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13 novembre 2016 7 13 /11 /novembre /2016 22:40

Vaccins: comment l'OMS manipule les critères pour camoufler les décès

 

Le Dr Jacob Puliyel, pédiatre indien, chef de service à l'hôpital St. Stephan's de Delhi, a récemment publié sur son site un commentaire à une publication parue dans la revue Vaccine pour dénoncer la façon biaisée dont l'OMS et ses experts traitent et soi-disant "enquêtent" quand des décès d'enfants surviennent après vaccination dans les pays pauvres. Il est clairement ici question une fois encore d'idéologie; il s'agit de sauver à tout prix l'image des vaccins plutôt que la vie des enfants. Nous avons donc très logiquement procédé à la traduction intégrale du commentaire éclairant de ce médecin à cette parution dans Vaccine, revue ayant pignon sur rue en matière de vaccinologie, fausse science s'il en est! Pour notre part, cela fait déjà des années que nous dénonçons sur notre site ainsi qu'auprès des journalistes l'inconsistance, la corruption et le manque total de crédibilité de l'OMS en matière de sécurité vaccinale ou de vaccins tout court, l'épisode du H1N1 n'ayant hélas pas du tout été le seul, bien qu'il fut cependant déjà très éclairant pour quiconque a des yeux... 

Dr Jacob Puliyel, pédiatre indien- lanceur d'alerte en matière de vaccination

Dr Jacob Puliyel, pédiatre indien- lanceur d'alerte en matière de vaccination

Commentaire : Etablissement de la causalité dans la survenue d’effets indésirables individuels après vaccination (AEFI/ EIAV) : un outil de l’OMS pour un usage mondial. Tozzi AE. Vaccine. 2013.

 

Jacob Puliyel

 

Download (PDF)

 

In: PubMed Commons [Internet]. Bethesda (MD): National Library of Medicine; 2014 Feb 4. Available from: http://www.ncbi.nlm.nih.gov/myncbi/puliyel/comments/

 

LES DECES DANS LES PAYS EN DEVELOPPEMENT COMPTERONT POUR MOINS

 

Tozzi et al. décrivent l’établissement de la causalité pour les effets indésirables post-vaccinaux en utilisant les critères du groupe de travail sur la pharmacovigilance de l’OMS/ CIOMS (Council for International Organizations of Medical Sciences). Les effets indésirables après vaccination (AEFI) constituent tout type d’évènement médical indésirable après vaccination, qu’il soit considéré ou non lié au médicament (une relation causale n’est pas nécessaire dans cette définition). La collaboration de Brighton a classé les réactions selon qu’elles sont : très probables/certaines ; probables ; possibles ; improbables ; non liées ; inclassables, basées sur des critères temporels et des preuves d’explication étiologique alternative. Les décès survenus peu après la vaccination sans explication alternative ont été classés dans la rubrique « probablement liés au vaccin ».

 

LE BESOIN D’UNE NOUVELLE CLASSIFICATION

 

Avec l’usage du vaccin pentavalent (diphtérie, tétanos, coqueluche, Hib et hépatite B) dans les pays en développement, il y a eu beaucoup d’effets indésirables post-vaccinaux mortels. Les experts de l’OMS ont investigué ces décès au Sri Lanka. Ils n’ont pas pu trouver d’explication alternative pour trois décès. Les experts écrivent dans leur rapport qu’ils ont effacé les catégories « probables » et « possibles » de la classification de Brighton et après cela, bien qu’ils ne pouvaient pas imputer ces décès à une autre cause, ceux-ci furent déclarés comme « probablement pas liés au vaccin ». Normalement, l’association à la vaccination aurait dû être classée comme « probable ». Le British Medical Journal (BMJ) a publié une lettre au sujet de cette situation (Saxena KB, 2010).

