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29 janvier 2013 2 29 /01 /janvier /2013 11:30

23 janvier 2013, par Pierre Barthélémy


Après un an d’arrêt, la recherche sur les virus mutants de la grippe aviaire reprend

L'événement est suffisamment rare pour être souligné. Ce mercredi 23 janvier, les deux plus grandes revues scientifiques du monde, l'américaine Science et la britannique Nature, mettent un instant leur concurrence entre parenthèses pour annoncer ensemble la reprise des recherches sur la transmission à l'homme du dangereux virus de la grippe aviaire, le fameux H5N1. Cela faisait en effet un an que toutes les expériences en la matière avaient été gelées en raison des craintes de bioterrorisme qu'avaient suscitées ces travaux.


Tout avait commencé en août 2011 lorsque Ron Fouchier, un virologue néerlandais du Centre médical Erasme de Rotterdam, avait annoncé avoir effectué certaines mutations dans le virus H5N1, qui l'avaient rendu aisément transmissible entre des mammifères, en l'occurrence des furets, alors que ce n'était pas le cas auparavant. Une découverte qui faisait de ce virus mutant un potentiel tueur à grande échelle, plus ou moins analogue au virus responsable de la célèbre pandémie de grippe espagnole de 1918-1919. Une autre équipe, américaine celle-là, était parvenue à des résultats identiques. Et quand la publication de ces deux recherches se fit imminente, à la fin de l'automne 2011, le signal d'alarme fut tiré aux Etats-Unis : on craignait que publier ces travaux avec tous leurs protocoles, comme cela se fait d'ordinaire, revienne à mettre des armes mortelles entre les mains de terroristes. Se posait donc très clairement la question de la censure d'articles scientifiques pour raisons de biosécurité. D'un autre côté, enlever les éléments permettant de reproduire les expériences revenait à en retirer toute valeur, puisqu'un des piliers de la recherche consiste à pouvoir vérifier ce qu'ont fait les confrères.


Décision fut donc prise de surseoir à ces publications puis, étant donné l'ampleur médiatique que prenait le sujet et le vent de panique qu'il faisait souffler dans les instituts de recherche, de lancer un moratoire de 60 jours sur ces expérimentations. Le temps de vérifier que ces travaux étaient bien conduits dans des laboratoires sécurisés, le temps aussi de rassurer le public et de faire le travail de pédagogie nécessaire, notamment afin d'expliquer que les chercheurs ne jouaient pas aux apprentis sorciers et que leurs expériences leurs servaient à comprendre comment le virus pouvait évoluer pour, au pire, passer d'un humain à l'autre.


De deux mois prévus au départ, le moratoire s'est allongé au fil du temps pour finalement durer une année entière. Une année au cours de laquelle on s'est demandé s'il fallait ou non censurer la recherche ou si des terroristes en herbe pouvaient ou non recréer, dans leur garage ou leur cuisine, des virus dangereux à partir des publications. Très rapidement, la majorité de la communauté scientifique a décidé que les bénéfices d'une publication intégrale étaient supérieurs à leurs inconvénients : il était plus intelligent de permettre aux chercheurs de s'informer pleinement sur le virus plutôt que le contraire, surtout si un virus mutant devait naturellement apparaître. Parmi les arguments avancés, il a été notamment souligné que l'on trouvait, en accès public sur Internet, tant le génome du virus de la grippe espagnole que les plans pour fabriquer une bombe atomique. On a aussi fait remarquer que des terroristes dotés de suffisamment de moyens n'auraient pas besoin de ces études pour synthétiser un virus dangereux. En mai et juin 2012, les travaux des chercheurs américains et néerlandais sur le "supervirus H5N1" ont donc été publiés in extenso, respectivement dans Nature et Science. Il ne s'est cependant pas agi d'une décision unanime. On a ainsi pu lire dans le New York Times le commentaire lapidaire de Richard Ebright, spécialiste des armes biologiques, affirmant que "ces travaux n'auraient jamais dû être accomplis."


La réflexion du monde de la virologie a aussi porté sur la manière de réduire au maximum les risques. Quelques semaines après la publication des deux études sur les virus mutants, l'Organisation mondiale de la santé (OMS) a publié une sorte de code de bonne conduite concernant les recherches sur la transmission du virus de la grippe aviaire. Dans le résumé qui le présente, on lit notamment que, "étant donné que les nouvelles souches de H5N1 modifiées en laboratoire ont le potentiel de déclencher une pandémie, il est important que les installations qui ne sont PAS équipées pour pour identifier et contrôler de manière appropriée les risques associés à ces agents S'ABSTIENNENT de travailler sur eux." Les majuscules ont été mises par l'OMS.


Depuis ce texte paru en juillet 2012, les chercheurs ont attendu six mois de plus pour lever le moratoire, le temps que la controverse sur ces recherches à double tranchant s'apaise. Cela ne signifie pas pour autant que les expérimentations vont reprendre partout. Comme le précise le texte paru ce 23 janvier dans Nature et Science, cosigné par une quarantaine de virologistes dont Ron Fouchier, les chercheurs devront avoir le feu vert de leurs gouvernements et de leurs institutions de recherche, ce qui, à l'heure actuelle, n'est pas le cas aux Etats-Unis ni pour les équipes bénéficiant de financements américains. Ils soulignent également la nécessité qu'il y a à relancer les expériences parce que, "pendant ce temps, le virus continue d'évoluer dans la nature".


