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29 novembre 2012 4 29 /11 /novembre /2012 22:00

Incroyable mais vrai: la Ligue belge de la Sclérose en plaques, censée soutenir et défendre les intérêts des malades et éviter autant que faire ce peut que d'autres gens ne le deviennent, consacre une page de son site internet à distiller hélas de fausses informations, particulièrement lourdes de conséquences, au sujet de la vaccination hépatite B, relayant apparemment en cela, sans la moindre analyse critique, les "bons conseils" d'experts en conflits d'intérêts et d'agences internationales peu crédibles et d'ailleurs elles-mêmes liées aux fabricants de vaccins (comme l'OMS).

 

Vu la gravité des implications de pareil déni, cela vaut vraiment la peine de reprendre in extenso l'avis de leur Conseil Médical avant de montrer le contraste saisissant qui existe avec les données actuelles et acquises de la (vraie) Science. Nous mettons donc en rouge les passages les plus scandaleux,  les plus scientifiquement erronés et à la fois aussi, les plus irresponsables:

 

Relation entre le vaccin contre l'hépatite-B et la SEP

 

Position du Conseil Médical de la Ligue Belge de la SEP

Confirmation - Novembre 2004


Le Conseil Médical de la Ligue Nationale de la Sclérose en Plaques tient à rappeler très clairement l'absence de toute relation causale démontrée entre le vaccin contre l'hépatite B et le début ou l'aggravation d'une sclérose en plaques. (sic !)

 

Une telle relation hypothétique n'a été soulevée qu'en France, à cause de la politique de vaccination massive suivie par les Autorités Sanitaires de ce pays. C'est ainsi que depuis 1994, environ 27 millions de Français ont été vaccinés contre l'hépatite B, soit près de la moitié de la population de ce pays. Cette proportion augmente à près de 66% dans la tranche d'âge comprise entre 11 et 40 ans.

 

Les autres pays européens ont suivi une autre politique vaccinale, consistant à vacciner les jeunes enfants, les pré-adolescents (10-12 ans) et la population adulte à risque, c'est-à-dire en contact avec des dérivés sanguins (personnel médical et para-médical).

 

Aucune augmentation de la fréquence de la maladie n'a été observée en France suite à cette campagne de vaccination massive. Aucune étude n'a pu montrer que les patients commençant une sclérose en plaques avaient été plus fréquemment vaccinés contre l'hépatite B que des patients de la même tranche d'âge consultant pour un autre problème neurologique. Il en ressort qu'une association temporelle entre la vaccination anti-hépatite B et le début d'une sclérose en plaques dans les semaines qui suivent est fortuite.

 

Le virus de l'hépatite B est 100 fois plus contagieux que celui du SIDA. Il est transmis essentiellement par contact avec le sang de « porteurs » sains ou malades, et les relations sexuelles. Le mode de transmission reste cependant inconnu dans 30% des cas. Environ un quart des porteurs sains deviendront malades et mourront de cirrhose ou de cancer du foie dans les 30 ans qui suivent la contamination. Chaque année, un million de personnes meurent de cette infection par le virus de l'hépatite B.

 

Nous recommandons donc que la même politique vaccinale soit appliquée aux patients atteints de sclérose en plaques et à leurs enfants et proches, que celle appliquée à l'ensemble de la population belge, à savoir :

 

vaccination des enfants en bas-âge et des pré-adolescents.

pour les enfants déjà adultes de patients atteints de sclérose en plaques, et pour les patients eux-mêmes, vaccination uniquement pour les personnes à risque (personnel médical et para-médical).

 

 

Il n'y aurait aucun lien entre le vaccin hépatite B et la sclérose en plaques? Cela n'aurait donc jamais été qu'une hypothèse et encore, rien qu'en France?

 

EST-CE SEULEMENT VRAI?

 

Différentes études épidémiologiques ont été menées en France mais aussi dans d’autres pays sur le lien entre sclérose en plaques (et autres maladies démyélinisantes) et vaccination anti-hépatite B.

 

Trois de celles-ci montrent de façon convergente qu’il existe un lien de causalité très probable. A noter aussi, ce n’est pas négligeable, qu’il s’agit d’études indépendantes des firmes pharmaceutiques.

 

- La première étude est celle dite de Fourrier-Costagliola (1), en 1998. Cette double étude (il s’agit en fait d’une seule étude mais réalisée en plusieurs parties par des personnes différentes) a été faite à la demande de l’Agence française du Médicament (ancienne Afssaps, nouvellement ANSM). Cette étude consistait à comparer le nombre de cas de scléroses en plaques attendu au nombre de cas réellement survenus entre le 1er janvier 1994 et le 31 décembre 1996, soit la période où l’on a vacciné le plus contre l’hépatite B. Cette étude a porté sur des adultes entre 20 et 44 ans, une tranche d’âge qui correspond donc au pic de fréquence de la maladie et par ailleurs, seuls étaient pris en compte les cas qui se sont déclarés endéans les 60 jours après une vaccination anti-hépatite B. Comme il était impossible de dire le nombre exact de cas sans marge d’erreur, les auteurs ont dû fournir une estimation du nombre de cas attendus pour cette même période. Ils ont fixé ce chiffre à 102,73. Or, sur base des données de pharmacovigilance, le nombre de cas recensés était de 111, soit un chiffre supérieur mais pas franchement très significatif. Toutefois, comme tous les médecins ne font pas systématiquement un signalement des cas à la pharmacovigilance, les auteurs ont dû évaluer et tenir compte de la sous-estimation des cas réellement survenus et ont ainsi évalué le nombre de cas réellement survenus dans une fourchette comprise entre 222 et 287, avec un minimum de 184, ce qui, si on compare ça aux 102,73 cas normalement attendus, donne lieu à une différence considérée statistiquement comme très significative. En d’autres mots, cela signifie donc que l’écart statistique est tel, qu’il ne peut tout simplement pas s’expliquer par de simples variations dues au hasard. En 2000, l’Agence française du Médicament reconnaissait d’ailleurs que « la combinaison de ces deux études suggère un nombre réel de cas significativement supérieur au nombre de cas attendus. » Toutefois, comme le sujet est commercialement très sensible, l’Afssaps faisait volte-face deux ans plus tard en déclarant alors qu’aucune étude menée jusqu’alors n’était significative !

 

- La seconde étude sort en 2004, c’est celle de l’épidémiologiste américain Hernan (2). Il s’agit d’une étude cas/ témoins qui a porté sur des données médicales de la population britannique. Cette étude a consisté à comparer 163 malades atteints de sclérose en plaques avec 1604 sujets témoins. L’auteur a alors colligé les antécédents vaccinaux dans ces deux groupes et parvient à un risque 3,1 fois supérieur de déclarer une sclérose en plaques endéans les 3 ans qui suivent une vaccination anti-hépatite B. Cette étude eût l’effet d’une bombe. Compte tenu de cela, il ne faisait plus bon du tout de reconnaître que des études antérieures avaient elles aussi mis en lumière un risque accru significatif de sclérose en plaques post-vaccinales. C’est ainsi qu’en 2004, année où cette étude est parue, l’Afssaps a décrété cette étude d’Hernan n’était pas significative car elle comportait des biais (le bon vieux déni systématique). Mais elle ne s’est hélas pas contentée de cela, elle a aussi repris dans un tableau toutes les autres études menées jusqu’à ce jour et qu’elle considérait comme « non significatives » en les chiffrant, non plus à 10 mais à 11 ! L’Agence venait de dédoubler les deux études significatives et complémentaires de Fourrier et Costagliola en deux études différentes et toutes les deux devenues, comme par enchantement non significatives(3)… et voilà le travail de « transparence » et surtout d’astuce pour sauver le vaccin à tout prix et prétendre ainsi qu'aucune étude n'a montré le moindre risque significatif !!

 

- La troisième étude est celle de Tardieu/Mickaeloff (4), qui date de 2008. Elle a porté sur un groupe de 349 enfants et adolescents (« cohorte KIDSEP ») souffrant d’une atteinte démyélinisante apparue entre 1994 et 2003, tels que recensés par des services de neuropédiatrie. Ce groupe a été comparé à une population-témoin de 2941 sujets. La comparaison ne met pas en lumière de sur-représentation d’enfants ou d’ados vaccinés endéans les 3 ans qui ont précédé les épisodes de démyélinisations. En revanche, l’analyse d’un sous-groupe ayant reçu tous les vaccins recommandés en plus de la vaccination hépatite B (avec Engerix B, de GSK) démontre que le risque est alors multiplié par 2,77 de voir apparaître une sclérose en plaques au-delà de 3 ans après la vaccination.

 

Etant donné cette nouvelle conclusion dérangeante et compte tenu du caractère là aussi significatif des résultats, il a donc aussi fallu trouver une parade. C’est ainsi que le Pr Tardieu a tout bonnement été interdit de conférence de presse, comme indiqué dans le journal Libération du 14 octobre 2008. (5)

 

D’autres études sont sans cesse mise en avant par les officiels, l’OMS ou autres pour innocenter à tout prix le vaccin (Asherio, Destephano, etc). Il s’agit toutefois d’études ayant bénéficié de subsides de l’industrie pharmaceutique, et celle-ci n’allait donc pas accepter de se tirer une balle dans le pied !

 

La question du lien entre vaccin hépatite B et sclérose en plaques est par ailleurs loin d’être strictement franco-française. C’est là une réponse bidon que les officiels ont sorti à tour de bras pour rassurer à bon compte les plus crédules, tout simplement parce qu’ils étaient à court d’arguments !

 

La meilleure preuve de cela, est que l’étude d’Hernan a porté sur une base de données relatives à la population britannique, pays où on a cependant nettement moins vacciné qu’en France, proportionnellement. En outre, la publication des chercheurs américains Geier & Geier (6), et qui a porté sur l’analyse des données du VAERS (système américain de notification des effets secondaires vaccinaux), a montré que le risque de survenue d’une sclérose en plaques parmi les personnes ayant reçu le vaccin HB est 5,2 fois supérieur à celui d’une population-témoin n’ayant pas reçu ce vaccin.

 

D’autres publications internationales (7) ont par ailleurs fait état ponctuellement de maladies démyélinisantes depuis 1991, soit bien avant les premières alertes émises en France par des neurologues parisiens peu avant que ne commence la vaccination massive et généralisée dans ce pays.

 

A ces informations extrêmement accablantes s'ajoutent aussi d'autres données irréfutables sur le fait qu'il y a bien eu une hausse indéniable des cas de scléroses en plaques après la grande campagne vaccinale française: il s'agit en fait des données épidémiologiques françaises année par année pour ce qui concerne la sclérose en plaques et les autres maladies démyélinisantes. Un médecin français, qui préfère que son nom ne soit pas cité, a littéralement dû les arracher "aux forceps" à l'Agence française du médicament selon ce qui est publié dans le récent livre de Virginie Belle sur la vaccination ("Faut-il faire vacciner son enfant?")... on comprend pourquoi!

  

Chiffres par année des cas de sclérose en plaques (SEP) et d'atteintes démyélinisantes du système nerveux central (ADSNC)- Les années 1994-1998 correspondent à la grande campagne de vaccination contre l'hépatite B lancée en France. [Données Afssaps/ANSM de 2012].

sep chiffres 1-copie-1 

sep chiffres 2

 

On le voit, les données montrent donc clairement une hausse très significative pour les années 94, 95, 96, 97 et 98, qui correspondent "comme par hasard" à cette grande campagne vaccinale, sans autres causes possibles à même d'expliquer ce genre de lien "fortuit" pour reprendre l'expression indigne de la Ligue.

 

Une étude américaine (Langer-Gould), publiée en 2014, spécifie quant à elle que "tout type de vaccination est associé à un risque accru de -déclenchement d'une maladie démyélinisante du système nerveux central dans les 30 premiers jours qui suivent une vaccination en ce qui concerne les sujets de moins de 50 ans (OR, 2.32; 95% CI, 1.18-4.57).

