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22 novembre 2011 2 22 /11 /novembre /2011 02:32

Début novembre dernier, la firme pharmaceutique Crucell envoyait  un courrier CONFIDENTIEL aux médecins et aux pharmaciens, pour les avertir des risques accrus que son vaccin, l'Inflexal, fait courir aux enfants de moins de 5 ans chez qui ce produit suscite un risque accru de pics fébriles ( à 39°-40°C)

 

La situation doit avoir été jugée suffisamment sérieuse pour:

 

- envoyer un courrier (CONFIDENTIEL) à tous les médecins et pharmaciens.

- recommander aux praticiens de recourir à UN AUTRE VACCIN pour ce public-là

 

Voilà comment s'y prend l'industrie pharmaceutique pour parler d'effets secondaires qui concernent en premier lieu le public: elle TAIT les informations aux premiers intéressés (le public) pour les diffuser de façon confidentielle aux praticiens, de façon à protéger ses intérêts commerciaux et "sa réputation" !

 

Mais le pire est que ce courrier commence avec la phrase très révélatrice:

 

"En accord avec l'Agence Fédérale des Médicaments et des Produits de Santé, Crucell souhaite vous communiquer une information importante concernant la sécurité clinique d'Inflexal V, indiqué dans l'immunisation active contre la grippe."

 

Les instances publiques sont donc responsables d'une complicité malsaine qui s'effectue au détriment de la transparence, de la démocratie, et de l'intérêt des citoyens et cette situation est tout simplement inacceptable.

 

NB: Ce vaccin est commercialisé, comme c'est souvent le cas, sous des noms différents suivant les pays (Isiflu en Italie, Infecto Vac Flu en Allemagne, Viro Flu au Royaume-Uni). Ce phénomène n'est évidemment pas dû au hasard: là où le Coca-Cola conserve son nom "universel" quels que soient les pays, les vaccins ont souvent des appellations- caméléon dont la raison la plus probable est sans doute d'éviter une convergence mondiale rapide des récriminations des utilisateurs affectés par divers effets secondaires identiques, malgré des pays d'appartenance différents...

 

 

 

 

 

 

 

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3 octobre 2011 1 03 /10 /octobre /2011 17:47

Glaxo Smith Kline: une expansion qui tarde au Québec

 

28 septembre 2011

 

Annie Saint-Pierre

Le Journal du Québec

 

 

L’expansion de 90 millions du centre de production de vaccins contre la grippe de GlaxoSmithKline (GSK) à Québec, financé majoritairement par les gouvernements, tarde à se concrétiser alors qu’il devrait être complété.

 

Le «Journal de Québec» a appris que ce projet de doubler la production de vaccins antigrippaux en cas de pandémie n’a même pas été amorcé dans les installations de GSK au parc technologique à Québec.

 

Pourtant, cet investissement a été annoncé le 9 septembre 2009 en présence du ministre québécois de la santé, Yves Bolduc. À l’époque, le projet devait être complété pour le début de 2012.

 

Ottawa donnait 40 millions, en subvention directe, au géant pharmaceutique pour des raisons de « sécurité nationale », disait-on alors. Le gouvernement du Québec allongeait, pour sa part, 20 millions et la société GSK injectait 30 millions. Le but est d’augmenter de 15 à 30 millions de doses la capacité de remplissage en un mois de vaccins contre la grippe en cas de pandémie au Canada à partir du centre de production de Québec.

 

Mardi, le directeur des opérations de GSK à Québec, M. John Glavas, a indiqué au «Journal de Québec» que l’entreprise poursuit toujours ses discussions avec le gouvernement fédéral pour mettre en branle ce projet d’augmenter sa production à Québec, mais que rien n’a encore été concrétisé.

 

Leçons

 

« L’investissement n’est pas fait encore. On va le faire, mais on cherche présentement les meilleures options et les meilleures approches pour réaliser ce projet », a signifié M. Glavas. Il admet que la pharmaceutique a tiré des leçons des déboires qu’elle a connus pour la production de vaccins contre la pandémie de grippe H1N1 en 2009

GSK a dû recourir à d’autres fournisseurs pour approvisionner le Canada alors qu’elle avait l’exclusivité au pays.

 

« C’est assez complexe d’essayer de « dealer » avec l’expérience qu’on a eue avec la pandémie en 2009 », ajoute-t-il.