 

Le rapport du CIOMS/OMS est arrivé après la lettre du British Medical Journal. Le comité, composé de 40 membres (dont 19 étaient des représentants de l’industrie pharmaceutique) ont proposé des changements dans la manière dont les effets indésirables post-vaccinaux sont investigués et rapportés. Le document de 194 pages a de sérieuses conséquences pour les pays en développement.

 

Les définitions des différents cas de figure pour les différents effets indésirables ont été détaillés. Illogiquement, les critères d’inclusion pour les définitions de cas proposées sont trop stricts pour avoir une valeur scientifique dans la plupart des pays. Par exemple, pour diagnostiquer une encéphalite, on a besoin qu’un enfant fiévreux vive au moins 24H après la survenue de l’effet indésirable, qu’il ait subi une ponction lombaire, un électro-encéphalogramme ou une imagerie du système nerveux et au moins un de ces examens doit être revenu positif pour atteindre un niveau 2 de diagnostic (cf p. 73).
 

Supposons qu’une enfant en bonne santé soit vaccinée. Supposons qu’elle développe une forte fièvre endéans les deux heures suivantes, qu’elle soit prise de convulsions, tombe dans un coma puis décède endéans les 10 jours (des variations de pareil scénario se sont produites de façon répétée avec le vaccin pentavalent). En utilisant les définitions du CIOMS/OMS, comme l’encéphalopathie a duré moins de 24H, elle ne peut pas être classée dans la rubrique des encéphalites. Dans beaucoup de pays, les moyens pour la réalisation d’une ponction lombaire peuvent faire défaut, encore plus pour un électro-encéphalogramme (EEG) ou un CT scan/IRM. Sous ce schéma de rapport de cas, ce cas sera classé dans la rubrique des cas pour lesquels « l’information est insuffisante pour distinguer l’encéphalomyélite aigüe disséminée et l’encéphalite » et donc dans les cas « impossibles à classer de façon définitive ».

 

Plus loin, à la page 170 (écrit en très petit), le rapport précise que ce genre de cas doit être classé comme « n’étant pas un effet indésirable post-vaccinal » (« not an AEFI »). Cette dernière étape, qui classe un effet indésirable post-vaccinal en son contraire (un non-effet indésirable post-vaccinal) s’avère de façon flagrante non scientifique, illogique et digne d’Orwell.

Théorie de la dissonance cognitive: quand un acte survient et qu'il est contraire aux croyances (des évaluateurs), ceux-ci tentent de réduire la contradiction en faveur de leurs croyances, d'où qu'ils suppriment des catégories (ex: probable et possible) pour que, dans le doute, cela soit d'office classé comme "non lié"

Théorie de la dissonance cognitive: quand un acte survient et qu'il est contraire aux croyances (des évaluateurs), ceux-ci tentent de réduire la contradiction en faveur de leurs croyances, d'où qu'ils suppriment des catégories (ex: probable et possible) pour que, dans le doute, cela soit d'office classé comme "non lié"

Le scénario décrit pourrait bien avoir été causé par une réaction généralisée de plusieurs systèmes corporels en réaction à un ou plusieurs composants des vaccins. (p. 50) L’encéphalopathie, la fièvre, les convulsions pourraient faire suite à une réponse inflammatoire mais le CIOSM n’a pas de définition pour cela, et leur incapacité à exclure les causes d’encéphalopathie, est suffisante pour classer cette réaction comme n’étant « pas un effet indésirable post-vaccinal ».



Le risque n’est pas simplement théorique. En mars 2013, l’OMS a investigué 12 décès survenus au Vietnam après ce même vaccin pentavalent. Le rapport vietnamien indique qu’ « aucun effet indésirable post-vaccinal mortel n’a jamais été associé à ce vaccin ». Les experts de l’OMS avaient déjà antérieurement classé les décès au Sri Lanka comme étant des « effets indésirables post-vaccinaux probablement pas liés au vaccin ». Le rapport vietnamien établissant qu’aucun effet indésirable post-vaccinal n’a jamais été associé au vaccin suggère que les effets indésirables post-vaccinaux survenus au Sri Lanka ont maintenant été reclassifiés comme n’étant « pas un effet indésirable post-vaccinal ».



