Cela faisait des mois que des parlementaires avaient également demandé à voir l'intégralité de ce contrat,
Des mois aussi que nous avions demandé à y avoir accès, notamment auprès de la Commission d'Accès aux documents administratifs (CADA) mais aussi auprès de la justice.
Cette dernière avait estimé, en appel, notre demande concernant le contrat comme "non urgente".
Mme Onkelinx avait répondu à nos demandes ainsi qu'à celles des parlementaires que les parties utiles du contrat avait déjà été publié sur le site influenza.be et que tout ce qui restait confidentiel ne concernait que des aspects purement commerciaux.... Elle avait notamment déclaré qu'il n'y avait rien à cacher:
Le 17 février dernier, au cours de l'émission "Question à la une" diffusée sur la RTBF, Mme Onkelinx avait encore le toupet de répéter que le contrat n'avait "pas été signé à n'importe quel prix":
Pour tenter de se justifier, Mme Onkelinx a fait valoir le fait que bien d'autres pays avaient signé un tel contrat! Comme si, de ce fait là, ça n'aurait plus rien de honteux! Comme si, le principe des moutons de panurge était érigé en modèle de raison et de bonne gouvernance!
Alors que le bon sens révèle aisément qu'un seul peut avoir raison contre tous, Mme Onkelinx comme Mme Bachelot avaient violemment fustigé l'attitude prudente et diligente de la Ministre polonaise Ewa Kopacz (médecin de profession) en qualifiant son attitude de "suicidaire" et en prétextant que ce refus était uniquement dû à un manque de moyens budgétaires de ce pays!
La réalité, c'est que Mme Kopacz tenait plus que tout au serment d'Hipocrate qu'elle avait prêté et qui lui imposait de ne pas nuire à la population. Très tôt, elle avait dénoncé les nombreuses clauses illégales que ses services juridiques avaient décélées dans ce type de contrat et elle avait dénoncé les scandaleuses pressions dont elle faisait l'objet.
Plutôt que de reconnaître leurs fautes, les ministres ont tendance à se réfugier derrière l'OMS qui constitue alors un parapluie de choix. Ces mêmes Ministres sentant qu'ils peuvent difficilement faire marche arrière sans se décrédibiliser jouent au quitte ou double en affirmant de façon arrogante que "si c'était à refaire, ils le referaient".
Initiative Citoyenne estime que la signature d'un tel contrat constitue une trahison démocratique sans précédent qui appelle des sanctions à la hauteur. Sanctions de l'électeur d'abord mais aussi sanctions de la part des parlementaires que nous appelons à refuser d'entériner toutes les mesures qui auront été prises dans le cadre de cette loi d'exception, en juillet prochain.
POUR PRENDRE CONNAISSANCE DE L'INTEGRALITE DE CE CONTRAT, SE RENDRE ICI
Articles connexes sur la teneur du contrat:
Et bien sûr, un article plus détaillé dans le Soir de ce 6 mai 2010:

photo Pharma Marketing Blog
Nous nous sommes procurés une copie du contrat confidentiel entre GlaxoSmithKline (GSK) et l’Etat belge concernant l’achat de 12,6 millions de doses de Pandemrix, le vaccin contre la grippe A/H1N1. Un contrat signé dans l’urgence, fin juillet 2009, par la ministre fédérale de la Santé Laurette Onkelinx, sans appel d’offre public, et pour lequel la firme pharmaceutique, en position de force (dizaines de gouvernements au portillon, 7.000 emplois en Belgique et 2 milliards d’investissements prévus…), s’est taillée la part du lion. C’est du moins ce qui ressort de la lecture attentive des 62 pages de la «convention» rédigée par les avocats britanniques de GSK et déposée sur la table du gouvernement peu après le 11 juin 2009 – date à laquelle l’Organisation mondiale de la santé (OMS) a déclaré l’état de pandémie grippale.
Une des clauses controversées de ce contrat stipule qu’en l’absence de défaut de fabrication, GSK rejette toute la responsabilité sur le gouvernement en cas de décès et d’effets secondaires graves liés à son vaccin expérimental. C’est donc l’Etat qui serait chargé d’indemniser les éventuelles victimes du produit. Or au moment de la signature du contrat, le vaccin n’avait pas encore reçu d’autorisation de mise sur le marché européen. Plusieurs études cliniques étaient en cours, mais aucun résultat n’était encore connu. L’Agence européenne des médicaments (EMA) n’a d’ailleurs donné son feu vert définitif au vaccin que le 23 avril 2010. Il y a 15 jours, donc.
