Overblog Tous les blogs Top blogs Beauté, Santé & Remise en forme Tous les blogs Beauté, Santé & Remise en forme
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU
22 juin 2012 5 22 /06 /juin /2012 18:19

fast-food-Fotolia.jpg

°Des associations ont dénoncé jeudi 21 juin le partenariat entre McDonald’s, Coca-Cola et un congrès de médecine générale à Nice.

 

°Mise en cause pour ses liens d’intérêt avec l’industrie pharmaceutique, la médecine est aussi de plus en plus soumise à l’influence des firmes agroalimentaires.

 

« Non à la médecine McDonald’s ! » C’est avec ce mot d’ordre que plusieurs associations ont manifesté jeudi 21 juin au 6e congrès de médecine générale qui se tient jusqu’au vendredi 22 à Nice. « On a voulu dénoncer le fait que la médecine n’est pas uniquement soumise au lobby pharmaceutique mais aussi, de plus en plus, à celui de l’industrie agroalimentaire », explique Benjamin Cohadon, porte-parole du Mouvement de désaliénation des médecins, une association créée en mai « par un petit groupe de citoyens concernés ».

 

« Un mélange des genres malsain »

 

Organisé sous le parrainage du ministère de la santé, ce congrès compte, parmi ses multiples sponsors, McDonald’s et Coca-Cola. En échange de leur soutien, ces deux firmes ont obtenu le droit d’organiser une « session » lors du congrès : jeudi après-midi, la première invitait les médecins à venir débattre du « contenu nutritionnel du repas » tandis que vendredi la seconde s’intéressera aux « comportements hydriques » des Français.

 

« C’est un mélange des genres malsain », estime Benjamin Cohadon. « C’est malheureusement impossible d’organiser un congrès médical sans sponsor. Et nous contrôlons le contenu scientifique des communications de nos partenaires », répond le professeur Pierre-Louis Druais, conseiller exécutif du congrès.

 

Des étudiants aux praticiens, tous concernés

 

L’épisode de la grippe H1N1 et le scandale du Mediator ont mis en lumière les liens d’intérêt entre les experts et l’industrie pharmaceutique. Mais aujourd’hui, de plus en plus de voix s’élèvent pour dénoncer l’omniprésence des firmes agroalimentaires dans le secteur de la santé. Tout en défendant leur indépendance, de nombreux spécialistes, notamment hospitaliers, participent à des études financées par des industriels désireux d’apposer un « label santé » sur leurs produits.

 

Lundi 18 juin, par exemple, était organisée à Paris, avec une praticienne d’un grand hôpital parisien, une conférence de presse pour vanter les « grandes qualités nutritionnelles » de ce « produit noble » qu’est le surimi.

 

Parfois, cette influence s’exerce très en amont. En 2005, par exemple, le Centre d’information des viandes (CIV) s’était associé avec l’Association des étudiants en médecine de France pour organiser un grand Quiz visant à compléter les connaissances nutritionnelles des futures blouses blanches. « Les firmes interviennent aussi dans la formation des nutritionnistes. Quand j’étais en BTS, je me souviens d’une intervention faite par une représentante des fabricants de céréales de petit déjeuner. C’était présenté comme un cours parmi les autres pouvant même faire l’objet d’une question lors d’un contrôle », raconte Paul Scheffer, président de l’Association de diététique et nutrition critiques.

 

Un gage de crédibilité pour les firmes

 

Président du Formindep, autre association en pointe sur les conflits d’intérêts, le docteur Philippe Foucras reconnaît « l’habileté » de la stratégie des firmes agroalimentaires. « Certes, un généraliste ne prescrit pas directement des hamburgers ou des sodas à ses patients. Mais c’est un vecteur d’opinion qui peut aussi donner des conseils de vie quotidienne », constate-t-il. « C’est surtout une question d’image. Pour des sociétés souvent attaquées sur le profil nutritionnel de leurs produits, c’est un gage de sérieux et de crédibilité de participer à un congrès médical », ajoute Paul Scheffer.

 

Chef du service de nutrition pédiatrique du CHU de Lille, le professeur Dominique Turck dénonce, lui, le « double discours » des pouvoirs publics. « On est écartelé entre le ministère de la santé qui, désormais, hurle devant le moindre lien d’intérêt, et celui de la recherche, qui nous encourage à monter des partenariats public-privé pour faire tourner nos laboratoires », constate-t-il.  PI

 

Source: La Croix 

 

 

En fait, les autorités ne hurlent pas du tout en cas de conflits d’intérêts, elles les encouragent même, en les présentant comme inéluctables. De même, l’Union européenne  a fait de ces fameux partenariats « public-privé » le seul modèle de recherche et d’investissement à promouvoir ! En refusant de financer à 100% avec de l’argent propre (l’argent des contribuables) les recherches réellement nécessaires, les autorités forcent en quelque sorte les laboratoires dits « publics » à se prostituer et trahissent profondément les citoyens.

 

Le fait que les autorités publiques s’associent à ce genre de Congrès ainsi sponsorisé –alors qu’elles dépensent l’argent du contribuable dans des pubs du genre « Manger-bouger » etc- démontre avec brio toute leur schizophrénie et leur profond mépris du public. Cette véritable attitude de Judas de la part des pouvoirs publics est finalement très similaire à celle qui consiste à dénoncer le tabac tout en se réjouissant des recettes fiscales qu’ils peuvent en retirer ou encore à promouvoir la vaccination tous azimuts tout en prônant de réduire les dépenses de santé et la consommation médicamenteuse (cfr cette autre campagne schizophrène des autorités belges de régulation du médicament « Un médicament n’est pas un bonbon » alors que la vaccination, elle, qui constitue pourtant aussi un médicament aux effets particulièrement incontrôlables, est encouragée du berceau à la mort !)

 

 

Partager cet article
Repost0
4 juin 2012 1 04 /06 /juin /2012 14:11

Peut-on encore faire aveuglément confiance aux experts, aux autorités publiques ou même à son médecin traitant dès lors que les liens d'intérêts puis les inévitables conflits qu'ils engendrent, pourrissent tout?

 

Sur base de trois exemples concrets, nous allons montrer qu'il est hélas devenu ultra-risqué de se déresponsabiliser en tant que patient pour s'en remettre innocemment aux seules mains du corps médical et de ses bons conseils, le plus souvent "soufflés" ou inspirés par les "grands experts" d'en haut...

 

Le premier exemple est donné par cet article du Monde du 2 juin dernier qui explique que l'industrie (ici les cigarettiers) a rémunéré plusieurs laboratoires publics (Strasbourg, l'INSERM, Polytechnique,...) ainsi que plusieurs chercheurs en vue. Mais cet article rappelle aussi que le Conseil Supérieur d'Hygiène Publique (CSHP) a autorisé la présence de toute une série de substances chimiques qui rendent accro dans la cigarette alors qu'un des chercheurs dont le labo avait été financé par les cigarettiers figurait parmi les 8 experts du groupe de travail de ce même CSHP. Pour celui qui connaît un peu les règles de la psychologie sociale, ce n'est donc guère difficile de comprendre comment un seul expert en conflits d'intérêts a pu influencer tous les autres en détournant ainsi l'avis public de ses missions premières.

 

Le reste de cet article du Monde reprenait les noms et les réactions de ces experts dont les recherches ont été financées et les carrières boostées par ces industriels du tabac. Parmi eux, le Pr Molimard, fondateur de la Société française de tabacologie dont les aveux devraient vraiment faire réfléchir tous nos dirigeants politiques toujours prêts à se prosterner devant l'OMS, puisqu'il concède allègrement qu'"il y a une infiltration par l'industrie pharmaceutique de tous les organismes de décision, dont l'Organisation mondiale de la Santé."

 

On peut remarquer que ces experts qui ont ainsi été financés par ces grands cigarettiers minimisent encore aujourd'hui ou tentent de "faire amende honorable" ("je ne ferais plus ça aujourd'hui").

 

Cet exemple montre donc que le discours public est hypocrite et que l'addiction des fumeurs à la cigarette est en fait très intéressante en termes de rentrées fiscales. De même, les autorités disent vouloir éviter des maladies infectieuses mais savent aussi toute la plus-value que les vaccins occasionnent en termes d'emplois et d'effets secondaires nombreux qu'ils occasionnent et qui sont donc un des maillons forts de ce système de maladie qui fait vivre tant de travailleurs dans le secteur des soins de santé. Et tout cela continue bien sûr au prétexte du modèle actuellement promu et encouragé partout dans le monde, et notamment par l'Union européenne, d'un indispensable partenariat "public-privé". On voit ce que ça donne, depuis déjà de trop nombreuses années!

 

Le deuxième exemple est celui qui nous est fourni par une page du site france-science.org (le site de la Mission Science & Technologie de l'Ambassade de France aux USA), au sujet d'un expert pédiatre infectiologue français qui est co-découvreur d'un vaccin anti-hépatite B, le Pr Jacques Drucker. Cette page est tout a fait emblématique de ce pernicieux mélange des genres. On y voit un bref exposé du parcours professionnel de ce professeur et en bas de la page, divers logos: celui de l'Ambassade de France, du CNRS, de l'Inserm mais aussi de Sanofi. L'homme en question a été à la fois Directeur de l'Institut Mérieux (celui-là même qui finance la chaire de vaccinologie de l'Université de Genève de Mme Siegrist) et consultant pour l'OMS. En 1992, il est nommé par le Ministre français de la Santé à la tête de l'Institut de Veille Sanitaire (InVs) et il y restera 10 ans, jusqu'en 2002.

 Jacques Drucker

 

En dépit du scandale du vaccin anti-hépatite B et de la mise en examen des laboratoires fabricants pour tromperie aggravée début 2008 et de ses responsabilités promotionnelles à l'époque de cette campagne vaccinale, l'expert en question n'a jamais été inquiété par la justice.

 

Le troisième exemple, est donné par un dessin qui vaut 1000 mots en quelque sorte. Quelle confiance peut-on encore avoir dans nos médecins?

Pour rappel, l'industrie pharmaceutique dépense en moyenne 25 000 euros par an et par médecin, pour influencer leurs prescriptions...

  Transparence info médicale

Mais, à côté de ces liens économiques, qu’en est- il des liens idéologiques? Des liens corporatifs, des liens honorifiques, des liens de prestige, des liens d’influence ?