Tossi et al. proposent que suite à des évènements pour lesquels il existe une relation temporelle mais avec des preuves insuffisantes que le vaccin en soit la cause, selon des études épidémiologiques bien conçues, des études complémentaires soient encouragées si d’autres évènements similaires ont été également identifiés. Il y a eu 54 décès temporellement liés au vaccin en Inde. Au lieu de les considérer comme un groupe de cas, le nouveau système recherche des cas individuels d’effets indésirables post-vaccinaux pour ensuite les étiqueter comme « n’étant pas liés au vaccin », ouvrant ainsi la voie à beaucoup d’autres décès.
 


Tozzi et ses collègues rapportent différents scénarios cliniques (matériel supplémentaire). Le scénario en Asie vaut aussi la peine d’être considéré. Le vaccin pentavalent est promu de façon sélective dans les pays en développement dotés de systèmes de surveillance insuffisants. 83 décès après la vaccination par le vaccin pentavalent ont été recensés dans les pays asiatiques. Il n’y a pas d’autre explication alternative plausible. La plupart des décès sont survenus après la première dose de vaccin, un peu moins après la deuxième et beaucoup moins encore après la troisième. Ce profil de répartition des décès plaide en défaveur du simple hasard. Ce qui n’empêche pas l’OMS de maintenir qu’une relation de cause à effet n’a pas été établie.

 

Ceci contraste avec ce qui s’est passé en 1998 quand le vaccin Rotashield a été approuvé aux Etats-Unis. Quand les malrotations intestinales ont été rapportées au système de pharmacovigilance américain  (VAERS) et que seuls 12 enfants en furent affectés, le vaccin a été retiré du marché. Personne n’avait alors besoin d’une certitude (pour agir).
 

Un expert de santé publique en Inde, le Dr Y. Jain, a introduit une demande (d’intérêt public) en justice auprès de la Cour suprême pour que ces décès soient investigués. Sa requête stipule que dans les six premiers mois, quand 40 000 doses furent administrées aux enfants dans l’état du sud de Kerala, au moins 5 enfants sont morts. Si on extrapole ces proportions aux 25 millions de bébés nés chaque année en Inde, on pourrait s’attendre à 3125 décès liés au vaccin chaque année. En utilisant les meilleures preuves issues de l’étude de Minz (2008), l’incidence de la méningite à haemophilius influenza b (Hib) en Inde est de 7 cas pour 100 000 enfants de moins de 5 ans. En utilisant la méthode rapide de l’Unicef pour estimer les cas de pneumonie par Hib, 350 cas de pneumonie mortelle par Hib seront évités sur une période de 5 ans en vaccinant une cohorte de 25 millions de nouveau-nés. 3125 décès post-vaccinaux ne peuvent pas être acceptables pour prévenir 350 décès liés au Hib.
 

Le taux de mortalité infantile (IMR) à Kérala est de 14. Sept de ces décès surviennent au cours du premier mois. Les autres sept cas se produisent dans les 11 mois restants de la première année de vie. Le vaccin pentavalent est administré six semaines après la naissance aux bébés qui ont survécu à la période néonatale. Sur les cinq premiers décès post-vaccinaux, quatre se sont produits entre 24 et 48H après la première dose de ce vaccin. Le taux de mortalité des bébés dans les premiers jours après vaccination est de deux à 4 fois plus élevé que le taux habituel de mortalité infantile à Kérala.

 

Les premiers 14 décès au Kérala ont été investigués par les experts en effets indésirables post-vaccinaux. Ils ont rapporté que 6 enfants avaient des facteurs de co-morbidité et que les 8 autres sont décédés de « mort subite du nourrisson » (MSN). Ce taux de mort subite du nourrisson le jour suivant la vaccination est plus élevé que toutes les autres causes de mortalité infantile.

