Overblog Tous les blogs Top blogs Beauté, Santé & Remise en forme Tous les blogs Beauté, Santé & Remise en forme
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU
22 novembre 2010 1 22 /11 /novembre /2010 22:11

Het griepvaccin dat jaarlijks aan miljoenen Nederlanders wordt gegeven, werkt niet goed. Dat stellen directeur Roel Coutinho van het Nederlandse Rijksinstituut voor Volksgezondheid en Milieu (RIVM) en viroloog Ab Osterhaus. Bij mensen die vanwege hun leeftijd of gezondheid in aanmerking komen voor de vaccinatie, blijkt de prik het slechtst te werken, zo werd in het tv-programma Zembla gezegd.

 

Deskundigen weten volgens de makers van Zembla al langer dat het vaccin niet goed werkt. Het is nooit bewezen dat na het vaccineren het aantal sterfgevallen van griep daalt. "Dat het vaccin niet werkt is eigenlijk logisch. Het heeft een goed afweersysteem nodig en die hebben oude of zieke mensen niet", zegt Zembla-woordvoerder Sander Rietveld. Het griepvaccin zou zelfs nadrukkelijk gesponsord zijn door de farmaceutische industrie.

 

Slechte studies

 

Volgens de Nederlandse hoogleraar innovatie en medische biotechnologie Huub Schellekens bleken studies die op het nut van de griepprik wijzen, zo slecht uitgevoerd, dat ze nauwelijks bruikbaar zijn. "En van die studies die wel bruikbaar waren, luidt de conclusie dat het vaccin eigenlijk niet werkt."
 
In Vlaanderen voert het Vlaams Griepplatform jaarlijks een griepvaccinatiecampagne met steun van de Vlaamse overheid. Vaccinatie wordt aangeraden voor zwangere vrouwen, chronisch zieken en 65-plussers. Ook kinderen jonger dan zes maanden en mensen die in de gezondheidssector werken, gaan volgens het Griepplatform best een prik halen voor de winter.

(belga/vsv)

 

22/11/10 17u06
 
Bron: HLN
Partager cet article
Repost0
21 novembre 2010 7 21 /11 /novembre /2010 23:32

La nouvelle secrétaire d'Etat vole au secours de Servier

Dans un article récent, nous citions le discours de notre Président tandis qu’il décorait Jacques Servier en le qualifiait de « grand Français ». Ce dernier a bien confirmé la collusion entre les hommes politiques et les laboratoires en déclarant, au sujet du scandale du Mediator : « Je me demande si on ne veut pas embêter le gouvernement ». Et, avec un semblant de naïveté il a ajouté : « Nous sommes sidérés, stupéfaits par le chiffre de 500 décès avancés par les autorités sanitaires ! C'est à se demander si cette affaire est une fabrication ».

Est-il vraiment très fatigué ou pense-t-il berner ses auditeurs en affirmant avec aplomb que son médicament n'a pas suscité « la moindre plainte » et en niant toute influence sur les autorités sanitaires. « L'idée d'une collusion avec l'Agence nous fait sourire » (cf. Le Monde du 20 novembre), alors que l’Afssaps a exagérément tardé à interdire ce médicament pourtant mis en cause dès 1997.

Si c’était vrai, comment pourrait-on expliquer l'intervention de Nora Berra qui remet en cause des études de la CNAM et de l'Afssaps. Ce médecin qui a travaillé pour trois laboratoires, dont Sanofi, entre 1999 et 2009, et estime que « c’est un atout », déclarait mardi : « il faudra voir la relation d'imputabilité entre le médicament et ses effets » alors que le doute ne peut exister.

Et jeudi 18 novembre, sur le plateau du Grand journal, la secrétaire d'état à la Santé semblait peu à l’aise sur la question de l'indépendance de l’Afssaps, ce qui est très compréhensible.

« Madame Berra confirme ce que dit Servier », a confié à Reuters Gérard Bapt, député PS de Haute-Garonne, et médecin cardiologue. « Je demande au Premier ministre de constater qu'il s'est trompé en la nommant à ce poste-là. S'il ne veut pas s'encombrer d'un nouveau conflit d'intérêts, il doit s'en séparer... »

Bien que Nora Berra ait qualifié les propos de Gérard Bapt d'« insinuations malveillantes » et de « polémique politicienne stérile », il a raison. On arrive à se demander pourquoi nos dirigeant actuels ont échangé notre Roseline qui devenait très encombrante à la Santé avec ses conflits d’intérêts, contre cette autre déléguée des laboratoires qui risque d’être pire parce qu’elle ne fait pas rire. à notre époque où tous les scandales, sanitaires ou politiques semblent ressortir, où les conflits d’intérêts font la Une des journaux, où nos politiques devraient plus que jamais rester au-dessus de tout soupçon, comme la « femme de César », il était bien maladroit de choisir ce médecin comme  membre du nouveau gouvernement.

En effet, dans Libération.fr du 15 novembre, Éric Favereau posait la question de son intégrité : « Deuxième interrogation, ses liens cocasses avec l’Assurance maladie. Récemment, le Canard Enchainé l’avait épinglé  sur l’utilisation très particulière qu’elle avait faite des arrêts maladie sur plusieurs mois en 2008. Élu à Lyon, Nora Berra a été, du 23 mai au 6 novembre, en arrêt maladie, mais elle a continué d’assister aux conseils d’arrondissement et aux conseils municipaux, ce qui lui a notamment permis de continuer de toucher ses indemnités d’élue. Un enquêteur de la Sécu avait relevé que “la caisse serait fondée à demander restitution des prestations journalières fournies”. Mais selon le Canard, après discussion avec le directeur adjoint de la CPAM lyonnaise, un simple courrier d’avertissement a été préconisé… Quand on  avait interrogé Nora Berra sur cette question, elle s’était défendue en parlant de dénonciation calomnieuse. »

Pour sa part, Mediapart du 20 novembre, signale que Nora Berra annonce au moins 10 publications scientifiques à son actif. « Des articles finalement assez difficiles à trouver puisque le très honorable moteur de recherche pubmed, réputé pour les repérer, n’en trouve que trois. Un péché par omission qui pourrait bien ne par être le seul »

Enfin dans son article, Éric Favereau signalait : « Déjà que les rapports entre les pouvoirs publics et les labos sont compliqués et parfois tendus, il sera intéressant de voir comment Nora Berra va s’en dépêtrer. à moins qu’elle ne décide de laisser ce sujet à Xavier Bertrand, en raison de ses liens passés. »

Peut-être, mais n’oublions pas le commentaire de Pharmacritique le 14 juin 2008 concernant la mise sur le marché du Gardasil qui a fait couler depuis lors beaucoup d’encre : « Chapeau bas à Andrea Kdolsky ! On aimerait avoir un tel ministre qui s'intéresse vraiment à la santé des gens et non à l'augmentation des profits des firmes pharmaceutiques. Quand on pense à Xavier Bertrand, qui avait accéléré la mise en place de la vaccination et le remboursement du Gardasil, décidant tout seul — enfin, le lobby n'était certainement pas loin... — plusieurs mois avant que les “autorités” sanitaires compétentes ne se prononcent sur les dimensions scientifiques... Il n'y a pas photo... »

Qui parle de Conflits d’intérêts ?