 

 

La conclusion nous vient du Dr Marcia Angell, ancienne éditrice de la prestigieuse revue médicale New England Journal of Medicine. A la question de départ "Peut-on encore faire confiance?", voici sa réponse:

 

« Il n’est tout simplement plus possible de croire grand-chose  aux publications  de la recherche clinique, de se fier au jugement des médecins, ou aux lignes directrices que donnent les autorités médicales. Ce n’est évidemment pas par plaisir que j’arrive à pareilles conclusions. C’est lentement et à contre cœur que j’y suis arrivée après les vingt années que j’ai passées en tant qu’éditrice du New England Journal of Medicine. »

Dr Marcia Angell, M.D

 

« Au vu de ce contrôle et des conflits d’intérêts qui infiltrent l’industrie, il n’est pas surprenant que les essais de médicaments sponsorisés par l’industrie et publiés dans les journaux médicaux favorisent toujours les sponsors – en grande partie parce que les résultats négatifs ne sont pas publiés, que les résultats positifs sont répétés sous des formes légèrement différentes, et que même les résultats négatifs parviennent à être présentés sous un angle favorable. Un exemple : Une revue de septante-quatre essais cliniques d’antidépresseurs, a montré que trente-sept des trente-huit études positives ont été publiées. Quant aux trente-six études négatives, trente-trois n’ont, soit pas été publiées, soit publiées sous une forme qui a présenté un résultat positif. » 

Dr Marcia Angell, MD

Partager cet article
Repost0
30 mai 2012 3 30 /05 /mai /2012 15:33

Dans Le Soir du 14 mai dernier, on pouvait lire un grand article qui aura sans doute fait croire à tort à nombre de lecteurs à l'avènement d'une "grande révolution" en Belgique, en matière de conflits d'intérêts.

 

Il faut dire que l'article- signé par un journaliste habitué au relais d'articles plus que complaisants et très peu objectifs en matière de vaccination- commence de façon assez racoleuse par le sous-titre suivant "Santé/Le Conseil supérieur de la santé oblige ses 500 experts à se dévoiler".

 

Toutefois, si on lit attentivement, on se rend compte de l'énorme confusion, difficilement excusable de la part d'un journaliste quel qu'il soit, et qui consiste à amalgamer volontairement la déclaration des conflits d'intérêts à la résolution des conséquences néfastes qu'ils occasionnent (qu'ils soient déclarés OU PAS).

 

Cette confusion volontaire, c'est bien sûr aussi celle du CSS qu'il aurait fallu ne pas relayer sans le moindre esprit critique mais il faut dire que ces instances ont toutes leurs entrées dans la presse et qu'elles sont championnes pour présenter les affligeants statu quo en grandes révolutions et autres "faux progrès".  

 

Car pour le CSS, contrairement à ce que dit le chapeau de l'article, l'objectif des déclarations de conflits d'intérêts des experts n'est pas de "garantir qu'ils n'ont pas de lien contractuel ou moral qui puisse les influencer" mais surtout de donner l'illusion de se remettre en question suite au mécontentement public après le scandale du H1N1. On se situe donc là à 100% dans le registre de la communication, de façon à présenter le statu quo comme "inévitable" et même "souhaitable".

 

C'est ainsi que l'article reprend les propos de Jean Nève, Président du Conseil Supérieur de la Santé, selon qui "Dans certains domaines, un expert qui ne participerait à aucune étude clinique serait un piètre expert" et bien entendu parmi ces domaines, figure celui de la vaccination. Comme par hasard! Vu le marché de la vaccination et les enjeux financiers, on comprend qu'il serait éminemment risqué que quelques experts internationaux et plutôt critiques sur les vaccins puissent jamais siéger dans ce genre de comité et révéler au public la teneur des discussions qui s'y tiennent, notamment eu égard à la sécurité de ces produits!

 

La Ministre Onkelinx renchérit et vole ainsi au secours de Jean Nève (ils se tiennent tous): "L'indépendance totale est un mythe, seule le transparence permettra de maintenir sa crédibilité."

 

"Un mythe". Cela traduit assez bien le manque de volonté et de courage politique de la Ministre. Mais il faut dire que c'est là, la simple poursuite d'une attitude de fuite de ses responsabilités qui avait déjà eu cours avec le H1N1 puisqu'elle déclarait, en guise de "pirouette" fin septembre 2009 et pour répondre à la question d'une journaliste qui l'interrogeait sur notre insatisfaction par rapport à sa réponse sur la vaccination H1N1, "qu'il y a toujours des fantasmes liés à la vaccination".

 

La déclaration des experts du CSS sera disponible sur Internet. Et celle-ci s'étendra également aux proches de l'expert. Soit. Mais tant que les citoyens n'auront pas le pouvoir de récuser eux mêmes ces experts et que les médias n'auront pas l'obligation d'informer tous leurs lecteurs des conflits d'intérêts des experts qu'ils interviewent, cette mesure n'aura que peu d'impact sur l'information et la protection réelles des citoyens. De même, tant que les citoyens n'auront pas la liberté d'imposer dans ces mêmes comités d'autres experts d'autres types de préventions (que la seule idéologie vaccinale mise à toutes les sauces), il n'y aura jamais de véritable discussion possible dans l'intérêt premier des patients et cela restera toujours un vernis de scientificité plaqué sur une idéologie commerciale lucrative, mais sans le moindre réel contre-pouvoir.

 

En fait, dans une démocratie digne de ce nom, il serait tout bonnement impensable d'aller appointer avec de l'argent public des experts qui sont déjà plus que gavés aux rémunérations des industriels. De même, il serait tout aussi impensable que des instances dites officielles puissent pendant autant d'années tenir des discours aussi schizophrènes en disant d'un côté qu'elles décident en toute connaissance de cause d'inclure pour leurs avis des experts en conflits d'intérêts et d'un autre qu'elles "ont toujours tenu à leur indépendance".

Parce que c'est bien de cela dont il s'agit, c'est bien cela que le Conseil Supérieur de la Santé a fait: dire extérieurement exactement l'inverse de ce qu'il choisissait de faire dans ses coulisses et ses "sphères de travail". Est-ce vraiment tolérable? Est-ce là une preuve de respect pour vous, chers visiteurs?

 

Analysons deux exemples concrets qui seront sans doute bien nécessaires pour comprendre l'indispensable réalisme à avoir face aux beaux discours médiatiques de telles instances:

 

Décembre 2007: le Conseil Supérieur de la Santé rend son rapport sur la vaccination HPV.

4 des 5 experts qui ont rédigé ce rapport avaient ou avaient eu des conflits d'intérêts avérés avec les deux fabricants de vaccins concernés bien qu'ils avaient tous les cinq signé une déclaration de conflits d'intérêts précisant qu'ils estimaient pouvoir agir en toute indépendance dans ce dossier.

Réponse de la secrétaire scientifique du CSS (Katty Cauwerts) dans le Vif du 14 nov. 2008 à ce sujet:  "Ces gens ont été choisis pour leur expertise dans ce domaine, tout en sachant que ceci pouvait donner lieu à des conflits d'intérêts. Jusqu'à un certain point, c'est inévitable. Il faut aller chercher les données là où elles se trouvent." 

 

Ce printemps 2012, dans un droit de réponse du CSS qui fait suite au Colloque du 20 janvier dernier sur l'Indépendance de l'Expertise, le CSS affirme, en espérant ainsi séduire les plus crédules, que "Le Conseil Supérieur de la Santé (CSS) se préoccupe depuis toujours d'assurer son indépendance, et a mis pour ce faire en place une procédure de gestion des conflits d'intérêts (COI). L'obligation pour les experts de remplir une déclaration d'intérêts existe depuis longtemps et a été inscrite dans le Règlement d'Ordre Intérieur du CSS en 2007."

 

Octobre 2010: le Conseil Supérieur de la Santé rend son rapport sur la vaccination contre les pneumocoques. Parmi les rédacteurs de ce rapport, il y avait de nombreux experts en conflits d'intérêts avérés avec les industriels concernés. Le CSS indique même à la fin dudit rapport :

 « Le CSS tient à indiquer que certains experts liés à cet avis ont déclaré avoir des intérêts susceptibles d'amener une mise en cause de leur indépendance. Ces intérêts ont été évalués et considérés par le Conseil comme pouvant entraîner un risque majeur de conflit d’intérêts. Néanmoins, compte tenu de l’expertise disponible en Belgique et des délais à respecter, le Conseil, en pleine connaissance de cause, a jugé leur participation nécessaire à l'élaboration de l'avis au sein du groupe de travail dédicacé. Le Collège, organe décisionnel final du CSS, a été dûment informé de cette situation et a porté une attention particulière à cette problématique. ».

 

Un peu plus bas, dans LE MÊME RAPPORT du CSS, on peut lire dans l'encadré:

« En tant qu'organe officiel, le Conseil Supérieur de la Santé estime fondamental de garantir la neutralité et l'impartialité des avis scientifiques qu'il délivre. A cette fin, il s'est doté d'une structure, de règles et de procédures permettant de répondre efficacement à ces besoins et ce, à chaque étape du cheminement des avis. Les étapes clé dans cette matière sont l'analyse préalable de la demande, la désignation des experts au sein des groupes de travail, l'application d'un système de gestion des conflits d'intérêts potentiels (reposant sur des déclarations d'intérêt, un examen des conflits possibles, un comité référent) et la validation finale des avis par le Collège (ultime organe décisionnel). Cet ensemble cohérent doit permettre la délivrance d'avis basés sur l'expertise scientifique la plus pointue disponible et ce, dans la plus grande impartialité possible. »

 

Peut-on dès lors attendre monts et merveilles des tenants de ce genre de double discours aussi intense?

 

En réalité, cet article-ci du Soir n'est que le remake d'un précédent papier du même journal qui se résumait déjà à un faux débat entre Jean Nève du CSS et Yves Van Laethem (de ce même CSS), lesquels chantaient alors à l'unisson qu'il n'y avait rien à cacher et que les conflits d'intérêts étaient inévitables. Comme à son habitude donc, le journaliste Soumois n'a pas jugé bon d'aller interroger le moindre observateur extérieur de ce sérail, à l'atmosphère si entendue.

 

Le seul vrai mérite de cet article est en fait de relayer, entre autres propos du CSS, des affirmations qui révèlent en réalité l'hypocrisie du discours de gens comme Mme Mauroy, directrice médicale de l'ONE, qui osait par exemple affirmer dans le JT de la RTBF du 5 mai dernier que "Il faut savoir que les effets secondaires de vaccins sont contrôlés en permanence par une agence des Médicaments qui est une agence indépendante qui existe, au niveau de la Belgique et au niveau européen, et que, bien sûr, nous tenons tout cela à l'oeil, bien sûr que si des informations inquiétantes apparaissaient, on rééxaminerait la situation."