Le Pandemrix contient du AS03, un adjuvant controversé à base de squalène (huile extraite du foie des requins) et de thiomersal (un conservateur au mercure). Avant les campagnes de vaccination contre la grippe A/H1N1, l’AS03 n’avait jamais été testé à grande échelle sur des publics à risque. En raison des incertitudes planant sur ce produit, la Suisse a interdit le Pandemrix aux femmes enceintes et aux personnes de plus de 60 ans. D’autres pays, comme la France, l’Espagne ou le Canada, ont choisi de commander des vaccins non adjuvantés précisément pour offrir aux femmes enceintes une alternative au Pandemrix. La Belgique n’a pas fait ce choix.
La Pologne, elle, a carrément refusé de signer le texte proposé par GSK. «Notre département juridique a trouvé au moins vingt points douteux dans le contrat», déclarait en novembre dernier devant le parlement la ministre polonaise de la santé Ewa Kopacz – qui est médecin et a pratiqué la médecine durant 20 ans. «Nous savons que les sociétés qui offrent les vaccins contre la grippe H1N1 ne veulent pas prendre la responsabilité des effets secondaires», avait renchérit le premier ministre Donald Tusk, justifiant ainsi le refus de la Pologne d’acquérir le moindre vaccin.
Moins de morts en Pologne sans vaccin qu’en France avec vaccin
Varsovie a-t-elle eu tort? Selon les chiffres officiels les plus récents, 181 personnes sont décédées à cause du virus A/H1N1 en Pologne (38,5 millions d’habitants), contre 312 en France métropolitaine (62,2 millions d’habitants). Or les taux de mortalité sont quasi identiques. Et même légèrement à l’avantage de la Pologne: 4,7 décès par million d’habitant contre 5 en France. Où 5,5 millions de personnes se sont pourtant faites vacciner alors que Varsovie s’est contentée de mesures de prévention classiques (se laver les mains, porter un masque, etc.).
En exclusivité, Le Soir publie sur son site internet le contrat intégral, dont il n’existe que quatre exemplaires signés. Afin de préserver le secret des sources, les paraphes, signatures et autres traces manuscrites ont été effacées.
Selon les estimations de GSK, la firme a assuré plus de 50% des commandes mondiales de vaccins dans 60 pays, et plus des deux tiers des commandes en Europe. De la Suède au Portugal en passant par l’Algérie et le Canada, 60 gouvernements ont signé avec le géant britannique des contrats pour l’essentiel identiques au contrat belge. L’article 11.5 de ce contrat précise d’ailleurs que tous les clients ayant déjà signé avec GSK «ont été traités de façon équivalente» en ce qui concerne le prix des vaccins, la limitation de la responsabilité de GSK et l’indemnisation de la firme par l’acheteur en cas de décès ou de préjudice physique suite à l’administration du vaccin.
La grippe H1N1 a généré 1 milliard d’euros pour GSK Biologicals en 2009, et le groupe prévoit de réaliser à nouveau 1 milliard d’euros de chiffre d’affaires en 2010 grâce aux ventes de Pandemrix.
Nous avons analysé le contrat et sollicité les réactions d’un juriste et d’une parlementaire. Le premier, Me Philippe Vanlangendonck, est expert en droit de la santé. Il a travaillé au ministère de la Santé de 1998 à 2004. Aujourd’hui avocat au barreau de Bruxelles, il a défendu en novembre dernier plusieurs femmes enceintes qui avaient assigné l’Etat belge en référé pour obtenir un vaccin sans adjuvant. La seconde, Thérèse Snoy (Ecolo), est la présidente de la commission Santé de la chambre. La ministre de la Santé Laurette Onkelinx, qui a signé le contrat avec GSK au nom du gouvernement, répond ensuite à nos questions.
David Leloup
Source: Médiattitudes
Le dossier complet en PDF (Le Soir, 6 mai 2010)
Le contrat intégral
Mercredi 5 mai 2010, plusieurs députés issus de 5 groupes politiques (Verts/ALE, S&D, PPE, ECR, ALDE) ont présenté la liste des 208 signataires - soit plus du quart des députés du Parlement européen - demandant la mise en place d’une commission parlementaire sur la gestion de la grippe A(H1N1) par les institutions de l’UE. C'est la conférence des Présidents des différents Groupes parlementaires qui décidera, mercredi le 12 mai, de la mise en place, ou non, de la commission parlementaire.
Une des principales préoccupations des eurodéputés souhaitant la création de cette commission concerne l'indépendance de l'Union européenne face à l'OMS.