Sylvie Simon

 

Partager cet article
Repost0
21 novembre 2010 7 21 /11 /novembre /2010 02:45

Dans l'excellente émission "C'est dans l'air" du 19 novembre dernier sur France 5 "Médicaments: à qui se fier?", les téléspectateurs ont pu entendre d'excellentes informations qui tranchent véritablement avec la molesse et la partialité habituelle des médias dans ce domaine sensible.

 

Parmi celles-ci, il a notamment été rappelé que l'agence française des produits de santé, l'Afssaps, était financée à 3/4 par les industriels dont elle doit évaluer les médicaments.

 

Alors que des données inquiétantes étaient déjà connues en 1998 sur les effets cardiologiques du sinistre coupe-faim Mediator, il a fallu PLUS DE DIX ANS pour le retirer définitivement du marché! Comme c'est très bien expliqué dans cette émission, il faut en réalité peu de chose pour "prouver" une supériorité d'un produit par rapport à un placebo en terme d'"efficacité" mais, en revanche, les agences exigent des preuves indiscutables de toxicité pour retirer le produit du marché ce qui s'avère, in fine, totalement contraire au plus élémentaire principe de précaution et ne sert que ceux qui financent en majorité ces agences partiales (les laboratoires).

 

Mais d'autres commentaires et propos valent aussi le détour comme ceux du Pr Philippe Even, professeur émérite et président de l'Institut Necker qui a bien expliqué que les effets secondaires graves du médicament Mediator (un coupe faim du laboratoire Servier, toxique pour le coeur) pouvaient encore apparaître 3, 4 ou 5 ans après avoir arrêté d'en consommer!

 

Voilà qui devrait bien faire réfléchir tout citoyen car s'il est bien un type de médicament qui est à même d'avoir des effets long terme jamais étudiés au cours des essais cliniques généralement trop courts (à fortiori ici pour des vaccins expérimentaux au développement bâclé...), ce sont les vaccins! Les vaccins qui peuvent interagir durablement avec le fonctionnement normal du système immunitaire. Et de la même façon qu'une prise prolongée d'un médicament peut se solder par de graves effets même bien après avoir cessé d'en consommer, une vaccination peut n'avoir aucun effet apparent avant que l'équilibre du système immunitaire ne finisse par "imploser" sous la forme de phénomènes "allergiques", "auto-immuns" etc....

 

Enfin, ce dossier du Mediator révèle une fois encore le combat du "pot de terre contre le pot de fer" puisque le Dr Irène Frachon, pneumologue au CHU de Brest qui avait sonné l'alerte et rédigé un livre sur ce scandale s'était vue littéralement censurée par le tribunal en première instance, lequel avait donné raison au laboratoire qui estimait que le sous-titre de l'ouvrage ("Combien de morts?") risquait de nuire à sa réputation....

 

Le sous-titre de votre livre : Combien de morts ? a été supprimé par le tribunal de Brest sur demande des laboratoires. Vous avez fait appel...



Dr Irène Frachon: "Oui. Légitimement. Comme l'étude de la Cnam le prouve. Après avoir été désavouée par le tribunal, j'ai été salie, attaquée par les laboratoires et les autorités sanitaires. Pourtant, le 14 juin, quelques jours après la décision du tribunal, l'Agence européenne du médicament retirait définitivement le Mediator du marché ! L'appel sera jugé le 30 novembre. J'espère une décision plus favorable."

 

On voit donc bien que les autorités sanitaires soutiennent l'industrie pharmaceutique, qu'elles sont complices de ses dérives (Irène Frachon n'est d'ailleurs pas la seule à en avoir fait les frais) Mais, une fois que le scandale éclate, les autorités n'ont qu'une chose en tête, se tirer d'affaire. Elles jouent alors une sorte de "théâtre" destiné à tromper le public d'où des phrases comme celles visibles dans le résumé d'émission sur le site de France 5:

 

"Retiré du marché hexagonal, il est aujourd’hui accusé par les autorités sanitaires d’avoir provoqué 500 à 1 000 décès en trente ans et au moins 3 500 hospitalisations pour complications cardiaques

 

1. Des gens lancent l'alerte (ex: Dr Irène Frachon) mais ils sont attaqués par les laboratoires ET LEURS COMPLICES (dont l'état)



2. La justice leur donne tort (ça sent le déjà vu, déjà vécu...)

 

3. Ca devient tellement gros, tellement voyant que ni les laboratoires ni l'état ne peuvent plus empêcher le scandale d'éclater et la presse d'en parler.

 

4. L'état "joue un théâtre" et "accuse" les laboratoires.

Les laboratoires jouent dans le registre de la fausse compassion, prétendant "être préoccupés" par la souffrance des victimes ou autres genres de formulations.

 

A ce propos, souvenez-vous d'un des articles du fameux contrat secret entre l'état belge et GSK qui disait, en substance que les deux cocontractants s'abstiendront de toute démarche qui laisserait penser à une tros grande proximité (en somme tout faire pour faire croire que les deux parties sont indépendantes l'une de l'autre alors que la collusion est TOTALE)... tout se tient, c'est  exactement le même type de comportement observable ici avec l'attitude des autorités françaises faisant semblant d'"accuser" le laboratoire des effets secondaires dont elles avaient pourtant connaissance depuis des années et contre lesquels elles n'ont jamais rien fait quand elles en avaient encore le temps!!



Partager cet article
Repost0
21 novembre 2010 7 21 /11 /novembre /2010 01:17

On l'a vu dans un récent article de David Leloup, le Collège du Conseil Supérieur de la Santé (CSS) a refusé de fournir les déclarations d'intérêts des experts en se réfugiant de façon pitoyable derrière le "droit à la vie privée" ....