 

Qu'il s'agisse des adultes comme des enfants, le risque est donc significatif de leur provoquer une sclérose en plaques de toutes pièces en les vaccinant. Par conséquent, aller recommander de vacciner les enfants de gens atteints de sclérose en plaques (qui sont donc en toute logique génétiquement encore plus sensibles potentiellement!) comme les autres constitue une folie impardonnable et osons le dire, une mise en danger directe de la vie d'autrui, au regard des statistiques de guérison spontanée de l'hépatite B d'une part et des autres possibilités alternatives de prévention de cette maladie d'autre part. De même, encore recommander de vacciner les gens déjà atteints, même en cas d'obligation ou de contexte professionnel, constitue là aussi un acte particulièrement hasardeux que peu de médecins oseront à ce niveau accomplir. Cette Ligue se discrédite totalement à nos yeux en diffusant de tels propos. Et cela pose bien sûr, avec une extrême acuité, la question de son indépendance, vis-à-vis des autorités publiques d'une part (celles-ci étant mouillées jusqu'au cou compte tenu de leurs recommandations passées en la matière) et des industries pharmaceutiques d'autre part.

 

Tout lecteur qui a donc lu cet article ne pourra que se poser deux questions inévitables:

 

a) Le Conseil Médical de cette Ligue est-il compétent et a-t-il appris à lire?

b) A-t-on acheté le silence de cette Ligue à coup de généreuses subventions publiques et/ou de dons ou sponsoring des industries pharmaceutiques?

 

Dans tous les cas, quand on verra les petites boîtes à sous en faveur de la Ligue dans les pharmacies ou ailleurs avec la mention inquiétante que cette maladie dégénérative grave concerne pas moins d'une personne sur 1000 dans notre pays, on ne pourra que repenser à ce qui a précédé et déplorer sans complaisance le manque total de cohérence et de logique d'une telle structure.

 


Références :

 

(1) A. Fourrier, B. Bégaud, Service de pharmacologie de Bordeaux “Hepatitis B vaccine and first episodes of central nervous system demyelinating disorders : A comparison between reported and expected number of cases ” British J. of clinical Pharmacology 2001 ; 51 : 489

 

D. Costagliola, INSERM SC4 et Afssaps. Etude capture-recapture.

http://ansm.sante.fr/var/ansm_site/storage/original/application/b460abed4a9a61d8dad78d4364033354.pdf

 

(2) HERNAN MA., JICK SS., OLEK MJ., JICK H. “Recombinant hepatitis B vaccine and the risk of multiple sclerosis” Neurology 2004 ; 63 : 638-642

 

(3) http://www.infosantepaysdauge.fr/dc/public/Etudes_Pharmacovigilance_VHB.pdf (cfr pages 6,7, 8 et 9/32)

 

(4) MIKAELOFF Y, CARIDADE G, SUISSA S, TARDIEU M. “Hepatitis B vaccine and the risk of CSN inflammatory demyelination in childhood” Neurology 2009 Mar 10;72(10):873-80. doi: 10.1212/01.wnl.0000335762.42177.07. Epub 2008 Oct 8.

http://www.neurology.org/cgi/content/abstract/01.wnl.0000335762.42177.07v1

 

(5) http://www.liberation.fr/sciences/0101124147-cachez-ce-risque-que-je-ne-saurais-voir

 

(6) GEIER D.A, GEIER M.R. A case-control study of serious auto-immune adverse events following hepatitis B immunization. Autoimmunity 2005 ; 338 : 215-281

 

(7) GOUT O. Central nervous system demyelination after recombinant hepatitis B vaccination: report of 25 cases. Neurology 1997, 48 (Suppl.) : A424

 

KAPLANSKI G. Central nervous system demyelination after vaccination against hepatitis B and HLA haplotype. J. Neurol Neurosurg Psychiatry 1995, 58 : 758-759

 

NADLER JP. Multiple sclerosis and hepatitis B vaccination. Clin infect Dis 1993, 17 : 928-929

 

HERROELEN L. DE KEYSER J. EBINGER G. Central-nervous-system demyelination after immunisation with recombinant hepatitis B vaccine. Lancet . 1991 (338) : 1174-1175

 

Langer-Gould A., Qian L., Tartof S.Y.(e.a), « Vaccines and the risk of multiple sclerosis and other central nervous system demyelinating diseases. », JAMA Neurol. 2014 Dec;71(12):1506-13. doi: 10.1001/jamaneurol.2014.2633.

 

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26 novembre 2012 1 26 /11 /novembre /2012 23:19

A propos d'un projet de statut de lanceur d'alerte

 

Écrit par Académie de Médecine, le 15 Novembre 2012


L'Académie nationale de médecine a pris connaissance de la proposition de loi déposée au Sénat en vue de créer un statut de lanceur d'alerte1. Tout en adhérant à la demande de nos concitoyens en faveur de davantage de débat public et de transparence dans la décision en santé publique élargie aux questions environnementales, l'Académie tient à formuler des réserves sur une telle initiative dans le contexte actuel de l'information en matière de santé en France.


Le droit d'alerter doit être reconnu à tout citoyen, plus particulièrement aux scientifiques dont c'est une des missions essentielles. L'Académie de médecine est elle-même un « lanceur d'alerte » institutionnel, de par ses statuts qui lui permettent de s'auto-saisir de toute question susceptible de mettre en danger la santé publique2.

 

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La science a des implications sociétales qui dépassent le domaine traditionnellement réservé aux scientifiques et qui devraient pouvoir être débattues sereinement sur la place publique. Cependant, l'alerte tend trop souvent à en rester au stade médiatique, au risque de réduire le débat à une polémique stérile, sans apporter  au citoyen les réponses qu'il est en droit d'attendre.


Le lanceur d'alerte a le droit d'être « protégé » contre d'éventuelles représailles, et la loi, dans ce cas, lui offre déjà suffisamment de possibilités de recours. Mais, dans la mesure où la médiatisation peut créer une confusion avec de véritables expertises3, un « statut » légaliserait la dérive actuelle qui, sans contrepartie de responsabilité et sous prétexte d'expression dite citoyenne, en vient à tromper le public et les décideurs.


Créer une « Haute Autorité de l'expertise scientifique et de l'alerte en matière de santé et d'environnement » reviendrait à nier la valeur de l'expertise scientifique, et la légitimité des agences et des académies à l'assurer, tout en rendant encore plus complexe un dispositif d’expertise officielle qui gagnerait au contraire à être simplifié et clarifié4.


Légitimer l'alerte au détriment de l'expertise risquerait de faire passer la prise de décision politique avant l'évaluation scientifique5. Si l'Etat en arrivait à prendre des décisions majeures sans s’appuyer sur les évaluations  conduites par les structures d’expertise dont il dispose, il s'exposerait aux pressions, idéologiques, partisanes et lobbyistes.

L'Académie demande la reconnaissance de la primauté de l'expertise scientique :

- l'évaluation des alertes, qu'il faut bien distinguer de leur gestion par les pouvoirs publics, doit pouvoir être menée sereinement, en amont de la décision et sur des bases scientifiques validées;


-   l'expertise collective doit être privilégiée afin d'éviter une personnalisation médiatique abusive ;


-   la déclaration des conflits d'intérêts, passés et présents, est certes une mesure nécessaire afin de conserver à une expertise de qualité toute sa valeur, mais elle doit s'imposer de la même façon à tous ceux qui interviennent, à titres divers,  dans le débat public ;


- la suspicion qui entache trop souvent l'expertise altère l'information scientifique. L’Académie de médecine réitère donc la demande qu’elle a faite, conjointement avec cinq autres académies, en faveur de la création d’un Haut comité de la science et de la technologie qui,  auprès du Président du Conseil Supérieur de l’Audiovisuel, serait chargé  de rendre compte  régulièrement de la manière dont les questions scientifiques sont traitées par les acteurs de la communication audiovisuelle.

L'Académie met en garde contre une légalisation d'un statut de lanceur d’alerte non seulement injustifiée mais dangereuse, qui risquerait, de la même façon que l'inscription dans la Constitution du principe de précaution,  d’assujettir notre avenir scientifique et technologique à la pression d’une opinion souvent mal informée


Elle dénonce cette initiative qui, si elle aboutissait, loin d'aller dans le sens de l'intérêt général, risquerait de brouiller l'information de nos concitoyens et de les détourner des véritables questions de santé publique.



NOTES

1- « Proposition de loi relative à la création de la Haute Autorité de l'expertise scientifique et de l'alerte en matière de santé et d'environnement ». Rapport n° 24 (2012-2013) de M. Ronan DANTEC, au nom de la commission du développement durable du Sénat, déposé le 9 octobre 2012


2- 12 ans après avoir publié un article hautement controversé qui suggérait un lien entre le vaccin contre la rougeole et l'autisme, la prestigieuse revue The Lancet a dû se rétracter. Mais le mal était fait … Aussitôt publiés, ces résultats avaient suscité un véritable vent de panique dans le monde anglo-saxon, les taux de vaccination chutant radicalement à 81% en Angleterre. Ainsi, en un an,  de  1999 à 2 000, en Irlande,  on est passé de 148  à 1603 cas de rougeole. La même année, trois enfants sont morts de la maladie, jusque-là quasi éliminée. Et l'épidémie s'est propagée dans toute l'Europe, notamment en France : depuis le 1er janvier 2008, près de 23 000 cas de rougeole ont été déclarés en France, en trois vagues épidémiques. 2011, 14 966 cas ont été notifiés en 2011, dont 714  pneumopathies graves, 16  complications neurologiques et 6 décès (InVS)


3- « EXCLUSIF. Oui, les OGM sont des poisons ! » - Le Nouvel Observateur du 18 septembre 2012


4- Un rapport de l'Inspection générale des finances (IGF) du 17 septembre 2012 constate que les quelque 1 244 agences répertoriées en France engendrent des coûts importants, ne correspondant pas toujours à une amélioration de la qualité du service public


5- Des parlementaires ont diffusé dans les médias un communiqué annonçant une proposition de loi sur l'interdiction des adjuvants dans les vaccins, au nom de l'Assemblée nationale, sans l'accord des autorités de l'Assemblée. (« moratoire sur l'aluminium utilisé comme adjuvant dans les vaccins », recommandé par un groupe d'études des vaccinations de l'Assemblée nationale le 13 mars 2012)

 

Source: Cadureso.com

 

« Les avis et communiqués de l''Académie de Médecine ont toujours été pour moi une ressource inépuisable de franche rigolade » écrit un scientifique français dont nous ne citerons pas le nom. Décidément… quand on veut rire, il suffit de remplacer l’humoriste X ou Y par l’Académie de Médecine et on est sûr de pouvoir s’esclaffer !

 

En effet, se profiler en « lanceur d’alerte institutionnel » quand on est contre l’inscription du principe de précaution dans la Constitution, il fallait le faire…

Ondes électromagnétiques, OGM, dioxines, vaccins, tous les pires dangers ont été niés ou minimisés de façon lamentable par cette instance. Même l’amiante était encore défendue par l’Académie de Médecine à l’unanimité un an seulement avant son interdiction définitive… et ça faisait pourtant alors déjà plus de 90 ans que les premières alertes de scientifiques avaient retenti sur les dangers conséquents de cette substance !

 

Ces gens ont tellement peur de voir leur influence s’amoindrir qu’ils sont en réalité prêts à toutes les bassesses, y compris celle consistant à dénier tout caractère scientifique aux contestations de scientifiques dissidents ayant fait le choix légitime et pertinent de sortir du cénacle scientifique mafieux/prostitué et pour le moins étouffant, pour s’en remettre à la responsabilité des citoyens !

 

On a déjà détaillé sur ce site les positions surréalistes et totalement irrationnelles d’un Académicien comme Pierre Bégué au sujet des vaccins. Sans parler de cet autre article « Les grands experts sont dans leurs petits souliers », qui commentait la trouille manifeste d’un autre Académicien, Yves Brechet. C’est alors qu’on voit que ces expertises qui se revendiquent comme telles de façon arrogante n’en n’ont que le nom mais qu’elles sont truffées de contre-vérités scientifiques flagrantes et aisément démontrables.

 

Pas étonnant donc, que ces gens souhaitent circonscrire le tsunami de critiques que des positions intenables comme les leurs suscitent logiquement au travers des médias ! Mais ils ont encore l’outrecuidance de faire croire au public que le statut de lanceur d’alerte viendrait « brouiller l’information du public » ! Cela permettrait en effet de parasiter les dogmes que ces gens entendent défendre envers et contre tout, et c’est pour cela que c’est évidemment une bonne chose. N’en déplaise à ces vieux briscards !