Les eurodéputés souhaitent également investiguer sur le rôle des institutions européennes, telle l’Agence Européenne des Médicaments ou le Centre Européen de Prévention et de Contrôle des Maladies (ECDC), pour savoir comment les décisions ont été prises et quelles sont les marges de manoeuvre qu'elles ont vis à vis de l'OMS. Ils se sont notamment inquiétés de la confiance que les politiques et les opinions publiques pourraient avoir dans les experts, sachant que ces derniers ne sont pas suffisamment transparents sur les intérêts qu'ils pourraient avoir avec l'industrie pharmaceutique.
« Veux-t-on d'une Europe experte, et donc critique, ou d'une Europe suiviste ? souligne Michèle Rivasi, députée européenne Europe Ecologie (Verts/ALE). En effet, la question des experts qui conseillent les institutions européennes et des éventuels conflits d'intérêts de ces experts avec l'industrie, est une autre question majeure. »
« Cette commission est cruciale, ajoute l'eurodéputée Corinne Lepage (ALDE). Elle donnera aux députés les moyens d'analyser la manière dont les institutions européennes ont pu conduire les Etats à investir des sommes considérables pour une vaccination qui s'est révélée inutile, et devra aboutir à des propositions concrètes de réforme de leurs méthodes de travail. Le but ultime de notre proposition est bien de rétablir la confiance des citoyens dans les institutions en charge de la santé publique. »
Enfin, la question de savoir s’il existe une Europe de la Santé s’est également posée et celle-ci devra être élaborée dans le cadre de la commission parlementaire.
« La France a par exemple commandé 94 millions de doses de vaccins, l’un des stocks les plus importants d’Europe », rappelle Michèle Rivasi. « Où est la solidarité européenne dans ces conditions de compétition entre Etats ? L’Union Européenne a sans doute un rôle à jouer dans de telles circonstances, en se proposant par exemple, comme une plateforme commune d’achat et de distribution entre Etats membres, ou en négociant au mieux les prix. C'est ainsi que l'on va pouvoir commencer à bâtir une véritable Europe de la Santé. »
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Bureau de Michèle Rivasi
Députée au Parlement Européen
Groupe Verts/ALE
60 rue Wiertz, 1047 Bruxelles
Bureau 08G309
Tel: 00 32 2 284 73 97
Fax: 00 32 2 284 93 97
http://www.twitter.com/MicheleRivasi
21 avril 2010 – Plus de 70 pays ont adopté mercredi la Déclaration de Hanoi sur la lutte contre les pandémies, notamment contre la grippe aviaire et la grippe H1N1, lors de la Conférence ministérielle de Hanoi qui s'est déroulée du 19 au 21 avril.
« Nous sommes maintenant mieux préparés que nous ne l'avons jamais été », a déclaré le Coordonnateur du Système des Nations Unies pour la grippe, David Nabarro lors d'un discours prononcé à cette conférence ministérielle.
M. Nabarro a souligné « l'importance d'adopter des standards et des cadres de travail globaux », le besoin « d'un fort et efficace leadership » et la nécessité « d'adopter des bonnes pratiques, de s'adapter aux changements de circonstances et de fonctionnements sans conflits d'intérêts ».
La Déclaration propose l'adoption par chaque pays de nombreuses mesures notamment de renforcement de la veille sanitaire pour détecter l'évolution d'une maladie et connaître le plus tôt possible la potentielle transmission de l'animal à l'être humain. La Déclaration appelle aussi à continuer les efforts pour réduire l'expansion de la grippe H1N1 et de la grippe aviaire. **
Les pays sont appelés à renforcer leur coopération et à davantage communiquer entre eux lorsqu'une maladie est de nature à se transmettre facilement et à traverser rapidement les frontières.
On estime que 75% des nouvelles maladies développées par les hommes proviennent des animaux et qu'en moyenne deux nouvelles maladies touchant les êtres humains peuvent émerger chaque année.
Face à ce constat alarmant les participants ont appelé les Etats à développer des plans d'urgence et de préparation aux situations de crise et de pandémie.
« Les infections animales et les pandémies ont un impact sur la société toute entière », a dit M. Nabarro. Elles « ont un impact sur le tourisme, le commerce et le quotidien ».