Le H5N1 n'a provoqué que 20 décès en 2012, soit le bilan le moins grave depuis 2004, mais ce n'est pas une raison pour baisser la garde. Une mutation peut très bien se produire naturellement qui lui permettra de se transmettre de mammifère à mammifère et en particulier d'humain à humain. Même si les signataires de ce texte reconnaissent que leurs expériences sur la transmission du virus de la grippe aviaire comportent des dangers, ils assurent en conclusion que "les bénéfices de ces travaux pèsent plus lourd que les risques", car, en cas d'émergence d'un virus mutant, qu'il soit naturel ou synthétisé par des bioterroristes, la réponse de la médecine sera plus rapide et plus efficace. Comme l'expliquait fin 2011 le virologue Steffen Mueller, "je préfère de beaucoup me battre contre le démon que je connais que contre le démon que je ne connais pas".


Pierre Barthélémy (@PasseurSciences sur Twitter)

 

Source: Passeur de Sciences.bloglemonde.fr

 

C’est vraiment étrange comme le mot « pédagogie » revient sans cesse en matière de vaccination : il y avait aussi une « pédagogie » à mettre en place pour faire comprendre aux parents le pseudo intérêt de l’inutile et coûteuse vaccination anti-rotavirus ; il y a aussi une pédagogie à développer désormais parce que les mères exagéreraient la douleur de leur enfant lors de la vaccination, etc etc.

 

En fait, on prend vraiment les gens pour des cons, en leur affirmant continuellement qu’ils n’ont pas compris ce qu’il fallait comprendre sur les vaccins :

 

- que la vaccination anti-rotavirus est bien sûr inutile et qu’on a dramatisé la maladie qu’on pouvait par ailleurs traiter très bien de façon plus sûre autrement (solutés de réhydratation)

 

- que bien sûr ces recherches financées avec de l’argent public et destinées à faire se croiser le H1N1 et le H5N1 sont des recherches d’apprentis-sorciers (si c’était si évident que ça, y aurait-il franchement eu besoin de s’en défendre ?). Avec tout l'argent investi dans de futurs vaccins H5N1, on voit assez mal comment les investisseurs auraient imaginé une seule seconde qu'une telle future pandémie ne se produise jamais...

 

- que le faux débat sur la prétendue « peur de la piqûre » est très commode pour éviter de discuter de l’ESSENTIEL, à savoir par exemple qu’un vaccin comme l’Infanrix hexa est associé à pas moins de 825 complications possibles selon son fabricant ou encore que le fait d’administrer, lors d’une même visite, l’Infanrix hexa et le Prevenar multiplie par 3 le risque de complication neurologique (toutes ces informations vitales figurant bien sûr dans des documents confidentiels, à l'abri du regard indiscret du public!!)

 

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30 novembre 2012 5 30 /11 /novembre /2012 21:05

chien bizarre

Le site SanteLog faisait état le 28 novembre dernier d'une étude de chercheurs américains publiée dans Plos One. Ces scientifiques, de l'Université de Géorgie, espèrent ainsi que l'utilisation d'un virus canin pourra être utilisé comme cheval de Troie pour vacciner les humains contre différentes maladies comme le H5N1, le paludisme, le VIH ou encore la tuberculose.

 

Voici ce qu'on peut y lire (puis quelques commentaires/réflexions dans l'encadré final):

 

VACCINS: Un virus du chien pour vacciner l’Homme

 

H5N1, VIH, TB ou encore palu, ces maladies échappent encore et toujours aux efforts de la recherche vaccinale. Or, un virus canin, le parainfluenza 5 ou PIV5, responsable d’infections des voies respiratoires supérieures chez les chiens mais sans danger pour l'Homme, pourrait détenir la clé de possibles vaccins contre ces maladies. Dans cette étude publiée dans l’édition du 20 novembre de la revue PLoS ONE, les chercheurs de l’Université de Géorgie montrent comment ce virus, tel un cheval de Troie, pourrait être utilisé pour vacciner l'homme contre ces maladies.

 

 «Nous pouvons utiliser ce virus comme vecteur de toutes sortes de pathogènes contre lesquels il est difficile de vacciner », explique le Dr Biao Be, l’auteur principal de l'étude et professeur d’infectiologie en médecine vétérinaire à l’UGA. «Nous avons mis au point un vaccin contre la grippe H5N1 avec cette technique et  nous travaillons également au développement de vaccins contre le VIH, la tuberculose et le paludisme ».

 

PIV5 ne provoque pas de maladie chez l'homme car notre système immunitaire est capable de le reconnaître et de le détruire. En plaçant des antigènes provenant d'autres virus ou parasites à l'intérieur de PIV5, il devient le véhicule de livraison qui expose le système immunitaire humain à des agents pathogènes plus virulents et lui permet de créer les anticorps nécessaires pour protéger le corps contre une nouvelle infection.

 

Preuve du concept sur des souris : Cette approche est décrite comme assurant une exposition totale au vaccin et plus sûre car le virus porteur PIV5 ne contiendra que les parties du virus humain nécessaires pour créer l’immunité. « Avec PIV5, il est plus facile de vacciner sans avoir à utiliser des pathogènes vivants », précise ainsi le Dr He, chercheur à la Georgia Research Alliance. Certes, utiliser des virus porteurs pour développer des vaccins n'est pas nouveau, mais les essais précédents se sont révélés infructueux. Dans ce cas, les humains ne possèdent pas déjà une forte immunité face au virus canin utilisé pour la livraison, et donc le virus ne sera pas détruit trop rapidement par le système immunitaire : « L’immunité préexistante contre les virus est la principale raison d’échec de ces essais de vaccins ».

 

Dans leurs expériences, les chercheurs constatent que l'inoculation d'une dose unique utilisant PIV5 protège des souris contre la souche de grippe saisonnière ou contre la souche hautement pathogène H5N1 de la grippe aviaire.