 

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25 novembre 2012 7 25 /11 /novembre /2012 19:15

La nouvelle agence du médicament n'est pas sans intérêts

 

Résistance Inventerre

ven., 23 nov. 2012

Après le brillant épisode du Mediator, tout a changé dans le monde du médicament : le directeur de l'agence de contrôle a changé, son nom a changé (adieu l'Afssaps), le conseil scientifique a changé, tout a changé. Enfin presque.


La présidence du conseil scientifique de la nouvelle Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM) est allée à une chercheuse de 67 ans, Annick Alpérovitch. Alors que les liaisons incestueuses avec l'industrie pharmaceutique sont une des clés connues et reconnues dans ce désastre sanitaire, la dame, un temps membre du comité d'éthique, affiche une déclaration publique d'intérêt longue comme une ordonnance pour un mourant.

 

annick-alperovitch.png                                                                                  Annick Alpérovitch

 

Consultante, elle continue de recevoir des honoraires d'une brochette d'industriels. Elle travaille notamment pour LA-SER, une boîte de consulting qui a pour clients tous les gros labos, mais aussi pour Sanofi. Certains de ces contrats sont en cours.

 

Il s'agit de « rémunérations personnelles » qu'elle se serait engagée par écrit, dixit l'ANSM, à ne pas toucher.

 

Mais, là, l'agence s'excuse : « Ces courriers ne sont pas publics. » C'est bête. D'autant plus bête que l'intéressée, elle, affirme crânement au Canard Enchaîné qu'elle n'a rien signé du tout !

 
La transparence est en marche...

 

Source: fr.sott.net 

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18 novembre 2012 7 18 /11 /novembre /2012 21:30

petits-souliers.gif

Dans un document du 28 novembre 2011, Yves Brechet ,de l'Académie des Sciences, traitait de la disqualification de l'expertise et des conséquences graves que cela pose pour "la rationalité des décisions politiques." Ce texte de 28 pages est publié dans le cadre des Entretiens de l'Académie des Sciences Morales et Politiques.

 

Voici, pour situer et analyser la question, un extrait significatif de l'introduction:

 

« L’expertise est un avis donné sur un sujet précis, en s’appuyant à la fois sur un corpus de connaissances préexistantes chez l’expert avant l’action d’expertise, sur des observations ou des connaissances acquises sur l’objet de l’expertise lui-même, et sur une analyse rationnelle, l’ensemble ayant pour objectif de servir de guide à la décision. Il est important d’insister sur ce point : un guide à la décision n’est pas une décision, et une expertise doit conduire à une évaluation comparée des choix possibles, laissant au pouvoir politique la décision ultime. Oublier cela conduirait à un scientisme et une technocratie dommageable, dans le long terme, au processus de décision rationnelle car substituant une autorité « technique » à un pouvoir politique légitime. L’expert doit guider le choix, mais ne doit pas prendre la décision.

 

Le statut même de l’expertise est intermédiaire entre la connaissance et l’action.

 

L’expertise légitime la décision par la connaissance, et en ce sens on peut y voir un héritage direct du XVIIIème siècle et de sa confiance dans la rationalité comme mode de gouvernement. Mais par ailleurs, au moins dans les pays à régime démocratique, ou tout au moins dans des régimes où l’opinion publique a quelque poids, la décision tire aussi sa légitimité de l’accord avec la volonté de la majorité des citoyens. Tant que règne la confiance dans les détenteurs d’une forme de connaissance à qui on demande une expertise, confiance aussi bien de la part du décideur que de la part du citoyen, cette double source de légitimité ne pose pas problème. Quand la confiance de l’un ou l’autre dans la source de l’expertise disparaît ou s’émousse, le conflit de légitimité qui en résulte est lourd de conséquences, conduisant dans ses formes les plus extrêmes, soit à une technocratie sans légitimité démocratique, soit à une démagogie sans assise rationnelle. Ces deux extrêmes sont à l’évidence dommageables à la gestion saine de la cité, et il importe donc d’identifier, et de combattre, les causes possibles d’une disqualification des experts, et par là d’une dévalorisation de l’expertise dans le processus décisionnel. »

 

En réalité, nous sommes déjà dans une situation où une autorité "technique" a pris le pas sur le pouvoir politique légitime et où tous les caprices des plus grands apprentis-sorciers sont non seulement tolérés mais en plus... financés par de l'argent public (songeons par exemple à ces chercheurs qui font volontairement se croiser des virus pour les rendre plus dangereux!)

 

Bien évidemment, les apprentis-sorciers qui se caractérisent par une arrogance dangereuse et la croyance illusoire qu'ils pourront, à terme, maîtriser entièrement les processus naturels, n'ont aucune envie de voir leur influence se réduire. C'est pourquoi ils sont sur la défensive. Yves Brechet écrit notamment: " Il y a une confusion des genres entre le fait d'être compétent pour juger et le fait d'être concerné par le jugement. C'est cette confusion qui me semble au coeur du problème."

 

En gros, les citoyens sont certes concernés par le jugement mais ils doivent bien se garder de trop se mêler de ce qui ne les regarde pas parce qu'ils ne sont pas experts. C'est un peu ça le message qui se dégage de toute cette publication. Un paternalisme auquel nous sommes habitués et qui ne date d'ailleurs pas d'hier, à en lire ce que le Dr Coderre rapportait à son époque (dans son livre publié en 1875). Voici en effet quels étaient les propos du Dr Laroque, vaccinateur officiel, au sujet d'effets secondaires du vaccin:

 

"Les détails de cette importante affaire seront publiés dans les journaux de médecine seulement, afin de ne pas ennuyer le public d'une question dont les médecins sont les seuls juges compétents."

 

Et le Dr Emery-Coderre de commenter bien logiquement:

 

"Comment le public qui est le plus intéressé à connaître la question, vu qu'il sert de sujet aux vaccinateurs, serait-il ennuyé par les détails d'une affaire aussi importante? Si la vaccine est bonne ou mauvaise, n'est-ce pas le public qui paie pour, et vous les vaccinateurs qui recevez le paiement de cette opération plus qu'imprudente. Et vous dites : "afin de ne pas ennuyer le public, que les détails de cette importante affaire seront publiés dans les journaux de médecine seulement."; je crois plutôt que vous choisissez ces derniers comme étant les moins répandus, et vous espérez, par là même que vous continuerez à rester seuls juges compétents des bons ou des mauvais effets de la vaccine, et à jouir des bénéfices qui découlent de la vaccination jusqu'à ce que le public change les rôles et devienne juge de ses véritables intérêts."

 

Difficile aussi de ne pas faire le parallèle entre les propos de ces experts officiels de 1875 évoqués supra et ces propos-ci de Bréchet: "Il apparaît assez évident que la disqualification d'une expertise suppose à priori que le sujet intéresse le public. "Intéresser le public" signifie quasi systématiquement "avoir la possibilité de l'inquiéter"."

 

Brechet écrit encore :

 

« L’expertise légitime la décision par un enchaînement de raisons que tout citoyen devrait être capable de suivre avec un regard critique, mais dans le même temps, elle mobilise des connaissances qui ne sont pas à priori accessibles à tous les citoyens (du moins dans un laps de temps compatible avec la prise de décision). »

 

Chaque citoyen qui lit pourtant cette publication de Brechet peut pourtant se rendre compte des raisons enchaînées par cet auteur et de l'inévitable volonté qui les sous-tend de ne surtout pas perdre du terrain, du pouvoir et de l'influence.

 

Brechet écrit ensuite:

 

"Dans une optique de gestion rationnelle de la cité, l'intervention de l'expertise est d'autant plus importante que le domaine sur lequel portent les décisions est plus technique et varié, rendant illusoire la possibilité que le décideur possède à la fois le pouvoir de décision, et la connaissance précise permettant d'analyser toutes les facettes du problème."

 

Hélas, nous savons que dans les réalité, les EXPERTS se gardent bien d'aborder et d'évaluer TOUTES les facettes du problème, selon les enjeux financiers auxquels ils sont liés! Et c'est d'ailleurs bien pour cela que ceux que Brechet qualifie avec un brin de condescendance les "faiseurs d'opinion" sont obligés de se mobiliser et de tirer la sonnette d'alarme.

 

Pour Bréchet, le problème, c'est donc surtout le public, un public qui est à éduquer de fond en comble à la démarche scientifique, avec la participation de journalistes responsables et formés eux aussi.

 

Il définit la relation entre experts et décideurs comme basée sur une indispensable confiance, avec un recours partiel à l'argument d'autorité qui est inévitable. Mais il écrit alors peu après "la valeur accordée à l'expertise par le décideur, dépend fortement du rapport de confiance entre le décideur et l'expert, lequel rapport de confiance est loin d'être totalement rationnel." Rappelons au passage que le titre de cette publication de Bréchet était "La disqualification de l'expertise: un risque grave pour la rationnalité des décisions politiques."

 

Bréchet commence ensuite vraiment à se révéler en enchaînant:

 

"Une des formes de disqualification de l'expertise est la rupture de ce lien de confiance entre l'expert et le décideur, une des expressions de cette disqualification est la série inquiétante de jugements rendus par des magistrats, au nom du "principe de précaution", au mépris de tous les avis techniques et scientifiques donnés sur les OGM, sur les ondes radio-fréquence, etc..."

 

A en lire son texte, on peut en déduire que cet académicien assimile toute défiance du public vis à vis des experts officiels comme découlant de sa manipulation par des médias ou des "groupes de pression". On notera là l'habituel paternalisme qui suppose que le public est peu à même de s'interroger et à se méfier de lui-même, spontanément. On devine en fait qu'il fait là plus que réchigner face à la perturbation de l'ancienne tranquillité qu'avaient ce genre d'experts. Aussi, ce document aurait tout aussi bien pu s'intituler "Comment retrouver notre divine tranquillité des jours anciens?", ça eût été plus cohérent et surtout plus sincère. Les mots qui suivent ont alors du mal à trahir une arrogance phénoménale et finalement, assez déplacée:

 

"La manifestation la plus visible de cette disqualification de l'expertise officielle est la multiplication des "expertises parallèles", dites "indépendantes" et qui sont, pour reprendre le mot de la Rochefoucauld sur l'hypocrisie, un "hommage du vice à la vertu": elles ressemblent à une expertise scientifique, en adoptent le vocabulaire technique, mais en ont rarement la rigueur ni la possibilité toujours offerte de vérifier les sources, de croiser les raisonnements, de tracer l'origine et les auteurs de l'expertise. Les exemples de la CRIIRAD, de la CRIIGEN, de la CRIIREM sont autant d'expertises "parallèles" qui ont prospéré sur la perte de confiance dans les "expertises officielles", et, une fois installées dans le paysage, ont entretenu cette perte de confiance jusqu'à devenir aux yeux des médias, les seules sources légitimes d'information, qualifiées hâtivement d'"indépendantes".

 

Ce que fait Mr Brechet, c'est en fait confondre volontairement les causes et les conséquences en faisant croire que c'est à cause de ces associations que les citoyens auraient pris peur alors que la réalité est inverse: c'est parce qu'il y a des raisons scientifiques solides d'avoir peur ( au sujet de dangers insuffisamment abordés par les officiels), que de telles associations ont émergé et là une véritable chance pour l'humanité!

 

Pour l'auteur, "la valeur de l'expertise se mesure à sa capacité à donner une interprétation rationnelle des composantes d'un problème et de leur poids relatifs."

 

Si on prend le cas concret des vaccinations, on ne peut que conclure alors à l'absence TOTALE de valeur des expertises officielles, puisque celles-ci ne fournissent aucunement une interprétation rationnelle des composantes d'un problème et encore moins leur poids relatif. En effet, au lieu d'évaluer à sa juste valeur la question des effets secondaires dont la sous-estimation notoire est, qui plus est, avouée dans leur propre littérature, ils la nient ou la marginalisent et ne procèdent bien sûr jamais au moindre ajustement des chiffres.