Selon lui, « la conférence a énoncé des principes clairs : préparation, intégration, travailler en coordination et s'engager à expliquer nos analyses, nos jugements et nos actions ». « Notre efficacité est fondée sur l'ouverture, l'honnêteté et le respect mutuel », a-t-il conclu.
source: ICI
Avis d'Initiative Citoyenne: On a bien vu ce que la tentative lamentable de "gestion mondialisée" de la grippe H1N1 par l'OMS a donné. Malgré ce fiasco, l'ONU (dont l'OMS n'est qu'une section) continue de prôner ce type de supranationalisme déshumanisant.
** Il y a tout lieu de penser que leur préparation et leurs "grandes mesures" consistent à organiser des exercices de simulation insensés (qui sèment inutilement la peur parmi la population) ainsi qu'à promouvoir avec force (si pas projets d'obligation) la vaccination.
Il est très important de s'attarder un minimum sur le coût que représente le fiasco du H1N1 et ceci est d'autant plus important que nous sommes en période de crise financière....
Le Pr Marc Gentilini, déjà très tôt, dénonçait cette "pandémie de l'indécence" et cette démesure tout à fait scandaleuse qui s'exerce forcément au détriment d'autres objectifs, plus importants ceux-là.
Dans un article daté du 7 mars, le journal du dimanche estimait à plus de 1 MILLIARD D'EUROS le montant de la facture française. Le JDD additionnait alors "le coût des doses de vaccins non annulées (370 millions d'euros), les 300 millions de masques (150 millions d'euros), l'achat des antiviraux (20 millions), les seringues et le coton (8,5 millions), la campagne de publicité (5,6 millions), le remboursement aux collectivités locales pour les locaux et les personnes mis à disposition (95 millions), le paiement des 10.000 vacataires (150 millions), l'envoi des 65 millions de convocations aux assurés sociaux (28 millions), l'achat du matériel pour la réanimation des cas les plus graves (5 millions), le traitement des déchets et acheminement des produits (41 millions) et les dépenses liées aux consultations de généralistes (145 millions). Total: 1,018 milliard d'euros.

Le 15 avril 2010, l'AFP relayait l'estimation de Roselyne Bachelot comme quoi la facture s'élèverait à 600 millions d'euros environ. Roselyne Bachelot avait alors refusé de dire le nombre de doses restantes arguant qu"'elles pourront être utilisées dans des campagnes ultérieures".
D'où vient cette différence entre 600 millions et 1 milliard d'euros? C'est le prix des doses non résiliées. Selon d'autres articles, on apprenait que l'état français avait pu obtenir des résiliations de ses doses acquises auprès de Sanofi et de Novartis....
Ainsi,le Figaro publiait le 3 mai dernier sur son site l'article suivant:
Grippe A : les labos font leur compte avec l'Etat
Par Marine Rabreau
03/05/2010 | INFOGRAPHIE - Le gouvernement français doit indemniser les groupes pharmaceutiques dont une partie des commandes de vaccins H1N1 a été annulée. La facture pourrait grimper à 245 millions d'euros si Glaxo-Smith-Kline obtient ce qu'il demande.
Pour Sanofi-Aventis et Novartis, le dossier est clos. Pour Glaxo-Smith-Kline, pas encore. L'Etat français, qui leur avait commandé des millions de vaccins contre la grippe H1N1, a annulé en janvier dernier une partie des commandes, le contraignant à verser à ces laboratoires des indemnités.
En tout, le gouvernement français avait commandé quelque 94 millions de doses de vaccins, dont 28 millions à Sanofi Pasteur, la branche vaccins du leader européen Sanofi-Aventis, 50 millions au britannique Glaxo-Smith-Kline (GSK) et 16 millions au suisse Novartis.
Alors que l'épidémie de grippe devenait moins préoccupante, la ministre de la Santé, Roselyne Bachelot, est revenue sur ses pas et a annulé 2 millions de doses auprès de Sanofi-Aventis. Novartis a vu sa commande réduite de 7 millions d'unités, tandis que GSK a livré 32 millions de vaccins en moins.

2 millions pour Sanofi, 10,5 millions pour Novartis
Un manque à gagner pour les laboratoires pharmaceutiques, qui ont demandé à être indemnisés. Ainsi, Jacques Berger, le directeur délégué de Sanofi Pasteur, a indiqué devant la commission d'enquête de l'Assemblée nationale sur la grippe H1N1 que son groupe recevrait «une indemnité correspondant à 16% de la valeur des commandes annulées, soit deux millions d'euros», puisque le coût unitaire du vaccin est de 6,25 euros.
Chez Novartis, le directeur général de Novartis vaccins et diagnostics, Alexandre Sudarskis, a de son côté confirmé que son groupe avait signé un accord avec le gouvernement lui octroyant, comme à Sanofi, une indemnité correspondant à 16% du montant des commandes annulées, soit 10,5 millions d'euros. La vaccin de Novartis coûtait 10 euros.