 

« Nous avons le meilleur candidat vaccin contre H5N1 » : Aboutissement de plus de quinze années de recherche et d'expérimentation avec le virus PIV5, ces nouvelles données apportent une excellente base de stratégies vaccinales contre les maladies humaines graves. « Nous avons le meilleur candidat vaccin contre H5N1», concluent les chercheurs, « mais nous venons aussi d’ouvrir un tout nouveau champ pour le développement d’un grand nombre de vaccins ».

 

Source : PLoS ONE published 20 Nov 2012

 

10.1371/journal.pone.0050144 Evaluating a Parainfluenza Virus 5-Based Vaccine in a Host with Pre-Existing Immunity against Parainfluenza Virus 5 

 

Plusieurs choses à souligner ici:

 

- L’affirmation selon laquelle ce virus est sans danger pour l’homme… c’est aussi ce qu’ont affirmé des « scientifiques » au sujet du SV40, un virus de singe, qui s’est révélé cancérigène pour l’homme et qui a malheureusement été inoculé à des dizaines de millions de gens dans le monde via les vaccins anti-poliomyélitiques dans les années 50 et 60 et possiblement encore aujourd’hui.

 

- L’aspect « business » transparaît très fort, de même que l’obsession une fois encore plus que suspecte avec la focalisation sur des vaccins anti-H5N1 qui seront efficaces « à dose unique »

 

- Exposer le système immunitaire à des agents pathogènes plus virulents est-il vraiment une bonne chose quand on sait que la théorie des anticorps a justement du plomb dans l’aile et que la présence d’anticorps n’est pas pour autant une garantie de protection ? En outre, s'il est plutôt malaisé de mettre trop en contact le système immunitaire avec des pathogènes dangereux, n'est-ce pas aussi là un indice que la Nature fait plutôt bien les choses en protégeant quelque part la majorité des gens de ces pathogènes?

 

- Est-il vraiment malin d’aller mélanger des virus d’autres espèces à nos organismes alors que dans la Nature, cela ne se ferait pas aussi spontanément, en tout cas pas via une voie vaccinale et que ces barrières d’espèces ne sont sûrement pas là par hasard ! Une fois encore, nous sommes donc là dans de dangereux « jeux » d’apprentis-sorciers !

 

- Il est question que ce virus canin vecteur ne soit pas détruit trop rapidement « pour que le vaccin fonctionne » mais une latence et une persistance virale peut être associée à un risque accru de cancers. Une fois encore, il n’y aura aucune garantie et leurs affirmations générales ne seront pas valides pour toute une série de gens qui, eux, pourraient voir ce virus se maintenir trop longtemps chez eux, avec dieu sait quelles maladies à la clé. Si ces pseudo scientifiques cessaient de se laisser aveugler par des miroirs aux alouettes, il serait possible alors d’envisager toutes les conséquences néfastes et les inconnues qui n’en valent absolument pas la chandelle. Dans ce cas, nul doute qu’une population de gens sains ferait tout simplement en sorte que des recherches aussi hasardeuses ne puissent jamais être financées car cela le sera au détriment de la santé publique.

 

- Ce procédé est censé ouvrir un boulevard à beaucoup de nouveaux vaccins mais… dans le même temps les réticences aux vaccins vont croissantes. Va-t-on aller vers « la solution des tyrans et des cupides »: (l'obligation)?

 

- On remarquera aussi –c’est assez révélateur- que ces gens prétendent que leur prototype de vaccin anti grippe aviaire (H5N1) est « le meilleur », exactement comme a fait Medicago avec son vaccin prétendument « à base de plantes », une appellation qui ne doit duper personne et qui fait appel à de pseudo particules virales, en d’autres mots des bricolages génétiques qui impliquent de gros risques. Quand on joue à faire soi-disant mieux que la Nature, ce genre d’arrogance se paie inévitablement cash en termes de santé collective, avec l’éclosion à rebours de toute une série de risques évidents mais non initialement envisagés par les dangereux apprentis-sorciers qui sont aux commandes et qui vampirisent hélas les deniers publics, au détriment d’autres projets plus acceptables et légitimes.

 

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20 novembre 2012 2 20 /11 /novembre /2012 20:30

medicago-business.jpg

Une dose unique du vaccin à PPV H5N1 de Medicago assure une protection contre d'autres souches de grippe pandémique :

 

- Première démonstration de protection croisée contre la grippe H2N2 et une souche différente du virus H5N1 –

 

 

QUÉBEC, le 20 nov. 2012 /CNW/ - Medicago Inc. (TSX: MDG; OTCQX: MDCGF), société biopharmaceutique spécialisée dans la mise au point de vaccins très efficaces et concurrentiels, fondés sur des technologies de fabrication exclusives et sur des particules pseudo-virales (PPV), a communiqué aujourd'hui les résultats d'une étude préclinique indépendante sur les effets de protection croisée produits par le candidat vaccin à PPV H5N1 de Medicago (« vaccin à PPV H5N1 ») . Cette étude a été réalisée dans le cadre du programme « Animal Models of Infectious Disease » du National Institute of Allergy and Infectious Diseases (« NIAID »).

 

Les résultats ont révélé qu'une dose unique du vaccin à PPV H5N1 sans adjuvant administrée par voie intramusculaire permet de protéger contre une souche différente du virus H5N1 ou contre une souche d'un sous-type différent comme H2N2, tandis qu'une protéine recombinante H5 sans PPV n'offre pas de protection similaire contre les deux souches chez les souris.

 

En outre, le vaccin à PPV H5N1 semble avoir induit une immunité mucosale dans les poumons, et les lipides contenus dans les plantes pourraient avoir une activité adjuvante intrinsèque. Ensemble, ces résultats montrent que les vaccins de Medicago pourraient fournir une protection à large spectre contre de multiples souches grippales.