 

Brechet semble estimer que c'est le rôle des médias de bien faire sentir la "différence de valeur" entre l'avis des experts et ceux considérés comme non experts. Il esquisse donc un tableau général qui prend la forme d'un quadrilatère avec, aux quatres extrémités, les décideurs, les experts, le corps social et les médias. Le rôle-clé étant ici selon lui laissé aux "faiseurs d'opinion".

 

Brechet va alors passer en revue différents domaines d'expertise avec autant d'exemples commentés et... des commentaires qui sont autant de "perles"!

 

Pour lui, dans chacun de ces domaines, il sera finalement question d'avis d'experts officiels injustement dévalorisés par rapport à "des expertises autoproclamées se nourrissant d'une méfiance complaisamment entretenue."

 

En introduction de cette énumération de domaines où les experts officiels ont été contestés, on peut lire:

 

"Tout comme on peut voir dans Hiroshima le péché originel d'où découle la défiance vis-à-vis du progrès, l'affaire du sang contaminé est emblématique de la perte de crédibilité des experts. [...] Il en ressort dans l'esprit du public que les médecins se sont trompés (ou pire les ont trompés), que les intérêts financiers se moquent des besoins vitaux de la population, que le politique est influencé par ces intérêts, et que, heureusement, les journalistes sont-là pour dire le vrai! A dater de ce moment, le politique ne "prendra aucun risque": en cas de doute, même si toutes les expertises reconnues plaident pour une décision, il suffira qu'une "expertise parallèle" rendue visible dans les médias, dise le contraire pour que la décision de moindre action soit prise."

 

Incroyable n'est-ce pas d'oser affirmer cela, alors que si on prend le cas des politiques vaccinales lancées tous azimuts sans aucune preuve scientifique de leur innocuité à court, moyen ou long terme et sur base d'essais cliniques biaisés recourant aux faux placebos, on peine à croire que le politique n'a pas pris de risque et ne continue pas à en prendre en faisant la sourde oreilles aux innombrables "expertises parallèles" qui émergent du monde entier!!

 

Vient alors la présentation surréaliste de l'affaire du vaccin hépatite B (mais bon, comment s'en étonner, parmi les relecteurs et remerciements... Jean-François Bach de l'Académie de Médecine qui tient le même genre de points de vue que le Pr Marc Girard, autre Académicien, des gens pour qui l'aluminium vaccinal ne pose aucun problème, aucune étude scientique n'attestant du moindre danger etc etc):

 

« Le problème de la vaccination obligatoire est emblématique de la rationnalité politique: dès le XVIII ème siècle, Daniel Bernouilli estimait, par la probabilité de contracter la variole par l'inoculation, et par le nombre de morts avérés, qu'il était rationnellement justifié, malgré les risques, de vacciner la population. Cette pierre de touche de la rationalité politique a été durement atteinte dans l’affaire de la vaccination contre l’hépatite B. Cette maladie sexuellement transmissible cause environ 1000 décès par an en France. Le ministère a souhaité, dès que cela a été scientifiquement possible, une vaccination systématique avant l’adolescence. Dès cette idée avancée, le bruit a couru qu’il y avait collusion entre le gouvernement et l’industrie pharmaceutique. En 1994, une patiente développa une sclérose en plaques après avoir été vaccinée. Pour en tirer le moindre renseignement, il eut fallu une étude épidémiologique mettant en évidence une corrélation entre la sclérose en plaques et la vaccination. Mais le soupçon de collusion était là, et le cas effrayant pouvant faire du tirage journalistique aussi….Il n’en fallut pas plus pour alimenter la polémique… Fut créée en 1997 une association de victimes du vaccin contre l’hépatite B, puis fut décidée par le ministre de la santé la suspension de la vaccination. Divers procès condamnant, qui l’état, qui un laboratoire pharmaceutique , donnent force de loi à ce qui n’était qu’un soupçon. Pourtant, selon une recherche de 2001, « Aucune des études cas-témoins sur les atteintes démyélinisantes ne montrait de sur-risque significatif imputable au vaccin »…et l’abandon de la vaccination obligatoire conduira mécaniquement à quelques centaines de décès par an. »

 

Etrangement, Yves Brechet d'indique pas que la vaccination de la moitié de la population française n'a permis strictement AUCUNE réduction de la mortalité mais qu'au passage, pour ne parler que des seuls cas de scléroses en plaques, elle les a fait passer de 20 000 à 80 000 cas de part et d'autre de la vaste campagne vaccinale!

 

De même, Yves Bréchet devait être sur Mars quand la presse a révélé la teneur d'une note interne de Sanofi Pasteur dans les années 90' disant que "sur le marché des vaccinations, les adolescents sont un segment très porteur, il faut dramatiser... faire peur avec la maladie." ou encore, quand un représentant des pharmas a avoué:

 

« En France, nous avons eu la chance de tomber sur Philippe Douste-Blazy, un ministre de la Santé dynamique. Nous sommes allés le voir et il a compris du premier coup qu'il y avait un problème de santé publique", a expliqué Alain Aufrère, responsable de la communication du laboratoire SmithKline-Beecham. Relevons qu'à l'époque le patron de SmithKline-Beecham, Bernard Mezuré, était aussi le président du SNIP, le Syndicat national des industries pharmaceutiques. Une partie de la campagne législative de DousteBlazy a été payée par les laboratoires Pierre Fabre et le SNIP, dont le président, également patron de SKB, est une relation du secrétaire d'État. Ces versements à hauteur de 50 000 francs, avec déclaration au journal officiel, sont légaux. […] Il est de notre devoir d'aider les professionnels de la santé à devenir nos représentants au Parlement ', expliquait Bernard Mezuré ».

 

Oser affirmer l'absence de sur-risque d'atteintes démyélinisantes tout en s'arrêtant à 2001 est évidemment peu honnête et contraire à la vérité scientifique.  

 

En effet, c'est tout d'abord malhonnête car l'étude de Fourrier-Costagliola, menée en 1998 et financée avec des fonds publics, montrait un risque significatif, et d'ailleurs reconnu comme tel par l'ancienne Afssaps en 2000, avant que cette dernière ne décide de noyer le poisson en dédoublant artificiellement cette étude significative en 2 études devenues alors non significatives comme par enchantement, deux ans plus tard! Ensuite, il faut aussi savoir qu'il y a eu deux autres études (britannique et française) en 2004 et 2008 qui, elles aussi, ont mis en évidence un risque significatif, que ce soit chez l'adulte ou chez l'enfant/l'adolescent! (Lire + d'infos à ce sujet sur ces études dénigrées et/ou étouffées dans l'oeuf)

 

Par la suite, Yves Bréchet donne vraiment le ton: pour lui l'abandon de la vaccination scolaire anti-hépatite B est aussi déraisonnable que "les mesures coûteuses et inutiles pour juguler la panique liée à l'encéphalopathie spongiforme bovine" (ou maladie de la vache folle). Mais ce n'est pas tout, pour cet homme, c'est aussi le même scénario de panique inutile vis-à-vis des OGM dont 60% des citoyens ne veulent pas mais dont il déplore très vivement l'interdiction de plusieurs d'entre eux "au nom du principe de précaution". Il estime en outre aussi que les législations en matière d'ondes électromagnétiques (déjà bien trop laxistes!) sont trop drastiques et qu'elles constituent en fait "un déni pur et simple  de ce qui est communément admis par tous les experts compétents." Cerise sur le gateau, cet Académicien revient aussi sur Tchernobyl et sur le nombre de victimes occasionnées. Ses propos, aussi scandaleux qu'ils soient, méritent cependant d'être repris tant ils sont évidemment emblématiques de ce déni dramatique de ces experts qui ne peuvent finalement s'en prendre qu'à eux-mêmes pour avoir réussi à se disqualifier de facto, aussi sûrement:

 

"Un exemple intéressant est celui du nombre de victimes de l'accident de Tchernobyl. Compte tenu de l'ampleur de la catastrophe, les cas sont clairement documentés: sur les 600 "sauveteurs", on en dénombre 237 hospitalisés pour syndromes d'irradiation grave, et 47 en mourront. Sur les 530 000 "liquidateurs", la moyenne des doses reçues est de 100 mSv, on estime à 2200 le nombre de cancers excédentaires induits dans cette population. Au maximum, et avec des hypothèses particulièrement pessimistes (notamment en supposant une relation linéaire et sans seuil entre la dose et l'accroissement du risque de cancer, qui est très probablement inexacte.), on arrive à une estimation de 7000 cancers excédentaires dans le reste de la population, que toutes les "expertises officielles" s'accordent à considérer comme excessive. 7000 morts est toujours impressionnant. Mais ce chiffre n'a de sens que comparé aux cancers "naturels" attendus dans la même période d'une soixantaine d'années: 1,2 millions parmi l'ensemble de la population concernée. Et si on s'en tenait aux prédictions claironnées à l'époque par les experts autoproclamés de la CRIIRAD, c'est à 500 000 morts excédentaires qu'on devait s'attendre. La dernière estimation publiée de Greenpeace est de 90 000 décès en appliquant à l'ensemble de la planète les relations dose/effet, chiffre que l'organisation se garde bien de comparer aux 2 milliards de cancers "naturels" attendus sur la même population dans la même durée. On voit sur ce cas à la fois la stratégie de désinformation, l'utilisation de "lois" en dehors de leur domaine de validation, la disqualification des expertises officielles, de façon directe dans le cas des responsables en France, de façon indirecte en accusant l'OMS d'être, Dieu sait pourquoi, à la solde du lobby du nucléaire. [...] Au passage, l'OMS est disqualifiée aux yeux de la CRIIRAD en raison de son accord passé avec l'AIEA (= Agence internationale de l'Energie Atomique)."

 

Ce qui rend Yves Brechet plus que ridicule, c'est que des médecins de l'OMS ont, eux aussi, dénoncé  cet accord éminemment criticable avec l'AIEA, puisque l'OMS n'a pas l'autorisation de tenir le moindre discours sur les risques nucléaires sans avoir eu l'accord préalable de l'AIEA! Voici à ce sujet ce que l'on pouvait lire sur la page Wikipedia de l'OMS:

 

Collusion avec l'AIEA:

 

Les docteurs de l'Association internationale des médecins pour la prévention de la guerre nucléaire, Michel Fernex (ancien médecin de l’OMS) et Youri Bandajevsky dénoncent l'accord entre l'OMS et l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA), entré en vigueur le 28 mai 1959 par la résolution WHA12.40[18]. Selon eux, cet accord minimise les risques de la radioactivité pour la santé publique[19],[20].

 

En particulier, les actes des conférences de Genève en 1995 et de Kiev en 2001, sur les conséquences sanitaires de la catastrophe de Tchernobyl, n'ont pas été publiés[21]. Le Dr Hiroshi Nakajima, directeur général de l'OMS de 1988 à 1998, a notamment déclaré à la télévision suisse que ces documents avaient été censurés à cause de l'accord avec l'AIEA[22].

 

Plusieurs manifestations ont eu lieu devant le siège de l'OMS pour demander la révision de l'accord avec l'AIEA. Depuis le 26 avril 2007, le collectif Independent WHO manifeste chaque jour devant les bâtiments de l'OMS à Genève[23].

 

 

Chose étrange, c'est que la page Wikipedia de l'OMS a visiblement été reliftée depuis l'année passée et ils ont gommé le nombre de morts directs que l'OMS attribuait à Tchernobyl: 56, à comparer aux 50 000 à 150 000 morts estimés par le Ministère ukrainien dans un document de 1995! Ce précédent de Tchernobyl, couplé à l'accord avec l'AIEA suffit donc amplement à expliquer les propos faussement rassurants tenus par l'OMS au sujet de l'accident de Fukushima. Pour rappel, c'était par la bouche du même porte-parole, Grégory Hartl, que l'agence onusienne jurait ses grands dieux qu'elle n'avait rien à cacher au sujet du H1N1 et qu'elle s'était vraiment adjointe les meilleurs experts possibles sur le sujet!!