 

Sous ce nouveau schéma, des effets indésirables post-vaccinaux mortels survenant dans les pays en développement seront faussement enregistrés comme n’étant pas liés au vaccin, simplement parce qu’un délai ou certains critères d’évaluation ne seront pas réunis. Le décès est le pire effet indésirable possible. La poursuite de l’usage de ce schéma d’investigation du CIOMS/OMS conduira à manquer des occasions importantes de détecter des signaux d’alerte qui permettraient de sauver des vies. Ceci est dangereux. Peut-être devrions-nous revenir à l’ancienne classification de Brighton.


Source : Jacob.puliyel.com  

 

Le powerpoint complet du Dr Puliyel (en anglais) sur l'investigation biaisée des effets secondaires post-vaccinaux (AEFI)

Vaccins: comment l'OMS manipule les critères pour camoufler les décès

Voir aussi

 

Vaccins: l'OMS avoue qu'elle met la santé du monde en danger

 

Le pipot hypocrite de l'OMS sur son site qui prétend, malgré ce genre d'attitude, veiller à la sécurité des vaccins... !!

 

OMS, faites ce que je dis... mais pas ce que je fais, Editorial de la revue Prescrire de septembre 2007. (Permet de mieux comprendre la schizophrénie de l'OMS, ses doubles discours et le pourquoi d'articles hypocrites comme ceux ci-dessus...)

 

L'OMS continue de trafiquer ses propres critères!

 

L'OMS modifie une nouvelle fois ses critères de pandémie! 

 

Vaccins: l'OMS avoue qu'elle met la santé du monde en danger

 

L'OMS: pourquoi il ne faut plus la suivre ni en faire partie

 

Politique et corruption à l'OMS (Dr Pascal Sacré) 

 

L'OMS: une menace pour notre santé et nos libertés?

 

L'OMS embourbée dans un nouveau conflit d'intérêts!

 

L'OMS refuse de publier un rapport sur l'utilisation d'uranium appauvri par les Américains en Irak

 

26 enfants décèdent dans des pays pauvres après un vaccin qui avait été approuvé par l'OMS

 

L'histoire tragique de 37 décès d'enfants à la suite d'un "bon vaccin"

 

L'Unicef pétoche et surveille le "sentiment anti-vaccins" sur les sites internet et dans les médias sociaux

 

Mortalité infantile plus élevée dans les pays qui vaccinent le plus

 

Les experts indiens en matière de vaccination s'interrogent sur le programme de vaccination

 

Vaccination polio en Inde: la maladie causée par le vaccin, deux fois plus meurtrière

 

"Le public devrait être averti que les vaccins peuvent avoir des effets secondaires à long terme" (Dr J.B Classen, BMJ)

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commentaires

Bernard 02/12/2016 15:17

Rappel d'une initiative pas très rationnelle quand Initiative Rationnelle prend l'initiative de me citer :

"Petit rappel : éradication de la polio signifie interruption de la CIRCULATION des virus polio et pas seulement absence de cas de paralysies provoquées par ces virus."

pour commenter :

« Votre rappel est erroné: Polio est le petit nom affectueux de la poliomyélite. Éradication de la polio, signifie éradication de la poliomyélite. »

En voilà un qui ne semble pas capable de sortir des mots ! Je lui ai dit dès le début. Bein oui, éradication de la polio signifie éradication de la poliomyélite, ça tout le monde l'avait compris !!!
Mais l'éradication de la poliomyélite, ça veut dire quoi ? C'est toute la question que notre fidèle ami de l'Amicale Rationnelle ne paraît pas se poser …

Eradication a une signification précise pour l'OMS, qu'elle distingue d'élimination. L'élimination d'une maladie signifie non pas que la maladie a totalement disparue mais quelle ne se manifeste plus que par des cas sporadiques, à la rigueur quelques cas groupés qui seront vite maitrisés. Mais l'agent à l'origine de la maladie n'a pas disparu et il faut donc maintenir les moyens de lutte.