 

« Je pense que ces résultats démontrent pour la première fois qu'une dose unique d'un vaccin H5N1 sans adjuvant administrée par voie intramusculaire peut protéger contre une souche distincte du virus H5N1 et une souche du virus H2N2. La protection croisée assurée par le vaccin à PPV H5N1 en fait un candidat vaccin de choix contre une pandémie de grippe », a déclaré le Dr Bart Tarbet, professeur adjoint à la recherche, Institute of Antiviral Research, Université d'État de l'Utah et qui a réalisé l'étude.

 

« Nos vaccins à PPV pourraient fournir une protection à plus large spectre que tout autre vaccin antigrippal », a déclaré Andy Sheldon, président et chef de la direction de Medicago. « La protection croisée constituerait un atout essentiel pour faire face à une éventuelle pandémie, car les souches grippales mutent souvent, ce qui rend les stocks accumulés de vaccins inutilisables. Grâce à notre capacité de produire rapidement un vaccin en moins d'un mois après l'identification d'une souche grippale, nous sommes convaincus que notre technologie peut jouer un rôle déterminant dans la protection contre une pandémie à l'échelle mondiale. »

 

L'étude présente des résultats évaluant la protection croisée et les effets du vaccin à PPV H5N1 de Medicago dans un modèle murin. En effet, un modèle murin a permis d'effectuer une analyse plus détaillée de la réponse immunitaire grâce à une plus grande diversité de tests disponibles pour évaluer les données. Les souris ont reçu une dose unique de 10 µg du vaccin à PPV H5N1 sans adjuvant administrée par voie intramusculaire, formulé contre le virus grippal indonésien H5N1. Après 28 jours, les souris ont ensuite reçu une dose mortelle du virus de la grippe aviaire H5N1 ou de la souche grippale H2N2 qui a causé une pandémie chez les humains à la fin des années 1950. Une protéine recombinante H5 témoin a été administrée afin de comparer les réactions aux PPV à base de plantes.

 

Une dose unique de 10 µg du vaccin à PPV H5N1 sans adjuvant a permis de maintenir en vie toutes les souris après l'inoculation de la souche vietnamienne H5N1. Fait important, une dose unique de 10 µg du vaccin à PPV H5 sans adjuvant a permis de maintenir en vie 70 % des souris après l'inoculation de la souche grippale H2N2. Le vaccin à base de la protéine recombinante H5 a permis de protéger environ 20 % des animaux avec les deux types d'inoculation, les résultats étant similaires dans le groupe témoin. Ces données laissent supposer qu'une dose unique du vaccin à PPV H5N1 sans adjuvant administrée par voie intramusculaire peut protéger contre une souche différente du virus H5N1 ou contre une souche d'un sous-type différent comme H2N2.

 

Medicago a achevé avec succès les essais cliniques de phase I et II chez les humains pour son vaccin à PPV H5N1 contre la souche indonésienne de la grippe aviaire H5N1. D'après ces essais, le vaccin a été bien toléré, il a induit une solide réponse immunitaire et son innocuité a été démontrée. En conduisant des études précliniques supplémentaires sur les animaux, la Société continue d'examiner plus en profondeur le mécanisme de protection engendré par le vaccin à PPV H5N1.

 

Source: Newswire

  

Quelques réflexions, à l'issue de cet article :

 

- La firme masque mal son souhait d’avoir dès que possible une future pandémie. La focalisation sur la grippe aviaire date déjà d’il y a plusieurs années. On ajoute ici des parts similaires au discours déjà tenu en 2009 selon lequel les vaccins pandémiques adjuvantés permettaient des « protections croisées » pour ne soi-disant pas gaspiller… et on a bien vu ce qu’il en a été.

 

- L’argument qu’ « une seule dose suffit » est totalement compatible avec l’idée d’obligations vaccinales généralisées : les officiels sachant très bien que les effets secondaires à l’échelle mondiale pourraient être intolérables, ils savent aussi qu’il pourrait y avoir une révolte populaire avant d’imposer encore une seconde dose !  Cet argument ne doit donc duper personne car une seule dose de ce genre de mixture fabriquée par génie génétique, peut hélas suffire à potentiellement tout détraquer dans un corps humain.

 

- La ritournelle du vaccin « à base de plantes » sera sans doute utile pour séduire les plus crédules. Sans parler aussi de la mention « sans adjuvant » qui va  plus que probablement rassurer un peu vite la majeure partie des gens, compte tenu de la mise en avant de CE SEUL ASPECT-là des risques vaccinaux, par les médias traditionnels.

 

- Une fois encore, on claironne que le vaccin « a été bien toléré ». Là encore, on nous avait dit la même chose au sujet des vaccins pandémiques anti-H1N1 au moment de leur homologation, et on a vu aussi ce qu’il en était avec la narcolepsie mais seulement, vu les effets neurologiques délétères notamment.

 

- Enfin, autre élément intéressant : la prétendue validité ici d’un « modèle murin » alors que lorsque des études sur la toxicité des vaccins recourent à ces animaux, l’establishment prétend qu’on ne peut pas « transposer » ces risques aussi facilement à l’homme. On se fout donc vraiment de nous, une fois de plus…

 

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13 octobre 2012 6 13 /10 /octobre /2012 20:12

Publié le Jeudi 11 octobre 2012

 

La société biopharmaceutique Fab’entech, située au cœur du Lyonbiopôle et spécialisée dans le développement d’anticorps polyclonaux spécifiques contre les maladies infectieuses émergentes, vient d’annoncer le lancement du premier essai chez l’homme de ses immunoglobulines polyclonales contre le virus H5N1 responsable de la grippe aviaire.

