Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
24 novembre 2012 6 24 /11 /novembre /2012 15:30

Comment GSK s'est taillé une loi fiscale sur mesure

 

vendredi 23 novembre 2012

 

Didier-Reynders-GSK.jpg

 

C’est l’histoire d’une loi votée en 2007. Une loi qui a permis à GSK Biologicals d’éviter de payer 405 millions d’euros d’impôts, ces quatre dernières années, sur les revenus générés par ses brevets. Une loi voulue par la firme pharma, qui a orchestré une campagne de lobbying pour l’obtenir: réunions discrètes avec le top du gouvernement hors syndicats, étude confidentielle mettant la Belgique en concurrence avec six autres pays, menaces de délocalisation... Rédigée par un grand cabinet d’avocats payé notamment par GSK, la loi a été votée à la Chambre sans aucun débat de fond, noyée dans une loi-programme de 42 pages. Enquête sur cette « loi GSK » qui profite essentiellement au géant des vaccins, dans le Vif/L’Express de cette semaine.

 

« C’est une plateforme qui fonctionne de manière tout à fait informelle. Il n’existe aucune base légale, aucune description officielle, aucun budget. Il s’agit d’un lieu de contact entre le gouvernement et le secteur pharma.» C’est ainsi qu’un cadre de Pharma.be, la fédération pharmaceutique belge, décrit la «Plateforme pharma R&D» née en novembre 2005 sous le gouvernement violet de Guy Verhofstadt. Un espace de rencontre si discret que Pharma.be ne possède quasi aucun document à son sujet.

 

Très vite, la plateforme devient un lieu stratégique de tout premier plan pour l’industrie pharmaceutique. Qui y bénéficie d’un accès privilégié aux très hautes sphères politiques et administratives: «Le Premier ministre, les vice-Premiers, les ministres des Affaires sociales, économiques, du Budget, de la Politique scientifique, mais aussi le top de l’INAMI et de l’Agence des médicaments», poursuit notre lobbyiste, qui préfère rester anonyme. Une des idées lancées au sein de cette plateforme a été la réduction de la taxe de société sur les revenus de brevets. »

 

L’« idée » deviendra loi en avril 2007. Une loi qui a permis à GSK biologicals, la division vaccins du groupe britannique Glaxo - SmithKline, de déduire 1,2 milliard d’euros de sa base imposable ces quatre dernières années. et donc de ne pas payer 33,99% d’impôt sur cette somme, soit 405,6 millions d’euros. Un cadeau fiscal aussi important que les intérêts notionnels : en cumulant les deux avantages, GSK a pu déduire 2,6 milliards et ainsi ne pas payer 892 millions d’euros d’impôts entre 2008 et 2011, comme le révélait Le Vif/L’Express le 24 août dernier.

 

Source : Le Vif

 

Nous ne croyions donc pas si bien dire lorsque nous écrivions, à plusieurs reprises sur ce site, que les pharmas font littéralement la loi… c’est donc tout à fait exact, au sens premier du terme !

 

Comment se fait-il que cette loi n’est évoquée que maintenant ? Que personne ne s’en soit aperçu plus tôt ? Précisément parce qu’il s’agissait d’une loi fourre-tout, destinée donc aussi à « noyer le poisson ».

 

Exactement comme pour l’Arrêté de février 2003, portant réglementation des milieux d’accueil, qui était aussi une sorte d’arrêté fourre-tout mais dans lequel se trouvait la « base légale » (en réalité illégale compte tenu de l’antériorité de la loi de 2002 sur les droits du patient et le consentement libre et éclairé) aux obligations vaccinales de l’ONE pour l’admission en milieux d’accueil.

 

En fait, cette « loi GSK » n’était qu’une phase dans ce partenariat malsain, qui se poursuit encore aujourd’hui entre les pharmas et les soi-disant élus du peuple. Loi en faveur des pharmas, « pacte de stabilité entre Laurette Onkelinx et les pharmas »… et puis quoi encore pourrait-on dire ? L’ARGENT avant la Santé, le privé avant le public, voilà ce qu’ont décidé de faire ces dirigeants qui ne cessent de nous trahir sans jamais même en rougir. Et dans le même temps, les citoyens continuent d’être pressés comme des citrons pour trouver des milliards supplémentaires…

 

 

 

Lire aussi cet article-ci (l'emploi passe donc avant la Santé)

Repost 0
Published by Initiative Citoyenne - dans Industrie pharmaceutique
commenter cet article
16 novembre 2012 5 16 /11 /novembre /2012 21:30

L'info vient du site bourse.lci (ben oui, c'est bon pour les actions en bourse ça, du coup ce sont souvent les premiers sites qui l'annoncent...)

 

16/11/12 Novartis reçoit un avis favorable du CHMP pour Bexsero® : ce vaccin novateur vise à protéger des conséquences dramatiques du méningocoque B, cause majeure de méningite en Europe

 

Novartis International AG / Novartis reçoit un avis favorable du CHMP pour Bexsero® : ce vaccin novateur vise à protéger des conséquences dramatiques du méningocoque B, cause majeure de méningite en Europe. Est traité et transmis par Thomson Reuters ONE. L''émetteur est uniquement responsable du contenu de ce communiqué de presse.

 

L'infection invasive à méningocoque B est difficile à diagnostiquer, peut tuer en l'espace de 24 heures et laisser de graves séquelles invalidantes à vie.[1],[2]

 

Une fois l'autorisation de mise sur le marché (AMM) obtenue, Bexsero deviendra le premier et unique vaccin contre le méningocoque B à offrir une large protection pour toutes les tranches d'âges, y compris les nourrissons.

 

L'AMM attendue pour Bexsero souligne la position de leader de Novartis dans la lutte contre les infections invasives à méningocoques.