 

Brechet évoque alors les reproches faits aux experts, après avoir caricaturé sans le citer nommément, l'avocat Jean-Pierre Joseph, en tant qu' "expert autoproclamé". Mais surtout, il écrit à la suite:

 

"Sans doute (Jean-Pierre Joseph) ne touche-t-il que des individus isolés, sans porter de préjudice majeur à la politique de santé publique, mais il est inquiétant de trouver des organisations et non des individus, qui ont une audience largement plus importante, notamment via une légitimation par les médias, qui procèdent de façon très similaire pour disqualifier l'expertise "officielle". On y retrouve pêle-mêle le soupçon de dépendance, d'influence voire de collusion avec les lobbys industriels, le mythe de la "science officielle qui empêche une "parole indépendante" de s'exprimer, et enfin, la propension à se vêtir d'oripeaux scientifiques en faisant usage d'un vocabulaire suffisamment technique pour "avoir l'air" scientifique."

 

Pour Brechet donc, qui enrage littéralement, ça se sent, que le principe de précaution ait été inscrit dans la Constitution française (bien que cela ne soit jamais ou quasi jamais appliqué toutefois!), il n'y a donc aucune collusion, la presse est parfaitement indépendante et contribuerait même à diaboliser les experts officiels alors qu'elle leur déroule pourtant en permanence le tapis rouge.

 

Mais comment se fait-il alors, si la Science officielle est si indépendante qu'il le prétend et si la vaccination relève bien de la Science et non du dogme, que le Pr Marc Tardieu, dont la publication de 2008 avait attesté d'un sur-risque significatif de sclérose en plaques pendant 3 ans chez les enfants vaccinés avec l'Engerix B, ait été "interdit de conférence de presse" selon Libération du 14 octobre 2008?

 

Sur la question des conflits d'intérêts aussi, les propos de Brechet sont presque "savoureux'" car là aussi il dit à quel point il pense que cette question est exagérée et presque inconvenue, tant celle-ci n'influencerait pas le raisonnement pur des experts concernés! Ainsi, pour lui, déclarer les conflits d'intérêts règle la question. Et ce n'est pas parce que des experts ont des conflits d'intérêts que, pour autant, leur avis devrait être rejeté.

 

"Le conflit d'intérêts est un problème, et la déclaration honnête des situations pouvant donner lieu à conflit d'intérêt est un pré-requis d'une expertise crédible. Il ne s'en suit pas pour autant que l'avis de scientifiques travaillant dans le nucléaire doive être rejeté comme systématiquement biaisé, ou que les immunologistes doivent être exclus de la réflexion sur les vaccins. L'importance, à mon avis excessive et très largement médiatisée, donnée au "conflit d'intérêts" relève d'une confusion des genres. Une expertise n'est pas un témoignage, c'est un raisonnement.  Ce raisonnement est soumis à l'ensemble de la communauté scientifique qui peut le valider ou l'invalider. Les "briques constitutives" de ce raisonnement sont peut-être accessibles aux experts seuls, mais l'enchaînement du raisonnement doit être compréhensible à minima pour le décideur, et idéalement par tout citoyen qui ferait l'effort intellectuel nécessaire. Extraire la recommandation du raisonnement qui y conduit, est la négation même de la démarche d'expertise, dans sa composante proprement scientifique. Le "conflit d'intérêts potentiel" doit être explicité, mais la valeur de la recommandation ne repose que sur le raisonnement. Mettre la question du conflit d'intérêts au centre de la notion d'expertise est un non sens extrêmement dommageable en ce qu'il prive l'expertise de sa substance même qui est le raisonnement (que l'on peut remettre en cause), pour lui substituer un argument d'autorité qui s'appuie exclusivement sur la confiance en un témoignage. Cette confusion est de la pure paresse intellectuelle car elle dispense de suivre pas à pas un raisonnement, et prétend se satisfaire d'une enquête sur l'origine de ce raisonnement. C'est cette confusion qui a conduit aux expertises dites "indépendantes" qui insistent sur la "pureté de la source" (pureté autoproclamée) plutôt que sur la rigueur du raisonnement."

 

Yves Brechet n'a pas dû lire suffisamment en psychologie sociale pour savoir qu'il est psychologiquement impossible d'expertiser SANS A PRIORI un sujet si l'expert à des liens d'intérêts. Son raisonnement en sera automatiquement pollué, même s'il ne le veut pas, de façon inconsciente, car il y a une notion de réciprocité inévitable qui va se créer entre l'expert et ceux avec qui il est lié. Selon la revue belge d'Evidence Based Medicine Minerva, tout conflit d'intérêts quel qu'il soit, "interfère avec le jugement clinique et nuit à l'intérêt des patients". Cette revue estime en outre que la seule déclaration d'intérêts ne suffit bien sûr pas à en supprimer les effets délétères!

 

Le problème des immunologistes en ce qui a trait aux vaccins méritait d'être soulevé. Hélas, une immunologiste comme Tetyana Obukhanych, a statistiquement moins de chance d'être entendue par le reste de la communauté scientifique ou par les médias car elle a osé remettre en cause l'idéologie ambiante. La communauté scientifique n'est pas non plus une entité neutre de validation de l'avis de tel ou tel expert! Elle agit aussi comme couperet péjoratif pouvant drastiquement diminuer les chances de publication. Et voilà donc comment on tourne en rond et comment la "Science" peut littéralement rancir dans ses propres illusions auto-entretenues. Nier que la Science est véritablement prostituée, c'est véritablement s'aveugler, et l'exemple du Pr Tardieu cité supra n'est évidemment qu'un cas sur beaucoup d'autres. Songeons aussi au cas des scientifiques Shaw et Tomljenovic de l'Université de Colombie-Britannique de Vancouver... à peine avaient-ils fait quelques publications SCIENTIFIQUES pour dénoncer la toxicité inacceptable de l'aluminium dans les vaccins, que certains grands pontes de leur Université en appelaient à la censure, à des sortes de mesures de rétorsion par rapport à des colloques d'information futurs auxquels ils comptaient participer dans l'enceinte de l'université etc etc.

 

On se trouve donc face à des gens qui raisonnent avec une logique commerciale, même s'ils ne s'en rendent même plus compte. Alors, c'est sûr qu'il n'est certainement pas de leur intérêt que des citoyens aillent au-delà de leur prétendu enchaînement logique de raisons mais aillent jusqu'à décortiquer la valeur même de leurs "briques constitutives", qu'ils espéraient pourtant bien discrètes et bien hermétiques. En fait, ce sont ces mêmes gens-là qui sont en permanence dans les arguments d'autorité, qui reconnaissent aussi qu'ils sont au moins partiellement là-dedans vis-à-vis des décideurs, et qui arrivent encore à prétendre que la remise en cause de leurs conflits d'intérêts serait inopportune parce que ça reviendrait à... "priver l'expertise de sa substance même qui est le raisonnement pour lui substituer un argument d'autorité qui s'appuie exclusivement sur la confiance en un témoignage." Yves Brechet est donc habile pour l'écriture mais surtout pour noyer le poisson: accuser les autres d'être dans l'argument d'autorité, par pure projection en fait!

 

Cet auteur accuse aussi les diverses associations citoyennes indépendantes d'être dans le militantisme, de recourir à des courriers aux officiels, de faire des pétitions etc... comme si les experts en cols blancs n'étaient pas, eux aussi, dans une forme, certes plus subtile de militantisme, pour défendre leurs intérêts financiers personnels qui se trouvent être aussi, comme par hasard sans doute, ceux des industriels auxquels ils sont liés! Bréchet tend à faire croire que ces actions répondraient à un besoin de légitimation, alors que ces démarches sont au contraire un véritable cri d'alarme dans un monde où il ne reste plus vraiment d'autre solution!

 

Yves Brechet se trouve, sans même s'en rendre compte, dans un degré tel d'incohérence qu'on pourrait presque le qualifier d'expert en contradictions, puisqu'après avoir prétendu qu'il suffisait pour un scientifique de soumettre ses thèses à l'ensemble de la communauté scientifique qu'il dépeint, évidemment à tort, comme ouverte au débat et à l'analyse par les pairs, il rejette d'emblée les scientifiques qui ONT FAIT LE CHOIX de rejoindre ces associations citoyennes, estimant les causes défendues comme scientifiquement dignes de l'être, en les assimilant à des "opportunistes" ou des "lâches" qui auraient finalement succombé au "besoin pathologique de plaire à une opinion inquiète de tout."

 

Aussi, chaque personne qui ne semble pas être en phase avec ses vues et qui fait partie d'une expertise que CE monsieur-là qualifie d'"expertise parallèle", est donc dénigré de facto et assimilé à un opportuniste et à un lâche. C'est vraiment ce qui s'appelle de la vraie paresse intellectuelle pour le coup! Mais avec ce genre d'experts, on est sans cesse rappelés à l'histoire de la paille et de la poutre. Au cours de l'Histoire aussi, les scientifiques qui n'étaient pas d'accord avec Jenner étaient conspués, dénigrés et insultés. Et ce fut pareil avec Pasteur. Ce fut en fait pareil dans toutes les questions scientifiques à gros enjeux commerciaux en fait. Le moins donc que l'on puisse dire est donc que cet Académicien aurait bien des heures à rattraper en Histoire des Sciences et de la Médecine!

 

Pour cet Académicien, les contestataires des expertises officielles seraient opposés au progrès de la Science. Il avance de façon trop téméraire et simpliste à nos yeux: "Il n'est point besoin d'être un scientiste endoctriné pour constater que l'espérance de vie augmente régulièrement et que le confort de vie est accru."

 

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En réalité, l'espérance de vie va régresser sous les assauts des pollutions chimiques et médicales diverses et variées, et ce n'est d'ailleurs pas un hasard si, en Belgique, 80% des gens de plus de 65 ans ont au moins une maladie chronique et si 85% des plus de 75 ans en ont au moins trois! Cela doit être ça, pour cet homme sans doute, "l'accroissement du confort de vie"...

 

Pour en revenir au titre initial de cet article "Les grands experts sont dans leurs petits souliers". On ne saurait mieux dire, les autres extraits de Brechet le laissant plus que transparaître car nous voici déjà à sa rubrique "solutions proposées" en somme, pardon "contrefeux proposés":

 

"Le coeur du problème apparaît dans la perte de confiance dont la science est actuellement l'objet. [...] Le terreau dans lequel se développe cette épidémie de disqualification est ce que Maurice Tubiana appelle le "précautionnisme". Cette forme de sénilité de nos sociétés gavées d'informations mal digérées a pris une ampleur sans précédent par la popularisation du "principe de précaution" dans sa version "dure" inscrite dans la Constitution: la possibilité d'interdire toute innovation dont on n'aurait pas prouvé de façon indubitable la totale innocuité.

 

Le rôle central des faiseurs d'opinion que sont les médias, écrit-il encore, est une composante majeure de cette dégradation du statut de l'expertise. Les remèdes à porter relèvent d'un travail de fond, et dans la durée. On peut les classer en trois catégories: la formulation de l'expertise, l'accès aux experts, et la formation à la réception de l'expertise."

 

Pour lutter contre ce qu'il appelle le "syndrome du demi-savant", Brechet trouve l'idée excellente de jumeler les parlementaires avec des scientifiques des Académies ou sans doute préalablement adoubés par elles. Il écrit d'ailleurs "Il est peut-être utile de réflechir au rôle que pourraient jouer les Académies pour rendre l'expertise "lisible" par le politique."

 

Quand on sait les positions invraisemblables et même totalement irresponsables d'une Académie comme l'Académie de Médecine au sujet de divers scandales de santé publique (minimisation systématique des dangers avec les dioxines, l'amiante en son temps, les OGM, les ondes électro-magnétiques, les vaccinations, la sur-exposition aux rayonnements ionisants etc, tel qu'évoqué entre autres dans le livre du Dr Geneviève Barbier et Armand Farrachi), on ne peut évidemment que grincer des dents et même... crier au secours!

 

Mais évidemment, ces gens-là espèrent à l'avenir, mieux "préparer le public à recevoir l'expertise", il est clair que si on le formate, et ce depuis le plus jeune âge (l'auteur souhaite cela le plus tôt possible, dès l'école) à ne pas contester les expertises officielles parce que celles-ci, si elles ont le "label officiel" seraient forcément acceptables, on va arriver à accroître la docilité du public et mener l'humanité droit dans le mur dans la plus grande indifférence des apprentis-sorciers.