 

Ces propos de Mme Mauroy de l'ONE étaient donc un mensonge de plus, non seulement au niveau belge mais aussi au niveau européen. D'une part parce que le journal Le Monde révélait encore récemment les nombreux conflits d'intérêts qui règnent au sein de l'Agence européenne du Médicament mais aussi parce que le Conseil Supérieur de la Santé, en se profilant comme pionnier dans la révélation des conflits d'intérêts existant en son sein et en disant espérer que d'autres instances belges comme le KCE (le Centre fédéral d'Expertise des Soins de Santé qui se prétendait lui aussi indépendant), l'INAMI ou l'Agence fédérale du Médicament finissent par les imiter, a ainsi démontré lui-même que Mme Mauroy ne disait pas la vérité sur la prétendue indépendance de notre agence belge du Médicament.

 

Du bluff donc, continuellement, sur tous les aspects de la sécurité des vaccins, produits qu'on administre pourtant à tous dès le plus jeune âge et de façon répétée tout au long de la vie!

Si cela n'est pas gravissime, on se demande alors vraiment ce qui le serait.

 

Quant aux propositions de loi destinées à "encadrer les conflits d'intérêts", on ne doit, là encore, guère se faire d'illusion, hélas.

 

La proposition de Marie-Claire Lambert (PS) constitue le prototype de proposition de loi, certes tape à l'oeil, mais manquant complètement le coeur de la problématique, puisqu'il axe tout sur la seule déclaration des conflits d'intérêts avec sanctions pénales à la clé (amende, prison) et possibilité à posteriori d'annulation de la décision en cas d'occultation par les experts concernés. Ce genre de proposition, on ne peut plus consensuelle, ne fera donc au final que conforter les experts en conflits dans leurs confortables pantoufles locales, pourvu qu'ils aient bien tout notifié avant le début des festivités. 

 

L'autre proposition d'Ecolo, est déjà plus contraignante, avec la création d'un registre national de l'Expertise dans lequel les pouvoirs publics pourraient aller piocher des experts "propres", bien qu'on se doute que les autorités trouveront toujours à se justifier en arguant après coup qu'il n'y avait pas assez d"experts disponibles" que pour avoir choisi tel ou tel. Cette proposition implique cependant la création d'une Xième instance (inutile selon nous, si on fait preuve de bon sens et de fermeté), le Conseil Supérieur de l'Expertise dont les 10 membres seront nommés... par le Gouvernement! On ne sort donc pas de l'ornière et ce d'autant plus que cette proposition d'Ecolo établit déjà une "classification des conflits d'intérêts selon leur gravité", ce qui n'est hélas pas sans rappeler les tentatives du CSS, dans son précédent droit de réponse, de jouer sur les mots entre "conflits d'intérêts", "intérêts" et "conflits d'intérêts mineurs ne donnant pas lieu à l'exclusion de l'expert".

 

Que les intérêts soient passés ou présents, que l'expert soit plus ou moins impliqué au sein d'une entreprise donnée, ne change hélas rien à l'impossibilité psychologique qu'il aura de ce fait de pouvoir être réellement objectif.

 

En outre, si on ajoute que tous ces experts, même ceux qui n'auraient jamais eu aucun lien d'aucune sorte, ont été idéologiquement formatés, depuis le début de leurs études, à croire que les bénéfices de la vaccination sont énormes et sont infiniment plus nombreux que ses effets secondaires, on comprend qu'on ne change pas le coeur du problème et que ces gens n'auront jamais l'indépendance intellectuelle suffisante pour être à même de se rendre compte des insuffisances méthodologiques abyssales qui président depuis des décennies à la prétendue évaluation de la sécurité des vaccins, arriver à ne pas s'en satisfaire et surtout à comprendre que cela rend, par définition, toute évaluation du rapport bénéfices/risques d'une vaccination, scientifiquement impossible.

 

Partager cet article
Repost0
29 mai 2012 2 29 /05 /mai /2012 23:18

Dans un droit de réponse, faisant suite au Colloque organisé par Ecolo le 20 janvier dernier sur l'Indépendance de l'Expertise, on sent à quel point le Conseil Supérieur de la Santé (CSS) est sur la défensive et "à bout de souffle". Ses justifications sont pour le moins affligeantes et pas du tout à la hauteur des enjeux.

 

Bien égratigné, comme il le méritait d'ailleurs, par le journaliste indépendant David Leloup, le CSS joue les vierges effarouchées. Sans arriver à convaincre pour autant.

 

Petit tour des couleuvres grosses comme des maisons que le CSS espère sans doute faire avaler au public:

 

"Le Conseil Supérieur de la Santé (CSS) se préoccupe depuis toujours d'assurer son indépendance, et a mis pour ce faire en place une procédure de gestion des conflits d'intérêts (COI). L'obligation pour les experts de remplir une déclaration d'intérêts existe depuis longtemps et a été inscrite dans le Règlement d'Ordre Intérieur du CSS en 2007."

 

Que dit le véritomètre à cet égard?

 

Le véritomètre détecte déjà un beau mensonge à cet égard. En effet, si le CSS s'était réellement préoccupé, depuis toujours, de son indépendance, comment se fait-il alors que l'on ait pu lire, dans le Vif l'Express du 14 novembre 2008, le passage suivant:

 

"Il ressort des documents que nous avons pu consulter que quatre des cinq membres du groupe de travail qui a préparé l'avis du CSS sur le Gardasil et le Cervarix (NB: un rapport qui date de décembre 2007), sont ou ont été consultants ou chercheurs rémunérés par GlaxoSmithKline ou Sanofi Pasteur MSD. Pourtant, ils ont tous les cinq signé la déclaration de conflits d'intérêts exigée par le Conseil Supérieur de la Santé, une déclaration par laquelle ils affirment pouvoir agir en toute indépendance dans ce dossier. "Ces gens ont été choisis pour leur expertise dans ce domaine, tout en sachant que ceci pouvait donner lieu à des conflits d'intérêts, réagit Katty Cauwerts, secrétaire scientifique du CSS. Jusqu'à un certain point, c'est inévitable. Il faut aller chercher les données là où elles se trouvent." 

 

Mais il y a mieux, en 2010, trois ans plus tard, le CSS faisait preuve du même genre de schizophrénie avec son rapport sur la vaccination contre les pneumocoques, en écrivant à la fin du rapport: « Le CSS tient à indiquer que certains experts liés à cet avis ont déclaré avoir des intérêts susceptibles d'amener une mise en cause de leur indépendance. Ces intérêts ont été évalués et considérés par le Conseil comme pouvant entraîner un risque majeur de conflit d’intérêts. Néanmoins, compte tenu de l’expertise disponible en Belgique et des délais à respecter, le Conseil, en pleine connaissance de cause, a jugé leur participation nécessaire à l'élaboration de l'avis au sein du groupe de travail dédicacé. Le Collège, organe décisionnel final du CSS, a été dûment informé de cette situation et a porté une attention particulière à cette problématique. », avant de rajouter un peu plus bas, dans un encadré final destiné à l’enfumage de tout un chacun, que « En tant qu'organe officiel, le Conseil Supérieur de la Santé estime fondamental de garantir la neutralité et l'impartialité des avis scientifiques qu'il délivre. A cette fin, il s'est doté d'une structure, de règles et de procédures permettant de répondre efficacement à ces besoins et ce, à chaque étape du cheminement des avis. Les étapes clé dans cette matière sont l'analyse préalable de la demande, la désignation des experts au sein des groupes de travail, l'application d'un système de gestion des conflits d'intérêts potentiels (reposant sur des déclarations d'intérêt, un examen des conflits possibles, un comité référent) et la validation finale des avis par le Collège (ultime organe décisionnel). Cet ensemble cohérent doit permettre la délivrance d'avis basés sur l'expertise scientifique la plus pointue disponible et ce, dans la plus grande impartialité possible. »

 

Très vite à la suite, le CSS tire déjà son parapluie et déclare qu'il a retravaillé sa procédure de gestion des conflits d'intérêts, affirmant notamment s'être fortement inspiré des processus de gestion ayant cours en France ainsi qu'au niveau européen (EMEA, EFSA), ces instances ne constituant hélas pas le meilleur exemple qui soit, loin s'en faut, puisque l'Afssaps -nouvellement rebaptisée ANSM- en France est financée à 80% par l'industrie pharmaceutique et que les agences européennes ont encore été richement éclaboussées dans la presse ces derniers temps pour... leurs nombreux conflits d'intérêts!

 

Chose amusante, le CSS avance sans rire, un peu plus loin dans son droit de réponse et en réponse à plusieurs critiques qui avaient été formulées à son encontre par le Prof. Geuns (de la KUL, au sujet de la plante stevia) que "Le dossier manquait d'informations toxicologiques nécessaires pour prouver la sécurité pour les consommateurs de la plante Stevia consommée en entier."

 

Forcément, une telle déclaration ne peut que faire sourire (ou pleurer c'est selon) les personnes qui ont étudié un minimum la question des vaccins. Pourquoi: parce que contrairement à la plante Stevia, que personne n'est obligée de consommer, les vaccins dont beaucoup sont obligatoires pour les enfants en crèches, contiennent une foule de produits chimiques dont les informations toxicologiques restent cruellement lacunaires compte tenu de l'existence de seuils maximaux théoriquement extrapolés mais jamais testés. C'est ainsi qu'un récent article paru dans le Monde et sur le site de RTBF Info rappelait les risques particulièrement sous-estimés de substances chimiques à faibles ou même très faibles doses. Alors, si on ajoute à cela que la plupart des vaccins contiennent du formaldéhyde, officiellement reconnu comme cancérigène certain, mais que les vaccins sont comme par hasard dispensés de tests de cancérogénicité, contrairement aux autres médicaments, on comprend le caractère assez surréaliste et anormalement tatillon du CSS vis-à vis de la Stevia, complète ou non! La seule chose, c'est qu'il y a simplement des tabous commerciaux auquel on n'a pas à toucher et bien sûr les vaccins en sont un formidable exemple.

 

Vient alors (en p2/5 du droit de réponse du CSS), la réponse du CSS aux objections et analyses du journaliste David Leloup.