 

Bâle, le 16 novembre 2012 - Aujourd'hui, Novartis a annoncé que le Comité des médicaments à usage humain (CHMP) de l'Agence Européenne des médicaments (EMA) a donné un avis favorable pour Bexsero (Vaccin contre le méningocoque B [ADNr, composant, adsorbé]) indiqué chez les sujets dès l'âge de 2 mois. Une fois l'AMM obtenue, Bexsero® deviendra le premier vaccin commercialisé à offrir une large protection contre le méningocoque B pour toutes les tranches d'âges, et plus particulièrement les nourrissons chez qui le risque d'infection est le plus élevé.[3]

 

« Nous sommes fiers de l'avancée majeure que représente Bexsero dans le domaine du développement de vaccins contre ce qui était, jusqu'à présent, une cible vaccinale très difficile à atteindre », a déclaré Andrin Oswald, Directeur de la Division Vaccines and Diagnostics de Novartis. « Depuis plus de deux décennies, nos chercheurs et cliniciens se sont consacrés à la recherche d'une solution pour prévenir les infections à méningocoque B. Les témoignages de survivants et de familles ayant perdu un être cher à cause de cette maladie ont forgé notre détermination sans faille dans cette voie ».

 

Aucun vaccin actuellement disponible ne peut conférer une large protection contre le méningocoque B,  qui est à l'origine de plus de 90% des cas d'infections invasives à méningocoque dans un certain nombre de pays européens.[4] L'infection invasive à méningocoque B est difficile à diagnostiquer, peut tuer en l'espace de 24 heures et laisser de graves séquelles invalidantes à vie.[1],[2] Environ 1 personne sur 10 contractant la maladie en meurt malgré la mise en place d'un traitement approprié.[2] Jusqu'à 1 survivant sur 5 souffrira toute sa vie de séquelles invalidantes telles que : atteintes cérébrales, perte de l'audition ou amputation d'un membre.[5] L'incidence d'infections à méningocoque B la plus élevée est observée durant la première année de vie, et atteint un pic vers  l'âge de 7 mois.[6]

 

« L'infection à méningocoque B est une des causes principales de méningites et de septicémies chez les enfants. Sa progression fulgurante et ses conséquences dramatiques en font l'une des infections les plus redoutées aussi bien par les parents que par les pédiatres » a déclaré le Dr Matthew Snape, consultant en pédiatrie et en vaccinologie au sein de l'Oxford vaccine group, groupe d'experts de l'université d'Oxford. « Un vaccin capable de réduire l'incidence de ces infections serait une avancée majeure dans la prévention des méningites chez l'enfant.»

 

En général, la Commission Européenne suit les recommandations du CHMP et rend sa décision définitive dans un délai de 3 mois, qui s'appliquera à tous les pays de l'Union Européenne (UE) et de l'Espace Économique Européen (EEE). Une fois l'autorisation de mise sur le marché obtenue, chaque Etat membre évaluera les modalités de remboursement et d'intégration de Bexsero dans leur programme national de vaccinations. Novartis s'efforce à ce que Bexsero soit disponible aussi rapidement que possible et coopère déjà en ce sens avec les autorités souhaitant une mise en œuvre rapide de ce vaccin.

 

La tolérance et l'immunogénicité de Bexsero ont été établis grâce à un programme clinique de grande ampleur, incluant près de 8000 nourrissons, enfants, adolescents et adultes dans des essais cliniques de Phase II/III.[7],[8],[9],[10],[11] Dès l'âge de 2 mois, Bexsero®offre plusieurs schémas vaccinaux pouvant s'intégrer aisément aux rendez-vous de vaccination.

 

« Nous nous réjouissons de cette nouvelle qui a une importance capitale pour les parents et les médecins. Pour la première fois dans l'histoire de la lutte contre les infections à méningocoques, une solution pour protéger largement contre le méningocoque B semble possible», a déclaré Bruce Langoulant, Président et Membre du Conseil d'administration du CoMO (Confédération des Organisations contre la Méningite) et père d'un enfant ayant survécu à une méningite. « Un grand nombre de nos membres et donateurs ont personnellement été affectés par la méningite, et ont assisté à la souffrance d'êtres chers touchés par les effets dévastateurs de cette maladie ».

 

Bexsero est le résultat de plus de 20 ans de recherche avant-gardiste dans le développement de vaccins.[12] Le méningocoque B est une cible particulièrement difficile à atteindre car l'enveloppe extérieure de la bactérie n'est pas bien reconnue par le système immunitaire, rendant très complexe le développement d'un vaccin efficace, et ce jusqu'aux récentes avancées scientifiques.[13] Bexsero a été développé en utilisant une approche scientifique intégrant le décodage du patrimoine génétique (séquençage du génome) du méningocoque B. Cette approche innovante, récompensée par de nombreux prix, constitue un nouveau paradigme à l'origine d'une nouvelle génération de vaccins visant à prévenir d'autres pathogènes présentant une importante diversité de souches.

 

Après l'autorisation de mise sur le marché de Menveo® (Vaccin méningococcique des sérogroupes A, C, W-135 et Y conjugués) en 2010, l'AMM attendue pour le vaccin novateur Bexsero® souligne la position de leader de Novartis dans la lutte contre les infections invasives à méningocoques. A eux deux, ces vaccins contribuent à protéger contre les 5 principaux sérogroupes du méningocoque (A, B, C, W-135 et Y) à l'origine de la majorité des cas d'infections invasives à méningocoque à travers le monde.[14]

 

Références de Novartis et décharge de responsabilité de leur part : ICI 

 

Quel enseignement tirer de tout ceci ? Que peut-on décrypter à partir d’un tel communiqué ?

 

1°) Le feu vert émane du CHMP, le comité d’évaluation des médicaments à usage humain de l’Agence européenne du Médicament. Le même comité qui avait avalisé notamment le Pandemrix (anti-H1N1) qui fut à la source de tous ces cas de narcolepsies, sans parler des autres effets secondaires non médiatisés.