Quid de GSK ?
GSK, lui, demande... 233 millions d'euros. Soit, en valeur,les deux-tiers du montant de la commande initiale: le vaccin était vendu 7 euros. Le groupe s'appuie sur des accords signés dans d'autres pays pour justifier sa requête.
Exemple, GSK Japon a négocié avec le ministre de la santé du pays du soleil levant un dédommagement qui équivaut à 68% de la valeur totale de la commande de base.
Selon le président de GlaxoSmithKline France, Hervé Gisserot, les négociations se poursuivent et le groupe dit «comprendre que les pandémies sont, par nature, imprévisibles, et que les besoins des gouvernements changent».
Si la décision venait à prendre en compte, comme pour ses concurrents, une indemnité de 16% de la valeur de la commande annulée, le montant serait «seulement» de 35,8 millions d'euros. Total, la facture pour l'Etat français s'établirait dans une fourchette comprise entre 48,3 millions d'euros à 245,5 millions d'euros...
BILAN: + de 150 euros/français vacciné !
Qu'en est-il en Belgique?
En Belgique, un budget de 152 millions d'euros était prévu initialement. Dans son courrier du 10 septembre dernier, Laurette Onkelinx nous répondait que " un montant d'environ 125 millions d'euros a d'ores et déjà été engagé pour financer différentes mesures de prévention: cela concerne notamment l'achat de masques, de vaccins, de seringues et le matériel de communication. Nous ne sommes que début septembre et il m'est donc difficile de vous dire aujourd'hui si l'intégralité du budget prévu sera dépensé au 31/12/2009."
Alors qu'on a vu plus haut ce qu'il en était des indemnités de résiliation pour la France qui est un pays économiquement bien plus puissant que la Belgique, Laurette Onkelinx a prétendu avoir pu résilier 1/3 des 12,6 vaccins commandés chez GSK SANS INDEMNITE DE RESILIATION ce qui ferait une économie de 33 millions d'euros.
C'est étonnant et on pourrait se demander: EN ECHANGE DE QUOI? Car GSK fait difficilement des "cadeaux spontanés". Son siège de production mondiale de vaccins étant implanté en Belgique (GSK Biologicals), on pourrait se demander quels sont les types de marchandages sous-jacents à ces déclarations...
Quand bien même cela serait vrai, réalisons que 125 millions - 33 millions = 92 millions d'euros !
A ce coût, il faudra bien sûr ajouter tous les frais difficiles à évaluer avec précision liés aux effets secondaires de ces vaccins (car que les gens aient conscience ou non que la vaccination puisse être la cause de leurs maux, l'Inami donc la collectivité remboursera de toute façon une partie).
Avec tous ces 92 millions d'euros dilapidés, qu'aurait-on pu faire d'autre de bien + intelligent?
- POMPIERS: 90% de la population belge n'est pas bien secourue. Or, pour être faisable, la réforme des services de secours nécessite 70 millions d'euros.
- Sauver DES MILLIONS D'ENFANTS DE LA FAIM: 55 MILLIONS D'ENFANTS SOUFFRENT DE MALNUTRITION AIGUË DANS LE MONDE ET 19 MILLIONS D'ENTRE EUX SONT ATTEINTS DE MALNUTRITION AIGUË SEVERE C'EST A DIRE EN DANGER DE MORT OR, il suffirait de seulement 3 milliards (et non pas 3 millions d'euros comme nous avions écrit, par erreur) par an pour sauver ces 19 millions d'enfants! Le petit calcul est vite fait: avec 92 millions d'euros, on pourrait donc éviter la mort certaine de plus de 580 000 personnes!!
- Multiplier par 4 le budget cancer de la seule année 2009-2010: Laurette Onkelinx a investi 22 millions d'euros dans la lutte contre le cancer en 2009-2010. Avec 92 millions d'euros, on peut faire au moins 4 fois mieux!
- Financer en bonne partie le trou des 130 millions d'euros pour la pension des fonctionnaires (130M d'euros)
- Payer les 15 millions d'euros qui manquent pour l'enseignement en communauté française. 92 millions d'euros, ça fait plus de 6 fois ce montant demandé par les syndicats pour l'éducation de nos jeunes !
Au lieu de cela et d'aider à coup sûr, l'état a choisi de faire tomber tout cet argent dans l'escarcelle de l'industrie pharmaceutique qui ne sait plus quoi en faire! Une industrie qui est une des rares si pas la seule à prospérer en ces temps douloureux de crise financière....