 

Tout commence par une Xième répétition de leur prétendue bonne volonté, qui sonne d'autant plus faux que nous avons démontré plus haut, preuves à l'appui, le toc de ce genre de vernis verbal. "Le CSS approuve la nécessité de mettre en lumière le manque de transparence dans certains processus de décision politique." N'est-ce pas ici la bonne vieille technique manipulatoire de Goebels qui est à l'oeuvre et selon laquelle, il suffit de répéter 1000 fois un mensonge pour que celui-ci devienne une vérité?

 

Et le CSS d'en remettre encore une couche en rajoutant "Nous oeuvrons tous les jours pour améliorer cette transparence et d'appuyer au sein d'un Health Research System (HRS) belge un processus décisionnel politique basé sur l'Evidence-Based Health Policy."

 

Vraiment? Que nous indique le véritomètre à ce sujet?

 

Il s'agit juste d'un Xième mensonge de plus. Pourquoi: parce que comme on peut le lire dans une revue belge d'Evidence Based Medicine (Médecine basée sur les preuves), il est clairement expliqué que TOUT conflit d'intérêt, quel qu'il soit, "interfère avec le jugement clinique et nuit à l'intérêt des patients." Par conséquent, ce n'est certainement pas avec les beaux discours hypocrites du CSS, qu'on tendra vers une médecine de meilleure qualité.

 

Le CSS déplore ensuite le prétendu manque d'éthique journalistique de David Leloup car il aurait selon lui, injustement amalgamé le CSS et le Comité Influenza, "au prétexte que quelques experts du comité Influenza se retrouvent également dans la section vaccination du CSS".

 

David Leloup avait raison car "qui ne dit mot consent" et par conséquent, ceux qui n'étaient pas d'accord avaient toute liberté d'en faire part publiquement. A défaut, cela démontre le caractère malsain de cette omniprésence de ces "mêmes experts" dans tous les comités et qui, selon les mêmes règles bien connues de la psychologie sociale, arrivent sans trop de difficulté sans doute, à pouvoir influencer tout le reste du groupe.

 

S'agissant cette fois du refus du Conseil Supérieur de la Santé de transmettre à David Leloup les déclarations d'intérêts de ses experts, le CSS prétend dans son droit de réponse que ladite décision a été prise à l'époque "en toute bonne foi, sur base d'un avis officieux de la Commission pour la protection de la vie privée, ainsi que de l'interprétation des textes légaux pour un juriste de notre Service public Fédéral."

 

Voilà qui suffit en tout cas à démontrer l'absence de toute bonne foi de la part d'instances dites "publiques" qui sont payées avec l'argent des contribuables mais ne cessent en réalité de trahir leurs intérêts les plus fondamentaux.

 

Mais l'establishment a toutes les réponses (toutes faites et déjà toutes prêtes à l'emploi), comme par exemple le fait que cette demande de David Leloup n'était "pas motivée par rapport à l'un des avis du CSS". Comme si les précédents agissements scandaleux de cette instance (en matière de vaccination HPV, fin 2007 par exemple) ne justifiaient pas à priori la plus grande méfiance légitime vis à vis de TOUS ses avis ultérieurs!

 

Et pour mieux camoufler le véritable scandale de cette poursuite du statu quo avec des experts juges et parties (qu'ils aient déclarés leurs liens ne change rien à cette situation), le CSS tente de se profiler en "pionnier" ici en Belgique, arguant qu'encore aucune autre instance belge ne rend jusqu'à présent publiques les déclarations de conflits d'intérêts.

 

Comme nous l'expliquions, toutes les réponses sont déjà là toutes prêtes, qui attendent un public on ne peut plus crédule pour s'en satisfaire. C'est ainsi qu'à l'objection raisonnable du journaliste David Leloup sur les 5 experts du Comité Influenza liés à la firme GSK, le CSS ose répondre, sans rire, "Sans connaître ces experts de manière précise, il est plus que probable qu'un aussi grand nombre d'experts du Comité présentaient également des conflits d'intérêts possibles avec l'autre firme, Novartis. Ceci n'a pas empêché le groupe de recommander à l'unanimité l'un des deux produits." ou encore "Le CSS a déjà eu ce type de cas lors de recommandations d'un vaccin contre les pneumocoques. En Belgique, il était impossible de trouver des experts totalement vierges de conflits avec les firmes concurrentes. Malgré le fait qu'autour de la table, tous avaient un lien avec l'une ou l'autre firme, le groupe s'est prononcé, à l'unanimité et avec approbation du Collège composé d'experts indépendants liés à d'autres disciplines médicales, en faveur de l'un des deux, et ce sur base d'une évaluation scientifique rigoureuse et d'une gestion de ces conflits." 

 

Ce genre d'explications illustre en fait par l'absurde la véritable politique du Conseil Supérieur de la Santé: favoriser l'industrie pharmaceutique, qu'il s'agisse de l'une ou d'une autre.Dans tous les cas, il était idéologiquement impossible d'analyser, d'envisager et de recommander un autre traitement préventif, possiblement très efficace et plus sûr. Pourquoi? Parce que tous ces experts ont été conditionnés à la manière du chien de Pavlov selon la règle: virus ou bactérie? Vaccin, forcément!

 

Service Marketing, labo pompafrix

 

C'est en substance également ce qu'estime un des visiteurs ayant posté à la suite de la réponse du CSS, sur le site Ecologie Politique (au nom d'un certain Roland Maes) et qui dit justement, avec bon sens selon nous: « Dans le cas « influenza H1N1 » qui préoccupe le CSS, le problème ne fut pas le choix d’un producteur indigène de vaccin par rapport à un producteur étranger mais bien s’il fallait vacciner. L’utilité de la vaccination ne fut pas questionnée et aurait dû l’être parce que la réponse est connue de tous : « non » alors que tous les experts ont dit « oui ». »

 

Par conséquent, ces conflits d'intérêts, qu'ils concernent une firme ou plus n'ont rien de rassurant, au contraire, ils ne font que verrouiller les discussions possibles dans un seul et unique sens permis (celui d'un vaccin X ou Y). En général, ces conflits d'intérêts multiples favorisent au contraire le fait de "ménager la chèvre et le chou" et c'est d'ailleurs ce qui transparaît du rapport du KCE sur la vaccination contre les pneumocoques où on trouvait des qualités à tel vaccin là où on tentait aussi d'en trouver à l'autre, concurrent "belge" oblige, sans en privilégier un sur l'autre. Un rapport qui faisait suite à celui du CSS, pour le moins tiède sur ces deux vaccins, et qui ne consacrait d'ailleurs pas plus de 4 lignes sur leur sécurité, en osant affirmer qu'aucun effet secondaire grave ne leur était lié!

 

Pour le CSS, le tout est d'avoir une "gestion raisonnée" des conflits d'intérêts.

Entendez pas là: les déclarer (pour ne pas être accusé de les masquer) puis tout simplement faire comme si ceux-ci n'existaient pas, en invoquant au besoin de grossiers prétextes comme quoi "la disponibilité de l'expertise en Belgique fait qu'il faut inclure ces gens en conflits d'intérêts". Au vu de ce qui a été expliqué plus haut avec la vaccination HPV (2007), puis la vaccination contre le pneumocoques (2010), on voit que ces conflits ne sont donc pas du tout gérés mais au contraire savamment banalisés.

 

Pour le CSS, les propositions de David Leloup en matière d'expertise ne seraient pas réalistes quant à l'idée d'aller chercher des experts indépendants à l'étranger, au motif que l'industrie pharmaceutique a une influence dans le monde entier, que ça serait trop coûteux et que les experts n'ayant jamais participé aux études appliquées (par définition financées par l'industrie) n'auraient pas l'expertise nécessaire dans un domaine donné.

 Ces propos sont donc la preuve, une fois encore, que la priorité de ces gens-là n'est pas de trouver le meilleur type de prévention possible contre une maladie donnée mais de favoriser les seules décisions qui satisferont les pharmas. Et au besoin, histoire d'offrir encore un festival de pseudo-justifications boiteuses tout en prétendant servir l'intérêt général, le CSS n'hésite pas à jouer sur les mots, arguant qu'il existe une vraie différence entre "intérêt" et "conflits d'intérêts" et décidant arbitrairement du même coup que "des intérêts de plus de 3 ans sont considérés comme des conflits d'intérêts mineurs, et donc ne donnent pas lieu à une exclusion de l'expert, mais à une simple transparence des intérêts."

 

Finalement, à croire le CSS, il n'y aurait plus possibilité de trouver le moindre expert en Belgique si les propositions "trop sévères" de David Leloup étaient appliquées et "les experts n'augmenteraient plus leur expertise", sans la rémunération financière attractive de l'industrie.

 

Pour le CSS, une base de donnée sur les conflits d'intérêts des experts seraient davantage utiles "aux instances scientifiques" (laissez donc ça entre nous) plutôt qu'aux journalistes... quel mépris pour le public! Mais il faut dire que le CSS renvoie aussi, à la fin de son plaidoyer, à  l'avis du Pr Zmirou- Navier de l'INSERM, lequel, au prétexte d'éviter des "experts incompétents" (pourraient-ils vraiment être plus incompétents qu'ils ne le sont déjà aujourd'hui?), affirme qu'il faut savoir résister aux attraits d'une "science démocratique"!

 

Ce droit de réponse du Conseil Supérieur de la Santé aura au moins eu un mérite, celui de révéler un peu mieux encore aux citoyens la vraie philosophie d'une telle instance et à qui celle-ci profite réellement le plus.

 

Partager cet article
Repost0
7 mai 2012 1 07 /05 /mai /2012 19:09

Christina England du site Vactruth, rapporte dans un article de ce jour, que les spectateurs comme les athlètes sont pressés de se faire vacciner contre la rougeole à l'occasion du grand rassemblement des JO de Londres, en juillet prochain.

 

Avec la perspective des centaines de milliers de touristes attendus à Londres à cette occasion, les experts canadiens et américains en maladies infectieuses craignent que ces touristes ne rapportent comme "souvenir" la rougeole dans leurs bagages et exhortent donc les voyageurs à s'assurer qu'ils sont en ordre de vaccination.

 

Etant donné que GlaxoSmithKline est le sponsor n°1 des Jeux Olympiques 2012, il apparaît assez évident que les vaccinations constituent une des principales priorités inscrites à l'agenda.