 

2°) Ce vaccin est un vaccin dit recombinant: en d’autres termes, cela veut dire un vaccin transgénique (alors que 60% des gens sont contre les OGM mais il faut dire qu’ils ignorent que c’est la même technologie qu’on va leur injecter avec toutes les impuretés en ADN hétérogène qui vont avec et le risque de cancer et de mutation génétique que cela pose!)

 

3°) Ce vaccin contient de l’aluminium, un neurotoxique notoire, de plus en plus décrié.

 

4°) La communication de Novartis est vraiment typique des pharmas :

 

-  foule de termes dramatisants sur la maladie

- cette dramatisation servant à présenter le vaccin comme d'autant plus "attendu" ou "miraculeux"

 

5°) A aucun moment il n’est rappelé la rareté statistique pour la population générale de contracter ce genre de méningites : une incidence infime qui devient encore plus infime si on évalue le risque de complications graves (car chaque malade ne va pas décéder ou garder des séquelles). Ainsi, si on met en balance cette statistique d’avoir des effets graves de la maladie, ils seront certainement contrebalancés et même dépassés par les effets secondaires graves du vaccin. Et ce d’autant plus qu’on ne compare jamais le vaccin testé à un véritable « groupe neutre », le faux groupe témoin recevant un autre vaccin lui-même pourvoyeur d’effets secondaires graves. A ce sujet, il convient de bien garder à l’esprit que seuls 1 à 10% des effets secondaires graves de vaccins sont recensés et comptabilisés par les instances officielles ! Si on prend le cas des vaccins contre le méningocoque C par exemple, les chiffres officiels montrent clairement que faire la vaccination est statistiquement nettement plus risqué que de courir le risque d’avoir la maladie naturellement !

 

6°) Les essais cliniques ont porté sur un nombre de gens trop réduit pour pouvoir évaluer les effets secondaires graves pouvant être très rares mais qui, lorsqu’on utilise le vaccin à large échelle peuvent se chiffrer en milliers de cas dans le monde ! Moins de 10 000 personnes, c’est donc clairement trop peu !

 

7°) Grâce à la collusion déplorable entre les firmes et les états, ce sera plus que probablement un vaccin de plus qui va venir s’ajouter au calendrier vaccinal surchargé, destiné aux nourrissons et aux jeunes enfants… c’est donc clairement déraisonnable ! Hélas, on le voit bien avec des initiatives comme « le pacte de stabilité » entre les pharmas et l’état belge, il est plus que probable que ce genre de vaccins finiront par être intégrés au calendrier officiel, remboursé avec les deniers publics et ainsi imposés aux jeunes nourrissons qui n’en peuvent littéralement plus de tous ces vaccins mais qui n’ont hélas pas les mots pour le dire –ce n’est d’ailleurs pas un hasard si ce sera une des grandes cibles commerciales de ces firmes à une époque où les adultes se méfient de plus en plus de ce tout vaccin !

 

8°) La nouvelle mode des pharmas, ce sera à l’avenir de faire de plus en plus intervenir des prétendues associations de patients. Celles-ci servent en fait à faire stratégiquement contrepoids aux nombreux témoignages de victimes de vaccins qui pleuvent littéralement et explosent sur le net. Il s’agit donc de faire croire que c’est vraiment une demande des citoyens et on prend donc des cas de familles ayant perdu un proche de la méningite ou ayant une personne avec séquelles. Mais ce qu’on oublie surtout de vous dire, or c’est là le principal, c’est que, d’une part, mêmes vaccinés, ces gens-là auraient quand même pu décéder ou tomber malades puisqu’aucun vaccin n’est efficace à 100% et d’autre part, que ces associations de patients sont à chaque fois financées par les mêmes firmes qui produisent les vaccins ! Ce genre d’associations sert donc de paravent, de chaperon ou de vitrine si vous voulez. C’est là une pratique très courante des pharmas. Pour certaines victimes, cela donne un sens à leur vie de penser que le vaccin aurait forcément permis d’éviter tel ou tel décès (et elles ne se rendent pas compte qu’il y a d’autres moyens de prévention ni même que leur proche aurait par exemple pu décéder du vaccin ou terminer en chaise roulante après celui-ci). Cette association citée dans ce communiqué sert en fait à promouvoir tous les vaccins existants contre les diverses formes de méningites (méningocoque, Hib, pneumocoques etc) Voici à ce propos une capture d’écran des différents sponsors –dont Novartis- de cette association de victimes de méningite :

 

CoMo--sponsors.JPG 

9°) Ceux qui ont l'argent et l'influence arrivent à diffuser leurs communiqués au monde entier, via Reuters ou autre. On "appuie sur un bouton" et le reste suit... il suffit de claquer des doigts. Il importe toutefois de bien garder à l'esprit qu'il n'en est pas de même pour les gens qui alertent des effets secondaires qui eux ne sont pas du tout commercialement intéressants à signaler et qui restent donc largement occultés en comparaison. C'est important d'avoir cela à l'esprit lorsqu'on envisage une vaccination dans un tel contexte de tapage médiatique!

 

Repost 0
Published by Initiative Citoyenne - dans Industrie pharmaceutique
commenter cet article
12 novembre 2012 1 12 /11 /novembre /2012 19:40

  Les amendes dont écope Big Pharma n’ont aucun sens ;

elles ne peuvent en rien réparer les préjudices des victimes

 

Tant que les seules punitions  pour avoir dévasté des vies ne seront que des amendes qui ne réduiront même pas d’un quart leurs bénéfices, les désastres provoqués par les produits de Big Pharma ne pourront que continuer de se produire.

 

Corruption-in-a-pill-bottle.jpg

   

Par Heidi Stevenson

 

 

Au cours des deux dernières années, des compagnies pharmaceutiques ont fait l’objet  de gigantesques amendes : Novartis, 420 millions de dollars ; les laboratoires Abbott 1,5 milliards de dollars ; GlaxoSmithKline 3 milliards de dollars ; Pfizer 11 milliards de dollars (combinaison d’amendes). Nous, le public serions censés être heureux, serions censés jubiler mais personnellement je ne vois aucune raison de se réjouir.