GSK (qui jouit déjà de différentes subsides au niveau régional), à titre d'exemple, touche un jackpot de 1 MILLIARD d'euros avec cette fausse pandémie de H1N1! Et elle compte remettre ça en 2010! Le PDG de GSK explique dans cet article que son groupe avait investi 100 millions d'euros dans le développement d'un vaccin contre la grippe aviaire en 2004 et que ce vaccin a pu être développé grâce à des aides financières des gouvernements américain et canadien. Jean Stéphenne précise que c'est suite à cela qu'une license a été octroyée en 2008 pour ce vaccin aviaire et qu'ils ont pu élaborer si vite le vaccin adjuvanté anti-H1N1.
Concernant les résiliations de commandes, il indique que "les doses livrées devront être payées" et le PDG de GSK Biologicals d'ajouter que le restant des commandes pourra être livré sous forme d'adjuvant seul ou de vaccins contre le H1N1 OU le H5N1.
Un article du Soir révèlait en février dernier que la grippe AH1N1 avait rapporté 5 milliards à l'industrie pharmaceutique:
MUNSTER,JEAN-FRANCOIS
Jeudi 11 février 2010
Pharmacie
L’industrie pharmaceutique connaît des jours difficiles. Inflation du coût de la recherche, perte de brevets sur des médicaments importants, sévérité de plus en plus grande des autorités sanitaires… Mais il y a aussi eu des rayons de soleil en 2009, comme cette fameuse pandémie de grippe H1/N1 qui a menacé de fondre sur le monde. Durant l’automne 2009, les gouvernements ont acheté en masse des stocks de vaccins et d’antiviraux pour protéger leur population. A l’heure de faire leurs comptes annuels, les quatre principaux producteurs de vaccins et d’antiviraux se frottent les mains. Cela leur a rapporté plus de 5 milliards de ventes supplémentaires.
Prenons le cas du groupe anglais GSK. Il a vu les ventes de son antiviral Relenza passer en un an de 65 millions à 820 millions d’euros tandis que son vaccin contre la grippe pandémique générait un milliard d’euros de vente. Tout bénéfice pour la Belgique qui abrite le siège mondial de la division vaccins. Ce surplus inattendu de travail a permis l’engagement de 600 personnes.
Mais le grand gagnant, c’est le suisse Roche qui termine l’année avec un chiffre d’affaires en croissance de 10 %, croissance largement due à l’explosion des ventes de Tamiflu (+435 % en un an). Ce produit jusqu’ici très discret dans le portefeuille du groupe est devenu son 4ème médicament en importance avec des ventes de 2,1 milliards d’euros. Chez Novartis, la division « vaccins et diagnostics » a vu ses ventes bondir de 39 % grâce au vaccin contre H1/N1 qui lui a rapporté 730 millions d’euros.
Le français Sanofi-Aventis n’est pas en reste. Sa division vaccin croît de 19,2 % grâce à des ventes liées à la grippe pandémique de 465 millions.
Roche.
2,18 milliards d’euros. Cela représente les ventes de l’antiviral Tamiflu (+ 435 % en un an).
GSK.
1,82 milliard d’euros. C’est le cumul des ventes de l’antiviral Relenza (820 millions, + 1.163 %) et du vaccin contre la grippe pandémique (1 milliard d’euros).
Novartis.
730 millions d’euros. Chiffre d’affaires du vaccin contre H1/N1.
Sanofi-Aventis. 465 millions.
Chiffre d’affaires du vaccin contre H1/N1.
Total.
5,195 milliards
En Italie, une association de consommateurs (Codacons) a entamé en janvier "une action collective qui a pour but de faire obtenir aux usagers du service national de santé (plus de 60 millions de citoyens) la somme déjà payée par l'Italie pour l'achat de 24 millions de doses, une somme qui représente un énorme gaspillage, vu la faible adhésion à la campagne de vaccination" et le fait que l'alarme lancée contre l'épidémie était "infondée et exagérée" selon Codacons.
La Pologne elle n'a pas vacciné du tout et n'a pas eu du tout plus de morts que dans d' autres pays qui ont vacciné, comme la France par exemple.....
Les vaccins avaient été soit disant "très bien testés".... On voit avec ces récentes infos qu'il n'en est rien puisque GSK en collaboration avec Santé Canada a dû annoncer, en avril dernier, que la date de péremption de son vaccin adjuvanté Arepanrix (équivalent canadien au vaccin Pandemrix, aussi avec l'adjuvant squalène) devait être revue à la baisse et raccourcie d'un an!
