vaccin universel sont légion. Les vaccins antigrippaux actuels sont produits dans des unités de hautes technologie, avec une limitation liée à la culture sur oeufs et à la vitesse limitée de la production. Un vaccin universel contre la grippe peut recourir à d'autres procédés et être produit assez facilement en très grandes quantités. La production à grande échelle permet également de ne plus se poser la question des personnes à vacciner en premier lieu, ce qui arrive lorsque l'offre est limitée."

 

 

Une fois encore, il est bon de décoder car le public n'a pas accès à ce type d'article.

Une fois encore transparaît la volonté d'une vaccination de masse. Par principe.

Le débat est impossible, il n'a pas eu lieu et déjà on parle de production "en très grandes quantités" et on évoque finalement à demi-mots, une vaccination bien au-delà des "publics-cibles" habituels. De quoi donc s'interroger à nouveau sur la possibilité d'une future obligation vaccinale....

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1 janvier 2011 6 01 /01 /janvier /2011 22:31

C'est en somme l'attitude de beaucoup de médecins, à en croire le journal médical belge "Le généraliste" puisque, dans son édition du 28 octobre 2010 (n°984), on peut notamment y lire:

 

" D'après une étude grecque publiée l'année dernière, 97% des professionnels de la santé seraient convaincus de l'utilité de la vaccination contre la grippe, mais 29% seulement l'envisageraient pour eux-mêmes. Les raisons majeures qu'évoquent les répondants pour expliquer leur réserve étaient l'impression de ne pas courir un risque personnel de grippe sévère et des doutes sur la sécurité du vaccin."

 

 

Ce que ces données signifient est évident:

 

3 médecins sur 4 (au moins) doutent de l'utilité et de la sécurité du vaccin anti-grippal...

Ils ont compris que le risque officiellement attribué à la grippe est gonflé/exagéré et le risque d'effets secondaires du vaccin sous-estimé.

 

C'est pourquoi, fort logiquement, ils répugneraient à le recevoir eux-mêmes mais, comme il existe une "ligne corporatiste" exactement comme la fameuse "ligne du parti" existe en politique, les médecins préfèrent ne pas faire de vague professionnellement parlant. Et le recommandent aux soi disant "patients à risques".

 

Et de fait, il y en aura toujours pour estimer que ce n'est pas encore assez, qu'il faut "faire du chiffre" pour atteindre les "lignes maginot" imposées par l'OMS, sans cesse relevées:  ainsi, les objectifs de l'OMS pour 2006 étaient une couverture vaccinale de 50% alors qu'ils étaient, 4 ans plus tard (en 2010), de 75%!

 

En Belgique par exemple, le Pr Pierre Van Damme (UZ Anvers), expert notoirement lié aux divers fabricants de vaccins dont GSK, reçoit encore une tribune dans la revue "Le Généraliste" pour affirmer: "Cela ne doit pas nous empêcher de porter notre attention sur les recommandations qui existent depuis longtemps, car elles n'ont pas encore été assez respectées."

 

Le même professeur réaffirme d'ailleurs sans ambiguïté la volonté de vaccination mondiale généralisée de l'OMS en répondant à une question, un peu plus loin, dans la même édition:

 

"Pourquoi l'OMS estime-t-elle suffisante une couverture vaccinale de 75% chez les plus de 65 ans?"

 

PVDamme: "Les objectifs doivent être réalisables. Atteindre une couverture de 75% en 2014 est déjà très ambitieux. De plus on sait qu'une couverture de 75% ne fait pas seulement tomber considérablement la morbidité et la mortalité, mais qu'elle endigue également la transmission du virus: l'immunité de groupe a son importance. Si nous atteignons cet objectif, il sera envisageable d'en viser d'autres, plus élevés, vers 2018-2020."

 

 

 

En Pologne, le Dr Ewa Kopacz, ministre de la santé, avait estimé, dans un discours historique devant le parlement, qu'en tant que médecin, elle ne voulait pas conseiller à ses patients et à fortiori aux citoyens polonais un médicament qu'elle ne voudrait même pas donner à sa propre mère.

 

La même ministre avait aussi expliqué pourquoi elle avait refusé de signer le contrat de vaccins H1N1: parce que son service juridique y avait relevé pas moins de 20 clauses illégales! Un contrat qui est pourtant exactement le même que celui que nos dirigeants européens ont signé (en France, Belgique, etc)...

 

Elle avait du reste dénoncé les pressions scandaleuses dont elle avait fait l'objet et a dit avoir refusé de négocier "avec un révolver contre la tempe" devant le Conseil de l'Europe à Paris, en janvier 2010.