 

Tout ceci ressemble davantage à du camouflage qu’à une authentique tentative de faire face aux malversations.

 

Les crimes dont il s’agit sont gravissimes. Ces sociétés ont agressé des millions d’êtres humains avec certains de leurs produits et elles sont pleinement conscientes de ce qu’elles ont fait. Des gens sont morts à cause de leurs produits et pas une personne n’a été punie. Seules ces sociétés ont reçu des amendes. Cela donne l’impression qu’elles ont été punies, qu’elles feront mieux à l’avenir et qu’elles seront obligées de réfléchir à deux fois avant de recommencer. Mais en dépit d’une assez mauvaise réputation, Big Pharma continue à vendre ses produits comme si ceux-ci étaient aussi populaires que des stars de cinéma.

 

Dans tous les cas, les amendes sont inférieures aux bénéfices que ces sociétés ont réalisés sur leurs produits. Le Guardian signale que pour la période couverte par l’amende, Glaxo a fait un chiffre d’affaires de 10,4 milliards de dollars sur les ventes de l’Avandia, 11,6 milliards sur les ventes du Paxil, et 5,9 milliards sur le Wellbutrin, le tout pour un total de 27,9 milliards de dollars pour ces seuls produits.

 

Pour les 9 premiers mois de 2012 , les bénéfices de Glaxo ont été d’environ 9,6 milliards. Pour un seul trimestre, les bénéfices de Glaxo ont dépassé de 3 milliards de dollars ce qu’ils ont dû payer à titre d’amende.

 

Le pire ne concerne pas ces amendes relativement faibles. Il faudrait savoir où va cet argent. A toutes les personnes dont la santé a été endommagée ? Aux familles des personnes décédées ? Non, pas un seul centime. Cet argent aboutit dans les coffres du gouvernement et ne servira sûrement pas à alléger les taxes.

 

Ces amendes ne sont rien d'autre que du spectacle; elles donnent l'impression de mettre à genoux ces géants pharmaceutiques, mais ce n'est qu'une impression.

 

Franchement, aucune amende ne paraît suffisante pour arrêter ce genre de malversations perpétrées par Big Pharma et qui touchent des millions d’êtres humains. Leurs produits estropient, mutilent et conduisent à des décès ! Comment une amende infligée en punition pourrait-elle suffire ? Pourquoi les personnes coupables ne sont-elles pas traduites en justice ? Ce sont des êtres humains qui sont lésés; il ne s’agit pas uniquement d’argent.

 

Les personnes dont la vie a été détruite, dont les carrières ont été ruinées, celles qui ont perdu un compagnon, un soutien, ces gens ne voient pas un centime de ces amendes. Pire encore, il semble qu’il n’existe aucune motivation de la part de ces géants pharmaceutiques pour changer la situation. Des vies continueront d’être détruites aussi longtemps qu’elles ne possèderont pas autant de valeur que l’argent du gouvernement et des caisses d’assurances.

 

Ces amendes sont autant de gifles à ceux dont la vie a été détruite. Elles ne sont finalement rien de plus que la démonstration de la collusion qui existe entre les gouvernements et Big Pharma, sans encore mentionner d’autres industries. Le business est la seule chose que semblent comprendre ces sociétés et les gouvernements qui sont sous leur emprise. Aucun compromis ne sera apporté quels que soient les préjudices subis, tant que des personnes ne seront pas traduites en justice pour les dégâts qui ont été commis. Ces compagnies sont elles aussi composées de personnes. Ce sont bien entendu des personnes qui prennent les décisions qui débouchent sur des escroqueries et qui finalement ruinent des santés ou conduisent à des décès. Permettre à des gens de se cacher derrière des noms d’entreprises n’est-ce pas la même chose que fermer les yeux sur des crimes ? Il faut appeler les choses par leur nom : des assassinats à des fins lucratives. Non pas des crimes passionnels, mais des crimes perpétrés de sang froid avec une totale  indifférence pour les victimes. Quand les gouvernements aborderont le problème des malversations de l’industrie pharmaceutique, en prenant vraiment en compte la vie des gens, alors et seulement alors, je pourrai dire que je suis impressionnée. Les amendes ne sont qu’une farce et aussi une gifle aux victimes.

 

Source: Gaia Health

 

Repost 0
Published by Initiative Citoyenne - dans Industrie pharmaceutique
commenter cet article
10 novembre 2012 6 10 /11 /novembre /2012 14:00

prevenar13.jpg

Un lecteur attentif, que nous remercions, nous signale la baisse du chiffre d'affaires de Pfizer au troisième trimestre 2012, une baisse notamment imputable aux "ventes décevantes de son vaccin Prevnar."

 

Cet article issu du site Daily Bourse.fr  comporte plusieurs passages intéressants....

 

"Pfizer a fait état jeudi d'un chiffre d'affaires trimestriel bien inférieur aux attentes, affecté par les ventes décevantes de son vaccin pédiatrique Prevnar et par la baisse de son chiffre d'affaires dans les pays émergents.

 

[...] "Comme beaucoup d'autres groupes au troisième trimestre, Pfizer a eu une performance faible au niveau du chiffre d'affaires, en retrait de 5 % (par rapport au consensus)," commente Jeffrey Holford, analyste chez Jefferies and Co.

 

Le premier groupe pharmaceutique américain a dégagé au troisième trimestre un chiffre d'affaires en recul de 16 % à 13,98 milliards de dollars (10,8 milliards d'euros), contre un consensus Thomson Reuters I/B/E/S à 14,64 milliards de dollars.

 

[...] "Toutefois, une efficacité meilleure que prévu au niveau opérationnel et une baisse de taux d'imposition ont permis aux résultats de ressortir à des niveaux conformes aux attentes." Ces vaccins dont l'usage est très répandu ont été obtenus via le rachat de Wyeth, en 2009. 