 

Mais comme l'a écrit David Leloup, il apparaît après analyse que plusieurs des experts ayant contribué aux avis avaient pourtant des liens d'intérêts au sens de ceux censés être un critère d'exclusion desdits experts pour le CSS.

 

«Un simple “lien d’intérêt” suffit comme critère d’exclusion au vote final des avis et recommandations officiels», résume Michele Rignanese, porte-parole du CSS.

Ah bon? Mais si ces règles existent sur le papier et que, visiblement, elles ne sont pas respectées et que divers experts dont les noms ont déjà été cités précédemment sont malgré tout inclus dans les discussions et autorisés à donner leur avis, n'est-ce pas là une preuve assez évidente qu'il y a eu corruption?

 

Mais ce qui est encore nettement plus grave à la lueur de ce scandale c'est que celui-ci ne constitue qu'une insoutenable répétition de ce qui avait DEJA été dénoncé de par le passé et que PERSONNE n'a eu la volonté de changer. Souvenez-vous:

 

Dans un article documenté du 14 novembre 2008 dans le Vif ("Les vaccins, utiles ou dangereux?"), on peut lire ceci au sujet de ce même Conseil Supérieur de la Santé:

 

"Il ressort des documents que nous avons pu consulter que quatre des cinq membres du groupe de travail qui a préparé l'avis du CSS sur le Gardasil et le Cervarix (les fameux vaccins "contre le cancer du col de l'utérus") sont ou ont été consultants ou chercheurs rémunérés par Glaxo Smith Kline ou Sanofi Pasteur MSD. Pourtant, ils ont tous les cinq signé la déclaration  de conflits d'intérêts exigée par le Conseil supérieur de la santé, une déclaration par laquelle ils affirment pouvoir agir en toute indépendance dans ce dossier.

 

"Ces gens ont été choisis pour leur expertise dans ce domaine, tout en sachant que cela pouvait donner lieu à des conflits d'intérêts", réagit Katty Cauwerts, secrétaire scientifique du CSS. Jusqu'à un certain point, c'est inévitable, il faut aller chercher les données là où elles se trouvent." Mais si le fait de conseiller l'industrie pharmaceutique contre paiement et le fait de participer aux travaux du CSS ne sont pas considérés comme constitutifs d'un conflit d'intérêts, qu'est-ce qui peut l'être?" "Le groupe de travail permanent "Vaccination" du CSS a évalué le rapport des cinq experts d'un point de vue critique et l'a remanié. Nous ne voyons aucune raison de supposer que la conclusion du rapport n'aurait pas été élaborée en toute honnêteté et objectivité." A l'étranger, on semble montrer une confiance moins aveugle  dans l'intégrité des conseillers publics."

 

D'un côté, en apparence, il y aurait "des règles très strictes" mais d'un autre, on le voit bien avec ces aveux de cette dame du CSS fin 2008, ILS SAVENT QU'IL Y AURA CONFLITS D'INTERÊTS et donc ILS L'ACCEPTENT. Ca s'appelle tromper sciemment le public même si, pour éviter que ce scandale d'une telle tromperie éclate, on évoque "le droit à la vie privée"...

 

Ce vendredi 19 novembre encore dans le cadre de l'émission "C'est dans l'Air", diffusée sur France 5, on pouvait entendre le sénateur français, François Autain, médecin de formation, expliquer clairement que ce pseudo argument selon lequel "seuls les experts travaillant avec les industriels seraient les meilleurs et les plus compétents" ne tient ABSOLUMENT PAS et reflète seulement un manque profond de volonté de changer les choses.

 

C'est toujours la règle de l'omerta qui règne: personne en somme ne voit où est le problème! Pas même la Ministre de la Santé puisque Laurette Onkelinx répondait déjà à la journaliste de l'époque, malgré ces évidences au sujet des experts du CSS qu'elle ne voyait "aucune raison de douter de l'intégrité des experts". Ben voyons!

 

Dans ce même article du Vif, on pouvait notamment lire la Ministre Arena (PS, même parti que Mme Onkelinx) dire " A chacun son métier: ce n'est pas à nous, politiques, de juger de l'utilité d'un vaccin. Il existe des outils scientifiques, comme le CSS, dont le rôle est de conseiller les politiques. Si les organismes ad hoc jugent que le vaccin est utile, et qu'il faut le rembourser, à nous, politiques, de faire connaître cette nouvelle possibilité au public."

 

Si ce n'est pas aux politiques de juger de l'utilité d'un vaccin, pourquoi Mme Onkelinx s'est-elle tellement mise en avant pour affirmer qu'avec les adjuvants, ils avaient une si grande expérience, qu'il n'y avait "aucun problème avec le squalène" etc etc??

Ca pose question. D'un côté on sort de son rôle pour faire plaisir aux firmes et de l'autre, quand le scandale se dévoile, on essaie vite de tirer son épingle du jeu?

 

Et puis, si les ministres disent devoir se baser sur les avis du CSS, n'est-ce pas cependant pleinement de leur compétence et même de leur devoir de vérifier que les institutions dont ils ont la tutelle respectent les lois et leurs propres règles?????

 

Là encore, on voit bien deux choses:

 

1°) Il y a clairement un double langage, une hypocrisie crasse:

 

Sur les plateaux télé, les ministres essaient de faire bonne figure et donner l'illusion qu'il n'y a rien à cacher. C'est ainsi que Roselyne Bachelot affirmait de façon très enjouée à Yves Calvi dans l'émission Mots Croisés du 23 novembre 2009 qu'"évidemment NON" aucun des experts qui l'ont conseillée n'avaient de conflits d'intérêts mais en mars 2010, quand elle s'est retrouvée devant le sénateur Autain sur le même sujet, elle semblait beaucoup moins fière....

 

2°) Il y a moyen d'agir autrement, avec bon sens & humanité, TOUT est une question de volonté!

 

L'exemple de la Ministre polonaise de la santé, Ewa Kopacz le prouve. Durant la "crise" du H1N1, celle-ci a démontré qu'on pouvait refuser d'acheter des vaccins pour de bonnes raisons (illégalité du contrat) n'en déplaise à l'OMS et à tous ses bailleurs de fonds. Ce type de saine attitude est donc faisable, c'est possible. Et les ministres français et belges de la Santé, ennuyés par cette comparaison polonaise gênante n'ont d'ailleurs rien trouvé de mieux à dire que ce choix n'était en fait guidé que par un manque de moyens financiers de l'état Polonais. En réalité, cette condescendance scandaleuse ne traduit-elle pas un manque criant d'éthique et de sens des responsabilités publiques que tout mandataire devrait logiquement avoir?