 

Les experts qui appellent aujourd'hui à une banalisation et à une extension de la vaccination antigrippale annuelle sont exactement les mêmes que ceux qui ont encouragé à la vaccination H1N1 de l'an dernier. Les mêmes, encore et toujours, ceux qui sont liés à l'industrie (ceux qu'on appelle les "leaders d'opinion") et ne peuvent donc pas dire le contraire. CQFD

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29 décembre 2010 3 29 /12 /décembre /2010 01:09

 

Grippe saisonnière:

"Un vrai FLOP, 15% de moins de vaccinés... conséquence du fiasco du H1N1"

(JT FR 2 du 27 déc.2010)

   

 

 
 
 
 
"On a des retours effectivement très interrogatifs des patients qui se posent des questions sur le contenu du vaccin, sur la dangerosité éventuelle du vaccin, des questions qu'ils ne se posaient pas auparavant. Je pense qu'ils ont, pour certains, perdu confiance dans ce qu'on leur dit."  Dr Marie-Renée Toulet, médecin généraliste
 
 
 
 
 
"Les personnes concernées nous disent avoir peur des complications et choisir le principe de précaution." Jean-Jaques le Bian, pharmacien
(Journal International de Médecine, JIM, du 24 déc 2010)
 
 
 
Voici un autre pharmacien qui confirme exactement la même chose dans l'émission C'est dans l'Air du 6 janvier dernier:
 
 
 
 
 
Ici aussi, une autre pharmacienne vient confirmer. Elle a du mal à "écouler son stock" (sic):
 
 




Comme quoi, bons gratuits et incitations à deux balles ne font plus autant recette auprès de citoyens de plus en plus vigilants et partisans d'un retour au bon vieux bon sens...

 
 


Même bon sens chez le personnel soignant:
 
 
- de 1/3 des infirmières ont accepté de se faire vacciner selon l'Assistance Publique des hôpitaux de Paris
 
 
 
« Dans mon service, en pédiatrie, le médecin du travail et moi avions organisé une réunion pour expliquer les risques de la grippe en fonction des âges, pour les infirmières et pour les enfants qui sont confiés à leurs soins. Le médecin du travail proposait des vaccinations à la fin de la séance, mais plus des deux tiers ont refusé. Pourtant, le taux d’hospitalisation pour grippe est supérieur chez les enfants de moins d’un an à celui observé chez les plus de 65 ans. Lorsque nous les interrogions, elles donnaient comme première raison la “non gravité” de la grippe, puis l’incertitude quant aux effets secondaires. C’est exactement le même schéma que dans l’opinion générale ».
 
Dr Joël Gaudelus, chef de service hospitalier à l'hôpital Jean Verdier (Bondy),
repris sur le site Espace Infirmier

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19 novembre 2010 5 19 /11 /novembre /2010 01:06

15 octobre 2010

 

Par: Dr Dominique Dupagne, sur atoute.org [EXTRAITS]

 

"Le flou autour des statistiques de la mortalié grippale aveugle les scientifiques.

 

L’Institut National d’Etudes Démographiques (INED) a publié le 28 septembre un article laissant entendre que la vaccination antigrippale avait permis de diviser par dix la mortalité liée à cette maladie. L’information, reprise par l’AFP, a fait la une de nombreux médias. Pourtant, cette affirmation est bien fragile si l’on se donne la peine de regarder les données d’un peu plus près.

 

France Meslé est signataire d’un article dont le titre pourrait paraître prudent (Résumé et pdf). J’en ai eu connaissance par un email provenant du service de communication de l’INED.

 

Je n’avais pas compris initialement que cette publication habituellement confidentielle aurait un tel écho dans les médias.

 

L’information, reprise par l’AFP, a fait le tour des rédactions avec un message beaucoup plus réducteur et, nous allons le voir, très contestable.



La lecture des courbes de mortalité

 

France Meslé fonde son analyse sur l’observation des courbes historiques : elle trouve une concordance de temps entre le développement de la vaccination antigrippale dans les années 70 et la diminution de la mortalité liée à la grippe dans plusieurs pays occidentaux.

 

Les épidémiologistes s’attendront à ce que l’article contiennent d’autres arguments plus probants pour affirmer, comme le fait l’auteur dans sa conclusion :

 

"La mise au point d’un vaccin efficace, constamment remanié en fonction des mutations du virus, a permis de diviser la mortalité par dix en France comme dans les autres pays industriels en 40 ans. Ce succès a été renforcé par la diffusion gratuite du vaccin auprès des personnes âgées, particulièrement sujettes aux complications létales."