[...] Les ventes de Prevnar 13 ont chuté 14 % à 868 millions de dollars et les ventes de son vaccin plus ancien Prevnar 7 de 17 % à 81 millions de dollars.  Ces vaccins dont l'usage est très répandu ont été obtenus via le rachat de Wyeth, en 2009.

Celles-ci ont surtout chuté aux États-Unis et en Europe où les enfants avaient déjà été vaccinés, précise Pfizer."

 

Cet article appelle bien sûr plusieurs commentaires :

 

- Il n’y a en soi rien de très surprenant qu’un vaccin contre-productif et très risqué finisse tôt ou tard par rebuter les consommateurs !

 

- Alors que les gens sont de plus en plus taxés et que dans un pays comme la Belgique, la plupart des travailleurs voient filer 60% de leur salaire ( !) en impôts, pour les pharmas, « partenaires naturels » des autorités, le système fonctionne en sens inverse avec allègement de l’impôt à la demande… on croit rêver !!

 

- On notera aussi la remarque finale absurde de Pfizer, selon laquelle, si les ventes ont chuté, c’est parce que « les enfants américains et européens sont déjà vaccinés »… celle-là, on ne l’avait pas encore sortie puisqu’à chaque trimestre, d’autres enfants arrivent en âge de recevoir ces injections affligeantes. En fait, les pharmas ont toujours pour habitude de transformer les échecs en victoires quand elles ne camouflent pas astucieusement leurs déconvenues. 

 

Repost 0
Published by Initiative Citoyenne - dans Industrie pharmaceutique
commenter cet article
2 novembre 2012 5 02 /11 /novembre /2012 15:00

En anglais, on appelle cela les "revolving doors" ou "système des portes tournantes". Cela consiste à passer d'un milieu industriel (donc privé) à un milieu politique décisionnel (dit "public") ou inversément. Ce système des portes tournantes est particulièrement utile lorsqu'il s'agit d'assouvir la cupidité des actionnaires puisque les personnes concernées vont constituer soit:

 

- de véritables lobbyistes privés au sein de leur futur emploi "public".

- de véritables conseillers "officiels" au service des firmes, de leurs produits et de leurs stratégies.

 

D'innombrables exemples, y compris dans le monde de la pharmacie, ont déjà été évoqués sur internet et dans la presse, que ce soit en Europe, aux USA ou ailleurs. Ici, nous allons choisir un exemple particulièrement révélateur et qui concerne les OGM. Comme nous avons déjà eu l'occasion de l'expliquer, il y a plusieurs points communs entre le dossier "vaccins" et le dossier "OGM" au niveau du traitement réservé aux scientifiques dissidents notamment ainsi qu'à la manière qu'ont les médias de "gérer" ce genre de dossiers commercialement (très) sensibles.

 

Voici cet exemple, tout à fait révélateur de la collusion des élus qui ne cessent de trahir les citoyens:

  

Christine Lagarde et la firme Monsanto dénoncés par une élue d’Europe Ecologie Les Verts.

 

 « Le 12 juin 2007, la France acceptait de faire rentrer 0,9% d’OGM dans les produits bio de norme AB, sans étiquetage particulier, histoire de tromper le consommateur.

 

Qui était alors la ministre de l’Agriculture ? Mme Christine Lagarde, actuelle ministre de l’économie. Elle ne restera au premier poste que du 18 mai 2007 au 18 juin 2007 ; juste le temps de corrompre les cultures BIO.

 

Plus intéressant encore, Mme Lagarde était auparavant avocate d’affaire dans le cabinet international « Baker & Mc Kenzie » qui a comme client américain… la firme MONSANTO !

 

En vocabulaire, on appelle ça la collusion… Je viens d’apprendre cela, et ça… m’énerve… » samedi 6 mars 2010 

 

Madeleine Labie, Europe écologie les verts. Source www.madeleinelabie.fr

 

lagarde-monsanto-conflit-dinteret.jpg

 

 

Christine Lagarde

 

Née Lallouette le 1er janvier 1956 à Paris, est une personnalité politique française, précédemment avocate et femme d’affaires.

 

Après une formation en droit et une carrière au sein du cabinet d’avocats américains Baker & McKenzie, elle occupe le poste de ministre déléguée au Commerce extérieur de 2005 à 2007 et de ministre de l’Agriculture et de la Pêche en 2007. Elle est ministre de l’Économie de 2007 à 2011, ce qui fait d’elle la première femme à occuper ce poste dans un pays du G8.


Le 5 juillet 2011, elle devient directrice générale du Fonds monétaire international (FMI), devenant ainsi la première femme (hors périodes de direction intérimaire) à occuper cette fonction … Source Wikipedia

 

Source originale: Veritesetmensonges (mais effacé depuis) 

 

 

Précisions de Madeleine LABIE sur l'affaire "OGM / Lagarde / Monsanto" :

 

http://www.madeleinelabie.fr/spip.php?article900

 

 "Le 30 octobre à 15:36, par Madeleine

 

Vous pouvez consulter ce texte : http://www.actu-environnement.com/a...

 

Le règlement européen est le RÈGLEMENT (CE) No 834/2007 DU CONSEIL du 28 juin 2007 relatif à la production biologique et à l’étiquetage des produits biologiques et abrogeant le règlement (CEE) no 2092/91.

  

Il est expliqué dans le Guide de lecture de ce règlement, qu’on trouve sur le site internet du ministère de l’agriculture : 

 http://ebookbrowse.com/ab-guide-lecture-rce-bio-janvier-2012-cle0b617e-pdf-d329929319

  

On trouve le 0,9% à la p. 6 de ce document, expliquant comment il faut lire l’article 9 du RCE/834/2007 § 2.

 

Bonne investigation !"

 

 

Repost 0
Published by Initiative Citoyenne - dans Industrie pharmaceutique
commenter cet article
26 octobre 2012 5 26 /10 /octobre /2012 22:06

Le Figaro. 25/ 10/ 2012. Stéphane Durand-Souffland.