 

Dans cette course effrénée à mieux endoctriner le public récalcitrant, internet constitue sans surprise un obstacle de taille (on l'a déjà vu récemment avec le voeu des vaccinalistes de censurer Google ou d'opérer via ce système un filtrage ou un appel à la méfiance):

 

" Mais il serait dangereux d'oublier l'influence de sources "non structurées" d'informations, que constitue internet. Gérald Brenner a montré avec humour dans une conférence de la même série comment internet pouvait être un véhicule redoutablement efficace pour l'irrationalisme. Le web, par sa nature même, n'est pas contrôlable. Par leur fonctionnement, des outils comme Wikipedia, rassemblent le meilleur comme le pire, sans garantie de valeur scientifique. Les sites "militants" se vêtent des oripeaux de la scientificité. Le mieux que l'on puisse faire vis-à-vis du web est une éducation à la méfiance..."

 

Comme si le premier des civismes de nos jours n'était pas une éducation à la méfiance vis-à-vis de ces experts sentant que leur pouvoir d'antan leur éhappe! Présenter internet de façon indistincte comme devant inspirer la méfiance est insensé à partir du moment où les grandes institutions, qui semblent visiblement inspirer la confiance de cet homme de par leur simple label d'officialité,  y sont aussi. Nous le disions déjà plus haut, cet homme est fortement incohérent donc.

 

Brechet poursuit alors ses réflexions sur les solutions à apporter.

 

"Reste le problème des médias. C'est une question difficile, et malheureusement centrale dans le problème de la disqualification des experts. Le traitement des faits scientifiques comme des faits d'actualité conduit le journaliste à "vérifier ses sources", ce qui est bien évidemment une bonne chose. Mais cela le conduit aussi à considérer les "expertises parallèles" sur le même plan que les "expertises scientifiques."

 

Finalement, c'est donc très facile: pour Brechet, des scientifiques au coeur de ce qu'il appelle "des expertises parallèles" ne seraient tout bonnement plus des scientifiques. Voilà la force de son raisonnement face à un point de vue opposé qui le dérange et lorsque certains scientifiques ont osé franchir SA ligne rouge arbitraire qu'il ne faut surtout pas oser franchir en se rapprochant de collectifs citoyens fiables, sincères et déterminés! Ces propos de Brechet témoignent à quel point celui-ci souhaiterait une disponibilité de 100% des médias pour les seules vues officielles au détriment de toutes les vues dissidentes qui, alors qu'elles sont déjà largement sous-représentées depuis des décennies dans les médias sur des tas de sujets, lui paraissent encore "sur-représentées"... un comble donc!

 

Dans cette optique, il verrait donc bien le recours systématique des médias à un réseau d'experts triés sur le volet et en lien avec les Académies, dont on connaît étrangement toujours d'avance le genre de positionnements sur tous les sujets dits "scientifiques" à enjeux commerciaux... Tout ceci rappelle en fait les suggestions du Haut Conseil de Santé publique pour promouvoir les vaccinations: former les journalistes et les faire participer à la promotion de la vaccination, leur faisant perdre ainsi tout ce qui aurait pu rester de leur prétendue indépendance!

 

Le peuple, les journalistes sont en fait perçus par l'auteur comme des gens insuffisamment éduqués.

 

"Ce n'est pas simplement en contrecarrant ponctuellement les sottises véhiculées par des officines qui construisent des argumentaires en fonction des conclusions recherchées plutôt qu'une analyse des faits observés, que l'expertise scientifique se relèvera de son discrédit: elle n'a pas les mêmes objectifs, ni les mêmes méthodes que les désinformations auxquelles elle s'oppose. C'est dans le long terme que l'on peut construire les contrefeux indispensables. Ils doivent porter sur la formation du citoyen, de ses représentants, et des journalistes. Cette formation doit porter sur la nature de la démarche scientifique plus que sur le détail des contenus. [...] On peut craindre que nous en soyons arrivés à l'époque des "demi savants" que fustigeait Blaise Pascal.[...] Si tel est le cas, on peut espérer que la disqualification de l'expertise puisse être combattue par l'éducation."

 

Marrant ce que prétend Bréchet car voici ce qu'a déclaré le Dr Dominique Dupagne, qu'on ne peut absolument pas accuser d'être "anti-vaccin",  lors de son audition lors de la Commission d'Enquête sur la grippe A, en mai 2010: "En matière de vaccination, la France ne fonde pas ses stratégies sur l'information disponible mais fabrique l'information qui valide ses stratégies."

 

Quant à la conclusion de Brechet, elle dénote une sorte d'autoritarisme inquiétant (voir déjà à ce sujet cet article sur un chercheur de l'INSERM qui n'était lui non plus pas tellement en faveur d'une Science démocratique..):

 

"Cette confusion entre le droit de participer à la décision et la possibilité de disposer de la connaissance est une conséquence indirecte de la subordination de la décision à la connaissance et du hiatus entre cette subordination et la légitimité démocratique du processus décisionnel. Cette disqualification de l'expertise conduit à l'émergence de structures "d'expertises indépendantes" qui n'ont pas de système de "critique par les pairs" qui est le garant de la qualité scientifique et technique d'une compétence. [...] Si nous sommes face seulement à un déficit de formation ou d'information, la situation est grave, mais elles n'est pas désespérée. Mais est-ce simplement cela qui explique l'actuelle disqualification de l'expertise? On peut hélas craindre qu'une dévalorisation de la notion même du progrès soit à la racine du phénomène."

 

C'est absolument crédible... des gens auraient donc un intérêt quelconque à s'opposer au Progès... mais oui, bien sûr! A moins que ce que ce Monsieur qualifie de Progrès ne le soit que pour une minorité au détriment d'une majorité et qu'il s'agisse surtout de progrès financier? Ou bien que ce Progrès consisterait selon lui en la possibilité pour des "demi- savants" de pouvoir disposer d'un vaste réseau de cobayes humains gratuits pour tester leurs "brillantes innovations"?

 

Car cette personne (visiblement en faveur de vaccinations obligatoires au nom de la soi-disant "rationnalité politique" sic!) tacle ceux qui ont envie de porter un bracelet en cuivre ou de recourir à certaines plantes à l'action anti-cancer mais oublie l'essentiel: ces personnes, elles, au moins, n'ont pas la prétention, d'imposer leurs choix à l'ensemble de la planète... au nom de la Science mais au détriment de l'intégrité d'autrui!!

 

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Un grand merci au dessinateur René Bickel (www.bickel.fr) pour son coup de crayon inimitable!

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26 octobre 2012 5 26 /10 /octobre /2012 20:49

Voici ce qu'on pouvait lire le 24 octobre dernier sur le site du Nouvel Observateur:

 

Gastro-entérites: les pédiatres recommandent la vaccination généralisée

 

Publié le : 24 Octobre 2012 par Mélanie Gomez

 

vaccin-rotarix-bebe.jpg

Alors que les autorités de santé ne recommandent pas la vaccination contre le rotavirus responsable de la majorité des gastro-entérites virales, deux Sociétés savantes demandent que cet avis soit reconsidéré.

 

« Lorsque ma pédiatre m’a proposé l’hiver dernier de vacciner mon fils de 3 mois contre la gastro-entérite à rotavirus, au départ j’ai hésité. Je savais qu’une gastro chez un tout petit pouvait être dangereuse, mais lorsqu’elle m’a dit que ce vaccin n’était pas dans les recommandations vaccinales et qu’en plus il coûtait 150 euros non remboursés par la sécurité sociale, j’ai finalement refusé », explique Clémence, jeune maman parisienne. 


Pourquoi ferait-on un vaccin qui n’est pas recommandé par les plus hautes instances sanitaires de notre pays ? Une question que se posent  parents et médecins alors que le seuil épidémique des diarrhées aigües a été franchi il y a quelques jours (203 pour 100 000 habitants).  Deux vaccins, commercialisés en 2006, permettent aujourd'hui d'assurer une protection comprise entre 84 à 96% des formes sévères chez les nourrissons à partir de six semaines. 


Une question à laquelle répondent aujourd'hui deux Sociétés savantes de pédiatrie. Le Groupe de Pathologie Infectieuse Pédiatrique (GPIP) et l’Association Française de Pédiatrie Ambulatoire (AFPA) publieront dans les prochains jours un texte dans les Archives de Pédiatrie, que "pourquoidocteur" s’est procuré. Ces spécialistes estiment qu’il est temps de reconsidérer la position des autorités françaises et de recommander la vaccination généralisée des nourrissons contre le rotavirus.

 

Lire la suite de cet article: ICI

 

En Belgique, les autorités (et les lobbys) semblent avoir trouvé LA bonne solution : inclure l’immense majorité des vaccins dans ce qu’ils ont l’ironie d’appeler « le calendrier vaccinal de base » ! Manifestement, on ira donc vers cette tactique-là en France aussi : après avoir inclus dans les recommandations pour les enfants la vaccination contre les pneumocoques, celle contre le méningocoque C puis aussi l’usage du vaccin hexavalent (avec quelques années de retard par rapport à la Belgique), c’est bientôt le tour du vaccin anti-rotavirus.

 

Cette situation appelle à se pencher sur la question des conflits d’intérêts de ces sociétés savantes qui pressent à présent pour qu’on recommande officiellement la vaccination généralisée de tous les nourrissons : la recommandation officielle est le nerf de la guerre car qui dit recommandation officielle dit aussi remboursement partiel or sans remboursement et en temps de crise qui plus est, cela rend les parents nettement plus réticents à débourser de l’argent sans garantie et aussi « sans filet » en cas d’effets secondaires. Les lobbys en embuscade derrière ce genre de sociétés savantes le savent bien. Et c’est pourquoi ils agissent ainsi à présent, par l’intermédiaire de sociétés savantes et de leaders d’opinion.

 

Contrairement à ce que laisse croire à tort cet article sur le fait que ces vaccins anti-rotavirus ne seraient plus contaminés (aux circovirus porcins), l’auteure Virginie Belle qui a enquêté à ce sujet et a interrogé l’Agence Française du Médicament, relate au contraire que ces contaminations sont toujours bien présentes selon les aveux de l’Agence et ce jusque 2013 au minimum !! Par ailleurs, et comme il est également bien précisé dans le livre de V. Belle, il existe une solution sûre et nettement plus efficace que le vaccin pour prévenir les complications de la gastro-entérite: les solutés de réhydratation orale (SRO). Une boîte de 10 sachets de SRO coûte 6,2 euros, entièrement remboursés par la Sécu et avec une efficacité de 90% dans les cas de diarrhées tandis que les vaccins anti-rotavirus, dont on arrose à présent aussi le Tiers-Monde, n'ont qu'une efficacité de 50 à 64% pour un coût de 131 à 150 euros selon les marques!! Mais l'OMS, qui dit "manquer d'argent", n'hésite cependant pas à recommander ces vaccins plutôt que de diffuser en nombre suffisant ces solutés peu chers dans les pays les plus pauvres... cherchez l'erreur là encore!

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19 octobre 2012 5 19 /10 /octobre /2012 23:33

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OGM: Séralini reçoit le soutien de chercheurs internationaux

 

11 octobre 2012. Nouvel Obs.

 

Des scientifiques dénoncent, dans une lettre ouverte, les obstacles dressés par les industriels et les Etats contre la recherche indépendante.

 

Des scientifiques dénoncent, dans une lettre ouverte, les obstacles dressés par les industriels et les Etats contre la recherche indépendante.

 

Le site d’information "Independent Science News" a décidé de prendre part au débat sur les OGM. Le 2 octobre, il a publié une "lettre ouverte" de soutien au chercheur français Gilles-Eric Séralini, auteur d’une étude sur la toxicité du maïs OGM NK 603 sur les rats, qui a déclenché une vive polémique dans la communauté scientifique et les médias.

 

Le texte, intitulé "Séralini et la science", rédigé par sept chercheurs internationaux, signé par une vingtaine d’autres et traduit en français, profite de l’affaire Séralini pour pointer les nombreux obstacles auxquels se heurtent les scientifiques qui souhaitent mener des études indépendantes, dès lors que d'importants intérêts économiques entrent en jeu. "L'étude de Séralini et l'attention médiatique qui en résulte font ressortir des difficultés fondamentales qui se posent à la science dans un monde de plus en plus dominé par l'influence des grandes sociétés".