L'éradication d'une maladie a un sens beaucoup plus fort : il signifie (pour l'OMS mais aussi étymologiquement) que les racines de la maladie ont disparues et que donc la maladie ne saurait revenir. Pour cela il faut que la circulation de l'agent pathogène ait disparue. Ce fut le cas pour la variole humaine après que les 2 virus de cette maladie aient été éliminés, la variole major, la plus grave et la variole mineure aussi appelée alastrim. Ces virus sont aujourd'hui confinés en principe dans seulement 2 laboratoires en Russie et aux USA. Depuis 1999 l'OMS étudie la possibilité de détruire ces virus et donc d'éradiquer totalement le virus de la variole humaine.

Il en va de même pour la polio et personne ne dispose à sa guise de la définition du terme éradication de la polio et la ramenant à une simple élimination comme sans doute l'Amicale Rationnelle paraît le suggérer.

Non, mon rappel de la définition était parfaitement exact et c'est l'Eglise Rationnelle qui, une fois de plus, prêche l'erreur et accuse les autres d'être dans l'erreur.

De plus, voici le passage qui se trouvait dans mon article auquel je renvoyais [1] :

« Nous pensons que le désenchantement d’observer des cas décrits comme étant de la poliomyélite après l’administration de multiples doses vaccinales (10–20) est un puissant facteur de démoralisation dans le programme. Dans de nombreux cas, il pourrait s’agir d’une protection incomplète des muqueuses avec l’infection des intestins par le poliovirus sauvage qui en résulterait, sans pour autant signifier un échec du vaccin et de la protection qu’il confère contre cette maladie. »

C'est pourquoi j'avais pu écrire qu'il l'avait repris dans mon article dont je viens seulement de changer le lien cassé vers le rapport en question.

J'avais d'ailleurs retenu ce paragraphe que je n'avais aucune raison de chercher à cacher, bien au contraire, parce qu'il montre que les auteurs du rapport suggèrent à l'OMS de se limiter aux cas paralytique pour ne pas démoraliser les populations ou les bénévoles alors que dans le cadre de l'éradication il faut aussi prendre en compte les personnes chez lesquelles on a retrouvé le virus que l'on veut éradiquer, c'est à dire dont on veut stopper la circulation.

De plus, quand il écrit
« Quand on est vacciné, on est vacciné. On est pas plus ou mieux vacciné avec plusieurs doses du même vaccin. »
on peut s'interroger sur ce qu'il cherche à dire ainsi ????!!!¿¿¿ Une chose est certaine, les équipes de vaccinateurs ne semblent pas partager son point de vue qui n'exclut pas qu'un autre jour il nous dise que si un tel est tombé malade c'est parce qu'il n'avait reçu qu'une seule dose. Notre ami de la Grande Confrérie des Trolls n'est pas à une contradiction près. Il s'était surpassé il y a quelques temps comme je l'avais rappelé ci-dessous et comme il a aimé en retrouver le souvenir (voir ci-dessous). J'ai l'impression qu'il pourrait nous surprendre encore de ce point de vue ! Attendons !

Pour ma part je souhaite depuis longtemps que l'OMS parvienne à éradiquer les 3 types de virus sauvages le plus rapidement possible. Ensuite elle stoppera le vaccin oral et c'est là où la suite va être intéressante à suivre avec la circulation des virus dérivés de souches vaccinales dans les intestins des nouveaux nés qui n'auront aucune immunité intestinale crée par le VPO. En fait, personne ne sait ce qui va se produire. Mais il est important de comprendre la situation pour pouvoir la suivre.