 

Les laboratoires poursuivaient le quotidien pour la publication d'éléments sur l'affaire du Mediator.

 

La cour d'appel de Paris vient de rendre un arrêt important pour la liberté de l'information, en donnant raison au Figaro contre les laboratoires Servier.

 

Sous la plume d'Anne Jouan, Le Figaro a multiplié les révélations sur l'affaire - actuellement à l'instruction - du Mediator, ce médicament utilisé comme coupe-faim et soupçonné d'avoir causé le décès de nombreux patients depuis sa mise sur le marché. Un article du 7 février 2012 a conduit les laboratoires à poursuivre le journal. Il s'agit de la divulgation d'un procès-verbal dans lequel une ancienne employée de Servier raconte à sa façon les coulisses de la commercialisation du Mediator. Le témoin précise notamment: «Ce médicament était appelé, chez Servier, “le Merdiator”

 

Les laboratoires ont engagé des poursuites sur le fondement de l'article 38 de la loi sur la presse, qui réprime la publication d'actes de procédure avant leur lecture en audience publique. «Un délit commode qui peut permettre d'obtenir une condamnation sans débat au fond», relève Me Christophe Bigot, avocat du Figaro et d'Anne Jouan. De fait, Servier a obtenu gain de cause en première instance.

 

Analyse contraire

 

La cour d'appel, donc, impose une analyse contraire. Son arrêt du 24 octobre constate, certes, que l'article comprend «dix extraits» d'un procès-verbal d'audition dans le cadre d'une instruction visant Jacques Servier et plusieurs de ses sociétés pour «escroquerie, tromperie aggravée et obtention indue d'une autorisation administrative», extraits «qui ne peuvent être appréciés comme de courtes citations d'actes de procédure» (lesquelles échapperaient à l'article 38). Cependant, l'article s'inscrit «dans le cadre d'un large débat public préexistant sur la responsabilité des laboratoires Servier».

 

Pour la cour, «informer le public sur un sujet tel que l'affaire du Mediator (…) présente sans conteste un intérêt majeur». De surcroît, estiment les magistrats, «il ne peut valablement être prétendu qu'une telle publication portait atteinte au droit de (Servier) à bénéficier d'un procès équitable et à l'autorité et l'impartialité des juges alors qu'elle concernait le simple témoignage, non décisif, d'une de ses anciennes visiteuses médicales, recueilli au cours d'une information judiciaire complexe».

 

La cour considère que «l'application de l'article 38 de la loi du 29 juillet 1881 à la publication incriminée constitue une ingérence, dans l'exercice du droit à la liberté de la presse, disproportionnée», et non conforme à l'article 10 de la Convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales. Par conséquent, elle infirme le jugement de première instance et condamne les laboratoires Servier à payer les dépens ainsi que 10.000 euros au Figaro et à Anne Jouan.

 

Le groupe pharmaceutique dispose de deux mois pour former un pourvoi en cassation. Son avocat, Me Yves Baudelot, n'a pu être joint jeudi.

 

LIRE AUSSI:

» Servier a testé le Mediator sans avertir des risques

 

Compte tenu de ce genre d’actualités, la logique des choses serait maintenant que la justice puisse aussi lever la chape de plomb médiatique sur les risques graves des vaccins qui constituent encore bien davantage « un sujet d’intérêt majeur » pour le grand public compte tenu que, contrairement au Mediator, cela concerne potentiellement tout le monde.

  

Or tout démontre que ces risques sont constamment minimisés ou tus par une presse bridée et bâillonnée, qui n’a globalement JAMAIS traité ce sujet de façon strictement équilibrée. Le rôle de la presse est donc accablant et c’est là une des grandes raisons pour lesquelles nous avons atteint un degré si élevé de pressions, contraintes et de tyrannie vaccinales !

Repost 0
Published by Initiative Citoyenne - dans Industrie pharmaceutique
commenter cet article
26 octobre 2012 5 26 /10 /octobre /2012 00:00

applaudissements.gif

Nous avions déjà publié il y a peu sur ce "pacte" extrêmement inquiétant conclu entre la Ministre fédérale belge de la Santé Laurette Onkelinx et le secteur pharmaceutique. Toutefois, après lecture de l'article titré "Pax Pharmaceutica" dans le Journal du Médecin du 19 octobre dernier, nous ne résistons pas à vous retranscrire quelques passages surréalistes qui témoignent du parti-pris éhonté de ce journal qui regorge de publicités en faveur des pharmas...

 

"Ce n'est pas vraiment une bombe, mais en ces temps économiques et institutionnels troublés, peu de gens se plaindront que la Ministre Onkelinx ait pu signer avec l'industrie pharma, un pacte qui offre une stabilité à leur relation."

 

"Les deux parties ont signé un véritable Pacte sous le titre "partenariat pour préserver la solidarité et l'innovation en matière de médicaments, au bénéfice des patients."

 

(Ben voyons...ça fait penser aux vaccins qu'on préconise aveuglément toujours pour notre Bien ou "le Bien commun"!)

 

"Figure également à l'agenda, la mise sur pied, en concertation avec pharma.be, de projets "pour l'usage approprié des médicaments et l'amélioration de l'observance thérapeutique."

   

(Nul doute que ce genre de concertation "servira" le citoyen: pour Big pharma, l'usage le plus approprié des médicaments est celui qui est le plus large à leur profit, idem pour "l'amélioration de l'observance" car des personnes qui cessent des traitements aux effets secondaires trop nombreux sont autant de clients perdus...)

 

"La Ministre vise à ne pas majorer les cotisations spéciales du secteur  pharmaceutique et, au contraire, à réduire celles-ci dans la mesure du possible."

 

(Tiens, c'est marrant, Laurette Onkelinx nage de + en + à contre-courant puisqu'en France, ils font l'inverse, ils augmentent ces taxes sur les pharmas... mais il faut dire que contrairement à la plupart des Belges, taxés à près de 60%, GSK n'avait pas payé plus que 3% d'impôts sur près d'1 milliard de profits. Pourquoi donc en effet s'arrêter en si bon chemin avec tous ces passe-droits?!)

