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1 février 2013 5 01 /02 /février /2013 22:50

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Médecines alternatives: les doyens défendent leur pré carré !

 

C’est avec consternation que nous avons pris connaissance de la volonté commune des doyens de mettre un terme au financement (déjà très maigre) des médecines non-conventionnelles comme l’ostéopathie, l’homéopathie ou l’acupuncture, pourtant de plus en plus prisées par les citoyens. Mais c’est sans doute précisément là que réside la menace aux yeux de ces doyens, apparemment très préoccupés d’éviter la moindre concurrence à la sacrosainte médecine allopathique.

 

Car, n’est-ce pas là le problème: la médecine chimique et agressive, sans cesse présentée comme « la seule efficace », est en fait en perte de vitesse. Le public, et à raison d’ailleurs, a perdu à ce sujet beaucoup de ses illusions d’antan et est dès lors désireux de revenir aux sources de la vraie médecine, celle d’Hippocrate, celle du « D’abord, ne pas nuire », et non pas celle d’aujourd’hui, largement dénaturée par le profit.

 

Les motifs évoqués par les doyens, autant d’ailleurs que leur arrogance affichée, ne peuvent, selon nous, laisser indifférent. En effet, prétexter, en se basant sur l’avis du Centre Fédéral d’Expertises des Soins de Santé (KCE), « l’absence de toute démonstration d’efficacité de ces pratiques à l’exception de quelques domaines particuliers du traitement des maux de dos pour l’ostéopathie. » ou encore affirmer comme ils le font que « la médecine qu’ils pratiquent est basée sur des preuves scientifiques », appelle selon nous un devoir d’analyse et d’esprit critique.

 

Ces mêmes doyens ont-ils oublié que le KCE qui se prétend pourtant indépendant, a déjà rendu de nombreux avis favorables en matière de vaccination (HPV, rotavirus, pneumocoques, etc.)[1] alors que plusieurs experts rédacteurs de ces rapports étaient en conflits d’intérêts notoires avec les fabricants de vaccins et que, de l’aveu même d’une revue d’Evidence Based Medicine comme Minerva[2], tout conflit d’intérêts est de nature à interférer avec le jugement clinique et à nuire à l’intérêt des patients ?

 

Nieraient-ils aussi le fait que les effets secondaires des médicaments font chaque année plus de 100 000 décès aux Etats-Unis et 18 000 en France[3] ? Combien chez nous ?  Et avec quel coût colossal si on tient compte de tous les gens hospitalisés annuellement suite aux effets secondaires de leurs traitements ?

 

Nieraient-ils également les résultats particulièrement décevants des chimiothérapies (ultra coûteuses et intégralement remboursées) tels qu’évoqués dans Clinical Oncology en 2004, soit 2,2% dans le meilleur des cas et encore, même pas en termes de guérison mais de « survie à 5 ans »[4] ? Nieraient-ils le résultat d’enquêtes (ex : Université Mc Gill) selon lesquelles 75% des cancérologues refuseraient la chimiothérapie pour eux-mêmes, s’ils avaient un cancer, et qu’ils dissuaderaient aussi leurs proches d’y recourir [5] ?

 

Ne serait-il pas grand temps que ces responsables se souviennent de qui paient les impôts ? Et partant de là, on voit assez mal au nom de quoi les doyens auraient la moindre légitimité pour  se substituer, sur base de pseudos prétextes financiers, à la volonté du public, dans un esprit paternaliste d’arrière-garde.

 

Ils souhaiteraient que ce soit aux médecins de référer leurs patients à des thérapeutes alternatifs ? Mais comment cela serait-il possible étant donné que ces médecins ne sont pas formés  (qu’ils ne connaissent strictement rien) aux méthodes et mécanismes desdites médecines ??