 

Actuellement, le centre de production est en mesure de livrer 15 millions de doses de vaccins dans un délai d’un mois, une fois la souche identifiée et les essais réalisés pour une pandémie de grippe.

 

« Aujourd’hui, on n’a pas la capacité de 30 millions de doses à Québec, mais on va respecter les exigences d’augmenter à ce niveau en novembre 2014. On a le temps et on va le faire de la meilleure façon possible », a indiqué M. Glavas.

 

Initialement, il était question d’ajouter une chaîne de production pour répondre à la demande de vaccination pour l’ensemble de la population canadienne.

 

Contrat

 

GlaxoSmithKline est le principal fournisseur des vaccins antigrippaux au Canada, mais ne détient plus l’exclusivité après l’épisode du H1N1. En mars, Ottawa lui a accordé 425 millions de dollars pour fournir cinq millions de doses de vaccins contre la grippe saisonnière à toutes les années, mais pour aussi livrer 30 millions de doses en cas de pandémie, qui devront tous être produits à Québec à partir de novembre 2014.

 

Ottawa a choisi de se garder une marge de manœuvre en laissant à Sanofi Pasteur la production d’une réserve de secours de vaccins anti-pandémique pour 33,1 millions sur trois ans. Novartis a aussi obtenu 50 millions, toujours pour trois ans, pour la production de vaccins contre la grippe saisonnière.

 

Un édifice en attendant

 

En attendant l’expansion, GSK vient tout de même de compléter la construction d’un édifice administratif de 16 millions dans le parc technologique à Québec.

La communauté d’affaires a été conviée à une inauguration, mardi matin, pour cet investissement, entièrement privé, servant à loger les 140 employés qui travaillent à l’administration des opérations de GSK dans la région de Québec.Le bâtiment est construit tout juste en face du centre de production de vaccins. Il s’agit d’un centre administratif environnemental, érigé en bois, avec des systèmes de climatisation et de chauffage géothermiques.La direction de la compagnie pharmaceutique soutient avoir utilisé les meilleures technologies à la fine pointe pour ce bâtiment.

 

Source: Argent.canoe.ca

 

 

En temps de crise financière, alors que des milliards d’euros d’économie sont exigés des citoyens les plus modestes, on constate que des centaines de millions d’euros sont cependant toujours disponibles pour l’achat de vaccins expérimentaux en cas de « future pandémie » tant attendue et déjà tant annoncée !

 

Alors bien sûr que les pharmas « ont le temps » car ce qui compte ce sont les dividendes finaux et tous les moyens justifieront une telle fin. D’où que ce n’est plus à un an près. De nombreuses échéances ont déjà été annoncées : 2014, 2015. Peut-être même avant.

Et, comme par hasard, l'OMS écrit vouloir que la vaccination soit considérée comme "essentielle" dans son Projet de Stratégie Mondiale de vaccination pour la période 2006-2015...

 

Pour justifier cette gabegie, les autorités prétextent « la sécurité nationale » et il faut dire que le Québec a été une des régions du monde les plus dociles au cours de la campagne vaccinale anti-H1N1 mais ce financement des Etats en dépit de la désaffection croissante des gens pour la vaccination en dit long sur l’ampleur du mépris de l’élite pour les choix des électeurs !

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14 septembre 2011 3 14 /09 /septembre /2011 11:41

28 juillet 2011

 

L’agence US de surveillance des médicaments, la FDA, a annoncé avoir découvert chez la principale société de recherche sous contrat, Cetero Research, un « système de falsification généralisé » des études pharmacologiques, de celles qui permettent aux Big Pharma d’obtenir des autorisations de mise sur le marché. Médi… calmant !

 

Dr. Scott S. Reuben a du souci à se faire. Son titre de « Madoff de l’industrie pharmaceutique » (totalement passé sous silence de ce côté-ci de l’Atlantique, au passage…) ne tient plus qu’à un fil. En mai et en Décembre 2010, la Food And Drug administration (FDA) a inspecté la société Cetero. Une de ces boîtes privées auxquelles les firmes pharmaceutiques sous-traitent leurs tests cliniques en vue de l’obtention d’autorisations de mises sur le marché. La plus grosse de ces boîtes, en fait. Résultat : de nombreux dossiers ont été manipulés, voire falsifiés.