Il n’en est rien. C’est sur le seul argument de concomitance historique que l’article, fort opportunément diffusé la semaine de la sortie du nouveau vaccin saisonnier, affirme le rôle salvateur de la vaccination antigrippale.



Je pourrais m’arrêter là et m’étonner que l’INED, institution respectée, revienne à des procédés obsolètes et contestables. Le biais qui consiste à attribuer un lien de causalité à une relation temporelle fait partie des pièges enseignés aux statisticiens débutants.

Mais l’étude approfondie des données révèle des surprises de taille.



Mortalité directe, indirecte et surmortalité

 
Pour être précis, il faut aborder les notions de mortalité directe, indirecte et estimée présentes dans l’article.  


- La mortalité directe est celle qui est due au seul virus, sans surinfection bactérienne. Le décès est provoquée par une pneumonie gravissime insensible aux antibiotiques. On parle parfois de grippe maligne. C’est une affection très rare qui touche plutôt des sujets jeunes.

 
- La mortalité indirecte est celle qui est due aux complications de la grippe, mais non à la grippe elle-même. La plus fréquente est la pneumonie bactérienne, qui complique plus d’une grippe sur cent, mais qui se soigne avec des antibiotiques efficaces dans la grande majorité des cas.

 
Le problème est qu’il est très difficile, y compris en 2010, de faire la part entre la mortalité directe et la mortalité indirecte. Les statistiques englobent donc généralement les deux types de mortalité, même si quelques relevés récents tentent de faire la part des choses. Pour les données historiques anciennes, c’est tout simplement impossible. Nous considérerons donc que la mortalité citée et utilisée pour construire les graphiques est la mortalité globale. Ces chiffres officiels sont utilisés au plan international, notamment par l’Organisation Mondiale de la Santé. Les chiffres français sont très difficiles d’accès. Faites-en l’expérience avec votre moteur de recherche habituel...

 
Il existe un autre type d’expression de la mortalité liée à la grippe : la mortalité estimée dite aussi "surmortalité due à la grippe". Les partisans de cette estimation (note OMS) considèrent que les certificats de décès rédigés par les médecins sous-estiment le nombre réel de décès dus à la grippe. Ils comparent les courbes de mortalité générale d’une année à l’autre et considèrent que la grippe est responsable de la surmortalité observée en période d’épidémie. C’est une approche audacieuse.

 
Pourtant, le décompte de la mortalité par l’analyse des certificats de décès "ratisse" large : il suffit que les mots grippal ou grippe soient présents sur le certificat pour que le décès soit attribué à la grippe. On sait pourtant que de nombreux virus non grippaux peuvent provoquer un syndrome grippal. De ce fait, la méthode de relevé des décès à partir des certificats risque autant de sous-estimer que d’augmenter à tort le nombre de morts attribués à la grippe.

 

 

Toujours est-il qu’en France, depuis plusieurs années, c’est la surmortalité estimée à partir des courbes qui est mise en avant par les autorités sanitaires, soit, en fonction des années, 4 à 7000 morts par an. Au début de chaque campagne vaccinale, la presse reprend cette information alarmiste et incite à la vaccination, soutenue dans cet effort d’information par les industriels du vaccin.



Pour la pandémie grippale A/H1N1 2009/2010, un véritable décompte des décès a eu lieu. Nous avons découvert avec surprise que la mortalité réelle dépassait péniblement 300 cas. Et encore, nous n’avons pas la preuve de la responsabilité de la grippe pour de nombreux morts. Tout décès d’un sujet jeune présentant une maladie ressemblant à la grippe a été comptabilisé.



Venons-en aux données exposées par France Meslé et notamment le graphique français des décès. [IMAGE sur atoute.org]



La chercheuse y voit un signe franc de l’impact de la vaccination débutée timidement en 1970 puis proposée gratuitement après 75 ans à partir de 1985.

 

D’autres pays sont pris en exemple, dont les USA et l’Italie. [image sur atoute.org]



Si l’on fait abstraction du pic de la pandémie Hong Kong 69/70 et ses répliques en 71, il est pourtant aisé de constater que la diminution de la mortalité grippale est régulière depuis 1950. Cette date n’est pas anodine : elle correspond au début de l’utilisation de la pénicilline pour traiter les maladies infectieuses. En 1960, l’ampicilline (Totapen® en France) permet enfin l’utilisation simplifiée par voie orale d’un antibiotique efficace sur les principaux germes responsables des pneumonies.

 

Dans la mesure où la pneumonie bactérienne est la principale complication grave de la grippe, il n’est pas suprenant de constater une diminution drastique de la mortalité grippale à partir des années 50/60. L’hypothèse du rôle de la pénicilline dans la chute de la mortalité grippale paraît tout aussi plausible qu’un effet du vaccin qui commençait tout juste à être utilisé.