Partager cet article
Repost0
21 novembre 2010 7 21 /11 /novembre /2010 01:06

Vendredi 19 novembre 2010

 

En Belgique, la transparence sur les intérêts des experts qui orientent les décisions publiques fait défaut. Le Comité scientifique Influenza et le Conseil supérieur de la santé refusent de dévoiler la liste exacte et les déclarations d’intérêts des experts qui ont recommandé au gouvernement le choix exclusif du vaccin anti-H1N1 de GlaxoSmithKline, alors que tous nos voisins ont systématiquement sollicité plusieurs labos. Enquête.

 

Mais qui sont donc les experts qui ont recommandé au gouvernement fédéral d’acheter le vaccin adjuvanté de GlaxoSmithKline (GSK) contre la grippe A/H1N1, et aucun autre? Cette question toute simple, nous l’avons posée à de multiples reprises au SPF Santé publique ces derniers mois. Une réponse précise ne nous est jamais parvenue.

Rétroactes. En octobre 2005, alors que la grippe aviaire A/H5N1 est aux portes de l’Europe, un Commissariat interministériel «Influenza» est créé. Objectif: centraliser toutes les actions menées dans le cadre de la grippe aviaire et rapporter directement au ministre de la Santé.

Le Commissariat comprend un comité scientifique et un comité de pilotage. «Le comité scientifique est chargé du suivi de la situation tant épidémiologique que scientifique, il évalue les risques au niveau humain et animal pour la société belge, et émet des recommandations et des avis scientifiques, explique Jan Eyckmans, porte-parole du Commissariat et du SPF Santé publique. C’est donc le Comité scientifique Influenza qui recommande le choix du vaccin.»

A son origine en 2005, poursuit Eyckmans, ce comité était composé de représentants de la section vaccination du Conseil supérieur de la santé (CSS) et d’experts issus du comité scientifique de l’Agence fédérale pour la sécurité de la chaîne alimentaire (AFSCA).

Début 2008, le comité scientifique émet une recommandation clé au comité de pilotage influenza. Celle-ci préconise «l’achat d’un stock stratégique de vaccins Influenza A/H5N1 adjuvanté et adaptable – vaccin dont l’antigène et l’adjuvant sont conditionnés séparément», selon Jan Eyckmans. Fondée sur un critère aussi précis, cette recommandation qualifie de facto le vaccin de GSK – le seul dont l’antigène et l’adjuvant sont fournis dans deux flacons différents.

Malgré des demandes répétées, nous ne recevrons jamais le texte de cette recommandation de 2008, ni la liste des membres du comité scientifique qui l’a rédigée. Ne nous sera transmise que la composition du comité à sa création, en octobre 2005, en nous assurant qu’elle est restée «relativement stable»...

En avril 2009, lorsque la grippe porcine A/H1N1 apparaît, le Comité scientifique Influenza renouvelle la recommandation clé de 2008 en l’adaptant à la nouvelle souche. Trois mois plus tard, le gouvernement signera un contrat confidentiel et exclusif de 110 millions d’euros avec GSK pour la livraison de 12,6 millions de doses du vaccin Pandemrix.

Pourtant, de l’Espagne au Royaume-Uni, en passant par la France, l’Allemagne, les Pays-Bas, le Luxembourg, l’Irlande ou la Suisse, les experts locaux n’ont pas été aussi précis dans leurs recommandations que leurs homologues belges. Résultat: aucun producteur n’a été exclu d’emblée, et de deux à quatre vaccins de marques et compositions différentes ont été acquis par ces gouvernements (1).

Comme les experts de la section vaccination du Conseil supérieur de la santé (CSS) se sont retrouvés de facto dans le Comité scientifique Influenza, nous avons demandé au CSS les déclarations d’intérêts que lui ont remises ces experts en 2008 et 2009.

La procédure interne du CSS relative à la prévention des conflits d’intérêts est, sur le papier en tout cas, très stricte: «Un simple “lien d’intérêt” suffit comme critère d’exclusion au vote final des avis et recommandations officiels», résume Michele Rignanese, porte-parole du CSS.

En effet, l’organe d’avis scientifique du SPF Santé publique considère qu’il y a conflit d’intérêts quand «une personne associée à l’émission d’avis du CSS tire un bénéfice personnel d’un avis ou d’une recommandation du CSS, ou a des liens avec des personnes, des institutions, des organisations ou des firmes elles-mêmes concernées par lesdits avis ou recommandations, dans la mesure où cela pourrait influencer l’attitude de cette personne dans la formulation d’avis ou de recommandations».

Le Collège du CSS a refusé de nous transmettre les déclarations d’intérêts demandées, au nom de la «protection de la vie privée» des experts qui prime donc, aux yeux du CSS, sur la transparence et le contrôle démocratique de ses décisions, contrairement aux normes en vigueur en France et au niveau européen, par exemple.

Nous nous sommes alors penchés sur les publications scientifiques récentes, disponibles gratuitement sur Internet (2), des membres du Comité scientifique Influenza présents sur la liste d’octobre 2005. En effet, la plupart des revues scientifiques demandent à leurs auteurs de déclarer, en fin d’article, leurs sources de financement et leurs éventuels conflits d’intérêts.

Résultat, sur quinze experts recrutés dans les rangs académiques, au moins cinq présentent des conflits d’intérêts ayant pu, au sens du CSS, «influencer [leur] attitude dans la formulation d’avis ou de recommandations» (3) (lire l' encadré ci-dessous). Ces cinq experts nous ont confirmé qu’ils étaient bien membres du Comité scientifique Influenza en 2008 et 2009, lorsque la recommandation d’un vaccin adjuvanté en deux flacons a été émise et confirmée.

Selon la revue médicale indépendante Minerva, il a été démontré que les «cadeaux» de l’industrie pharmaceutique – du repas aux subsides de recherche, en passant par les rémunérations de consultance – peuvent nuire à l’intégrité de jugement de ceux qui les reçoivent et au respect des références en matière d’intégrité scientifique: «De nombreuses études ont montré que le comportement d’un individu n’était pas toujours rationnel, qu’un cadeau modifiait l’objectivité et influençait le choix, appelait à une réciprocité.»

Mais cette transparence suffit-elle? Non, poursuit Minerva, car la notion de conflit d’intérêts est fort variablement interprétée, la sincérité des déclarations n’est pas souvent vérifiée, et l’influence d’un conflit peut difficilement être identifiable par un non initié: «Il est plus facile de déclarer ces conflits puis de se comporter comme s’ils n’existaient pas, plutôt que de tenter de les éliminer.»