 

Médicamenteur

 

Et pas qu’un peu. Entre avril 2005 et juin 2009, les biologistes désignés comme responsables d’essais cliniques étaient tout simplement… absents de leur labo, au moment où ils étaient pourtant censés mener les tests. Peut-être se doraient-ils la pilule sur une plage exotique (plutôt que de la tester) ? Une étrange situation qui s’est reproduite 1900 fois ! En plus de cette « falsification généralisée« , la FDA estime aussi que Cetero a modifié a posteriori les résultats de ses études pour parvenir à la bonne conclusion : que le médicament évalué était sacrément efficace et sans danger.

 

« Les fautes relevées sont suffisamment graves pour susciter des préoccupations quant à l’intégrité de toutes les données générées par Cetero sur cette période de cinq années » a affirmé mardi la FDA dans un communiqué, avertissant par là même les fabricants de médicaments qu’ils pourraient avoir à refaire les études de Cetero intervenues entre avril 2005 et Juin 2010. Même conclusion du côté de l’auditeur indépendant mandaté par la FDA : « Si le laboratoire est corrompu, les données générées le seront aussi. »

 

Les autorités sanitaires en double aveugle

 

Houla… des médocs dangereux auraient-ils pu être autorisés de façon arbitraire ? Seront-ils prochainement retirés des bacs de nos pharmacies préférées ? Qu’on se rassure… on n’en n’est pas encore là. Aucune firme pharmaceutique n’est nommément citée. D’ailleurs, la FDA demande à celles qui ont eu recours à Cetero… de s’identifier d’elles-mêmes ! Tout en les caressant dans le sens du poil. Selon le régulateur, il n’y a pas de quoi en faire une maladie : il ne s’agirait là que d’une mesure de précaution, « la sécurité et l’efficacité des médicaments déjà sur le marché étant peu susceptibles d’être affectées » … Et on devrait gober la pilule ?

 

 Le cachet du labo faisant foi

 

 Remarque : en 2008, la FDA (comme son équivalent européen, l’EMA) n’a inspecté que 1,9% des centres d’essais cliniques américains. D’autant qu’aujourd’hui, la plupart des études sont réalisées en Europe de l’Est, en Asie ou en Amérique latine. Sans « aucun moyen d’évaluer la qualité des recherches » , déclarait il y a quelques moins un éminent chercheur zunien. Ça laisse rêveur…

 

« La santé dépend plus des précautions que des médecins » [Jacques-Bénigne Bossuet]

 

Source : Les Mots ont un sens

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2 juillet 2011 6 02 /07 /juillet /2011 16:25

Publié par Pharmaleaks, le 1er juillet 2011, sur Agoravox.

 

Suite au courrier de 2 firmes pharmaceutiques, une étude montrant une augmentation du risque de cancer liée à la prise de certains médicaments pour traiter le diabète a subitement disparu.

 

Januvia-36f9c.jpgDécidément, le diabète est à l'honneur en ce moment ! Un article récemment paru dans le Lancet explique que le nombre de diabétiques a doublé depuis 1980. Selon cette étude financée par la Fondation Bill & Melinda Gates et l'Organisation Mondiale de la Santé, 350 millions de personnes souffraient de diabète en 2008.

Un fabuleux marché pour l'industrie pharmaceutique.

Oui mais !

Primum non nocere. Les enjeux du diabète ne doivent pas nous faire perdre de vue que la première qualité d'un médicament est avant tout de ne pas nuire. Ainsi, le retrait tardif du marché du Mediator, de l'Avandia et de l'Actos est d'autant plus impardonnable que nous disposons d'un grand nombre de traitements efficaces, disponibles sous forme de génériques, pour traiter cette maladie.

Or, un texte hallucinant, digne d'un long-métrage hollywoodien, est paru dans le BMJ il y a quelques semaines. Ce texte est passé complètement inaperçu aux yeux de la presse française alors qu'il contient tous les ingrédients pour vendre du papier. Il faudra qu'on m'explique un jour comment travaillent certains journalistes...

Tout commence par une étude à paraître dans la publication internationale "Gastroenterology". L'étude est signée d'un grand nom du diabète, Peter Butler. Que dit-elle ? Tout simplement que deux antidiabétiques de dernière génération (la sitagliptine et l'exenatide, commercialisés respectivement sous les noms de Januvia et Byetta) augmentent significativement le risque de cancer du pancréas, de pancréatite et de cancer de la thyroïde !