 

GSK a donc dû être au septième ciel lorsqu'ils ont signé le contrat avec les JO pour les tests anti-dopage.

 

Andrew Witty, le Directeur exécutif de GlaxoSmithKline, a déclaré:

 

"Les Jeux Olympiques et paralympiques constituent pour GSK une énorme opportunité de faire partie de l'organisation d'un évènement remarquable d'ampleur mondiale. Je suis ravi de l'alliance que nous avons conclue avec le King's College de Londres afin de garantir ensemble cette excellente science qui peut jouer un rôle clé, de façon à s'assurer que les Jeux se déroulent sous les meilleurs standards éthiques et que les athlètes puissent mener des vies plus saines."

 

Cependant, Andrew Witty n'a-t-il pas bien d'autres choses à l'esprit lorsqu'il ne fait qu'évoquer la question des tests anti-dopage?

 

Pour plusieurs professionnels de santé, dont le Dr Jane Donegan, médecin généraliste homéopathe, nous vaccinons inutilement contre un tas de maladies infantiles alors que "les décès liés à maladie comme la rougeole avaient déjà baissé de 95% avant l'introduction du vaccin."

 

Plusieurs épidémies ont déjà éclaté dans des populations hautement vaccinées et qui avaient reçu toutes les doses recommandées.

 

Par ailleurs, comme l'estime Cynthia Cournoyer, une autre analyste des questions vaccinales, "Les maladies infectieuses vont et viennent; elles font partie de la biosphère. Penser que nous pouvons simplement les éliminer par le biais de moyens techniques est d'une incroyable témérité."

 

Une fois encore, les conseilleurs ne sont pas les payeurs et il est clair que des milliers de spectateurs ou d'athlètes sont susceptibles de souffrir de graves effets secondaires vaccinaux dont on ne leur parle jamais, parmi lesquels des troubles neurologiques, de l'autisme, du diabète, des allergies invalidantes etc

 

Au lieu de constituer une merveilleuse occasion d'unité des nations autour du sport, ce que les Jeux Olympiques sont censés permettre, les JO de 2012 ne seront qu'une occasion de plus pour les pharmas de s'en mettre plein les poches.

 

 

Partager cet article
Repost0
26 avril 2012 4 26 /04 /avril /2012 21:27

Un bon article de synthèse sur les coulisses de cette instance (le CSS), sans cesse citée dans la presse, comme si elle était gage de sérieux...

 

Voir aussi:

 

La présentation ppt complète du journaliste David Leloup: ICI

 

Les autres présentations des autres intervenants à ce colloque: ICI

 

[A NOTER: le Droit de réponse du CSS qui mérite cependant quelques commentaires]

Partager cet article
Repost0
12 avril 2012 4 12 /04 /avril /2012 14:34

Un article, posté le 8 avril dernier sur le site du Dr Marc Girard, mérite d'être commenté.

 

Car il concerne l'étrange proximité de magistrats français avec une association vaccinaliste à savoir l'association Clara Belliveau.

 

Cet article a tout particulièrement attiré notre attention parce qu'il nous a tout de suite permis de faire le lien entre cette Association et un précédent mail d'un certain Vincent Belliveau que nous avions reçu et qui nous avait demandé, si pas sommés, de retirer du site un article publié sur la coqueluche.

 

L'analyse de Marc Girard nous semble ici opportune quant au(x):

 

- rôle démissionnaire des médias (qui n'investiguent plus sur les financements et les objectifs de ce genre d'associations); apparemment encore plus grave que ce qu'on pouvait imaginer puisque ça touche ici un journal satyrique/ prétendument contestataire...

 

- recours possible de l'industrie pharmaceutique à cette nouvelle forme de promotion (destinée à présenter les vaccins comme "réclamés par le public lui-même" là où tout démontre au contraire dans les faits qu'il s'agit, comme l'OMS le recommande d'ailleurs, de "créer une demande" donc de faux besoins en d'autres mots)

 

- conflits d'intérêts posés par l'attitude de magistrats s'associant à des évènements pareils et ce d'autant plus qu'ils ont lieu au sein même de bâtiments judiciaires avec le risque consécutif que cela fait peser sur la démocratie, à fortiori en ces temps de menace de vaccination obligatoire et de défiance vaccinale croissante.

  

 

Extraits:

 

Vive les circuits opaques de la promotion pharmaceutique !

 

Une page plus loin, Le Canard rend compte, avec une connivence non dissimulée, d’un concert organisé par l’Association Clara Belliveau, "un bébé mort de la coqueluche, contaminé par des adultes non vaccinés".

 

On aurait aimé que Le Canard fasse preuve d’une suspicion journalistique un rien plus déchaînée quant : 1/ à l’origine de cette association ; 2/ à ses objectifs assumés ; 3/ aux principes mêmes du concert dont le journal rend compte avec une complaisance assez gênante venant d’un organe supposé "satirique"...

 

1. Quelque compassion que l’on puisse entretenir à l’endroit de quelque décès d’enfant que ce soit, on rappelle qu’extrapoler une politique générale à partir d’un malheur individuel relève d’une stratégie assez louche de "dramatisation de l’anecdotique" - qu’on a largement vue à l’oeuvre dans l’essai raté des autorités françaises pour paniquer les foules à propos d’une "pandémie" qui n’a jamais existé que dans les plans financiers de l’industrie pharmaceutique. Quitte à se prévaloir de son moi-je et de ses expériences personnelles si dramatiques fussent-elles pour promouvoir une épidémiologie de combat, on rappelle aussi que s’abstenir de visiter un bébé lorsqu’on est enrhumé - a fortiori lorsqu’on a la coqueluche - relève effectivement d’une élémentaire décence individuelle et qu’il n’est pas certain que la société dans son ensemble ("beaucoup d’adultes") mérite d’être prise en otage quand de tels principes de comportement ont été violés par un individu : il faudrait peut-être considérer de façon critique le comportement de ses proches avant de d’imputer à l’humanité dans son ensemble un crime de "négligence" et d’"inconscience". On rappelle également qu’il ne suffit pas de mourir après avoir contracté une coqueluche pour être décédé à cause de cette coqueluche - notamment chez des "tout-petits lorsqu’ils sont hospitalisés en réanimation pédiatrique" : il y a d’autres raisons que la coqueluche à la surmortalité infectieuse en milieu hospitalier... On rappelle enfin que (exactement comme avec la grippe) il existe des formes symptomatiquement superposables à la coqueluche, mais qui ne sont pas causées par le microbe (Bordetella pertussis) censément neutralisé par le vaccin anticoquelucheux.

 

2. Avec ce manque de toute distance critique qui caractérise aujourd’hui l’esprit de victimisation, l’association porte bien haut l’étendard de ses objectifs : "Informer et sensibiliser le public sur l’utilité de la vaccination" (c’est moi qui souligne dixit Girard). Mais les lecteurs du présent site ont été suffisamment informés de la mystification grossière qui consiste à plaider globalement pour "la" vaccination sans s’interroger rationnellement sur le rapport bénéfices/risques de chaque vaccination. Il est facilement documentable que de tous les vaccins disponibles et quoi qu’en dise la propagande officielle, celui contre la coqueluche reste l’un des plus toxiques, sur le plan neurologique notamment : les données du CDC américain comparées à celles du VAERS (la base de données américaine sur les effets indésirables des vaccins) permettent de vérifier que, compte tenu notamment de la sous-notification, le nombre de décès rapportés après vaccination contre la coqueluche est nettement supérieur à celui des décès attribués à la coqueluche [6]. D’autre part, il faut sans doute un peu plus que l’expérience tragique d’un décès dans sa famille pour s’autoriser à clamer urbi et orbi que LA vaccination reste le meilleur moyen d’éradiquer les complications infectieuses - et l’évolution de plus en plus préoccupante de la rougeole est l’illustration actuelle la plus saisissante des graves problèmes posés par une promotion vaccinale irresponsable. De plus, il est ennuyeux de voir une association prétendument dévolue à "l’information" des foules rester si obstinément opaque quant à ses sources de financement et se complaire dans la diffusion de messages militants dépourvus de la moindre référence, dont l’excès saute aux yeux du moins informé : n’en déplaise aux responsables de cette association qui soutiennent sans la moindre preuve que "C’est grâce au maintien d’une bonne couverture vaccinale que la morbidité et la mortalité coquelucheuse ainsi que d’autres maladies infantiles avaient reculé", le Précis de médecine infantile [7] déjà cité sur le présent site spécifiait dès 1975 : "Il ne faut pas cependant attribuer à la vaccination la baisse considérable de la mortalité [coquelucheuse] observée depuis quelques dizaines d’années. Un taux très bas était déjà obtenu avant la généralisation de la vaccination" (p. 185 : c’est moi qui souligne). On veut bien, également, que de nos jours, "La coqueluche représente 1/3 des décès en réa pédiatrique" dixit l’association promue par Le Canard, mais comme l’ouvrage sus-cité estimait à 25 seulement le nombre annuel de décès dus à la coqueluche chez les enfants de moins d’un an au début des années 1970 (p.180), on peine à croire les chiffres de Clara Belliveau. Merci au Canard d’avoir procédé à une élémentaire vérification de ses sources...