«Personne ne devrait siéger dans un comité élaborant des recommandations s’il a des liens avec des entreprises qui fabriquent un produit – vaccin ou médicament – ou un dispositif ou test médical, estime pour sa part Barbara Mintzes, spécialiste de l’éthique de la recherche médicale à l’université de la Colombie-Britannique. Lorsqu’il s’agit de prendre des décisions importantes en matière de santé publique, comme faire des réserves d’un médicament, il serait préférable qu’il n’y ait pas de liens financiers, pas même le financement d’un essai clinique en cours».

La Belgique serait-elle trop petite pour pouvoir y trouver suffisamment d’experts indépendants? Argument caduc, en tout cas au Conseil supérieur de la santé: «Les candidats experts ne sont pas tenus d’être Belges mais doivent être Européens», nous précise son porte-parole...

David Leloup

 

(1) Espagne Baxter, GSK, Novartis et Sanofi Pasteur; Royaume-Uni: Baxter et GSK; France: Baxter, GSK, Novartis et Sanofi Pasteur; Allemagne: Baxter, GSK et Novartis; Pays-Bas: GSK et Novartis; Luxembourg: GSK et Sanofi Pasteur; Irlande: Baxter et GSK; Suisse: GSK et Novartis.

 

(2) Seuls environ 20% des articles publiés le sont.


(3) Outre ces 15 académiques, 12 autres experts issus d’institutions publiques (Institut de santé publique, Agence fédérale des médicaments et des produits de santé, Communauté française, SPF Santé publique, Centre d’étude et de recherches vétérinaires et agrochimiques) ou du cabinet du ministre de la Santé (deux membres) siégeaient au Comité scientifique Influenza en octobre 2005. Voir la liste complète.

Source: Mediattitudes

 

Partager cet article
Repost0
21 novembre 2010 7 21 /11 /novembre /2010 00:30

David Leloup,

journaliste

 

Cinq membres du Comité scientifique "Influenza" présentaient des conflits d’intérêts quand ils ont recommandé le vaccin anti-H1N1 de GlaxoSmithKline au gouvernement belge.

 

Dans un rapport publié en juin 2007 par le Centre fédéral d’expertise des soins de santé(KCE) sur l’opportunité de vacciner les nourrissons contre la gastro-entérite à rotavirus, l’un des auteurs, le Prof. Marc Van Ranst, président du Commissariat interministériel « Influenza » et virologue à l’Institut Rega pour la recherche médicale (KUL), déclare un conflit d’intérêts : « Avoir reçu une rémunération pour des présentations sur le rotavirus lors de réunions de médecins généralistes » [1].

 

De qui ? Le KCE ne le précise pas. Mais à l’époque de la rédaction du rapport, un seul vaccin était disponible en Belgique : le Rotarix de GlaxoSmithKline (GSK) [2].

 

Deux autres membres du Comité scientifique « Influenza » ont également contribué à ce rapport et déclaré un conflit d’intérêts : Pierre Van Damme, directeur du Centre pour l’évaluation des vaccinations de l’Université d’Anvers, et Marc Raes, pédiatre à l’hôpital Virga Jesse à Hasselt [3].

 

Le service du professeur Van Damme a touché des fonds de GSK pour de la recherche clinique et des conférences données par Van Damme pour le compte de GSK. Ce service, également Centre collaborateur de l’OMS pour les hépatites virales, est très largement financé par les fabricants de vaccins [4] – dont GSK depuis 2003 au moins [5].

 

Quant au Dr Marc Raes, il était déjà, à l’époque de la rédaction du rapport, consultant rémunéré par GSK pour le vaccin Rotarix dont il vante depuis l’efficacité dans des colloques internationaux [6].

 

En mars 2008, le président du Commissariat interministériel « Influenza » Marc Van Ranst cosigne, avec notamment Patrick Goubau, virologue à l’UCL et membre du Comité scientifique « Influenza », un article cofinancé par GSK [7]. L’unité du professeur Goubau a par ailleurs bénéficié d’une bourse de GSK pour une étude publiée en avril 2004 [8].

 

Quant à l’actuel président du Comité scientifique « Influenza », le docteur Yves Van Laethem, il ne fait aucun mystère de ses nombreux conflits d’intérêts. Lors d’une présentation à l’Institut national d’assurance maladie-invalidité (Inami) en mai dernier, ce chef de clinique au service des maladies infectieuses du CHU Saint-Pierre a reconnu être un consultant rémunéré par GSK, mais aussi Sanofi, Crucell, Wyeth et Pfizer.

 

Source: Politique

 

L'avis d'Initiative Citoyenne: Excellent article... MERCI!

 

Il est fort intéressant de constater qu'outre cette revue indépendante, les autres médias relaient un communiqué Belga très succinct sur ces conflits d'intérêts qui ne cite q'un seul nom, celui du Pr Marc Van Ranst, commissaire interministériel Influenza bien connu.

 

POURQUOI un communiqué aussi bref sur le sujet? Pourquoi aucun site d'une grande chaîne ou d'un grand journal n'a-t-il relayé des infos plus détaillées sur les autres noms des experts liés? 

 

La réponse est fort simple pardi: pendant toute la campagne 2009-2010, ces journaux et ces télés ont massivement "ouvert leurs portes" et leurs tribunes à la plupart d'entre eux et ceci, sans jamais avertir leurs lecteurs/auditeurs de ces conflits d'intérêts qu'ils auraient pu être en mesure de connaître ou à tout le moins d'investiguer... ainsi, qui ne se souvient pas des multiples interviews aux JT de RTL et de la RTBF de ce Pr Van Damme qui se voulait toujours "très rassurant" sur le vaccin? Et le Dr Van Laethem dont on pouvait lire les déclarations dans tous les journaux et voir sur les plateaux de "Controverse" (RTL) ou "Mise au point" (RTBF)?

 

Souvenons-nous aussi du cas du Pr Goubeaux, très révélateur puisque celui-ci "lavait plus blanc que blanc" si l'on peut dire lorsqu'il prétendait sans complexe le 20 octobre 2009 au JT de la RTBF que les gens ne pourraient pas être paralysés après la vaccination H1N1 alors que même le fabricant, lui, reconnaissait ce risque possible dans sa notice!