 

Ignorer le facteur confondant majeur que représente la pénicilline est pour le moins surprenant dans une publication à vocation scientifique.



Le fait que la mortalité ait commencé à diminuer nettement 20 ans avant la vaccination, notamment aux USA, est éludé par une phrase dans l’article de l’INED : "Aux États-Unis, où le vaccin a sans doute été diffusé plus précocement, la réduction de la mortalité a été très régulière depuis 1950".

  

L’expression "sans doute" est peu courante dans les articles scientifiques. Creusons un peu. Nous disposons d’un article de 2008 publié par P Doshi dans la revue de la prestigieuse American Public Health Association.

 

L’auteur réalise une analyse du même type, voici la courbe qu’il fournit:



graphique-A.jpg

 

Il déclare dans le texte que la baisse précoce de la mortalité grippale, dès la fin de la guerre, ne peut être due au vaccin qui n’a été utilisé largement qu’à la fin des années 80, référence à l’appui (la courbe verte ci-dessous)

 

GRAPHIQUE-b.jpg

 

 

il faut absolument que France Meslé lise cet article qui lèvera ses doutes.

 

La grande foire aux statistiques françaises

 

Un autre aspect mérite notre intérêt : les taux de mortalité qui ont permis de construire la courbe française. Ils m’ont été aimablement communiqués par France Meslé et je les ai convertis en mortalité absolue (taux/100 000 X 60 millions) :

 

Année Mortalité
1980 1300
1981 3600
1982 780
1983 2800
1984 720
1985 180
1986 2500
1987 600
1988 600
1989 1500
1990 2500
1991 480
1992 600
1993 1200
1994 360
1995 700
1996 1100
1997 1000
1998 2000
1999 1600
2000 1700
2001 180
2002 600
2003 480
2004 200
2005 1000
2006 120
2007 240

 

Quelle surprise... La mortalité de la grippe saisonnière, comme la mortalité de la grippe pandémique, se compte en centaines et non en milliers.



Lorsqu’il s’agit de promouvoir le vaccin en insistant sur la mortalité de la grippe, celle-ci provoque plus de 7000 décès par an.



Lorsqu’il s’agit de promouvoir le vaccin en mettant en avant son effet sur la mortalité, celle-ci tombe à quelques centaines de décès par an.



En fait, suivant que l’on utilise la mortalité estimée ou la mortalité constatée, on obtient facilement la division par 10 de la mortalité attribuée au vaccin. L’article n’indique pas précisément comment la mortalité historique a été mesurée, mais il est à craindre que le mélange de mortalité estimée pour les années anciennes et constatée pour les années récentes ne vienne fausser la lecture des graphiques de France Meslé.



Cette confusion est représentative de l’attitude des autorités sanitaires face à la grippe : la réalité est fabriquée pour être au service de la stratégie vaccinale, alors qu’il conviendrait plutôt de concevoir la stratégie à partir de la réalité, ce qui nous ramène à la gestion de la pandémie 2009/2010 et aux rapports parlementaires qui l’ont stigmatisée.



[...]



En pratique, l’étude historique des courbes de mortalité grippale ne soutient pas l’hypothèse d’une forte efficacité vaccinale. Cette forte efficacité serait d’ailleurs en contradiction avec les évaluations scientifiques disponibles qui n’attribuent au mieux au vaccin saisonnier qu’un effet modeste, à supposer qu’il existe, sur la mortalité grippale.



Voici quelques extraits de l’impact de l’article de l’INED dans la presse. Nous sommes le 29 septembre 2010, soit une semaine après le lancement du vaccin saisonnier. Je suis trop vieux pour croire aux coïncidences. Ces journalistes qui se réjouissent avec l’INED de la baisse de la mortalité à 500 morts par an sont les mêmes qui nous annonçaient tous les ans 7000 morts lors de la commercialisation du vaccin. Ils semblent ne pas avoir retenu la leçon des errances de la communication officielle sur la pandémie grippale.



L’AFP parle imprudemment d’une "étude" de l’INED, accréditant l’idée de nouvelles données alors qu’il ne s’agit que d’une nouvelle lecture, très contestable, de données connues et d’ailleurs mal documentées. Le lien de cause à effet entre la vaccination et la baisse de mortalité, fortement suggéré par France Meslé, ne repose sur rien de solide.