 

Parmi les "difficultés fondamentales" pointées :

 

- Les "attaques de longue date contre les études faisant état de risques". Selon les auteurs, "Séralini et ses collègues ne sont que les derniers d'une série de chercheurs dont les travaux déclenchèrent des campagnes de harcèlement bien orchestrées". Parmi les victimes : Ignacio Chapela, le biochimiste Arpad Pusztai ou encore le professeur d'embryologie moléculaire Andres Carrasco.

 

- Le "rôle des médias scientifiques". Le texte souligne que dans leur couverture de l'étude de Séralini, "les segments incontestablement les plus prestigieux des médias scientifiques – "Science", le "New York Times", "New Scientist" et le "Washington Post" – omirent tous de faire contrepoids aux critiques".

 

- La "responsabilité réglementaire". Selon les auteurs, la plupart des organismes de contrôle (Efsa, FDA…) "ont avalisé des protocoles prévoyant peu ou pas de moyens de détecter les effets négatifs des OGM". Ce qui n'a pas empêché l'Efsa de juger l'étude de Gilles-Eric Séralini comme "de qualité scientifique insuffisante pour être considérée comme valable pour l'évaluation des risques". Cherchez l'erreur. 

 

- La complicité de l’Etat qui "utilise la science seulement quand cela l'arrange".

 

Ces critiques ont déjà été entendues dans le débat sur l'étude de Gilles-Eric Séralini. Mais elles proviennent cette fois de chercheurs qui se sont parfois heurtés aux mêmes obstacles, et qui en tirent l'implacable leçon suivante : "Si, au départ, l'évaluation scientifique d'un produit est un processus d'approbation biaisé en faveur du requérant, appuyé par l'élimination systématique du travail de scientifiques indépendants œuvrant dans l'intérêt public, cela exclut toute possibilité de tenir un débat honnête, raisonné ou scientifique." 

 

C’est triste à dire mais… après avoir lu cela, il faut vraiment être gogo pour penser que ces effets pervers épargneraient comme par magie le domaine des vaccins! Le tabou des effets secondaires et des risques est dénoncé depuis le début sur ce site. La partialité des médias au sujet des vaccins est également déplorée de longue date. Les conflits d’intérêts des agences officielles et leur non fiabilité aussi, de même que la collusion entre autorités dites « publiques » et industriels qui suinte littéralement de partout.

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7 octobre 2012 7 07 /10 /octobre /2012 15:30

café scientifique-copie-2

Alors que chaque jour qui passe nous rapproche inéluctablement de l'explosion de la bulle vaccinale, la fébrilité des instances et experts officiels est sans cesse plus apparente.

 

Il s'agit d'essayer de "faire preuve de créativité" pour redorer le blason décidément bien terni des vaccins....

 

C'est dans ce contexte que l'ULB lançait il y a quelques jours un "Café scientifique" sur les vaccins à Charleroi, dans le cadre de "la nuit des chercheurs" (initiative de la Commission européenne).

 

Avec force affiches et communiqué de presse, ce "café scientifique" se devait d'être corsé. Mais il s'avère en réalité qu'il a dû l'être davantage pour les orateurs que pour les participants, les premiers ayant inévitablement dû être surpris par la vaccination en bonne et due forme des seconds contre toute tentative de désinformation.

 

Parmi les orateurs, plusieurs chercheurs liés à l'Institut d'Immunologie médicale (IMI) qui est né d'un partenariat entre la région wallonne, l'ULB et GSK. Trois orateurs sur 4 sont donc en conflits d'intérêts.

 

Parmi eux, le Pr Jack Lévy, responsable du service de pédiatrie au CHU Saint-Pierre de Bruxelles, et aussi investigateur clinique pour GSK et pour d'autres fabricants de vaccins. Il est par ailleurs aussi président de la section "Vaccination" du Conseil Supérieur de la Santé, un poste totalement incompatible avec de tels conflits d'intérêts.

 

Béatrice Dupont & Raphaël Sirjacobs, les parents de la petite Stacy, décédée en octobre 2011 à Charleroi, soit une semaine seulement après ses 3 premiers vaccins, étaient présents à ce fameux "café scientifique" pour y poser plusieurs questions impertinentes qui leur trottaient en tête. Et le moins que l'on puisse dire est que ce café a plutôt eu du mal à passer chez le Pr Lévy, particulièrement déstabilisé par ces questions inattendues...

 

NB: Ce café scientifique commençait par le traditionnel baratin à la gloire des vaccins (dramatisation des maladies, mise en avant de la grande efficacité des vaccins mais sans dire un mot bien sûr sur leurs effets secondaires graves, et plus fréquents qu'on ne pense...)

   

 

Les réponses et affirmations de J. Lévy à ces parents sont tout bonnement surréalistes au poste qu'il occupe:

 

- Il se présente faussement comme indépendant alors qu'il a déjà été investigateur clinique pour le compte de divers fabricants de vaccins! Les scientifiques en conflits d'intérêts n'assument donc pas du tout leur situation: ils voudraient en effet à la fois le beurre (rémunération des pharmas) et l'argent du beurre (la crédulité et la confiance du public vis-à-vis de leur discours).

 

- Il nie la sous-estimation, pourtant tout à fait avérée, des effets secondaires des vaccins: seuls 1 à 10% de ceux-ci étant effectivement rapportés aux services de pharmacovigilance comme encore récemment précisé dans l'article de novembre 2011 d'Anne-Pierre Jonville-Béra et collaborateurs sur la pharmacovigilance des vaccins dans La Revue du Praticien (Autret-Leca E., Cissoko H., Beau-Salinas F., Jonville-Béra A-P., "Pharmacovigilance des vaccins", La Revue du Praticien, médecine générale 1, tome 25, N°869, novembre 2011.) Et comme l'a d'ailleurs rappelé Béatrice, les effets secondaires recensés ne sont que la partie émergée de l'iceberg, comme l'Agence française du Médicament l'avait en outre aussi admis en 2007, dans un document sur la pharmacovigilance des vaccins. (cfr p. 5)

 

- Anerie majeure du Pr Lévy sur le trajet de l'aluminium vaccinal puisqu'il affirme qu'il reste intégralement au lieu d'injection alors que même l'Académie française de Médecine (dont on connaît déjà le peu d'objectivité) a d'ores et déjà reconnu qu'une partie de l'aluminium vaccinal migre au cerveau. Et comme l'a démontré l'équipe des chercheurs du CHU Henri Mondor de Créteil, en France, cette fraction d'aluminium vaccinal qui migre au cerveau ne peut plus jamais en ressortir!

 

- Autre ânerie énorme sur la répartition mondiale des malades atteints de myofasciite à macrophages: loin de se limiter à la France, cette maladie a aussi été diagnostiquée dans de nombreux autres pays: Belgique, Australie, Allemagne, Angleterre, Brésil, Canada, Chine, Corée, Espagne, Etats-Unis, Italie, Grèce, Irlande, Japon, Portugal, Tunisie, Russie, Emirats Arabes Unis, etc

 

- Enfin, on termine sur l'image d'Epinal des "meilleures intentions du monde" de ceux qui fabriquent et commercialisent les vaccins. Leur but premier serait de "promouvoir la santé". Ben tiens.... il manquerait juste une petite larme pour que l'émotion soit parfaite!

 

Tout cela pose donc de toutes grosses questions... qu'une personne aussi peu au courant ou idéologiquement aussi "bloquée" au point de nier de telles évidences, occupe un poste pareil avec de telles responsabilités en matière de vaccination ne peut à fort juste titre que susciter l'inquiétude.

 

Hélas toutefois, ce cas n'est pas le seul, regardez le Pr Ramet (président de la société belge de pédiatrie), la direction médicale de l'ONE, le Dr Oriane Stevart ou Karin Rondia, sans oublier le Dr Tréfois et le Pr Van Laethem, en passant par le Dr Kinda Schepers et le (très) mémorable Dr Daniel Reynders de la Cellule Influenza que nous avions interrogé fin septembre 2009... autant de soi-disant experts en matière de vaccination et de maladies infectieuses qui se sont montrés incapables de répondre à des questions tout à fait fondamentales sur le sujet!

 

Voilà entre les mains de qui la crédulité publique a placé sa confiance pour la protection de la santé infantile..... un p'tit café pour faire passer cette triste réalité?

 

tasse-cafe.gif

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5 octobre 2012 5 05 /10 /octobre /2012 18:16

Sans surprise, l'Agence européenne pour la Sécurité de la Chaîne Alimentaire (=EFSA) a estimé que la récente étude du Pr Séralini sur les risques des OGM,  était "d'une qualité scientifique insuffisante pour être considérée valide pour l'évaluation des risques".

 

Peut-on franchement s'en étonner?

 

Non bien sûr, quand on sait que les conflits d'intérêts règnent en maîtres au sein de ces agences et que donc, elles sont en quelque sorte le bras armé des industriels, surtout destinées à leur faciliter la tâche... sous couvert d'"intérêt public"! La preuve en est qu'à l'occasion d'une récente enquête publique de la Commission européenne sur l'agriculture dans l'U.E, il était demandé aux gens si leur image de Monsanto était positive ou négative (!)... indice on ne peut plus clair que l'U.E marche main dans la main avec des industriels comme Monsanto qu'elle aide ainsi au niveau de sa com' en lui offrant même du coup des sondages gratuits!

 

 

Le Pr Gilles-Eric Séralini a toutefois fort bien répondu au déni de l'EFSA en rappelant que le public n'avait plus rien à attendre de pareille instance compte tenu de ses conflits d'intérêts.

 

Le Pr Séralini s'est dit disposé à fournir sur un site public les précisions additionnelles souhaitées par l'EFSA à la condition on ne peut plus logique que cette agence révèle alors au public les données précises (et jusqu'ici tenues secrètes!!) sur base desquelles elle a osé approuver ces aliments OGM.

 

« Pour autoriser ces produits, l'EFSA a travaillé de manière laxiste à très court terme avec les données problématiques de Monsanto et très, très insuffisantes, qu'elle garde anormalement secrètes », ajoute-t-il dans un communiqué.

 

Ces données concernent une étude menée chez des rats sur trois mois par le Français Gérard Pascal qui a "beaucoup de liens avec l'industrie". Leur publication permettra de montrer qu'il a "négligé 50 effets significatifs", précise auprès de Sipa Gilles-Eric Séralini, qui rapporte avoir prolongé cette étude sur deux ans sur "le même nombre de rats et les mêmes souches" animales.

 

Source: Nouvel Obs

  

La réponse et l’esprit de répartie du Pr Séralini font réellement du bien et tranchent avec la lâcheté habituelle des mandarins, souvent plus prompts à veiller à leur carrière personnelle qu'au bien-être des citoyens.

 

Cette réponse, à elle seule, suffit à démontrer que le vent tourne et que nous assistons bien à une véritable fin de règne où la peur est en train de changer de camp : les masques tombent les uns après les autres, avec les vaccins, les OGM, le Mediator et bien d’autres scandales encore. Partout et dans tous les secteurs, les gens se rendent compte du scandaleux deux poids deux mesures des autorités officielles qui ont CONSTAMMENT avantagé les profits des fabricants au détriment de leur santé…

 

Ainsi, quelles que soient les décisions futures de ces agences officielles, le bon sens citoyen a d’ores et déjà gagné. Ces instances fumeuses se sont décrédibilisées de façon bel et bien irréversible. Méfions-nous donc bien de ceux qui prétendent agir « pour notre bien  ou notre sécurité » et occupons-nous en avant tout NOUS-MÊMES !

 

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17 septembre 2012 1 17 /09 /septembre /2012 14:27

Pfizer, le fabricant du Prevenar ne compte-il pas, parmi ses "pions stratégiques" toute une série de leaders d'opinion capables de créer de toutes pièces une demande de la part du public vis-à-vis de ces nouveaux vaccins dont les gens s'étaient jusque là parfaitement passés?

 

Grâce à son réseau d'experts belges, connus dans le milieu médical national (on parle de "leaders d'opinion", habituellement recrutés en milieu hospitalo-universitaire), ce genre de fabricants n'a habituellement aucune peine à décrocher les articles de presse unilatéraux qu'il souhaite.