OTTAWA, ONTARIO-- (eMediaWorld - 9 avril 2010) - Santé Canada, en collaboration avec GlaxoSmithKline, a revu la date de péremption provisoire du vaccin H1N1 avec adjuvant (Arepanrix). Cette révision n'a pas trait à l'innocuité du vaccin mais à une baisse de puissance de l'antigène H1N1 dans certains lots.
À la lumière des meilleures preuves scientifiques disponibles au moment de l'homologation en octobre 2009, on avait établi la date de péremption provisoire du vaccin Arepanrix à 18 mois. De plus amples tests sur la puissance du vaccin, réalisés par Santé Canada et GlaxoSmithKline comme condition d'homologation du vaccin, ont déterminé que la date de péremption des lots inutilisés du vaccin Arepanrix devait être fixée à six mois.
Les Canadiens peuvent avoir confiance que toutes les vaccinations réalisées à ce jour au moyen d'Arepanrix les ont suffisamment immunisés contre l'infection au virus H1N1. Les normes rigoureuses de Santé Canada en ce qui concerne l'innocuité, la qualité et l'efficacité des vaccins empêchent l'administration d'un vaccin sans preuve de sa conformité aux normes.
Santé Canada a informé les gouvernements provinciaux et territoriaux de la baisse de puissance des lots inutilisés d'Arepanrix. Le Ministère fournira sous peu aux autorités de la santé des directives sur l'étiquetage des vaccins non utilisés qui ne sont pas encore périmés.
Santé Canada autorisera la mise en circulation des lots d'Arepanrix pour un usage national ou international qui affichent la nouvelle date de péremption.
Cette révision n'affecte pas le vaccin H1N1 sans adjuvant de GlaxoSmithKline (vaccin monovalent contre la grippe pandémique A [H1N1] 2009 [sans adjuvant]). La date de péremption du vaccin H1N1 sans adjuvant du Canada demeurera fixée à 18 mois. Santé Canada et GlaxoSmithKline continuent de suivre la situation de près.
Pour obtenir plus d'information sur le présent avis, veuillez communiquer avec Santé Canada au 613-957-2991 ou au 1-866-225-0709 (sans frais).
Voir ICI
Quid en Belgique?
Laurette Onkelinx avait notamment justifié son choix du seul vaccin Pandemrix de GSK (de même composition) en prétendant que l'adjuvant serait réutilisable et permettrait une plus grande flexibilité en cas de nouvelle vague pandémique...
A la lecture du communiqué ci-dessus, on constate que le vaccin SANS adjuvant a une durée de vie accrue.
Pour que cette demande aboutisse, il fallait réunir au moins 183 signatures d'élus européens.
C'est à présent chose faite puisque pas moins de 200 eurodéputés ont signé cette proposition d'enquête parlementaire. Cette démarche va donc s'ajouter à celle déjà entamée par le Conseil de l'Europe en janvier dernier.
Nous nous en réjouissons!
| Isabelle Zerrouk Attachée de presse Verts/ALE au PE Tél fixe 00 32 2 284 27 42 Tél portable 00 32 477 319 474 Site internet: www.greens-efa.org |
Le 8 mai 2010 à l'UCL se tiendra une après-midi sur la vaccination. Jusque là, rien de très surprenant.
En revanche, quand on analyse d'un peu plus près le programme "scientifique", on peut lire les choses suivantes:
de 13h30 à 17h30 : Séance AMA-UCL : La vaccination chez l'adulte : aspects cliniques et éthiques
Coordonnateurs : R. Krémer, D. Lamy
Présidents de séance : D. Lamy, D. Bouilliez
Avec l'aimable participation de GSK
http://sites.uclouvain.be/ecu-ucl/ecu2010.html
On peut sans risques anticiper sur la teneur de l'exposé du Dr Van Laethem et ainsi couper court aux spéculations: AUCUNE leçon n'a véritablement été tirée, la dernière phrase concernant la participation de GSK étant suffisamment évidente en elle-même!
Est-ce la première fois que de tels liens peuvent ainsi porter préjudice à l'indépendance des sujets étudiés et analysés?
Absolument pas comme en atteste cette page concernant la "chaire de médecine générale GSK Biologicals" qui, comme par hasard, traite notamment de l'immunologie et de la "fragilité du sujet âgé". Et, autre hasard des plus inattendus est que c'est dans le cadre de ce partenariat que les recherches du Pr Degryse porteront sur " l’étude des problèmes, des barrières et des réticences des personnes âgées vis-à-vis de la vaccination anti-grippale."