Risque de pancréatite multiplié par 6,8 chez les patients sous sitagliptine et par 11,8 chez les patients sous exenatide.
Risque de cancer du pancréas multiplié par 2,4 chez les patients sous sitagliptine et par 2 chez les patients sous exenatide.
Risque de cancer de la thyroïde multiplié par 3,4 chez les patients sous sitagliptine et par 7,6 chez les patients sous exenatide.

Nouveau scandale en perspective ? Vu les enjeux, on ne peut pas se permettre une nouvelle affaire Mediator. D'autant que ces médicaments sont commercialisés dans le monde entier.

Deux firmes pharmaceutiques, pleines de bonnes intentions, Novo Nordisk et Merck se plaignent alors auprès d'Anil Rustgi, rédacteur en chef de la revue Gastroenterology. Les firmes critiquent la méthodologie utilisée. Merck explique qu'une telle publication "pourrait avoir un effet négatif sur la prise en charge des patients" et Novo Nordisk de rajouter qu'un tel papier pourrait "démarrer une crise sanitaire dont on se passerait" (la phrase originale stipule : "it could spark an unnecessary health scare").

Selon l'auteur de la publication, Peter Butler, ces firmes ont tout simplement demandé l'annulation de l'article. Aussitôt, le site internet de Gastroenterology indique que les auteurs se sont rétractés. Butler se plaint auprès du journal qui modifie son site et indique que la publication a été retirée, c'est à dire cette fois à l'initiative de la revue.

Le 10 mai 2011, le BMJ a publié un rectificatif expliquant que contrairement à l'impression qui se dégageait de l'article précédent, l'étude de Gastroenterology n'a pas été annulée du fait des plaintes reçues par les firmes. La revue a simplement souhaité laisser plus de temps aux auteurs pour peaufiner leur texte.

L'étude paraîtra donc bien en juillet.

De son côté, Merck a publié un droit de réponse dans le BMJ. En substance, cette lettre n'était absolument pas destinée à demander la suppression de l'article. La firme expliquait simplement ses réserves par rapport à la méthode utilisée.

Notons que c'est une méthodologie comparable qui a permis au Dr Irène Frachon de mettre en évidence les effets du Mediator. Une méthodologie également critiquée par la firme concernée...

Merck fait également référence à une position officielle d'une société savante internationale : l'EASD (European Association for the Study of Diabetes), dans laquelle, cette association détaille les biais de l'étude... "Although there are important questions which currently need to be answered with respect to the safety of incretin-based medications, there is no definitive evidence pointing to an increase in cancer risk. The only robust way of measuring comparative risk is within randomised control trials which record adverse events. There is no immediate need for action, and patients should under no circumstances stop taking any medication and should consult their physicians to be advised on their diabetes therapy."

Ce qui donne en français :

"Malgré les questions importantes soulevées qui nécessitent d'être résolues, en ce qui concerne la sécurité des médicaments agissant sur les incrétines, il n'y a pas de preuve définitive montrant une augmentation du risque de cancer. La seule manière robuste pour mesurer un écart de risque, ce sont les études cliniques randomisées qui recensent les effets secondaires. Il n'y a pas lieu d'agir pour le moment et les patients ne doivent en aucun cas arrêter leurs médicaments et consulter leur médecin pour demander conseil sur le traitement à suivre."

C'est effectivement ainsi qu'il a été possible par exemple de prouver formellement la toxicité du Mediator en 2009 avec une étude randomisée, ... après 33 ans de commercialisation !

Xavier Bertrand ne déclarait-il pas il y a quelques jours que désormais le doute devait profiter au patient et non à la firme ?


Novo Nordisk est "corporate member" et Merck "Gold member" - on ne saurait trouver un titre plus approprié - de l'EASD, une société savante bien évidemment indépendante.

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30 juin 2011 4 30 /06 /juin /2011 21:27

Le 22 juin dernier, France 2 diffusait une séquence intéressante, au cours du JT au sujet de la façon dont l'industrie s'y prend pour soit-disant "informer" le corps médical.

 

On pouvait ainsi apprendre que l'Inspection générale des affaires sociales (IGAS) préconise la suppression pure et simple des visiteurs médicaux pour les remplacer par un organisme indépendant d'information des médecins. C'est dire l'importance du problème!