 

Quand on sait que le Pr Goubeau a reçu des financements de GSK pour son laboratoire, bien sûr que cela pose question et il est difficile de ne pas examiner ses propos bien trop rassurants sur les effets possibles du vaccin H1N1 à la lueur du (ou des) financement(s) que son laboratoire a reçu du secteur privé... Fort heureusement pour la santé de centaines de milliers de Belges qui auraient pu avoir la naïveté de croire aux propos trop rassurants du Pr Goubeau, la RTBF a eu l'honnêteté, dans un souci d'objectivité qui est à saluer, de diffuser nos propos de mise en garde dès le lendemain midi et les citoyens n'ont plus beaucoup entendu ou vu le Pr Goubeau s'exprimer encore ensuite sur le sujet.

 

Cet épisode démontre toute la vigilance que des instances citoyennes ont à exercer pour ne pas que des milliers de vies puissent, potentiellement, être jetées en pâture à une industrie cupide et sans scrupules....

 

Partager cet article
Repost0
21 novembre 2010 7 21 /11 /novembre /2010 00:04

Il n’est pas dans l’habitude de Politique de parler « santé ». Nous y avons certes consacré un dossier (« La meilleure médecine du monde ? », n°43 de février 2006), pour tenter d’expliquer les particularités du système de santé belge, dont beaucoup disent tant de bien.

 

Le danger, avec la santé, c’est de se laisser emporter sur la pente de la technicité scientifique, le vocabulaire du milieu médical, en particulier, et celui de la santé, en général, amassant généreusement les expressions indigestes sinon incompréhensibles (pour le non-initié).

 

Nous avons pourtant remis le couvert, car la « saga » de la grippe A/H1N1 – que le monde entier « connaît » désormais… sans nécessairement en comprendre la signification – présentait un triple intérêt.

 

D’abord parce que l’apparition de ce virus nous en dit beaucoup sur le fonctionnement du « politique », en particulier sur la manière qu’il a à communiquer à la population et à prendre des décisions, en l’occurrence en matière de santé publique

 

Ensuite, parce que la grippe A/H1N1 questionne la pertinence de l’« expertise », si souvent mise en avant en ce début de XXIe siècle. On verra ainsi, dans une enquête inédite, comment les conflits d’intérêts – notamment d’experts de santé belges ayant eu à gérer la grippe H1N1 – peuvent nuire au fonctionnement démocratique d’une société, et ce au profit d’individus et, surtout, de l’industrie pharmaceutique.

 

Enfin, parce que certains médias se sont emparés du « H1N1 » et se sont transformés, au fil du développement (de la disparition, dans les faits) de la maladie, en une sorte de caisse de résonance de nos peurs, non sans parfois en oublier leur statut d’observateurs critiques.

 

source: Politique

Partager cet article
Repost0
20 novembre 2010 6 20 /11 /novembre /2010 23:44

David Leloup,

journaliste

 

 

Les liens de certains experts avec l’industrie pharmaceutique et le manque de transparence des institutions publiques ont aussi marqué la gestion de la « pandémie » grippale par l’Organisation mondiale de la santé (OMS).

 

 

Début juin, la commission santé de l’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe publiait un rapport fustigeant le « manque de transparence » de l’OMS et des institutions publiques de santé dans leur gestion de la pandémie de grippe A/H1N1, les accusant d’avoir « dilapidé une partie de la confiance que le public européen a dans ces organisations hautement réputées », ce qui « pourrait représenter un risque dans le futur » [1].

 

Le même jour paraissait une longue enquête menée par le British Medical Journal (BMJ) et le Bureau of Investigative Journalism de Londres, révélant que plusieurs experts ayant participé à la rédaction des directives de l’OMS face à une pandémie grippale ont reçu des rémunérations de Roche et GlaxoSmithKline, deux firmes impliquées dans la fabrication de médicaments ou de vaccins contre la grippe [2].

 

Parmi ces experts, un Belge – et non des moindres – y est cité à neuf reprises, photo à l’appui : René Snacken, chef du département d’épidémiologie de l’Institut de santé publique jusqu’en 2008, et auteur du plan d’action belge en cas de pandémie.

 

Snacken est épinglé par le BMJ pour avoir corédigé en 1999 un plan similaire pour l’OMS, alors qu’il présidait le Groupe de travail scientifique européen sur l’influenza (ESWI) – en réalité un lobby financé à 100 % par Roche, GSK, Baxter, Novartis… Ce que ni l’expert, ni l’OMS n’ont révélé dans le document officiel. De plus, selon le BMJ, Snacken a rédigé un article pour une brochure promotionnelle de Roche, producteur du Tamiflu, diffusée entre 1998 et 2000.

 

En 2002, René Snacken a été consulté par l’Agence européenne des médicaments (EMEA) sur l’opportunité d’accorder une licence au Tamiflu (dont les effets cliniques à l’époque étaient peu convaincants [3] ).

 

L’EMEA n’a pas été en mesure de produire au BMJ la déclaration d’intérêts de René Snacken liée à cette audition. Avait-il dévoilé ses liens avec Roche ? Lui avait-on seulement demandé de le faire ? Mystère : René Snacken n’a jamais désiré réagir aux questions du BMJ.

 

[1] « The handling of the H1N1 pandemic : more transparency needed », Conseil de l’Europe, 4 juin 2010.

 

[2] « WHO and the pandemic flu “conspiracies” », British Medical Journal, 12 juin 2010.

 

[3] Voir : « Why don’t we have all the evidence on oseltamivir ? », British Medical Journal, 8 décembre 2009.

 

 

source: Revue Politique

Partager cet article
Repost0
20 novembre 2010 6 20 /11 /novembre /2010 00:29

Cela semble une évidence quand on sait que Roselyne Bachelot, l'ex ministre de la santé française -à présent reconvertie en Ministre des Solidarités sous Fillon III- avait caché avoir travaillé pendant des années comme visiteuse médicale pour l'industrie pharmaceutique.

 

A présent, c'est la nouvelle secrétaire d'Etat à la Santé française, fraîchement nommée, une certaine Nora Berra qui est en cause.

 

Mme Berra, médecin de formation, a travaillé pour différents grands laboratoires pharmaceutiques (Boerhinger Ingelheim, Bristol Myers Squibb, Sanofi Pasteur selon l'association Act-up) entre 1999 et 2009 alors qu'elle travaillait en même temps dans le service d'immunologie clinique d'un hôpital lyonnais.

 

Plusieurs partis politiques français ont tiré la sonnette d'alarme.