"Science sans conscience n'est que ruine de l'âme", Rabelais
De la même façon que Roselyne Bachelot avait tenté (en vain!) de transformer sa défaite en victoire en prétendant lors de son audition à l'assemblée nationale que les officiels avaient "gagné la bataille de la communication", Laurette Onkelinx s'est auto-congratulée dans un auditoire tout acquis à elle le 27 mars dernier à l'hôtel de ville de Bruxelles.
C'est en toute discrétion que les médecins généralistes étaient conviés (via leur cercle) à cette "remise de bons points" en bonne et due forme à 16H à l'hôtel de Ville de Bruxelles.
Plusieurs médecins de la FAMGB (Federatie van Huisartsenverenigingen van Brussel) et du BHAK (Brusselse Huisartsenkring) y étaient attendus pour faire leur "debriefing" et vanter la politique irresponsable qui a été déployée par les autorités.
En remerciement du grand empressement des médecins (surtout flamands) à vacciner et à utiliser la plateforme électronique e-Health, les autorités ont choisi de décerner des points "Ethique et Economie" dans le cadre d'une réunion d'accréditation. Ainsi, au prétexte qu'il était éthique et "économique" de gérer la grippe A comme cela a été fait avec cette overdose de tamiflu et de vaccins, tous les médecins qui sont venus récolter leurs points et recevoir leur cachet ont à présent le droit de demander 3 euros de plus par patient et par prestation (que cela concerne la grippe ou non), ces 3 euros en surplus n'étant pas à charge du patient individuellement mais de la collectivité toute entière puisqu'ils sont en fait à charge de l'INAMI qui couvre donc ce remboursement supplémentaire.
Parmi les politiciens présents, Laurette Onkelinx bien sûr mais aussi Benoît Cerhexe et Brigitte Grouwels.
Laurette Onkelinx a prétendu espérer une enquête externe de la gestion de la pandémie en Belgique (qui pourrait ne pas la croire ?
Elle a également dit souhaiter plus de cohérence au niveau européen pour la gestion de ce type de situation.
Merci aux membres du collectif d'Initiative Citoyenne qui ont pu assister à cette réunion car cela permet d'ainsi mieux analyser et comprendre les motivations et la philosophie des uns et des autres!
Et pour finir, revenons sur ce qui se fait dans le même genre au Québec, cela pouvant en réconforter certains de se rendre compte que la Belgique n'est pas le seul état à s'humilier avec de telles pratiques:
Pour les récompenser, l'Association médicale du Québec (AMQ) a ainsi décidé de remettre "le Prix Prestige" à " tous les soignants et bénévoles qui ont participé au programme, ainsi que le geste de solidarité santé posé par tous les Québécois qui ont choisi de se faire vacciner . Et de se féliciter que les Québéquois ont été les "champions de la vaccination" avec 47% de taux de vaccination. Voir ICI
Décidément, la course aux % de couverture vaccinale par pure idéologie n'a jamais été aussi bien démasquée qu'avec ce virus H1N1 puisque les Polonais eux n'ont eu aucun vaccin anti-HN1 et il n'y a pas eu plus de décès liés à la grippe A dans ce pays que dans les autres!

Dans le cadre de son congrès annuel, l'Association médicale du Québec (AMQ) a décerné son Prix Prestige à l'ensemble des intervenants de la santé afin de récompenser leur effort collectif dans le cadre de la campagne de vaccination H1N1. Puisque le Québec est champion canadien de la vaccination (47 % comparativement à 35 %), l'AMQ a remis le prix à Damon Duval, botteur des Alouettes de Montréal, qui a réussi le placement gagnant lors du match de la Coupe Grey. Sur la photo, le Dr Jean-François Lajoie, président de l'AMQ, Damon Duval, botteur des Alouettes de Montréal et Mme Claudette Duclos, directrice générale de l'AMQ.
" On a souvent observé que c'est au moment où une idéologie est sur le point de disparaître qu'elle devient la plus virulente." (Jean-François Revel)
Alors que la population est en train, à juste titre, de se méfier du "tout vaccin" et de prendre conscience que le vaccin n'est pas du tout un geste anodin et qu'il appelle un principe de précaution au moins équivalent à celui qu'on veut développer contre les microbes, on pouvait lire un article écoeurant sur le site de la RTBF:
La grippe A(H1N1) a dopé la recherche dans les vaccins
initiative.citoyenne[at]live.be