 

Au cours de ce reportage, on pouvait voir une visiteuse médicale du laboratoire Sanofi, Nathalie Rosse-Goullier, en train de promouvoir le (tristement) célèbre vaccin Gardasil, destiné aux jeunes filles, auprès d'un médecin généraliste. La journaliste précisait d'ailleurs bien que "son discours et ses documents sont écrits par le laboratoire avec le visa des autorités sanitaires."

 

Les propos des deux femmes, de la visiteuse et du médecin étaient si "savoureux" qu'ils méritaient d'être retranscrits ici.

 

Nathalie Rosse-Goullier (visiteuse médicale): "Ce n'est pas de la publicité parce que la publicité, ça fait vendre et moi, je fournis de l'information. Après, le médecin reçoit cette information et c'est lui qui gère cette information comme il veut avec ses patients et dans son cabinet."

 

Dr Hélène Guichardet (médecin généraliste): "Moi, je ne me suis jamais sentie obligée de prescrire un médicament que je n'avais pas envie de prescrire. Après, c'est à nous de garder notre indépendance bien sûr."

 

Heureusement, le reportage relayait aussi les propos sensés de Martin Hirsch, ancien haut commissaire aux solidarités actives:

 

"Il n'est pas normal que les médecins soient visités par des gens qui vont leur vanter des médicaments, qui peuvent les pousser à la prescription, qui peuvent connaître les habitudes des médecins et qui peuvent, comme cela, influencer la prescription. Et c'est ce qu'on a vu avec Mediator. On a vu avec Mediator des médecins qui prescrivaient en dehors des indications sanitaires."

 

Le reportage stipulait également que le Ministre Xavier Bertrand devait justement annoncer sous peu "une grande réforme du système du médicament" mais il semble bien évident que jamais ce dernier n'aura l'audace et le bon sens d'appliquer la recommandation (légitimement) radicale de l'IGAS tant les enjeux financiers en cause sont importants.

 

La moralité de ce reportage c’est que l’industrie et ses représentants semblent vraiment prendre les gens pour des imbéciles (c’est un euphémisme).

Ainsi, cette représentante qui prétend ne pas faire de publicité mais simplement « fournir une information »… Si l’industrie pharmaceutique n‘employait pas les visiteurs médicaux à des fins commerciales, pour augmenter les prescriptions et donc les ventes de leurs produits, on voit assez mal ce qui pourrait expliquer l’existence de pas moins de 18 000 visiteurs médicaux, rien qu’en France, bien évidemment rémunérés par ces mêmes laboratoires !

 

Et, comme le reportage le précisait, ces visiteurs médicaux relaient « leur information » avec « le visa des autorités sanitaires ». Par conséquent, si ces laboratoires ne fournissaient qu’ « une information » sans but promotionnel, ils devraient pouvoir se satisfaire des seules « informations » des autorités sanitaires, déjà identiques aux leurs, sans besoin de forcing ou autre lavage de cerveau des praticiens. Tout cela nous montre à quel point le mélange des genres est dangereux pour la santé des citoyens et toute la complicité des autorités dans cette véritable mafia médicale (collusion et complicité qu’on avait déjà pu constater par exemple dans le cadre du contrat secret d’achat de vaccins H1N1, un texte qui démontre à lui seul que le discours de l’état est totalement superposable à celui de l’industrie pharmaceutique qui devait même donner son aval au gouvernement avant publication d’un communiqué de presse !)

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24 mai 2011 2 24 /05 /mai /2011 23:59

Dans un dossier de la revue Pharmaceutiques (revue du secteur) datant de juin-juillet 2007 et intitulé "Vaccins, l'Europe mène le bal", on peut lire les propos, plus que troublants de Didier Hoch, président de l'European Vaccine Manufacturers à Bruxelles.(voir page 4/14)

 

En effet, à la question "Que manque-t-il à l'industrie du vaccin pour être durablement confortée dans sa croissance?"

 

Didier Hoch répond: "Il faudrait déjà que sur les investissements à long terme, en R&D ou en production, nous ayons une vision claire de l'avenir. C'est à dire que quand l'Europe décide d'une priorité comme la préparation de la pandémie grippale, qu'elle inscrive bien cette préparation au rang de ses priorités et affiche sa volonté de soutenir des projets de R&D. il faut en un mot une politique clairement définie en la matière."

 

 

Là c'est sur que, pour le coup, la "pandémie" de 2009, elle avait été très très bien préparée, très  à l'avance... Tellement bien préparée d'ailleurs qu'elle n'a jamais vraiment eu lieu et, on n'en doute pas, beaucoup en sont déjà à guetter les suivantes. Appât du gain oblige!