 

Si les résultats prometteurs obtenus lors des essais chez l’animal se confirment, ces immunoglobulines pourraient constituer une nouvelle approche spécifique dans le traitement des sujets potentiellement infectés par le virus H5N1.

 

L’immunothérapie passive consiste à injecter au patient des anticorps (immunoglobulines) polyclonaux spécifiques, capables de reconnaître de manière ciblée et de neutraliser le virus. Grâce à un procédé parfaitement maîtrisé, Fab’entech est capable de proposer au niveau de production industrielle des immunoglobulines hautement purifiées, sous forme de fragments [F(ab')2] d’immunoglobulines nécessaires à la neutralisation du virus.

 

« En lançant un essai clinique de phase I, nous franchissons une étape importante dans la mise à disposition d’une solution innovante pour lutter contre les infections humaines à virus H5N1 » a déclaré le Dr Bertrand Lépine, fondateur et Président-Directeur Général de Fab’entech.

 

« Cet essai va se dérouler à Singapour, dans une région où le risque de propagation du virus H5N1 est l’un des plus élevés. La disponibilité d’anticorps polyclonaux spécifiques contre le virus H5N1 pourrait ainsi permettre de conférer une protection immédiate à ceux qui auront été infectés ou exposés au virus. »

 

La tolérance et l’efficacité du produit de Fab’entech ont été largement documentées lors des études menées en collaboration avec l’Inserm dans le laboratoire P4-Jean Mérieux de Lyon. L’essai clinique qui débute va impliquer 16 adultes volontaires sains qui vont être suivis pendant 5 semaines. Cette étude sera effectuée en double aveugle versus placebo, dans le strict respect des Bonnes Pratiques Cliniques (BPC).

 

Source:  Fab'en tech & Mypharma-editions

 

Comment décrypter cette actualité ?

 

- Tout d’abord, on voit que la grippe aviaire inspire commercialement beaucoup trop… dur, dur de concilier à ce niveau les affirmations de bon sens selon lesquelles « une pandémie est imprévisible » et le fait que tous les nombreux investissements se focalisent sur la grippe aviaire en particulier !

 

- Ensuite, on peut souligner la « production industrielle » qui laisse supposer là encore la notion d’utilisation de masse… et éventuellement de contraintes, de pressions, voire de futures d’obligations ?

 

- En évoquant la sécurité/tolérance « largement documentée », on doit être prudent car c’est également toujours le discours officiel qui a été tenu au sujet des vaccins. Toutefois, on ne peut qu’être surpris qu’il y ait eu ici, pour ce qui n’est PAS un vaccin, une évaluation versus placebo… pourquoi donc alors n’en est-il JAMAIS de même avec les vaccins qui sont dispensés de toute évaluation contre placebo au nom de … l’éthique ?!! C'est donc bien, comme nous le dénonçons depuis le début, que la fabrication des sacrosaints vaccins ne respecte PAS les "Bonnes Pratiques Cliniques". CQFD!

 

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3 août 2012 5 03 /08 /août /2012 20:36

1er août 2012

 

H3N8 : la grippe tueuse de phoques épargnera-t-elle les Hommes ?

bébé phoque

 

Par Janlou Chaput, Futura-Sciences

 

Lors du dernier trimestre 2011, une inquiétante mortalité parmi les phoques préoccupait les scientifiques. Le coupable a été identifié : il s’agit d’un variant H3N8 de la grippe aviaire, inconnu jusque-là. Peut-il se transmettre à l’Homme ? Quel danger représente-t-il ? Des questions qui restent encore sans réponse…

 

Les animaux ne sont pas toujours nos amis. Avant d’émerger chez l’Homme, de nombreuses maladies dévoilent leurs dangers dans une ou plusieurs autres espèces. C’est par exemple le cas du Sida qui nous vient du singe, du Sras repéré chez la civette et, bien sûr, de la grippe qui provient des oiseaux et transite parfois chez une espèce de mammifère avant de nous atteindre.

 

Après l’épisode H1N1, la grippe porcine, la maladie s’attaque depuis le dernier trimestre 2011 à des phoques, sous une nouvelle forme. Plagistes et surfeurs de la côte du nord-est des États-Unis ont signalé, à partir de septembre dernier, la présence de ces jeunes mammifères marins morts sur les rivages. En tout, 162 cadavres ont été récupérés, principalement des très jeunes individus de moins de 6 mois.

 

L’autopsie de cinq de ces corps a été réalisée par des scientifiques de la Columbia University de New York. Après séquençage, le coupable a été trouvé : il s’agit d’un variant inconnu de la grippe aviaire H3N8. Une telle découverte soulève de nombreuses interrogations. Comment le virus a-t-il pu passer de l'oiseau au phoque ? Peut-il aussi se transmettre à l’Homme ? Quel danger représenterait-il ?

 

Le H3N8 mutant tueur de bébés phoques

 

L’analyse plus précise du génome viral, détaillée dans la revue en libre accès mBio, montre que cette souche est voisine de celle qui circula dans des populations d'oiseaux nord-américains en 2002. Depuis, les chercheurs ont dénombré pas moins de 37 mutations (notamment au niveau des gènes Ha et Pb2, nécessaires respectivement à l’entrée du pathogène dans la cellule-hôte et sa réplication), dont certaines sont jugées importantes pour permettre au virus de se rendre de l’oiseau au mammifère.


Cette souche du virus de la grippe aviaire H8N3 n'avait jamais été observée auparavant. De ce fait, on ignore de quoi il est capable. Mieux vaut donc prévenir que guérir.

 

Une fois dans son hôte, le variant H3N8 s’attaque au système respiratoire en se liant aux récepteurs à l’acide sialique pour mieux pénétrer les muqueuses. Il cause des pneumonies sévères et des lésions cutanées. Les animaux retrouvés ne présentaient aucun signe de malnutrition, laissant penser que la dégradation menant à la mort a été rapide.