 

"En contrepartie, l'accès aux médicaments est facilité en rendant plus efficace la procédure de demande de remboursement de ceux-ci. [...] Le volet économique pur offre à l'industrie un environnement plus stable. [...] Pour conserver la réputation mondiale de la Belgique en matières d'études cliniques, les industriels obtiennent "une concertation étroite avec les autorités, entre autres concernant la simplification et l'accélération des procédures."

 

(Voici par contre ce qui semble se faire en France:

 

« Les firmes accusent aussi les pouvoirs publics de saper leur activité et, à terme, de menacer l’emploi. « L’industrie du médicament est très proche du point de rupture »,  affirmait en juin le Leem, en dénonçant le durcissement des critères d’évaluation des médicaments, l’encadrement des prescriptions à l’hôpital ou la multiplication des taxes sur le chiffre d’affaires. » )

 

 " Autant de raisons suffisantes pour pharma.be "d'acclamer cette nouvelle collaboration avec la ministre et sa cellule stratégique, qui, par son caractère synergique, laisse présager un épanouissement accru du secteur pharmaceutique en tant qu'acteur du bien-être général et de l'économie en Belgique."

 

 

Formidable, pas à dire ! La Belgique peut être « fière » se troquer la sécurité sanitaire de ses 11 millions d’habitants contre la prétendue sauvegarde de 32 000 emplois, superbe calcul, particulièrement légitime et logique !

 

Il faut vraiment être maladivement naïf pour encore croire que toutes ces tractations se font « au bénéfice des patients » ! Si c’était le cas, il est clair que les pharmas n’auraient pas ce genre de collaboration !  Mais il faut dire qu’on arrive vraiment ici au sommet de ce jeu de dupes dans lequel Laurence Bovy, la chef de cabinet de Laurette Onkelinx, tentait de nous faire croire que « l’industrie pharmaceutique est un partenaire comme un autre » et que « leur devoir d’information, c’est de recevoir tout le monde. » Le mépris de Mme Onkelinx et son absence de réponse sur la question du forcing vaccinal via les remboursements sélectifs de vaccins (malgré notre recommandé postal !) démontrent au contraire que le public n’est ni reçu ni entendu et qu’il n’est in fine même pas considéré comme « un partenaire » face aux influents VIP pharmaceutiques.

  

Applaudissements noirs jaunes rouges pour ces mesures absurdes... puisqu'on est quand même au pays du surréalisme pour quelque chose!

 

 

Voir ICI la réaction d'Initiative Citoyenne à ce pacte aberrant.

Repost 0
Published by Initiative Citoyenne - dans Industrie pharmaceutique
commenter cet article
24 octobre 2012 3 24 /10 /octobre /2012 22:36

labo_roche.jpg

24/ 10/2012. Par Delphine Chayet & Damien Mascret. Le Figaro.

 

Le laboratoire pharmaceutique suisse n'aurait pas analysé plusieurs milliers de rapports concernant les effets secondaires de ses médicaments. Il s'expose à une amende record à l'issue de la procédure.

 

Pour ne pas avoir traité des données de pharmacovigilance, le laboratoire suisse Roche risque une amende gigantesque: jusqu'à 5 % de son chiffre d'affaires européen. 

 

C'est la première fois que l'Agence européenne du médicament (Emea) lance une procédure d'infraction contre un laboratoire depuis que la disposition légale a été mise en place en 2007. Il est vrai que la faute, si elle est avérée à l'issue d'une procédure qui devrait durer jusqu'en avril 2014, est sans précédent.

 

Elle a été découverte par l'Agence du médicament anglaise lors d'une inspection de routine sur le site du géant suisse à Welwyn (Royaume-Uni). Les inspecteurs ont mis en évidence une défaillance de la pharmacovigilance (surveillance des médicaments) que le laboratoire est censé exercer sur ses produits.

 

19 médicaments concernés

 

Roche commercialise notamment des médicaments majeurs en cancérologie tels que l'Avastin, l'Herceptin, le Tarceva et le Xeloda, mais aussi des antiviraux comme le Tamiflu (contre la grippe). 

 

Au total, 19 médicaments du laboratoire seraient concernés. Les inspecteurs anglais ont découvert que 80.000 rapports issus d'un programme de surveillance des patients avaient été négligés par le laboratoire.

 

Dans ces rapports étaient signalés 15.161 décès, sans qu'il soit toutefois possible d'affirmer un lien de cause à effet avec les 19 médicaments en question. Pour l'instant, les différentes agences nationales n'ont pas modifié le rapport bénéfice/risque des médicaments de Roche. Le laboratoire suisse assure coopérer pleinement avec les autorités de régulation.

 

Toujours le même discours couru d’avance : « le laboratoire assure coopérer pleinement avec les autorités ». Ben voyons… bien sûr qu’ils coopèrent, c’est justement parce que les deux coopèrent trop que le patient en sort perdant !!

Repost 0
Published by Initiative Citoyenne - dans Industrie pharmaceutique
commenter cet article
24 octobre 2012 3 24 /10 /octobre /2012 15:21

Le 17/10/2012

 

"Selon nos informations, les représentants des entreprises agrochimiques comme Monsanto et des laboratoires pharmaceutiques vont se voir retirer leur badge d’accès à l’Assemblée nationale.

 

L’affaire est passée inaperçue, mais le bureau de l’Assemblée nationale, c’est-à-dire les députés qui ont la main sur le fonctionnement du Palais-Bourbon, font actuellement le ménage dans la liste des lobbyistes accrédités. 

 

Depuis 2009, les représentants d’intérêts qui souhaitent accéder à  l’Assemblée doivent montrer patte blanche. 150 entreprises, fédérations professionnelles, associations, cabinets de lobbying et organismes divers sont aujourd’hui recensés et chaque représentant bénéficie d’un badge d’accès."