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7 avril 2011 4 07 /04 /avril /2011 18:43

Le Monde, 05/04/2011

 

L'affaire du Mediator a montré les liens parfois trop proches que peuvent entretenir un grand laboratoire pharmaceutique comme Servier et les autorités de santé. Mais l'influence des labos peut s'exercer aussi dans un autre domaine : celui de la presse médicale.

Mails et pièces à l'appui, la journaliste dénonce en effet des censures, explicites ou implicites, de son travail, notamment par rapport à Servier.  Le journal, lui, estime avoir "respecté l'éthique".

ARTICLES EN RELECTURE CHEZ SERVIER ?

Craignant les foudres du laboratoire, l'un des principaux annonceurs de l'hebdomadaire, la rédaction en chef aurait ainsi, selon l'ex-salariée, refusé de parler du livre du docteur Irène Frachon, Mediator 150 mg, combien de morts ? (Dialogues.fr, 2010).

Même après l'étude de la Caisse nationale d'assurance-maladie sur ce médicament, qui confirmait, en octobre 2010, les craintes du Dr Frachon, Impact médecine n'a pas fait état de ces critiques. "Notre rédactrice en chef a accepté qu'une des journalistes fasse un article. Mais son papier, très factuel, n'a finalement pas été publié. Raison invoquée par la rédaction en chef : 'C'est trop sensible''', raconte encore Virginie Bagouet.

Interrogée par Le Monde.fr, la directrice de la rédaction d'Impact Médecine, Anne Prigent, relativise : "C'est vrai, nous n'en avons pas parlé, mais comme l'ensemble de la presse. Nous n'avons pas de rubrique 'Livres' et nous ne voyions pas la nécessité, à sa sortie en juin 2010, de revenir sur cette affaire, puisque le Mediator a été interdit en 2009".  Elle dément toute "censure", "à moins que vous appeliez censure la réécriture d'articles mal construits", et dénonce un "mauvais procès".

"NOUS NE SOUHAITONS PAS VOIR FIGURER LE GRAPHIQUE"

Autre exemple cité par la journaliste, qui concerne toujours le laboratoire Servier : "J'ai été envoyée, fin août 2010, suivre un congrès de cardiologie à Stockholm, où était présentée une étude importante de Servier sur un de ses médicaments, le Procoralan. L'article que j'ai écrit a été envoyé en relecture à Servier pour 'validation scientifique'", se souvient la journaliste.

"J'étais en copie des mails, j'ai vu la relecture par le laboratoire. Des modifications ont été apportées, dont une erreur." Et lorsque la journaliste demande à sa rédactrice en chef des explications, Virginie Bagouet indique qu'elle s'est vu répondre : "Servier est content".

Anne Prigent réfute en bloc : "Nous ne faisons pas valider nos articles par Servier, ni par aucun autre laboratoire. Il peut arriver qu'il y ait relecture, au niveau scientifique, par des experts, pour des précisions techniques. Les conférences sont souvent en anglais et on décrit rapidement des choses complexes, qui peuvent nécessiter des éclaircissements." Contacté, le laboratoire Servier n'a pas souhaité répondre aux questions du Monde.fr

Pourtant, des échanges de mails que Le Monde.fr a pu consulter posent question. On y constate qu'une directrice de clientèle d'Impact Médecine est en relation régulière avec un cadre de Servier à propos d'articles à paraître. "Pour la relecture, êtes-vous là vendredi ?", lui demande-t-elle. Ce dernier répond : "N'hésitez pas à m'envoyer les articles à relire." Quelques mails plus tard, il écrit à la directrice de clientèle : "Je vous confirme que nous ne souhaitons pas voir figurer le graphique."

"LES RÉDACTIONS SE METTENT AU SERVICE DES LABOS"

Pour expliquer les censures qu'elle dénonce, Virginie Bagouet avance une raison avant tout économique. "Je n'ai pas le chiffre précis mais la publicité des laboratoires représente l'essentiel des revenus de la revue", précise la journaliste qui poursuit : "A chaque fois qu'on a voulu parler du Mediator, on nous a répondu que, la dernière fois que le journal avait critiqué Servier, celui-ci n'avait plus commandé de publicité durant six mois, mettant en péril les finances."