 

Et lorsqu’on lit que les comités inter-universitaires d’étudiants en médecine emboîtent docilement le pas aux déclarations de leurs doyens en s’insurgeant, nous citons, contre « le remboursement des pseudo-médecines », nous ne pouvons que déplorer cette méconnaissance totale de l’Histoire des Sciences et de la Médecine avec des succès incontestables à charge de ces thérapies. Une mortalité 5 à 10 fois plus faible lors de la grippe espagnole pour les patients traités homéopathiquement par rapport à ceux traités conventionnellement[6], des succès officiellement constatés de l’homéoprophylaxie contre la leptospirose à Cuba[7] ou encore la méningite à méningocoques au Brésil dans les années 70 et 90 (constatée dans des études officielles financées par les autorités)[8]. Des méthodes nettement plus sures et moins coûteuses que les vaccinations par exemple, et qui sont du reste de plus en plus contestées.

 

Mais il n’y a pire aveugle que celui qui ne veut pas voir.

 

Assimiler à des « placebos » ces médecines qu’ils ne comprennent pas et qui ont pourtant fait leurs preuves chez les animaux et les bébés chez lesquels cet effet placebo est difficile à invoquer, démontre finalement toute l’étroitesse du cursus offert à ces futurs médecins. Et l’avenir n’a pas de quoi nous réjouir… s’ il est un fait certain que la médecine reste facteur de progrès dans des domaines comme l’urgence vitale ou la chirurgie, son bilan dans les maladies chroniques reste plus qu’affligeant et semble avoir fait l’objet d’une certaine « amnésie sélective » de la part des doyens : 80% des + de 65 ans en Belgique souffrent déjà d’au moins une maladie chronique et ils sont 85% chez les + de 75 ans à souffrir… d’au moins 3 maladies chroniques, selon un document des Mutualités Libres intitulé « L’avenir des soins de santé en Belgique »[9].

 

Dans le Soir du jeudi 31 janvier dernier, on pouvait lire l’avis du Dr Jacques de Toeuf, président de l’Absym, et opposé à tout remboursement de ces pratiques. Fait intéressant, il lâchait notamment à ce sujet « Quand il s’agit de médecins, on espère qu’ils ne sont pas exclusifs ni intégristes. Mais quand ce ne sont pas des médecins, nous trouvons qu’ils n’ont pas à se mêler de ça. »[10]

 

Un intégrisme qui ne semble hélas pas déranger lorsqu’il s’agit des sacrosaintes vaccinations que personne n’a le droit de questionner. Selon les tenants de cette médecine allopathique érigée au rang de religion, seules leurs méthodes seraient prouvées et scientifiquement établies. Ah bon ? Cela méritait bien qu’on reprenne les propos éclairants du Dr Arlette Blanchy, docteur en médecine vétérinaire et également homéopathe, sur la RTBF le 24 mai 2011 :

 

« Si on demande le même niveau d’efficacité et d’ « idéal » qu’on exige de la part des remèdes homéopathiques, on se rend compte que seulement 11% des médicaments classiques répondraient aux critères exigés pour l’homéopathie. » [11]

 

Télécharger ce texte en pdf

 

Voir aussi: 

  

"L'homéopathie vue par le KCE: la paille et la poutre."

 

 

Nouvelle charge organisée contre l'homéopathie en Une du Soir du 21 mars 2013

 

[Ne manquez pas en page 2 les propos de Guy Vanderstraeten, représentant des facultés de médecine flamande, qui prouvent qu'il a lu notre site.... mais visiblement assez mal vu que plusieurs données scientifiques sur l'efficacité de l'homéopathie y sont présentées!] 

 

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Published by Initiative Citoyenne - dans Pluralisme thérapeutique
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commentaires

Éric G. Delfosse 01/02/2013 23:21

Pas de panique, les médecines naturelles ne sont peut-être pas aimées des doyens des universités belges, mais comme ce sont quand même les clients qui décident où ils se font soigner (même s'il
faut passer d'abord faire remplir un document chez le toubib "officiel" avant d'aller chez le praticien non-conventionnel : ledit toubib "officiel" n'osera pas mécontenter le client !)...

Ceci dit, en ce qui concerne "ma médecine naturelle" (je suis naturopathe), bah, elle n'est quand même pas enseignée à l'université en Belgique (j'ai suivi mes cours à Montréal).
Et ce, malgré que l'OMS recommande aux états d'intégrer la naturopathie dans la panoplie officielle des soins de santé depuis des années...

                    

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