[1] http://questionvaccins.canalblog.com/archives/2011/05/23/21207453.html

Maya 02/12/2016 19:33

Pliée en 2 de rire ! Bien vu Bernard et bien envoyé. La "rationalité" de ce troll est d'un ridicule achevé.

Bernard 02/12/2016 12:11

D'abord grand merci à Initiative Rationnelle d'avoir fourni gracieusement le lien vers le rapport en question après que celui dont je disposais ait été cassé. J'en ai d'autres cassés, pourriez-vous faire le travail ?
Quand vous dites qu'il y a de ma part trahison des sources parce que les auteurs disent que cela ne signifie pas un échec du vaccin, vous confondez, comme c'est votre habitude constante ici, les données avec ce que les auteurs leur font dire. Un premier exemple qui va vous rappeler des souvenirs récents :
L'étude Tardieu 2007 sur le lien entre la sclérose en plaques (SEP) et vaccination hépatite B dit que l'apparition de la SEP (la première atteinte) est indépendante du délai écoulé depuis la (première) vaccination hépatite B. Quand j'affirme le contraire vous pourriez dire, et sans doute l'avez vous dit, que je trahis les sources qui disent le contraire.
Sauf que si la source est les données et non pas les propos des auteurs, la conclusion est toute différente, ce serait plutôt eux qui auraient trahi les sources. Le problème est très simple dans ce cas même si vous fûtes long à comprendre et si vous vous êtes enferré lamentablement sur une question pourtant élémentaire. Voyons :

Quand il n'y a pas de signal en cas-témoins cela signifie que les cas se comportent comme les témoins et rien d'autres. On devrait alors se poser la question : comment se comportent les témoins ? L'épidémiologie (et pas qu'elle sans doute) suppose implicitement comme allant de soi que les témoins ne peuvent que se comporter de façon neutre par rapport à la chose testée. Forcément, ce sont des témoins !

Sauf que il n'en va pas toujours ainsi. Dans l'étude en question il y a 476 témoins vaccinés hépatite B sur les 4 premières années contre 102 pour les 2 années suivantes, soit 4,7 fois plus sur 4 ans que sur 2 ans. Compte tenu des nombres élevés on a un signal très, très fort sur les témoins qui ne se répartissent pas du tout à la proportionnelle comme ils devraient le faire s'ils étaient neutres de ce point de vue. Comme les cas se comportent comme les témoins puisque les auteurs n'ont pas obtenu de signal en cas-témoins, on devrait logiquement en déduire qu'il devrait y avoir un signal du même ordre sur les cas, c'est à dire beaucoup plus de cas sur les 4 premières années que sur les 2 suivantes.

C'est ce qu'on vérifie aussitôt en constatant qu'il y a 62 cas sur les 4 premières années contre 12 sur les 2 suivantes, soit plus de 5 fois plus sur 4 ans que sur 2 ans.

Les auteurs ne sont pas les seuls responsables de cette situation, toute l'épidémiologie est responsable et pas seulement française puisqu'on trouve le même problème avec l'étude américaine Langer Gould. Ils n'ont pas compris cela et il suffit de voir les réactions quand je soulève le problème pour se rendre compte qu'ils ont quelques difficultés à saisir le problème comme en témoigne l'incroyable réaction de l'épidémiologiste mystère, comme vous l'appeliez, et qui fut membre du Conseil scientifique de l'agence du médicament.

Reconnaissez qu'en voulant défendre l'indéfendable vous n'avez pas fait mieux mais ni vous ni personne n'y changera rien, ce que je dis sur ce point est parfaitement juste et indiscutable.