 

Une possible menace pour l’espèce humaine

 

L’émergence d’un nouveau virus de la grippe transmissible de l’oiseau au mammifère inquiète les spécialistes qui veulent suivre cette affaire de près. Pour l’heure, la maladie ne semble pas se transmettre d’un phoque à l’autre, un peu à l’instar de la grippe H5N1 qui ne se communique pas d'Homme à Homme. Mais les études polémiques de ces derniers mois montrent que cette transition ne nécessite que peu de mutations (quatre ou cinq) de la part du virus.

 

De ce fait, les virologues s’interrogent sur les effets d’une éventuelle persistance de la souche dans la population des phoques. Si elle continue à circuler, elle pourrait se transformer, et on ignore encore son résultat. De plus, le phoque, à l’instar du porc, peut être simultanément infecté par des virus de la grippe aviaire et des virus de la grippe des mammifères. Des recombinaisons et hybridations sont possibles, capables de donner naissance à de nouveaux variants.

 

Mais l’heure n’est pas à la panique. Aucun cas humain n’a été signalé, ainsi rien n’indique que cette souche soit transmissible à l’Homme. Et il y a déjà eu plusieurs épidémies de grippe H3N8 chez des chiens et des chevaux depuis les années 1960, mammifères autrement plus proches de nous au quotidien, sans que le virus ne nous infecte.

 

Cette étude nous permet de rester vigilants en suivant l’évolution de la souche H3N8 de près, afin d'anticiper une éventuelle épidémie mondiale. Comme dans tout jeu de stratégie, il faut systématiquement avoir un temps d’avance pour mieux battre son adversaire.

 

Source: Futura Sciences

 

Justement, en parlant d’anticipation des futures pandémies, un de nos récents articles évoquait le plan auquel rêvent visiblement certains officiels. Une vaccination pré-pandémique possiblement mondiale…

 

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3 juillet 2012 2 03 /07 /juillet /2012 21:04

Le Mexique a déclenché lundi l'état d'urgence de santé animale sur tout le territoire en raison d'une épidémie de grippe aviaire hautement pathogène qui a touché 1,7 million de volailles, dont 870.000 sont mortes ou ont été abattues.

 

C'est ce qu'a indiqué le ministère de l'Agriculture.

 

"Le dispositif national d'état d'urgence de santé animale est activé (...) dans l'objectif de diagnostiquer, prévenir, contrôler et éradiquer le virus de la grippe aviaire de type A, sous-type H7N3", selon un bulletin du ministère paru au Journal officiel.

 

La présence du virus a été détectée le 20 juin. Celui-ci est transmissible "par le contact direct ou indirect entre animaux, produits ou sous-produits (...) infectés", est-il précisé.

 

Vendredi, l'Organisation mondiale des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO) a confirmé cette épidémie au Mexique et rapporté que 1,7 million de volailles avaient été contaminées, dont 870.000 sont mortes, dans 10 élevages de l'Etat de Jalisco (ouest).

 

Les dispositions annoncées lundi comprennent notamment des mesures de quarantaine, d'abattage, de vaccination et de destruction des produits infectés.

 

AFP & RTBF info

 

Et Isabelle de Conscience du Peuple de se demander  si « on ne nous ressort pas le fantôme de la grippe aviaire pour annoncer, dans les prochaines semaines, que des humains ont contracté le virus parce qu'il aurait finalement muté en une forme transmissible à l'homme? ».

 

Ne pas oublier que c'était aussi au Mexique qu'avait officiellement émergé le virus de la fausse pandémie de H1N1 et que c'est également là qu'était venu Nicolas Sarkozy pour inaugurer en 2009 la toute nouvelle usine de vaccins de Sanofi Pasteur, capable de "basculer immédiatement sa production de vaccins antigrippaux saisonniers vers une production de vaccins pandémiques"...

 

 

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20 mai 2012 7 20 /05 /mai /2012 21:03

Après les vaccins "à base de plantes" de Medicago contre la grippe aviaire et les projets de vaccin universel contre la grippe saisonnière, voici venu le temps du futur vaccin universel contre différents sous-types de grippe aviaire.

 

Cette si chère grippe aviaire! On l'aurait presque oubliée....

 

La firme pharmaceutique Inovio, à l'origine de ces recherches, parle bien sûr de son vaccin SynCon en termes très enthousiastes (comment pourrait-il en être autrement?), un vaccin dont la prétendue utilité ne repose QUE sur sa seule capacité à induire des anticorps alors que:

 

- la littérature médicale a montré qu'on peut faire la maladie malgré la présence d'anticorps vaccinaux.

 

- des chercheurs ont récemment démontré le caractère non indispensable des anticorps dans la défense de l'organisme contre différents virus.

 

Chose intéressante, et qui ne devrait pas non plus échapper au lecteur, c'est que cet article de News-medical.net du 17 mai dernier poursuit un but de préparation progressive de l'opinion publique, en recourant aux prétextes suivants:

 

- le réassortiment possible entre le H5N1 et une souche comme le H1N1

 

- plusieurs études controversées récentes ont démontré qu'on pouvait rendre les virus H5N1 plus transmissibles.

 

Et à partir de ces deux prétextes (prémisses de la fausse démonstration), de conclure alors , comme par hasard: "Il y a, par conséquent, un besoin clair de vaccins antigrippaux universels, capables de protéger contre de multiples et changeantes versions du virus grippal."