Le député PS Gérard Bapt, président de la mission d'information parlementaire sur le Mediator, a reçu Virginie Bagouet. Il se dit "scandalisé". Et tout particulièrement par un épisode cité par la journaliste : à l'occasion d'un dossier sur la rhumatologie, la moitié de son article a été, selon elle, réécrit. Dans un autre cas, un autre article, vantant les mérites d'un médicament de Servier, a été inséré à son insu.

L'article était signé d'un prête-nom : une certaine Claire Bonnot. Une signature utilisée, d'après la journaliste, pour les articles vantant les produits du laboratoire. "C'est faux, répond la directrice de la rédaction, Anne Prigent. Claire Bonnot est un pseudonyme utilisé depuis des années pour les articles écrits ou modifiés par la direction de la rédaction, en aucun cas uniquement pour Servier."

"En commission, les responsables d'Impact Médecine nous ont assuré que cette  personne existait, qu'il s'agissait d'un article écrit de manière indépendante. En fait c'était faux, tout avait été relu et corrigé chez Servier", fustige Gérard Bapt, furieux de ce "chantage à la pub". "Les rédactions se mettent au service des labos parce qu'il faut vivre", constate l'élu, qui estime que la pratique touche la plupart des journaux spécialisés à destination des médecins.

"LES MÊMES PRESSIONS DANS TOUTE LA PRESSE"

Si Virigine Bagouet a quitté la revue, elle ne se fait pas d'illusion : "Je pense que j'aurai du mal à retrouver un travail dans la presse médicale, sourit-elle. Je n'ai pas eu à pâtir de ce genre de pratique avec d'autres laboratoires, mais je sais que cela existe." Et d'ajouter : "Servier a un mode de communication un peu archaïque, les autres sont plus subtils dans leurs techniques de communication."

Et le problème de fond demeure : "La crise rend cette presse encore plus dépendante des annonceurs." Même un scandale comme celui du Mediator ne suffit pas à ébranler ce rapport de force. "Ce qui m'a décidé à témoigner, c'est de voir la presse médicale nier en bloc et jouer la vertu. C'est grave", estime la jeune femme.

Pour Anne Prigent, "les pressions dans la presse médicale sont les mêmes que dans toute la presse. Nous y répondons de la même manière. Les labos sont nos annonceurs principaux, c'est clair. Mais on fait notre travail avec éthique."

Gérard Bapt, lui, se montre pessimiste : "Il est difficile d'encadrer les pratiques de la presse médicale. On évoque la possibilité d'imposer des espaces de publication pour les agences officielles mais cela n'aura pas un impact énorme. Ce sont les instances de régulation de la publicité qui devraient agir." L'élu souhaite toutefois que ces expériences incitent les médecins à prendre du recul lors de la lecture de ces revues,"qui ne sont bien souvent que du matraquage pour certains produits".

Samuel Laurent

 

Source: Le Monde 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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27 octobre 2010 3 27 /10 /octobre /2010 23:40

PHARMA/ Le géant britannique de la pharma GlaxoSmithKline plie face à la justice américaine. Washington l’accusait de fabriquer et distribuer des médicaments frelatés.

 

AFP, 26/10/2010

 

 

Le groupe pharmaceutique britannique GlaxoSmithKline (GSK) va payer 750 millions de dollars pour mettre fin à des poursuites du gouvernement américain. Washington l’accusait de fabriquer et distribuer des médicaments frelatés.

 

Dans un communiqué publié mardi, le département américain de la Justice (DoJ) indique que SB Pharmco Puerto Rico, une filiale de GlaxoSmithKline, a accepté de «plaider coupable à propos d’accusations liées à la fabrication et la distribution de certains médicaments produits à l’usine de Cidra, à Porto Rico», aujourd’hui fermée.

 

GSK va payer 750 millions de dollars pour mettre fin aux poursuites du gouvernement liées à ces problèmes, dont 150 millions de dollars d’amende pénale et un versement de 600 millions de dollars dans le cadre d’un règlement à l’amiable avec le gouvernement, ajoute le communiqué.

 

Les médicaments concernés, fabriqués à l’usine de Porto Rico entre 2001 et 2005, sont le Kytril (anti-nausée), le Bactroban (pommade contre les infections), le Paxil CR (anti-dépresseur) et l’Avandamet (traitement du diabète).