 

Tout ça fonctionne superbement bien puisque la caution publique est de mise et que le remboursement public des vaccins assure ainsi la croyance qu'ils sont forcément nécessaires.

 

Voyons à présent deux exemples très révélateurs avec les Drs Anne Vergison et Yves Van Laethem, respectivement pédiatre infectiologue et hygiéniste à l'Hôpital universitaire des Enfants Reine Fabiola (Huderf) et infectiologue au CHU Saint-Pierre de Bruxelles.

 

Le premier exemple est celui du Dr Anne Vergison dont les jérémiades étaient relayées sans le moindre esprit critique dans la DH en 2006. Cet article qui était intutilé "une grave injustice" osait même le sous-titre "Il vaut mieux naître en Brabant flamand que dans le Hainaut"!

 

Anne Vergison s'épanchait au sujet de cette vaccination "qui est d'une utilité évidente" et qui constitue selon elle "une priorité de santé publique" bien que le coût des 4 doses non remboursées de vaccin Prevenar (soit 273,08 euros) reste inaccessible aux parents les plus modestes. Et après avoir évoqué les chiffres dramatisants des infections à pneumocoque, elle enchaînait alors dans le style H1N1 de Bachelot «nous nous sentons démunis, sachant que des enfants risquent de mourir ou de souffrir de séquelles importantes, alors qu'un vaccin existe pour combattre ce microbe».

 

Bref, Anne Vergison aurait presque réussi à nous arracher quelques larmes SI nous n'étions pas au courant de ses lourds conflits d'intérêts (avec Pfizer notamment) dont les lecteurs de la DH n'ont évidemment pas été informés ou encore des conséquences désastreuses de l'usage massif de ce vaccin Prevenar dont l'échec évident a depuis été habilement masqué  grâce au remplacement en douce de l'ancienne version du Prevenar (Prevenar 7) par la nouvelle version (Prevenar 13) qui ne fera en fait que reporter le problème tout en enrichissant le producteur.

 

Ainsi, ayant reçu plusieurs fonds de recherche de plusieurs fabricants de vaccins, Anne Vergison n'allait sans doute pas s'apesantir sur les risques d'aggravation de l'incidence des méningites à pneumocoques. En tant que membre de la section "Vaccination" du Conseil Supérieur de la Santé, et compte tenu de ses conflits d'intérêts (comme de nombreux autres membres de cette même section "Vaccination" du CSS), quelle valeur alors accorder à ses propos quand elle dit:

«Ce vaccin présente une utilité évidente, poursuit Anne Vergison. Toutes les études l'ont démontré. Le Conseil supérieur d'hygiène (= ancien CSS) l'a d'ailleurs recommandé dès le départ pour tous les enfants âgés de moins de deux ans. Or, lorsqu'on examine de près les données de vaccination, des inégalités flagrantes sautent aux yeux

Mme Vergison prêche pour sa chapelle, son instance, ses baîlleurs de fonds et ses partenaires industriels, sans plus avoir à nos yeux l'indépendance suffisante pour analyser avec l'objectivité requise les graves effets secondaires de ce vaccin qui remettent inévitablement en cause sa balance bénéfices-risques.

 

Voyons à présent le deuxième exemple, celui du Dr Yves Van Laethem qui a également des conflits d'intérêts avec les fabricants Wyeth et Pfizer (qui commercialisent le Prévenar) puisqu'il a notamment reçu des honoraires de consultance. On peut en effet lire au début du rapport de mai 2011 du KCE sur les pneumocoques que tant Anne Vergison qu'Yves Van Laethem ont des conflits d'intérêts avec les fabricants de vaccins. Voici ce qui est d'ailleurs écrit à leur sujet en préambule dudit rapport:

 

Anne Vergison a reçu des honoraires de consultation et d’orateur de GSK et Wyeth/Pfizer, ainsi que des fonds pour la conduite de recherches.

 

Yves Van Laethem a reçu des fonds pour la conduite de recherches ainsi que des honoraires de consultation de la part des firmes pharmaceutiques GSK et Wyeth/Pfizer. Il a en outre reçu des indemnités de voyage pour participer à des congrès.

 

Interrogé dans un article de "publi-reportage" que les lecteurs pourraient ainsi prendre à tort comme un article de presse classique, le Dr Van Laethem vante ainsi l'usage du vaccin Prevenar chez l'adulte cette fois, puisque nos très sérieuses instances européennes ont également donné le feu vert au fabricant pour étendre les indications de son autorisation de mise sur le marché. Il est utile de s'interroger à cet égard sur l'étrange "coïncidence" entre cette nouvelle indication d'une dose unique de vaccin Prevenar chez l'adulte et la découverte il y a quelques années que 3 doses (au lieu de 4) étaient finalement suffisantes pour la vaccination des enfants...une dose de 74,55 euros en moins par enfant multiplié par des centaines de milliers d'enfants concernés dans le monde, ça faisait donc un solide manque à gagner pour Pfizer or, par quoi pouvait-on bien le compenser si ce n'est en "visant large" avec le très vaste marché des + de 50 ans??!

 

Le journal La Meuse (édition Basse Meuse) a donc fait publier ce lundi 17 septembre un article à la demande de Pfizer, tout en prenant courageusement le soin de noter que "les propos recueillis n'engagent que l'interviewé et pas la rédaction", une sage précaution depuis notre dernière demande refusée de réplique suite à un autre article désinformateur du même journal?

 

Une fois encore, des propos alarmistes et dramatisants sur la maladie (la peur est décidement très vendeuse!) parviennent étrangement à occulter toute information sur le moindre risque du vaccin. Le tout avec un début sur les lymphocytes T et B qui "fait savant" et tente ainsi d'éblouir le profane, tout en  lui faisant croire qu'il est décidément bien nécessaire dans un domaine aussi complexe que celui-là de faire confiance aux experts du secteur!

 

Petit extrait:

 

"Le pneumocoque est une bactérie très répandue qui, une fois dans le sang, agit de façon fulgurante et qui conduit dans un cas sur 3 aux soins intensifs et dans 1 cas sur 5 à la mort! Présente chez 5 à 25% des gens en bonne santé, elle se loge en général au fond du nez, dans la bouche. [...] Le pneumocoque, qui se présente sous 90 types différents, peut frapper à tout âge. Il peut prendre la forme d'une pneumonie invasive, d'une méningite ou d'une septicémie après avoir envahi des sites normalement stériles comme la circulation sanguine ou le liquide céphalo-rachidien. On parle malheureusement ici de cas graves avec des séquelles à long terme, voire des décès. Les nourrissons, les jeunes enfants et les personnes âgées sont des hôtes plus sensibles à la bactérie, tout simplement parce que leurs défenses naturelles ne sont pas encore ou plus assez fortes. Les enfants en sont souvent porteurs sans être malades, et peuvent la transmettre à des dizaines d'autres personnes, dont les personnes âgées."

 

"Certains pneumocoques sont fréquents, virulents et peuvent même résister à certains antibiotiques. La Reine Fabiola, la présentatrice Sabrina Jacob ou le ministre-président bruxellois Charles Piqué pourraient témoigner: la pneumonie n'épargne personne.[...] Parmi les facteurs de risque, il faut également citer les broncho-pneumopathies chroniques comme l'asthme ou la BPCO, le diabète, les problèmes cardio-vasculaires chroniques, l'alcoolisme et le tabagisme chroniques. Au final, des millions de personnes à l'échelon mondial sont concernées sans le savoir. Des millions de personnes auxquelles on ne propose pas le vaccin contre le pneumocoque en général avant 65 ans. A l'avenir, l'injection d'une dose unique dès 50 ans pourrait être un des gestes préventifs proposés."

 

Plus tôt déjà dans ce publi-reportage, on peut épingler les indices assez évidents d'une publicité trompeuse:

 

"Grâce à la vaccination, des bactéries comme le pneumocoque auront peu de chance d'affecter sévèrement l'organisme."

 

L'article affirme aussi de façon gratuite que cette nouvelle version du vaccin (Prevenar 13) "devrait offrir une protection sur le long terme" alors que les faits démontrent jusqu'ici qu'il n'en a rien été avec l'ancienne version du Prévenar (7) qui n'aura duré que quelques années avant d'être remplacée par une version probablement tout aussi temporaire, le temps simplement que ce même problème de compensation des souches se recrée.

 

Les médias qui disent pourtant tous sourscrire aux décisions du Jury d'Ethique Publicitaire, seraient toutefois bien inspirés d'évaluer également eux-mêmes au préalable si les publicités ou autres publicités déguisées (sous forme de "publi-reportages") qu'ils diffusent sont conformes aux exigences de loyauté et de véracité du Code de la Chambre de Commerce Internationale sur lequel se base justement le Jury d'Ethique Publicitaire....

 

Voir aussi: Les documents confidentiels accablants sur le Prevenar 13

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4 septembre 2012 2 04 /09 /septembre /2012 20:26

Il y a quelques jours jours à peine, un reportage était diffusé sur RTL-TVI au sujet du drame de Sierre et des résultats de l'autopsie du chauffeur du car. Outre qu'il souffrait d'une pathologie coronarienne, on apprend aussi que ce chauffeur était sous antidépresseur (paroxétine). Les médias ont parlé tantôt d'une "dose thérapeutique", tantôt d'une dose très faible.

 

Dans le même reportage, RTL interroge alors une psychiatre, le Pr Christine Reynaert de l'UCL, au sujet des effets possibles de cet anti-dépresseur. Le Pr Reynaert déclare alors de façon erronée:

 

"Ce ne sont pas des molécules qui induisent de la somnolence, mais ce sont bien des antidépresseurs. Il ne faut pas que le public mette tous les psychotropes dans le même panier. A côté de ça, on a les anxiolytiques, qui eux donnent vraiment une baisse de la vigilance, de la concentration, et qui sont vraiment dangereux pour la conduite".

 

Comment le Pr Reynaert explique-t-elle alors que la somnolence se retrouve pourtant écrite en toutes lettres dans la notice et qu'elle touche plus de 1 patient sur 10??? Les médecins ne devraient-ils pas connaître et, au besoin, relire la notice avant toute prescription?

 

Cette négation publique d'effets secondaires pourtant inscrits dans la notice nous a en tout cas refait penser aux propos également erronés qu'avait tenus le Pr Goubeau, virologue de l'UCL, qui avait affirmé péremptoirement à l'époque sur la RTBF que le vaccin H1N1 ne pouvait pas provoquer de paralysies (alors que là encore la paralysie (de Guillain-Barré) était pourtant indiquée noir sur blanc dans la notice!). Il y a près de 5 ans, l'Agence Reuters publiait un article sur ce déni beaucoup plus fréquent qu'on ne croit d'environ un tiers des médecins d'effets secondaires pourtant officiellement connus mais qu'ils n'hésitent cependant pas à nier, même auprès des patients qui s'en plaignent à eux.

 

Par ailleurs, comment le Pr Reynaert peut-elle implicitement faire passer l'idée que les anti-dépresseurs ne seraient pas dangereux pour la conduite (comparativement aux anxiolytiques) alors que la notice de la Paroxétine, telle qu'en prenait ce chauffeur, indique tout de même parmi les effets secondaires "VISION TROUBLE" (dans plus d'un cas sur 10!) mais aussi "HALLUCINATIONS,VERTIGES, CONFUSION" etc??

 

Après une petite recherche, et comme pour son confrère Goubeau, il semble bien que le Pr Reynaert présente d'évidents conflits d'intérêts puisque selon son CV disponible en ligne, elle a fait une présentation à un Congrès d'Eli Lilly et rédigé une plaquette d'information au profit des fabricants Pfizer et GSK, respectivement au sujet des TOC et des troubles dépressifs (à traiter, entre autres, de façon médicamenteuse bien entendu!). Or pour rappel, GSK est un fabricant de paroxétine, utilisé comme anti-dépresseur. Il convient donc de réécrire ici l'évidence déjà diffusée dans la revue belge d'Evidence Based Medicine Minerva, à savoir que tout conflit d'intérêt, quel qu'il soit, "interfère avec le jugement clinique et nuit à l'intérêt des patients."

 

Drame de Sierre, la piste médicamenteuse pourrait être la bonne:

Lire notre analyse publiée sur Agoravox

 

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