 

Le vaccin d'Inovio est un vaccin à ADN synthétique codant pour 3 antigènes grippaux (hémaglutinine/HA- Neuraminidase/NA & nucléoprotéine/NP). Il est important de mentionner le caractère aléatoire et incontrôlable de ce type de technologie (personne ne pouvant assurer que cet ADN n'interférera pas de façon préjudiciable avec le nôtre), bien qu'Inovio, avec son enthousiasme commercial prévisible, affiche déjà fièrement une prétendue bonne tolérance avec seulement... 17 personnes à ce stade qui ont reçu un schéma vaccinal complet en deux injections intra-musculaires avec vaccins à triple antigènes, suivies de deux injections intradermales avec vaccins à un seul type d'antigène.

 

Ce vaccin induirait soi-disant une forte réponse, spécifique, impliquant les lymphocytes (T) de l'immunité cellulaire.  Toutefois, nous ne devrions pas oublier que les risques de ces nouveaux jeux d'apprentis sorciers se mesurent déjà aujourd'hui avec la survaccination et l'immersion toxique de notre monde actuel (métaux lourds, OGM, etc), un sujet que le Dr Jean-Pierre Willem évoquait encore dernièrement dans une vidéo, en rappelant à quel point chaque transgression des lois naturelles se paye cash!

 

Source: News-medical.net

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5 mai 2012 6 05 /05 /mai /2012 15:11

Chaque fois qu'un sujet ne nous est pas présenté de façon honnête ou suffisamment objective, on va inévitablement voir fleurir des tas d'incohérences qui susciteront un questionnement légitime, au moins chez une certaine partie de la population, beaucoup de gens restant hélas "endormis au gaz".

 

L'exemple de la fausse pandémie de H1N1 a d'ailleurs parfaitement démontré cela, les incohérences inhérentes à ce qui était en fait "cousu de fil blanc" ayant éclaté les unes après les autres à la figure de beaucoup de citoyens.

 

La grippe aviaire est ce spectre qui a commencé à être agité bien avant le H1N1, au début des années 2000 et qui n'a jamais totalement cessé d'être agité, avec tous les plans de préparation ultra onéreux que cela suppose.

 

Le 4 mai dernier, un article du site 24matins.ch intitulé "La grippe aviaire entraîne la mort de 7 personnes en Indonésie", on peut lire: "Les chiffres sont assez impressionnants, l’archipel composé de 240 millions d’habitants a recensé près de 156 décès dus à la grippe aviaire depuis 2003. Le nombre de morts dans le monde est de 355. Le Vietnam est également le deuxième pays le plus touché par cette épidémie, elle est la cause de 61 morts."

 

Que dire alors des décès imputables à d'autres maladies? On en finirait presque par manquer de qualificatifs ou de superlatifs, tant ceux-là sont infiniment plus nombreux.

 

En outre, si on dit tellement craindre cette maladie, POURQUOI diable financer, avec de l'argent public, les recherches hasardeuses du Pr Lina, destinées à faire se croiser les virus aviaires et porcins dans son laboratoire P4 de Lyon?

 

POURQUOI peut-on lire aussi dans la presse que d'autres recherches d'apprentis-sorciers aux USA et aux Pays-Bas, sont elles aussi financées par les autorités avec de l'argent public pour, là encore, faire du H5N1 un virus non seulement très mortel mais aussi très contagieux, ce qu'il n'était pas au départ?

 

Un article de Midi Libre du 3 mai dernier revenait quant à lui sur le faux suspense de la publication des études et donc des recettes de fabrication de ces cocktails viraux dans les revues scientifiques Science & Nature, alors qu'on avait initialement crié au scandale en évoquant les grands dangers de bioterrorisme que cela pouvait susciter.

 

Voici en fait la vraie raison, telle qu'explicitée dans cet article de Midi Libre:

 

"En novembre, Washington avait demandé aux revues américaine Science et britannique Nature de ne pas publier ces travaux. Au risque de les voir utilisés par des terroristes voulant créer des armes biologiques. Mais le mois dernier, le Bureau national américain de la science pour la biosécurité (NSABB) en a finalement autorisé la publication. Car ces informations ne devraient pas permettre "une utilisation nuisible au point de mettre en danger la santé publique ni la sécurité nationale". Voilà pourquoi Nature a publié hier les résultats de l'équipe américaine du Wisconsin. Et Science fera bientôt de même pour les travaux de l’équipe de Rotterdam. Car ces travaux sont indispensables pour faire progresser les vaccins."

 

Et de fait, de grands accords ont déjà été conclus entre une firme basée au Canada notamment (Medicago) et le Ministère américain de la Défense pour la production rapide de grandes quantités de vaccins -expérimentaux ça va sans dire!- contre de futures pandémies tant attendues et notamment contre la grippe aviaire. Des dizaines de millions de dollars ont déjà été investis là-dedans depuis des années et on peut donc légitimement se demander si cela est commercialement acceptable qu'une telle pandémie ne voit donc jamais le jour?

 

Par ailleurs, on comprend assez mal POURQUOI, ce qui est censé n'être qu'un "évènement sanitaire inattendu", fait appel à de tels préparatifs de la part d'une administration MILITAIRE qui plus est?

 

 

A toutes ces incohérences s'ajoutent l'aubaine des procédés opaques de l'OMS pour "le partage des virus et des avantages", au prétexte bien sûr d'une protection toujours renforcée, cela va sans dire!

 

Une chose est sûre, cette si fascinante et obsédante grippe aviaire est encore loin de nous avoir révélé tous ses secrets et toutes ses surprises...

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29 février 2012 3 29 /02 /février /2012 22:46

Difficile de censurer le H5N1


Agence Science-Presse, le 20 février 2012.

 
En fin de compte, les études sur une souche inquiétante de la grippe H5N1 pourraient être bientôt publiées dans leur totalité. Le couvercle sur la marmite n’aura tenu que quelques mois.