Source: 24H.ch

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9 octobre 2010 6 09 /10 /octobre /2010 21:07

ZURICH (Suisse) - Le groupe pharmaceutique suisse Novartis a annoncé jeudi avoir conclu un accord avec la société américaine Synthetic Genomics Vaccines (SGVI) pour accélérer le développement de vaccins contre la grippe.

 

Dans le cadre de ce partenariat d'une durée de trois ans, le laboratoire suisse va employer la technique du "génome synthétique" pour accélérer la production de virus souches de la grippe, a-t-il précisé dans un communiqué.

 

Les virus souche sont utilisés comme base dans la production de vaccin à grande échelle.

 

Novartis et SGVI vont développer une base de données de virus souches synthétiques disponibles pour démarrer la production de vaccins contre la grippe dès que l'Organisation mondiale de la santé (OMS) aura identifié le type de grippe.

 

"Cette technologie pourra réduire le temps de production des vaccins jusqu'à deux mois, ce qui est particulièrement important dans le cas d'une pandémie", a précisé le groupe helvétique.

 

Novartis développe et commercialise des vaccins contre la grippe saisonnière et a fait partie des laboratoires qui ont produit un vaccin contre la grippe H1N1.

 

A la Bourse suisse, cette annonce n'a guère influencé le titre Novartis, qui progressait légèrement de 0,18% à 55,80 francs suisses dans un marché en baisse de 0,05% à 07H18 GMT.

 

(©AFP / 07 octobre 2010 09h24)

 

Source: Romandie

 

 

L'avis d'Initiative Citoyenne: Alors que ces vaccins H1N1 expérimentaux au développement bâclé ont déjà fait des milliers de victimes sans parler des décès et autres évènements graves survenus au cours des essais cliniques, voilà que se confirme bel et bien le souhait inquiétant, tant des officiels de santé que de la part des industriels, d'accélérer encore le processus de fabrication de ces produits. Sans doute pour mieux parvenir à l'avenir à faire croire à la "grande efficacité" de cette méthode? Quoi qu'il en soit, on parle de nouveau ici de future pandémie (à noter que l'article fait état d'un partenariat d'une durée de 3 ans), de production de vaccins A GRANDE ECHELLE.

On parle du reste de la technique du "génome synthétique", une technique qui consiste à vouloir imiter la Nature (et soi disant faire Mieux ou tout aussi bien!) avec tous les risques inhérents à ce type d'arrogance.

 

Au sujet de cette technique, il faut savoir qu'à l'occasion de la création de la première cellule au génome artificiel (synthéthique) en mai 2010, Jennifer Miller, directrice de Bioethics International a expliqué: “Avec une nouvelle technologie, il vous faut toujours considérer les bénéfices ET LES RISQUES, souligne Jennifer Miller, directrice de Bioethics International. Il y a le risque de voir cette technologie tomber entre de mauvaises mains, telles celles d’un bioterroriste. Il y a aussi des risques importants mais plus subtiles liés au fait que vous ne savez pas ce qu’il se passera quand ces nouveaux organismes ou ces nouvelles espèces auront été libérées dans la nature.”

 

L'usage des vaccins hépatite B ne s'est pas révélé sûr, à tel point que les industriels sont déjà en train de fabriquer de nouveaux vaccins anti-hépatite B. On peut donc se demander pourquoi si ceux-ci étaient tellement "au point". Il est à noter que ces vaccins sont des vaccins recombinants (transgéniques), obtenus via des OGM pour la culture des virus...

 

En conclusion, quand on lit ces "projets" alarmants et inquiétant, on en revient toujours au même constat: les instances "publiques" (en tout cas celles qui sont crues comme telles et se présentent ainsi officiellement) et même les états n'ont plus AUCUN pouvoir sur ces gigantesques firmes pharmaceutiques qui peuvent se permettre de faire la loi, tout simplement parce qu'elles en ont les moyen et qu'elles constituent, avec tout l'argent accumulé, un véritable "rouleau compresseur" en terme de démocratie et de santé.

 

Tout cela, ce ne sont bien sûr pas des affirmations gratuites: on a bien vu l'arrogance et l'autoritarisme "du maître" quand Novartis s'effarouchait de voir l'Etat français vouloir résilier une partie des doses préalablement commandées et menaçait de ne plus "livrer" de futurs vaccins en cas de futures pandémies...

 

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21 septembre 2010 2 21 /09 /septembre /2010 21:58
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