 

3. Le concert si complaisamment relaté par Le Canard avait cette particularité qu’il se déroulait - on se demande bien pourquoi - à la première chambre de la Cour d’appel de Paris, et qu’il réunissait "trois magistrats" (dont le juge Renaud Van Ruymbeke) censés interpréter Liszt, Chopin, Rachmaninov, Fauré... Ce n’est certainement pas le responsable du présent site qui dénigrera de principe toute activité interdisciplinaire, mais n’en déplaise à la complaisance béate du Palmipède qu’on a connu plus inspiré dans le déchaînement, encore conviendrait-il de pratiquer ladite interdisciplinarité "à la loyale". Personne n’empêche quiconque - magistrats inclus - de rivaliser avec les musiciens de métier, mais la pratique d’un instrument tel que le piano requiert l’acquisition et l’entretien d’une technicité qu’on imagine difficilement compatibles avec la charge de travail d’un juge d’instruction ou d’un procureur : il y a suffisamment de bons musiciens, jeunes ou vieux, qui peinent à remplir les salles de concert pour qu’on s’étonne de la sélectivité incongrue consistant à laisser le monopole d’une représentation publique à des gens dont on voudrait croire qu’ils sont justement privés du pouvoir de rivaliser par l’éminence des responsabilités pesant sur leurs épaules - sachant de toute façon que s’il s’agissait d’organiser une manifestation ouverte aux amateurs (ils ne sont pas tous nuls), on ne peut que s’interroger sur les présupposés pervers conduisant à circonscrire ledit amateurisme musical à la magistrature - de même qu’on peut s’interroger sur les critères esthétiques qui ont conduit un journal assumant hautement et traditionnellement ses prétentions culturelles à avoir signalé comme "magistrale" cette manifestation ("Il joue sans partition ! Ça aide à comprendre comment il mène ses dossiers" [8]). On croit reconnaître la justification dramatisante du n’importe quoi mis à l’honneur par le Téléthon et qui consiste mettre hors jeu tout respect humain et tout esprit critique en regard d’exigences "humanitaires" ainsi posées comme incontournables : depuis le temps, on a d’ailleurs bien vu les résultats sur "la recherche" - de même que le sinistre palmarès du Pôle santé et de la Cour de cassation nous aident aussi à apprécier sur pièces les résultats d’une telle sensibilisation des magistrats aux drames actuels de la santé publique. On n’ose imaginer l’implacable efficacité de Van Ruymbeke s’il se trouvait saisi d’affaires pénales impliquant la tromperie des gens relativement aux bénéfices supposés de "la" vaccination - à la promotion de laquelle il aura ainsi publiquement offert le meilleur de son âme artiste [9]...



Conclusion : ça fait très peur...

 

Trop occupé à glousser comme une vieille fille pieuse adressant des signes d’amitié à ses chanteurs préférés de la chorale paroissiale, Le Canard ne s’est même pas rendu compte que - au moment même où les politiques, de leur côté, s’avisent qu’il va falloir élargir les obligations vaccinales après avoir focalisé leur souci des sectes sur les 60 millions de Français qui ont rigolé au spectre de la dernière "pandémie" - ça fait très peur de voir des magistrats présentés comme parmi les plus coriaces du pays venir manger dans la main d’un groupuscule vaccinaliste sorti d’on ne sait où et financé par on ne sait qui, à côté duquel les plus virulents activistes de l’Eglise de Scientologie passeraient pour de doux sceptiques cultivant le doute systématique...

 

Big Pharma, c’est ça....

 

 

[6] Il y a bien sûr, dans chaque décès après vaccination, une certaine marge d’incertitude sur la causalité : mais comme on n’a cessé de le rappeler sur le présent site, la même question exactement se pose pour les décès imputés, parfois très précipitamment, aux maladies infectieuses.

 

[7] P. Grenet et F. Verliac, Paris, Masson, 1975.

 

[8] Il est vrai qu’on est là pas très loin du sentimentalisme gluant qui inspire, non moins traditionnellement, la critique cinématographique du Canard.

 

[9] Les trois magistrats pianistes invités par l’association Clara Belliveau auraient-ils répondu avec la même générosité s’ils avaient été invités par une association de victimes ? Après tout, des parents de bébés ayant fait une mort subite dans les suites immédiates d’une vaccination, ce n’est pas bien difficile à trouver : et ils ont le droit d’aimer le piano eux aussi...

 

Et rappelons en outre, pour compléter les propos du Dr Girard que :

 

- L’équipe du Pr De Serres (Université de Laval, Québec) a récemment démontré l’inopérance totale de la vaccination cocoon et donc l’inefficacité de la vaccination des adultes dans l’espoir de protéger les jeunes nourrissons.

 

- Comme diverses autres publications l’ont aussi indiqué, la vaccination n’empêche pas le portage mais ne fait, dans le meilleur des cas, que rendre la maladie cliniquement inapparente. Ce faisant, les enfants et adultes vaccinés restent des vecteurs de la maladie à même de la diffuser et ce d’une façon d’autant plus insidieuse que leur absence de symptômes ne les incitera pas à la prudence et à l’isolement par rapport aux sujets les plus vulnérables !

 

Partager cet article
Repost0
29 mars 2012 4 29 /03 /mars /2012 18:30

Voilà une information qui pourrait faire sourire si les conséquences de la collusion n'étaient pas aussi graves pour les patients et les consommateurs de l'Union européenne. La Lettre du Médecin N°961 du 29 mars 2012 relaie en effet ceci:

 

"L’European Medicines Agency (EMA) vient de publier une directive sur la transparence accrue et l’accès à l’information pour ce qui est des demandes introduiites pour la mise sur le marché de nouveaux médicaments. L’EFPIA, l’association de l’industrie pharmaceutique au niveau européen, EFPIA dit appuyer clairement cette démarche."


Ces efforts de transparence n'impliquent sans doute pas grand chose, sans quoi ce soutien n'aurait jamais été sincère et effectif. Tout simplement parce que les autorisations de mise sur le marché sont la clé indispensable du profit des pharmas! Ce n'est d'ailleurs pas pour rien si ces mêmes pharmas payaient déjà Thomas Lönngren, quand il était encore directeur de l'Agence européenne du Médicament, pour ses services d'aide à l'obtention des AMM!!

 

Bien entendu, cela fait bien pour leur image de se présenter comme "favorables à la transparence" mais tant que les agences dites de régulation resteront financées à 70 ou 80% par les industries concernées et que leurs experts en conflits d'intérêts pourront encore participer aux décisions, au prétexte qu'ils ont rempli une déclaration, il n'existera tout simplement aucune transparence digne de ce nom.

 

Il est urgent de se rendre compte qu'en l'état actuel, il n'y a aucune différence entre ce genre de déclarations et celle que ces mêmes entreprises pharmaceutiques pourraient faire en soutien à certaines de leurs propres filiales.

 

 

 

 

Partager cet article
Repost0
17 mars 2012 6 17 /03 /mars /2012 15:44

16 mars 2012

 

The Age of Autism- Jake Crosby (Traduction)

 

Cela fait un bon mois. En parallèle de la réhabilitation du Pr John Walker-Smith qui a substantiellement évidé les charges du General Medical Council (GMC) à l'encontre du Dr Wakefield, de nouvelles informations ont émergé au sujet de l'article du British Medical Journal qui accusait Wakefield de "fraude". La rédactrice en chef du BMJ, Fiona Godlee clamait de façon persistante que la première partie de la chronique de Brian Deer intitulée "Les secrets de la peur du ROR", "Comment l'affaire contre le vaccin du ROR a été résolue." était revue par les pairs. Cependant, elle n'avait jamais donné aucun détail concret sur la façon dont une telle évaluation par les pairs avait été effectuée.

 

La nouveauté au sujet de la contre-offensive judiciaire que Brian Deer, le BMJ et sa rédactrice en chef Fiona Godlee viennent de lancer suite à la plainte en diffamation de Wakefield, c'est qu'il n'y a personne d'autre que le Dr Godlee, le Dr Jane Smith (rédactrice en chef adjointe) et le Dr Harvey Marcovitch (membre associé de la rédaction) qui ait revu le récit de Brian Deer avant publication, contrairement à ce que le Dr Godlee a faussement affirmé au sujet de la partie 1 des chroniques de Brian Deer à des lecteurs du site Age of Autism qui l'avaient contactée par mail:

 

"L'article, qui a été soumis à une révision par les pairs et à une vérification de la rédaction, se base sur des enquêtes menées pendant près de sept ans incluant, entre autres, des interviews de parents dont les enfants ont été enrôlés dans la recherche d'Andrew Wakefield."

 

Sous la section des notes de bas de page de l'article en question du BMJ, on peut lire l'affirmation suivante:

 

Provenance et révision par les pairs: Soumis à une commission, révision par des pairs extérieurs.

 

La "contre plainte" de Godlee, Deer et du groupe BMJ cite des déclarations écrites des trois rédacteurs et de Brian Deer au nom des trois défendeurs: Godlee, Deer et le groupe BMJ.

 

Dans cette contre-offensive judiciaire de Deer, Godlee et du groupe BMJ, le Dr Marcovitch n'est déjà pas correctement présenté en tant que membre associé de la rédaction du BMJ, comme il était pourtant identifié dans l'éditorial qu'il a cosigné au sujet de la première partie des chroniques de Brian Deer. Au lieu de cela, Marcovitch est présenté comme un "expert examinateur externe". Brian Deer, Fiona Godlee et le groupe BMJ utilisent qui plus est cette fausse qualification pour nier la malhonnêteté consistant à prétendre à tort que les histoires de Deer avaient été "revues par les pairs" et soumises à une vérification externe (au journal):

 

Contrôle supplémentaire de l'information et révision externe: Non seulement le British Medical Journal fait pleinement confiance à Deer et à ses investigations mais en outre, le British Medical Journal et le Dr Godlee ont pris des mesures supplémentaires pour s'assurer de la véracité de ses allégations. Pour Deer, qui était pleinement conscient du litige antérieur de Wakefield et de l'historique de la plainte devant les instances disciplinaires, cela a impliqué cinq mois de travail pour s'assurer que chaque mot et chaque citation ont été vérifiées. (166) Pour le BMJ, cela a impliqué une rapide révision distincte des faits par un rédacteur en chef adjoint (Smith) ainsi qu'une révision externe de l'exactitude scientifique par un expert pédiatre (Dr Marcovitch) (167). La révision avant publication par des sources externes constitue une preuve valable qu'il n'y a pas eu de malveillance ou de malhonnêteté.

 

Bien entendu, le Dr Marcovitch n'est pas "un expert extérieur" tel que présenté dans le cadre de la contre-offensive judiciaire du BMJ. Mais en outre, il est sans doute la personne la plus en conflits d'intérêts des 3 cosignataires de cet éditorial (qui évoquait Wakefield en tant que fraudeur). Ses conflits incluent le fait d'avoir présidé le jury du General Medical Council (= ordre des médecins britannique qui a radié Wakefield et qui avait aussi radié le Pr John Walker-Smith) et d'être membre d'une société écran des industries pharmaceutiques, l'Office du Royaume Uni pour l'Intégrité de la Recherche (UKRIO). Une campagne avait même été lancée l'an passé par les lecteurs du site Age of Autism pour se plaindre de lui auprès du General Medical Council.

 

Bien qu'il soit toujours repris dans l'en-tête du site internet du BMJ en tant que membre associé de la rédaction, Marcovitch a affirmé avoir quitté le Journal l'an passé. Lorsqu'il fut contacté par le Dr David Lewis, du Centre National des Lanceurs d'Alerte, dans le cadre de l'enquête sur l'inconduite de ce journal médical international, le Dr Marcovitch a botté en touche au prétexte qu'il n'était désormais plus lié au groupe du British Medical Journal.