Le gouvernement américain alléguait depuis deux mois l'existence d'un risque pour la sécurité: en publiant les données complètes sur ce virus créé en laboratoire, des terroristes seraient capables de créer une épidémie contre laquelle nul n’aurait de médicament. Les experts rétorquaient qu’au contraire, la meilleure assurance qu’un médicament soit mis au point réside dans une large circulation de l’information: plus nombreux sont les spécialistes en virus à avoir accès aux données, et plus élevées sont les chances de créer une parade.

Le 20 décembre, il avait été décidé, après bien des discussions de coulisses, que deux articles en instance de publication dans Nature et Science seraient publiés, mais que les données les plus «sensibles» seraient mises sur la glace jusqu’à nouvel ordre.

 

Vendredi dernier, un comité de 22 experts de plusieurs pays réuni par l’Organisation mondiale de la santé à Genève a tranché autrement: les risques théoriques que ce virus soit un jour créé par des terroristes sont de loin inférieurs aux «risques réels et présents» que le H5N1 actuel ne subisse une mutation tout à fait naturelle qui le rendrait tout aussi dangereux que sa version créée en laboratoire.

Mutations tranquilles

Rappelons qu’à l’origine de cette histoire, il y a une double recherche, aux États-Unis et aux Pays-Bas: en septembre dernier, des informations ont commencé à filtrer comme quoi deux groupes distincts auraient produit une souche de grippe aviaire —le H5N1— qui s’avérait hautement transmissible entre des furets. Dans l’arbre généalogique des espèces, cela signifie que la transmission entre humains est à deux doigts d’être possible.

Et cette mutation qu’ils ont créé en laboratoire, elle pourrait tout aussi bien se produire dans la nature. Il y a des années que les experts évoquent le risque qu’un jour, le virus de la grippe aviaire ne subisse une mutation qui lui permettrait de se transmettre d’humain à humain. Depuis plus d'une décennie, ce virus a démontré sa capacité à se transmettre de volatile à humain, mais dans quelques rares cas seulement —et jamais d’humain à humain, à notre connaissance.

«Le consensus du groupe, c’est qu’il était beaucoup plus important d’apporter cette information aux scientifiques d’une façon qui leur permette de travailler sur le problème, pour le bien de la santé publique», a résumé le spécialiste en maladies infectieuses Anthony S. Fauci, qui représentait les États-Unis à cette rencontre. «Ce n’était pas unanime, mais c’était un fort consensus.»

Le New Scientist signale que parmi les 22 experts réunis à Genève, au moins la moitié sont des chercheurs engagés dans la lutte contre la grippe, et qu’aucun n’était identifié comme un expert en biosécurité. Mais peut-être plus important encore, le groupe incluait aussi des experts en santé publique d’Indonésie et du Vietnam, là où se sont majoritairement produits les décès causés par la grippe aviaire, et par conséquent, là où une mutation naturelle de cette grippe risquerait de frapper le plus fort.

 

Source: Sciencepresse

 

Actualisation du 2 mai 2012: Un des articles sur ces recherches d'apprentis-sorciers vient d'être publié dans la revue Nature [information Radio-Canada.ca]

 

Une fois encore, il y a beaucoup d’opacité dans ce dossier et dans cet amas d’opacité, cette publication ne pourra donc donner qu’une illusion de transparence. L’OMS qui se disait « inquiète » il y a peu d’une telle publication semble à présent rétorquer que  ces  « risques terroristes » sont très inférieurs au risque de ne pas être préparés si une telle mutation survenait naturellement. Quelle crédibilité lui accorder encore? L’OMS tient en réalité très fort à l’idée de future pandémie et à son obsession de vaccination mondiale tous azimuts, divers documents le démontrent. Le ramdam fait autour du H5N1 depuis toutes ces années peut-il commercialement disparaître ? Vu les centaines de millions de dollars et d’euros engloutis dans des projets de vaccins pandémiques, est-ce seulement commercialement possible que cette pandémie de H5N1 ne soit in fine jamais déclarée ? Il est évident, à lire ce genre d’articles, qu’on est en train de préparer l'opinion à croire que ce genre de mutation de laboratoire pourrait tout aussi bien survenir « naturellement »…

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24 février 2012 5 24 /02 /février /2012 18:29

Selon une étude américaine, la grippe aviaire, connue pour être une maladie rare, pourrait être plus courante mais moins mortelle qu'on ne le pensait.

L’étude qui vient d’être publiée dans la revue Science pourrait atténuer les craintes qu'une éventuelle pandémie de grippe aviaire ne tue des millions de personnes. En effet, des chercheurs de l'école de médecine Mount-Sinai, à New York, ont analysé 20 études internationales qui reposaient sur des tests sanguins effectués sur près de 13.000 participants dans le monde. Ils alors constaté qu'entre 1 et 2% des participants montraient des signes d'une infection passée de la grippe aviaire.

De tels résultats indiquent que des millions de personnes auraient pu être infectées dans le monde sans savoir qu'ils avaient eu la grippe aviaire.
Or, les chiffres officiels de l'Organisation mondiale de la santé (OMS) font état de seulement 573 cas dans 15 pays depuis 2003 (dont 58,6% des malades sont morts). "Nous suggérons qu'une enquête plus approfondie, menée à une échelle plus large et respectant une approche standardisée, permettrait de mieux estimer le nombre total d'infections H5N1 qui ont touché des humains", écrivent les auteurs de cette recherche.

Pour eux, l’OMS aurait en fait mal appréhendé la maladie en ne s'intéressant qu'aux infections qui ont donné lieu à des hospitalisations et à des symptômes sévères. Évaluer le nombre réel de malades pourraient ainsi s'avérer d'une importance cruciale.

 

Source: Maxisciences

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