J’ajoute que mon but n’est pas de contester tout intérêt à la vaccination antigrippale. Je souhaite simplement pouvoir disposer d’une information sincère et objective pour aider mes patients à faire le meilleur choix pour eux ou pour leurs proches. Malheureusement, ce type de publication ne sert pas la santé publique et n’est pas digne d’une institution comme l’INED. "

 

totalité de l'article sur le site source: Atoute.org

 

Nb: Suite au mail envoyé par Initiative Citoyenne ce 19 nov.  à la RTBF, qui avait elle aussi publié un article sur bases des données de l'AFP, nous saluons la correction/l'ajout que ce média a eu la correction de bien vouloir faire en ajoutant les propos suivants en fin d'article:

 

""Le Dr Dominique Dupagne, médecin et administrateur du célèbre forum médical atoute.org, a rédigé une  réponse en bonne et due forme et nuance les  "informations erronnées" diffusées par l'AFP."

 

MERCI!

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9 novembre 2010 2 09 /11 /novembre /2010 23:15
 
Seuls 40 % des patients à risques ont acheté leur vaccin antigrippe contre 80 % d’habitude à la même époque. Des réticences dues au fiasco de la vaccination de 2009.
Traumatisés par le fiasco de l’an dernier avec le vaccin anti-H1N1, les Français sont devenus méfiants. Ainsi, dans les pharmacies, le vaccin contre la grippe saisonnière ne fait plus recette, comme nous l’explique Philippe Gaertner, président de la Fédération de syndicats de pharmacie. « D’habitude, à la fin du mois d’octobre, 80 % des populations à risques sont venues en officine acheter leur vaccin antigrippe. Cette année, comme beaucoup de nos pharmaciens s’étonnaient de vendre peu de vaccins, nous avons lancé une enquête sur un échantillon représentatif d’une cinquantaine d’officines. Les résultats sont surprenants : en moyenne, nous avons seulement 40 % de patients à risques qui sont venus acheter leur vaccin, soit moitié moins par rapport à d’habitude»
 
suite de l'article :  sur le site de France Soir.
 
 
 
La question est la suivante: les Français (et les autres citoyens du monde) auront-ils la mémoire plus  courte (trop courte?) les années suivantes?
 
Est-ce que certains enseignements, certaines leçons ont donc été tirés définitivement ou est-ce que la propagande, à grands renforts de moyens financiers, aura tôt fait de regagner de confiants (dociles?) "patients à risques" dans les années futures?

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9 novembre 2010 2 09 /11 /novembre /2010 00:25

Jeudi 28 octobre 2010

 
Le ministère de la Santé dément l'idée selon laquelle les Français répugnent à se faire vacciner, en réaction au fiasco de la campagne de vaccination contre la grippe A H1N1, assurant même que les premiers chiffres recueillis vont dans le sens d'une augmentation de l'adhésion à la campagne de vaccination.


Dans un communiqué diffusé le 25 octobre 2010, le ministère de la Santé estime "inexacts" les chiffres avancés dans divers médias sur l'état d'avancement de la campagne vaccinale contre la grippe saisonnière. Se référant aux données de l'Assurance maladie, il affirme que le nombre de vaccins remboursés après 3 semaines de campagne est même supérieur à la moyenne calculée sur la période 2006-2009, avec 1,5 millions de doses contre 1,24 millions.

Il juge néanmoins beaucoup "trop prématuré de vouloir apprécier le taux d'adhésion pour la campagne 2010/2011, quatre semaines seulement après son lancement".

 

Le ministère rappelle que le taux de vaccination reste élevé en France, où il a atteint 60 % des personnes à risques lors de la précédente campagne. Un chiffre déjà en progression par rapport à l'année d'avant (58,7 % en 2008/2009).

 

Cette année, le nombre d'assurés invités à se faire vacciner gratuitement a été élargi de 500 000, pour atteindre 12,5 millions. A cette population à risque s'ajoutent les médecins généralistes, les infirmiers et les sages-femmes libéraux, soit 130 000 soignants dont on sait qu'ils sont les premiers à faire preuve de réticence à l'égard de la vaccination antigrippale.

 

Toujours est-il que le ministère devra faire preuve de beaucoup de persuasion pour convaincre les Français, d'autant que l'épidémie s'annonce relativement modérée cette année. Les premières données recueillies dans l'hémisphère Sud (Nouvelle-Zélande et Australie) sont en effet plutôt rassurantes, où les cas de grippe ont été moins importants que lors des hivers précédents.

 

Amélie Pelletier

 

Source : "Point d'étape sur la campagne de la grippe saisonnière 2010/2011", communiqué du ministère de la Santé, 25 Octobre 2010, accessible en ligne

 



Source : Doctissimo

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