Bernard 02/12/2016 12:10

Suite de mon commentaire ci-dessus :
Ceci rappelé, revenons à notre rapport. J'avais rappelé, mais vous n'en avez pas tenu compte, que l'objectif poursuivi avec la vaccination orale contre la polio est d'éradiquer les 3 virus polio sauvages, c'est à dire d'arrêter leur circulation ce qui est différent de ''ne plus observer de paralysies par de tels virus''. C'est pourquoi on utilise le vaccin oral et non pas injectable. Si l'objectif était seulement d'éviter des paralysies le vaccin injectable serait tout aussi bien indiqué et même sans doute préférable. Mais il ne peut stopper la circulation des virus qui se fait par l'intestin. C'est pourquoi on a inventer ce vaccin oral à virus vivants qui peut créer une telle immunité.

Par conséquent, quand on trouve des virus polio sauvages chez des enfants ayant reçu 10 à 20 doses de vaccin oral, on est bien obligé de reconnaître un échec de la vaccination par rapport à l'objectif qui lui a été attribuée, même si ces enfants n'ont pas tous été paralysés ou même aucun.

On peut cependant penser que si ces enfants avaient reçu autant de doses, c'est parce qu'il y a eu souvent des nouveaux cas de paralysie et que ce signal visible provoquait à chaque fois le retour des équipes de vaccination. Cela se produisait dans la vallée de la Kosi qui est inondée au moment d ela mousson, ce qui contraint les habitants à se réfugier sur le dixième de leur territoire. Quand on sait que les virus polio se transmettent par l'eau souillée par des excréments humains contaminés, que les puits n'étaient pas protégés et qu'il avait été mis en évidence une contamination fécale des eaux de ces puits, on peut comprendre le scénario.

Les auteurs du rapport envisagent un problème relatif à l'immunité intestinale. Il y a, plus simplement, une réalité bien connue depuis longtemps : quand la masse infectante est trop massive ou trop répétée, a fortiori les 2 à la fois, les vaccins sont débordés. C'est sans doute le cas ici où les contaminations peuvent être multi quotidiennes et massives. En pareille situation il n'y a pas autre chose à faire qu'une action matérielle pour protéger les puits et une éducation des populations en ce sens.

Vaccins et vaccinations ont des limites, ce fut le cas dans la vallée de la Kosi. Les labos, le professeur Alain Fischer, la ministre, les labos , l'Eglise Rationnelle and co n'y pourront rien changer. Mon devoir, notre devoir ici sur le site d'Initiative Citoyenne ou ailleurs est et sera de le répéter et de le faire comprendre quelle que soient les attaques dont on puisse être l'objet.

Julien Aubert 26/11/2016 12:08

A l'attention de monsieur "Initiative Rationnelle"

Sur l'Hépatite B "Les possibilités d'infection sont multiples et dans 30% des cas, on ne sait même pas ce qui a causé l'infection"

Vous avez mal compris, je vais vous expliquer :
"Dans 30 % des cas, le mode de contamination reste inconnu", cela ne veut pas dire que l'on ne sait pas ce qui a causé l'infection, cela veut dire que l'on hésite entre rapport sexuel, usage de drogue ou contact sanguin.

C'est comme si je vous disais : "on ne sait pas comment il a attrapé le sida", cela veut pas dire qu'il y a une possibilité qu'il l'ait attrapé par moustique, mais juste parce que le gars courrait à droite à gauche tout en se droguant.

Donc pour le vaccin contre l'hépatite B je reviens à ce que je disais : inutile pour un nourrisson.

Initiative Rationnelle 02/12/2016 09:15

"cela ne veut pas dire que l'on ne sait pas ce qui a causé l'infection, cela veut dire que l'on hésite entre rapport sexuel, usage de drogue ou contact sanguin"

C'est une affirmation infondée et probablement fausse dans ce contexte, ce qui ne serait pas votre première fois. Merci de nous dire quelle est la source d'une telle affirmation.