 

"Médecin aux hospices civils de Lyon tout en étant médecin au sein de trois des principaux groupes pharmaceutiques, la nouvelle secrétaire d'État continuera de cultiver le conflit d'intérêt, qui reste la marque de fabrique des gouvernements de l'ère Sarkozy", écrit le Parti communiste dans un communiqué.

 

Le socialiste, médecin, Gérard Bapt a quant à lui demandé la démission immédiate de Mme Berra.

 

Mme Berra a toutefois indiqué, à l'aulne d'un Xième scandale médical qui commence à peine à être médiatisé, celui du Mediator -ce coupe-faim des laboratoires Servier- qu'il ne faisait aucun doute que ce produit était lié à un risque de valvulopathie, un trouble cardiaque sérieux qui peut nécessiter une intervention chirurgicale.

 

 

source: Le journal du dimanche (JDD)

Partager cet article
Repost0
19 novembre 2010 5 19 /11 /novembre /2010 01:06

15 octobre 2010

 

Par: Dr Dominique Dupagne, sur atoute.org [EXTRAITS]

 

"Le flou autour des statistiques de la mortalié grippale aveugle les scientifiques.

 

L’Institut National d’Etudes Démographiques (INED) a publié le 28 septembre un article laissant entendre que la vaccination antigrippale avait permis de diviser par dix la mortalité liée à cette maladie. L’information, reprise par l’AFP, a fait la une de nombreux médias. Pourtant, cette affirmation est bien fragile si l’on se donne la peine de regarder les données d’un peu plus près.

 

France Meslé est signataire d’un article dont le titre pourrait paraître prudent (Résumé et pdf). J’en ai eu connaissance par un email provenant du service de communication de l’INED.

 

Je n’avais pas compris initialement que cette publication habituellement confidentielle aurait un tel écho dans les médias.

 

L’information, reprise par l’AFP, a fait le tour des rédactions avec un message beaucoup plus réducteur et, nous allons le voir, très contestable.



La lecture des courbes de mortalité

 

France Meslé fonde son analyse sur l’observation des courbes historiques : elle trouve une concordance de temps entre le développement de la vaccination antigrippale dans les années 70 et la diminution de la mortalité liée à la grippe dans plusieurs pays occidentaux.

 

Les épidémiologistes s’attendront à ce que l’article contiennent d’autres arguments plus probants pour affirmer, comme le fait l’auteur dans sa conclusion :

 

"La mise au point d’un vaccin efficace, constamment remanié en fonction des mutations du virus, a permis de diviser la mortalité par dix en France comme dans les autres pays industriels en 40 ans. Ce succès a été renforcé par la diffusion gratuite du vaccin auprès des personnes âgées, particulièrement sujettes aux complications létales."



Il n’en est rien. C’est sur le seul argument de concomitance historique que l’article, fort opportunément diffusé la semaine de la sortie du nouveau vaccin saisonnier, affirme le rôle salvateur de la vaccination antigrippale.



Je pourrais m’arrêter là et m’étonner que l’INED, institution respectée, revienne à des procédés obsolètes et contestables. Le biais qui consiste à attribuer un lien de causalité à une relation temporelle fait partie des pièges enseignés aux statisticiens débutants.

Mais l’étude approfondie des données révèle des surprises de taille.



Mortalité directe, indirecte et surmortalité

 
Pour être précis, il faut aborder les notions de mortalité directe, indirecte et estimée présentes dans l’article.  


- La mortalité directe est celle qui est due au seul virus, sans surinfection bactérienne. Le décès est provoquée par une pneumonie gravissime insensible aux antibiotiques. On parle parfois de grippe maligne. C’est une affection très rare qui touche plutôt des sujets jeunes.

 
- La mortalité indirecte est celle qui est due aux complications de la grippe, mais non à la grippe elle-même. La plus fréquente est la pneumonie bactérienne, qui complique plus d’une grippe sur cent, mais qui se soigne avec des antibiotiques efficaces dans la grande majorité des cas.

 
Le problème est qu’il est très difficile, y compris en 2010, de faire la part entre la mortalité directe et la mortalité indirecte. Les statistiques englobent donc généralement les deux types de mortalité, même si quelques relevés récents tentent de faire la part des choses. Pour les données historiques anciennes, c’est tout simplement impossible. Nous considérerons donc que la mortalité citée et utilisée pour construire les graphiques est la mortalité globale. Ces chiffres officiels sont utilisés au plan international, notamment par l’Organisation Mondiale de la Santé. Les chiffres français sont très difficiles d’accès. Faites-en l’expérience avec votre moteur de recherche habituel...

 
Il existe un autre type d’expression de la mortalité liée à la grippe : la mortalité estimée dite aussi "surmortalité due à la grippe". Les partisans de cette estimation (note OMS) considèrent que les certificats de décès rédigés par les médecins sous-estiment le nombre réel de décès dus à la grippe. Ils comparent les courbes de mortalité générale d’une année à l’autre et considèrent que la grippe est responsable de la surmortalité observée en période d’épidémie. C’est une approche audacieuse.

 
Pourtant, le décompte de la mortalité par l’analyse des certificats de décès "ratisse" large : il suffit que les mots grippal ou grippe soient présents sur le certificat pour que le décès soit attribué à la grippe. On sait pourtant que de nombreux virus non grippaux peuvent provoquer un syndrome grippal. De ce fait, la méthode de relevé des décès à partir des certificats risque autant de sous-estimer que d’augmenter à tort le nombre de morts attribués à la grippe.

 

 

Toujours est-il qu’en France, depuis plusieurs années, c’est la surmortalité estimée à partir des courbes qui est mise en avant par les autorités sanitaires, soit, en fonction des années, 4 à 7000 morts par an. Au début de chaque campagne vaccinale, la presse reprend cette information alarmiste et incite à la vaccination, soutenue dans cet effort d’information par les industriels du vaccin.



Pour la pandémie grippale A/H1N1 2009/2010, un véritable décompte des décès a eu lieu. Nous avons découvert avec surprise que la mortalité réelle dépassait péniblement 300 cas. Et encore, nous n’avons pas la preuve de la responsabilité de la grippe pour de nombreux morts. Tout décès d’un sujet jeune présentant une maladie ressemblant à la grippe a été comptabilisé.



Venons-en aux données exposées par France Meslé et notamment le graphique français des décès. [IMAGE sur atoute.org]



La chercheuse y voit un signe franc de l’impact de la vaccination débutée timidement en 1970 puis proposée gratuitement après 75 ans à partir de 1985.