 

Subject: Re: NWC Board Meeting

 

From: HARVEY MARCOVITCH Hide

To: lewisdavel

Cc:

Bcc:

Date: Fri, Oct 14, 2011, 11:15 am

  

Dear Dr Lewis,

  

I no longer have any association with BMJ Publishing Group so cannot assist with your query.

 

Harvey Marcovitch

  

Marcovitch a, à présent, fait une déclaration écrite de soutien à la contre-offensive judiciaire du BMJ suite à la plainte de Wakefield, venant ainsi répéter les positions du General Medical Council à l'encontre de ce dernier.

 

La raison pour laquelle il n'a été fait aucune mention des conflits d'intérêts de Marcovitch dans le cadre de cette contre-offensive judiciaire, est qu'il était "expert pédiatre" et qu'il agissait en tant qu'"examinateur externe" pour contrôler l'exactitude scientifique du récit du journaliste du Sunday Times, Brian Deer. C'est le Dr Fiona Godlee elle-même, rédactrice en chef du BMJ et défenderesse dans l'affaire de la plainte de Wakefield en diffamation, qui a défendu l'indépendance de Marcovitch.

 

Fiona Godlee de même que Harvey Marcovitch feront-ils tout le chemin de Londres jusqu'au Texas (où a été introduite la plainte de Wakefield) pour se parjurer devant un tribunal étranger en leur nom propre et au nom de leur employé actuel ou passé, en affirmant à tort que ce dernier était bien un "examinateur externe" alors qu'il n'était en fait que membre associé de la rédaction? C'est peu probable.

 

Les avocats du BMJ useront sans doute de méthodes plus commodes afin d'empêcher que  la plainte du Dr Wakefield soit jugée recevable, exactement comme ils l'ont fait pour nier que le journaliste Brian Deer avait effectivement reçu une lettre d'un parent l'accusant d'avoir déformé le cas de son fils, dans le cadre de ses chroniques publiées dans le BMJ.

 

Cependant, il est facile d'imaginer que la solidité d'une action en justice dépende des arguments développés qui soient susceptibles d'être confirmés sous serment, devant un tribunal. Or ici, tel n'est pas le cas, l'argument du BMJ d'une révision extérieure étant inconsistant. L'introduction de la "contre-plainte" du BMJ  comporte d'ailleurs une affirmation éminemment absurde tant elle est contradictoire, à propos du rôle du Dr Marcovitch dans cette affaire quand il est dit que l'investigation de Deer a :

 

" été soumise à plusieurs révisions de la rédaction, y compris la révision par un "expert pédiatre externe."

 

Une révision externe ne peut pas, par définition, être incluse dans une révision de la rédaction (révision interne). Un rédacteur comme le Dr Harvey Marcovitch, avant avoir supposément quitté le navire, avait donc bien effectué une révision au nom de la rédaction.

 

Voilà donc ce qu'il en est de l'affirmation de "révision par les pairs" du Dr Fiona Godlee au sujet des investigations de Brian Deer, une affirmation qui si elle était faite publiquement devant un tribunal, la mettrait dans un autre type de pétrin. Cette fois cependant, ce serait avec l'état du Texas.

 

L'alternative au fait de commettre un parjure n'est pas tellement plus enviable. Car l'alternative serait alors que le Dr Fiona Godlee et le British Medical Journal reconnaissent qu'ils ont publié, sans révision par les pairs, les attaques d'un journaliste sans expérience ou bagage scientifique accusant de fraude un scientifique médecin qui avait publié dans un journal revu par les pairs (Le Lancet). Si ce seul constat ne prouve pas à lui seul la malhonnêteté du Dr Godlee et du BMJ, il démontre au minimum un téméraire manque de rigueur.

 

Toutefois, si on ajoute le fait que le Dr Godlee a faussement déclaré aux lecteurs de Age of Autism que les investigations de Brian Deer avaient été "revues par les pairs" à la fausse mention en fin d'article du BMJ selon laquelle cet article avait été "revu par des pairs extérieurs" et au fait que la plainte de Deer, Godlee et du BMJ reprenne la fausse qualification du Dr Marcovitch comme "examinateur externe", cela ressemble bien plus à une faute consciente et intentionnelle. En d'autres mots, à de la malveillance.

 

autismcrosby.jpgJake Crosby est atteint de la maladie d'Asperger et participe à la rédaction du site Age of Autism. Il a été exclu du site de Brian Deer depuis qu'il a rédigé un article sur l'enquête de ce journaliste au sujet du ROR et il a été écarté des conférences de Seth Mnookin & Paul Offit. Jake a décroché en 2011  un baccalauréat en Histoire de la Médecine de l'université de Brandeis et il fréquente actuellement l'école de Santé publique de l'Université George Washington pour l'obtention d'un master en santé publique (MPH).

 

 

Source: Childhealthsafety

 

 

 

 

Partager cet article
Repost0
9 mars 2012 5 09 /03 /mars /2012 19:10

Alors que la vaccination et notamment la vaccination infantile fait de plus en plus grincer des dents, Provac, par la voix de sa responsable, Mme Swennen, a encore repassé son disque rayé le 3 mars dernier dans les pages du supplément Victoire du Soir, qui porte pour le coup plutôt mal son nom.

 

Mais il faut dire que l'ONE (qui fonctionne dans les faits en duo avec Provac) a noué un partenariat pour le moins questionnable avec le groupe Rossel. Voici à ce sujet, pour rappel, un extrait du rapport annuel de l'ONE de 2010:

 

"Presse

 

Parallèlement au programme « Air de familles » s’est développé un partenariat avec le groupe de presse Rossel pour la diffusion d’articles relatifs au programme télévisuel, tout d’abord dans le magazine « Famille », puis dans le supplément « Victoire » du « Soir »." 

 

 

De là sans doute, l'étrange permissivité éditoriale du Soir à l'égard de Provac et de sa responsable, Mme Swennen qui se trouve pourtant en conflits d'intérêts avérés avec les fabricants de vaccins, comme en atteste un rapport du KCE de mai 2011.(cfr page 4/126):

 

« Béatrice Swennen a reçu une rémunération pour une communication, un subside de formation, une prise en charge de frais de voyage ou un paiement à l’occasion d’une participation à un symposium»

 

Par conséquent, comment s'étonner que Mme Swennen distille une vision faussement rassurante de la sécurité des vaccins, prétendûment évalués de façon très rigoureuse par une série d'instances et de comités nationaux et internationaux?

 

Comment s'étonner aussi que Mme Swennen ne dise pas un mot de ses propres conflits d'intérêts pas plus que de ceux affectant les instances qu'elle mentionne (agence européenne EMEA, Conseil Supérieur de la Santé CSS, Centre d'Expertise fédéral des soins de santé KCE,...)?

 

Attendre que les "experts" officiels déclarent spontanément au public les conflits d'intérêts qui sont les leurs et dont ils disent pourtant ne pas avoir honte, est illusoire. C'est donc bien aux médias qu'il devrait incomber, en dernier recours, d'assumer ce rôle de filtre ou de verrou pourrait-on dire, consistant in fine à mentionner ces conflits d'intérêts s'ils sont restés tus par les experts interrogés. Ca nous paraît véritablement être le minimum minimorum de respect envers le lectorat que de procéder ainsi. Mais se posera alors l'inévitable question des conflits d'intérêts situés plus en amont, c'est à dire ceux liant les rédactions à divers annonceurs.

 

Mme Swennen ose par exemple affirmer que l'enregistrement donc l'approbation d'un vaccin signifie que "le vaccin remplit les conditions de sécurité et d'efficacité attendues." Cela doit sans doute être pour cela que le New England Journal of Medicine parle des vaccins comme de "produits inévitablement dangereux" ,que la Cour Suprême des Etats-Unis a entériné l'impunité juridique des firmes en cas de dommages post-vaccinaux et qu'une telle mesure  ait été justifiée par la nécessité de ne pas mettre les firmes productrices en faillite! Mais cela doit sans doute aussi être pour cela que le gouvernement américain a déjà payé + de  2 milliards $ de dédommagement aux victimes et familles de victimes suite à des effets graves et des décès post-vaccinaux (et ce alors que 2 plaintes sur 3 sont malgré tout rejetées!)

 

Quant à l'efficacité attendue, parlons-en: Mme Swennen doit avoir une bien médiocre exigence d'efficacité vaccinale quand on sait que son collègue le Pr Van Ranst reconnaît au bas mot un taux d'échec de 30% pour la vaccination anti-grippale des seniors et qu'une source plus objective comme le CBIP admet quant à lui qu'il n'existe en réalité aucune preuve scientifique d'efficacité d'une telle vaccination chez les sujets âgés comme chez les patients à risque. Mais on pourrait bien sûr citer d'autres exemples d'inefficacité flagrante qui conduisent paradoxalement à s'enfermer encore davantage dans la fausse nécessité vaccinale de rappels supplémentaires (cercle vicieux).

 

Au niveau des critères, l'interview de Mme Swennen pourrait donner faussement à penser qu'il existe un ciblage des publics à vacciner alors que la réalité démontre assez tristement au contraire qu'on applique en Belgique comme dans la plupart des autres pays du monde d'ailleurs une politique de vaccination à tout prix qui consiste à vacciner aveuglément un maximum de personnes contre un maximum de maladies, pour le plus grand bonheur des firmes pharmaceutiques.

 

La question de l'analyse coût/bénéfices évoquée par Mme Swennen est une autre vaste blague étant entendu que les effets secondaires des vaccins (et donc également leur coût faramineux pour la sécurité sociale) sont considérablement sous-evalués, seuls 1 à 10% étant effectivement comptabilisés. Par conséquent, si on prend divers exemples comme celui de la vaccination anti-HPV dont le taux d'effets secondaires est "assez élevé " selon les propres dires de l'INAMI, bien que Mmes Laanan et Onkelinx la prétendent cependant très sûre, on se rend rapidement compte que le coût des effets secondaires réels à court, moyen et long terme dépassera considérablement celui des bénéfices escomptés, plus sagement et sûrement atteignables par une politique de dépistage organisé.

 

En matière d'effets secondaires, Mme Swennen se maintient dans l'évocation minimaliste, assez indécente il faut bien le dire, consistant à ne citer que la douleur ou l'inconfort au site d'injection et "un petit pic de température" sans jamais rien évoquer d'autre alors qu'il y aurait pourtant tellement d'exemples concrets d'effets secondaires graves à mentionner, comme en témoigne sa propre littérature médicale à laquelle elle serait du reste bien inspirée de se référer.