 

Source: Acteurspublics.com

 

Ca, c’est ce qui est dit. Mais regardons maintenant d’un peu plus près ce qui était avoué sur le site du Sénat français en 2007 :

 

« Au-delà de son objectif de court terme d'améliorer le taux de couverture de la population, la politique vaccinale doit, à plus long terme, être en mesure de répondre aux besoins en matière de recherche et de production nationales de vaccins et aussi de jouer un rôle moteur dans l'aide aux pays les plus pauvres. Pour relever ces défis, les laboratoires pharmaceutiques constituent les partenaires naturels des pouvoirs publics, en raison des moyens humains, techniques et financiers qu'ils mobilisent. En effet, le marché mondial du vaccin est en constante expansion, avec une augmentation des ventes de 13 % à 14 % chaque année, soit deux fois plus que les médicaments traditionnels. » [Lire le rapport du Sénat]

 

Ceci signifie donc que contacts avec les élus ou pas, ces sociétés continueront de bénéficier du favoritisme des autorités, raison (économique) d’Etat oblige !

 

Encore un jeu de dupes donc, un de plus !

Repost 0
Published by Initiative Citoyenne - dans Industrie pharmaceutique
commenter cet article
22 octobre 2012 1 22 /10 /octobre /2012 15:00

vaccin-hexa.jpg

Sanofi a annoncé le 18 octobre dernier l'arrivée sur le marché d'un nouveau vaccin hexavalent (6 en 1)... c'est donc bien qu'ils se doutent de l'approbation décidée d'avance de ce vaccin.

 

Voici ce que disait ce communiqué:

 

« Le vaccin pédiatrique novateur 6-en-1 développé par Sanofi Pasteur a été soumis par Sanofi Pasteur MSD à l’Agence européenne des médicaments (EMA) pour enregistrement dans l'Union Européenne.

 

Sanofi Pasteur MSD (co-entreprise en Europe entre Sanofi Pasteur et Merck, laboratoire pharmaceutique basé aux Etats-Unis), prévoit de commercialiser le vaccin dans les pays européens sous sa propre marque.


Le nouveau vaccin hexavalent est le seul vaccin sous forme liquide 6-en-1 prêt à l’emploi (sans reconstitution) pour la protection des nourrissons contre la diphtérie, le tétanos, la coqueluche, l’hépatite B, la poliomyélite et les infections invasives à Haemophilus influenzae de type b. »

 

Ou l'art de faire passer du vieux pour du nouveau car pour les enfants, que ce vaccin soit à reconstituer ou pas ne change hélas rien, ça reste une véritable bombe à retardement pour leur système immunitaire et leur équilibre futur tout entier...



"Grâce à ce nouveau vaccin hexavalent, Sanofi Pasteur possède maintenant un large portefeuille de vaccins pédiatriques, qui représentent autant de solutions pour les médecins et les enfants." a déclaré dans ce communiqué le Dr Jean-Paul Kress, président de Sanofi.

 

En fait, leur précédent vaccin hexavalent, l'Hexavac, loin d'être "une solution pour les enfants" fut bien davantage une tragédie, puisqu'il fut impliqué dans plusieurs décès par oedèmes cérébraux mortels du nourrisson, une pathologie dans laquelle le sang des vaisseaux sanguins du cerveau sort de son lit et "innonde" en quelque sorte tout le reste du cerveau avec des modifications de taille et de texture qui s'ensuivent et qui sont reconnaissables à l'autopsie.

 

Comme le détaille très bien l'auteure Virginie Belle dans son récent livre "Faut-il faire vacciner son enfant?", il semble bien que les véritables raisons du retrait du marché de ce vaccin Hexavac furent maquillées avec la complicité de l'Agence Européenne du Médicament en fausses raison d'inefficacité, les gens préférant savoir qu'ils ont reçu un vaccin inefficace plutôt qu'un vaccin dangereux. Alors que l'efficacité (on parle en jargon d'"immunogénicité") des différentes valences de ce vaccin 6-en-1, dont celle de l'hépatite B, avait été validée plus d'une fois par l'Agence Européenne du Médicament, c'est sous ce fallacieux prétexte que le vaccin a été retiré précipitemment du marché en septembre 2005, très peu de temps après que les autorités allemandes aient annoncé le lancement de l'étude "Token", destinée à enquêter sur tous les décès d'enfants inexpliqués et le lien possible avec cette vaccination.

 

Dans un document du Comité des Médicaments à Usage Humain (CHMP) de l'Agence Européenne du Médicament daté du 21 juin 2012, on pouvait notamment lire que "Le produit médicamenteux Hexaxim en suspension pour injection de 0,5 ml est exclusivement prévu pour les marchés en dehors de l'Union européenne."

 

En à peine 4 mois, Sanofi aura fait volte-face à ce sujet et destine donc aussi ce Xième vaccin au marché européen.

 

Quoi qu'il en soit, GSK ne sera qu'un "demi concurrent" en la matière puisque cette firme touchera bien entendu des royalties sur les ventes d'Hexaxim de Sanofi étant donné la stratégie des brevets déployée par l'ex PDG de GSK, Jean Stéphenne, et merveilleusement expliquée dans cette courte vidéo:

 

 

Tout vaccin anti-hépatite B rapporte donc des royalties à GSK et donc, si la valence anti-hépatite B est incluse dans des vaccins combinés (plus chers que le vaccin monovalent anti-hépatite B), le brevet portera sur toute la seringue et GSK percevra aussi des royalties sur le vaccin hexavalent Hexaxim de Sanofi...

 

Repost 0
Published by Initiative Citoyenne - dans Industrie pharmaceutique
commenter cet article

                    

Recherche

Contact

 

initiative.citoyenne[at]live.be

Courriers Aux Autorités & Autres Documents Importants

Ce site refuse de cautionner le label HONcode.

Ce site refuse de cautionner le label HONcode    

Ce site soutient Nurpa pour la liberté d'internet

Boutton de soutien à la NURPA