 

D’autres pays sont pris en exemple, dont les USA et l’Italie. [image sur atoute.org]



Si l’on fait abstraction du pic de la pandémie Hong Kong 69/70 et ses répliques en 71, il est pourtant aisé de constater que la diminution de la mortalité grippale est régulière depuis 1950. Cette date n’est pas anodine : elle correspond au début de l’utilisation de la pénicilline pour traiter les maladies infectieuses. En 1960, l’ampicilline (Totapen® en France) permet enfin l’utilisation simplifiée par voie orale d’un antibiotique efficace sur les principaux germes responsables des pneumonies.

 

Dans la mesure où la pneumonie bactérienne est la principale complication grave de la grippe, il n’est pas suprenant de constater une diminution drastique de la mortalité grippale à partir des années 50/60. L’hypothèse du rôle de la pénicilline dans la chute de la mortalité grippale paraît tout aussi plausible qu’un effet du vaccin qui commençait tout juste à être utilisé.

 

Ignorer le facteur confondant majeur que représente la pénicilline est pour le moins surprenant dans une publication à vocation scientifique.



Le fait que la mortalité ait commencé à diminuer nettement 20 ans avant la vaccination, notamment aux USA, est éludé par une phrase dans l’article de l’INED : "Aux États-Unis, où le vaccin a sans doute été diffusé plus précocement, la réduction de la mortalité a été très régulière depuis 1950".

  

L’expression "sans doute" est peu courante dans les articles scientifiques. Creusons un peu. Nous disposons d’un article de 2008 publié par P Doshi dans la revue de la prestigieuse American Public Health Association.

 

L’auteur réalise une analyse du même type, voici la courbe qu’il fournit:



graphique-A.jpg

 

Il déclare dans le texte que la baisse précoce de la mortalité grippale, dès la fin de la guerre, ne peut être due au vaccin qui n’a été utilisé largement qu’à la fin des années 80, référence à l’appui (la courbe verte ci-dessous)

 

GRAPHIQUE-b.jpg

 

 

il faut absolument que France Meslé lise cet article qui lèvera ses doutes.

 

La grande foire aux statistiques françaises

 

Un autre aspect mérite notre intérêt : les taux de mortalité qui ont permis de construire la courbe française. Ils m’ont été aimablement communiqués par France Meslé et je les ai convertis en mortalité absolue (taux/100 000 X 60 millions) :

 

Année Mortalité
1980 1300
1981 3600
1982 780
1983 2800
1984 720
1985 180
1986 2500
1987 600
1988 600
1989 1500
1990 2500
1991 480
1992 600
1993 1200
1994 360
1995 700
1996 1100
1997 1000
1998 2000
1999 1600
2000 1700
2001 180
2002 600
2003 480
2004 200
2005 1000
2006 120
2007 240

 

Quelle surprise... La mortalité de la grippe saisonnière, comme la mortalité de la grippe pandémique, se compte en centaines et non en milliers.



Lorsqu’il s’agit de promouvoir le vaccin en insistant sur la mortalité de la grippe, celle-ci provoque plus de 7000 décès par an.



Lorsqu’il s’agit de promouvoir le vaccin en mettant en avant son effet sur la mortalité, celle-ci tombe à quelques centaines de décès par an.



En fait, suivant que l’on utilise la mortalité estimée ou la mortalité constatée, on obtient facilement la division par 10 de la mortalité attribuée au vaccin. L’article n’indique pas précisément comment la mortalité historique a été mesurée, mais il est à craindre que le mélange de mortalité estimée pour les années anciennes et constatée pour les années récentes ne vienne fausser la lecture des graphiques de France Meslé.



Cette confusion est représentative de l’attitude des autorités sanitaires face à la grippe : la réalité est fabriquée pour être au service de la stratégie vaccinale, alors qu’il conviendrait plutôt de concevoir la stratégie à partir de la réalité, ce qui nous ramène à la gestion de la pandémie 2009/2010 et aux rapports parlementaires qui l’ont stigmatisée.



[...]



En pratique, l’étude historique des courbes de mortalité grippale ne soutient pas l’hypothèse d’une forte efficacité vaccinale. Cette forte efficacité serait d’ailleurs en contradiction avec les évaluations scientifiques disponibles qui n’attribuent au mieux au vaccin saisonnier qu’un effet modeste, à supposer qu’il existe, sur la mortalité grippale.



Voici quelques extraits de l’impact de l’article de l’INED dans la presse. Nous sommes le 29 septembre 2010, soit une semaine après le lancement du vaccin saisonnier. Je suis trop vieux pour croire aux coïncidences. Ces journalistes qui se réjouissent avec l’INED de la baisse de la mortalité à 500 morts par an sont les mêmes qui nous annonçaient tous les ans 7000 morts lors de la commercialisation du vaccin. Ils semblent ne pas avoir retenu la leçon des errances de la communication officielle sur la pandémie grippale.



L’AFP parle imprudemment d’une "étude" de l’INED, accréditant l’idée de nouvelles données alors qu’il ne s’agit que d’une nouvelle lecture, très contestable, de données connues et d’ailleurs mal documentées. Le lien de cause à effet entre la vaccination et la baisse de mortalité, fortement suggéré par France Meslé, ne repose sur rien de solide.



J’ajoute que mon but n’est pas de contester tout intérêt à la vaccination antigrippale. Je souhaite simplement pouvoir disposer d’une information sincère et objective pour aider mes patients à faire le meilleur choix pour eux ou pour leurs proches. Malheureusement, ce type de publication ne sert pas la santé publique et n’est pas digne d’une institution comme l’INED. "

 

totalité de l'article sur le site source: Atoute.org

 

Nb: Suite au mail envoyé par Initiative Citoyenne ce 19 nov.  à la RTBF, qui avait elle aussi publié un article sur bases des données de l'AFP, nous saluons la correction/l'ajout que ce média a eu la correction de bien vouloir faire en ajoutant les propos suivants en fin d'article:

 

""Le Dr Dominique Dupagne, médecin et administrateur du célèbre forum médical atoute.org, a rédigé une  réponse en bonne et due forme et nuance les  "informations erronnées" diffusées par l'AFP."

 

MERCI!

Partager cet article
Repost0

                    

Recherche

Contact

 

initiative.citoyenne[at]live.be

Courriers Aux Autorités & Autres Documents Importants

Ce site refuse de cautionner le label HONcode.

Ce site refuse de cautionner le label HONcode    

Ce site soutient Nurpa pour la liberté d'internet

Boutton de soutien à la NURPA