 

Mme Swennen prétend qu'il existe une surveillance qui, en effet, existe mais sans doute uniquement sur le papier à en juger par les faits, exactement comme "les mesures de surveillance" fantomatiques ou fantasmagoriques (?), précédemment évoquées par Mme Laanan en matière de vaccination anti-HPV. Mme Swennen déclare en effet:

 

Un système de surveillance est mis en place par les autorités nationales et européennes pour investiguer tout cas de réaction grave, rare ou inattendue si elle devait survenir et pour pouvoir établir ou non une relation causale avec le vaccin. La surveillance de la sécurité des vaccins fait partie du programme de vaccination."

 

Or, dans les faits, ce qu'on peut hélas constater à ce sujet c'est que:

 

- tout cas d'effet secondaire est déclaré non lié au vaccin et assimilé à "une coïncidence", à de très rares exceptions près (quand les officiels ne savent plus faire autrement), comme ce fut le cas avec la narcolepsie post-vaccin H1N1 qui n'est en réalité qu'une infime partie des effets secondaires variés liés à cette même vaccination.

 

- cet "écrémage" volontaire et artificiel des effets secondaires au bénéfice du vaccin permet de continuer à vacciner de plus en plus de monde sans constituer d'obstacle commercial.

 

- quand par hasard un effet secondaire grave est déclaré en lien avec une vaccination, on évoque le plus souvent la "responsabilité" du sujet plutôt que celle du vaccin (en le déclarant "prédisposé", ceci étant bien évidemment tellement plus commode) et on s'empresse de déclarer que le nombre de cas d'effets secondaires reste "dans les limites de ce qui était attendu" dans la population générale, sans jamais bien sûr rappeler au passage que cette même population générale est déjà massivement vaccinée, ce qui fausse bien entendu toutes les prévisions de "cas normalement à prévoir" au sein de cette même population!

 

Enfin, Mme Swennen renvoie au livret de publi-propagande au titre insidieux ("Vacciner?Mieux comprendre pour décider") diffusé par l'ONE en affirmant que "Cette brochure fait le tour complet de l’information sur les vaccins, des doutes et des questions qu’ils génèrent, sans omettre celles qui fâchent."

 

Fotolia-bebe-silence.jpg

 

Là encore, nous devons constater que Mme Swennen a une drôle de définition du mot "complet" car en réalité, il s'agit plutôt d'un "tour soviétique" avec un traitement "à la chinoise" des questions qui fâchent puisqu'il y est "répondu" de façon erronée, simpliste et vraiment peu scientifique. Pas un mot sur les faux placebos et donc sur le caractère biaisé des essais cliniques de vaccins, pas un mot sur la sous-notification pourtant officiellement reconnue des effets secondaires vaccinaux, pas un mot sur le fait que les médecins ne sont même pas formés à reconnaître les effets secondaires de vaccins, pas un mot non plus sur l'absence en Belgique du moindre système d'indemnisation des victimes de vaccins, ce qui aurait pourtant permis de rappeler une fois encore le bon sens de l'adage "Les conseilleurs ne sont pas les payeurs!". Hélas, ce genre de dépliant contraire aux droits des patients est pourtant financé avec leur argent. La confusion d'intérêts publics/privés se retrouve donc partout, que ce soit au niveau du CSS ou au niveau par exemple du site vaccination-info.be auquel renvoie Mme Swennen sans jamais dire qu'il est réalisé par l'asbl Question Santé qui a pourtant un partenariat avec le producteur de vaccins GSK et dont l'éditeur responsable, le Dr Patrick Tréfois est aussi l'éditeur responsable de Vax Info, une revue entièrement financée par GSK. Rajoutons aussi pour couronner le tout que le site de l'asbl Question santé renvoie fièrement à diverses campagnes dites "de promotion de la Santé" au rang desquelles la fumeuse campagne en faveur des "Vaccins à tout âge" pourtant sévèrement désapprouvée par le Jury d'Ethique Publicitaire qui l'a estimée TROMPEUSE!

 

Le plaidoyer angélique de Mme Swennen est donc indigne. Indigne sur le plan scientifique mais indigne aussi de la confiance que le lectorat du Soir accorde à ce journal. Car Provac a comme missionS par définition incompatibles et irréconciliables d'à la fois "promouvoir" & "expertiser" les politiques de vaccination alors qu'on ne peut décemment que vanter ce qu'on promeut! Provac n'en est d'ailleurs pas à son coup d'essai dans la désinformation éhontée des jeunes et de leurs parents via divers supports, comme nous l'avions d'ailleurs déjà précédemment dénoncé.

 

Certes, les officiels sont particulièrement gênés et dérangés par notre discours qui les met en définitive à nu. Sur la défensive, ils prétextent que la dénomination de notre collectif ne signifie nullement que nous soyons représentatifs de la population ou encore ils déclarent qu'Initiative Citoyenne est un collectif "virulent et bien organisé". Et si nous n'étions qu'un collectif citoyen  lucide et perspicace qui parce qu'il prouve tout ce qu'il dit, ne craint pas d'employer les mots justes?

 

Loin des chimères de la communication propres à toute approche politicienne, nous soulevons les vrais problèmes là où le système se préoccupe seulement de "limer" ou modeler sa communication sur ces mêmes problèmes sans toutefois jamais manifester sa volonté de les résoudre. Cette analyse ne résulte, une fois encore, nullement de l'imagination d'Initiative Citoyenne mais des aveux de divers officiels et en définitive, du système lui-même. Ainsi, en mars 2011 dans le débat radio organisé par RTBF La Première, quand l'animatrice demandait au Pr Van Laethem si la question des effets secondaires à long terme de vaccins méritait que l'on s'y penche, il répondait que oui et qu'à l'avenir, "on a intérêt à essayer de mieux expliquer pour ne pas obtenir ce genre de situation actuelle" (celle de Tournai où les parents ont été acquittés pour refus de vaccination polio). Mieux communiquer donc plutôt que de comprendre les raisons pourtant strictement scientifiques de ce genre de refus parental...

 

Autre exemple, celui du Conseil Supérieur de la Santé aux priorités pour le moins étranges et qui témoignent là aussi d'une sorte de fuite en avant, uniquement destinée à défendre le statu quo avec, c'est certain, une nostalgie très perceptible des délicieuses années d'antan où ils n'étaient encore guère confrontés à ce genre d'analyse critique.

 

Même parmi les inscrits aux alertes articles & autres newsletters de ce site, se trouve une certaine Mme Sandrine Bingen, employée du Service Communication de l'INAMI (qui dépend du Ministère fédéral de la Santé) que nous saluons au passage mais qui nous lit sans doute plus par "nécessité professionnelle" que par intérêt personnel, bien qu'ayant cependant son nom en bas d'un communiqué de l'INAMI du 4 juillet 2011 qui fait notamment le constat inquiétant que "Le nombre de personnes en incapacité de travail augmente sans cesse."

 

La encore, plutôt que de chercher réellement les causes d'une telle augmentation, qui comprennent inévitablement la cause vaccinale même si elle n'est pas la seule, on se limite au constat, comme s'il fallait se rédoudre à une sorte de fatalité.

 

En 2010, le Soir avait publié un article au vitriol sur le compte d'Andrew Wakefield, ainsi "jugé d'avance" titrant "Un docteur au banc d'infamie". Il nous semble avoir démontré à ce stade que cet article partial paru dans Victoire est réellement ce qu'il convient de mettre "au banc d'infamie" et que les mots ne sont nullement trop forts.

 

Les citoyens méritent mieux que la désinformation, surtout quand il s'agit de leur santé et de celle de leurs enfants. Qu'en sera-t-il de la responsabilité d'un media comme le Soir si des parents qui ont aveuglément cru le discours faussement rassurant du Dr Swennen (non tempéré par Le Soir) se retrouvent avec un enfant handicapé à vie ou même un décès?

 

Quels sont les contours exacts du partenariat conclu entre l'ONE et Rossel?

 

Est-ce vraiment sain pour la démocratie et bon pour la santé publique tout en sachant que les autorités qui soutiennent Provac se sont déjà rendues coupables de publicité vaccinale trompeuse vis-à-vis du public et que toute voix dissidente ne bénéficie pas de ce genre de "partenariat" pour contrebalancer ce genre de discours simpliste?

 

Ce qui aura été exposé ici ne pourra que faire penser au contenu scandaleux de l'article du Vif de décembre dernier qui a d'ailleurs valu que nous déposions une plainte auprès du Conseil de Déontologie Journalistique (CDJ). Les motifs de plainte seraient ici sensiblement les mêmes:

 

- absence de mention aux lecteurs des conflits d'intérêts des experts interrogés

-discours faussement rassurant avec passage sous silence et/ou absence de mention concrète du moindre effet secondaire grave possible

- absence de toute pondération ou information contradictoire sur le sujet

- etc etc

 

L'article du Vif avait cependant ceci d'aggravant que l'article était encore plus visible que cette affligeante hagiographie parue dans Victoire et qui aura sans doute ici pu échapper à de nombreux lecteurs;

 

que l'article du Vif était d'autant plus trompeur qu'il était intitulé "TOUT sur les vaccins";

 

qu'il assimilait un effet secondaire notoire de vaccins (le Guillain-Barré) à "une légende";

 

qu'il comportait des contradictions énormes par rapport aux documents et avis d'autres instances officielles etc

 

C'est donc dire si l'enjeu de la décision du CDJ au sujet de cet article du Vif est grand. Non seulement en termes de qualité intrinsèque et de déontologie de l'information médiatique diffusée mais aussi en termes de défense de la santé publique et des intérêts des consommateurs, visiblement si mollement défendus en la matière par l'Association Test-Achats.

 

Et comme tout est magnifiquement organisé, vous pouvez aussi retrouver le laïus de Mme Swennen dans la vidéo de l'émission "Air des Familles", fièrement reprise par l'ONE sur son site: ICI

Partager cet article
Repost0

                    

Recherche

Contact

 

initiative.citoyenne[at]live.be

Courriers Aux Autorités & Autres Documents Importants

Ce site refuse de cautionner le label HONcode.

Ce site refuse de cautionner le label HONcode    

Ce site soutient Nurpa pour la liberté d'internet

Boutton de soutien à la NURPA