Voici par exemple une description des causes probables d'infection par contact ainsi qu'une estimation de l'incidence pour les enfants de moins de 10 ans: "Prior to implementation of universal infant hepatitis B immunization, an estimated 16,000 children under 10 years of age were infected annually in the United States through exposure to HBsAg-positive household members or community contacts. Although the exact mode of transmission is unknown, transmission is hypothesized to occur from inapparent blood or body fluid exposures from parents, siblings, or playmates that inoculate HBV into cutaneous scratches, abrasions, or other lesions or onto mucosal surfaces" - http://epirev.oxfordjournals.org/content/28/1/112.short

Votre insinuation à base de petits enfants qui ont des rapports sexuels est donc tout à fait erronée. Les enfants, même en bas âge sont susceptible de contacter une hépatite B. Il est donc rationnel de vacciner.

Bernard 25/11/2016 19:05

Je fais remarquer que les citations sur le rapport en question ont été prises dans l'article que j'ai écrit moi-même et qui est sur mon blog :

]Mon article :
http://questionvaccins.canalblog.com/archives/2011/05/23/21207453.html

Il y a une raison simple à cela : le lien vers le rapport a été cassé et ce rapport ainsi que d'autres documents associés sont devenus introuvables malgré mes recherches avec les titres des articles.

Notre ami d'Initiative Rationnelle n'a fait que reprendre mes larges citations de ce rapport (qui date de 2009). Dans ces conditions il est piquant de me reprocher d'avoir fait des citations sélectives alors que je renvoie moi-même à mon propre article pour complément d'informations et que c'est là qu'il les a prises ...
De plus, j'affirme car c'était mentionné en tête du rapport, que cette commission avait été constituée par Margaret Chan en raison de l'échec des campagnes de vaccinations.

Chacun comprend aisément qu'il n'est pas possible ici de tout reproduire. Comme je l'ai expliqué par ailleurs, l'objectif de l'éradication n'est pas de ne plus avoir de paralysies provoquées par des virus polio mais d'arrêter la circulation de ces virus et les constats du rapport démontrent qu'à l'époque c'était l'échec. Il n'y a AUCUN doute à ce sujet.

De plus, cela demanderait des explications assez longues que j'ai développées sur mon blog, mais tout indique que l'OMS a en réalité renoncer à éradiquer la polio pour se contenter de contrôler la maladie comme le recommandait un groupe d'experts de l'OMS en 2008.
Ce fut une véritable fronde qui avait provoqué une très vive réaction de Margaret Chan qui publia un communiqué vigoureux qui fut en page d'accueil du site de l'OMS. Elle maintiendra que l'objectif restait l'éradication de la polio.

Mais les raisons évoquées par les experts n'ont pas disparu parce que la Directrice générale aura tapé du poing sur la table. Avec l'introduction du vaccin injectable dans tous les pays on a la démonstration qu'il s'agit en fait de tenter d'éviter des paralysies sans chercher à éradiquer les virus polio car on sait qu'il faudrait non seulement éradiquer les virus sauvages mais aussi les virus dérivés de souches vaccinales et que cela est, en l'état actuel de l'absence de maitrise de l'eau dans de nombreux pays, IMPOSSIBLE.

Initiative Rationnelle 02/12/2016 09:16

"il est piquant de me reprocher d'avoir fait des citations sélectives alors que je renvoie moi-même à mon propre article pour complément d'informations et que c'est là qu'il les a prises ..."

Vous faites erreur.

Si j'ai pu reproduire un extrait que vous n'avez cité ni ici, ni dans vos propres pages, c'est parce que la totalité du rapport est disponible. Cet extrait est un conseil que vous vous êtes empressé d'ignorer, bien qu'il se trouve littéralement une phrase avant votre citation: "il faut faire la distinction entre la détection d’un poliovirus sauvage dans les selles et un cas de poliomyélite." - http://docdro.id/rA7ybzM


D'autre part, que vous en citiez un peu plus dans vos propres pages ne change strictement rien au fait que le rapport dit textuellement que cela ne signifie pas un échec du vaccin ou de la protection qu'il confère. Utiliser ce rapport pour insinuer le contraire est une trahison des sources.

                    

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