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10 septembre 2017 7 10 /09 /septembre /2017 11:53

LEICESTER :

Haut lieu historique de la résistance à l’idéologie vaccinale

 

Le Dr Suzanne Humphries MD, néphrologue, et auteur de nombreux documents sur les dangers de la vaccination s’est fait un honneur de se rendre, un peu comme en pélerinage, à LEICESTER, haut lieu historique de la Résistance à l’idéologie vaccinale, et la ville la moins vaccinée de toute la Grande Bretagne.

« La population de cette ville de 1873 à 1894 représentait les deux tiers de l’armée britannique pendant la même période. Les décès par variole dans l’armée et la Navy s’élevèrent à 37 par million, tandis que les décès enregistrés dans la ville de Leicester s’élevèrent à moins de 15 par million »  J.T. Biggs « Leicester : sanitation versus vaccination ».

Leicester, en Angleterre: haut lieu de la résistance à l'idéologie vaccinale

Le Dr S. Humphries est photographiée ici devant la prison de Leicester dans laquelle ont été incarcérés de nombreux parents considérés comme des criminels et qui avaient, avant tout, voulu protéger leurs enfants des suites souvent dramatiques de la vaccination. Ces parents refusaient d’empoisonner leurs nouveau-nés ou n’avaient pas pu payer les lourdes amendes pour refus de vaccination antivariolique rendue obligatoire, après avoir souvent vu leurs propres biens confisqués.

«  Nous voici devant le prison de Leicester, c’est un lieu historique. Très peu de gens savent ce qui s’est passé ici même en relation avec les suites dramatiques de la vaccination antivariolique : les manifestations de masse, les grandes marches, les nombreux rassemblements populaires.- La première loi vaccinale fut promulguée en 1840. En 1853, la vaccination antivariolique était devenue obligatoire. Les parents devaient vacciner leurs enfants de 3 mois avec du « pus » vaccinal.

En 1869, il y eut une telle tempête de protestations au sujet des graves problèmes causés par la vaccination que l’on vit pleuvoir les amendes, les confiscations de biens, ainsi que les emprisonnements. Malgré toutes ces mesures, la majorité de la population était décidée à passer outre pour éviter la dégradation de la santé des enfants.

C’est en 1869 que la Ligue Antivaccinale fut crée à Leicester. En 1867, soit deux années avant la création de la Ligue, 94% de la population était vaccinée. En dépit de ces taux très élevés de vaccination, Leicester enregistra des taux très importants de décès, tant chez les non vaccinés que chez les vaccinés.

C’est en 1871 que la ville de Leicester connut la pire des épidémies de variole jamais vue avec des taux énormes de mortalité. Cette catastrophe fut décisive pour ébranler la croyance de la population dans la vaccination. La révolte s’était implantée partout. »

En 1885, on a évalué à 80.000 personnes le nombre des protestataires faisant partie du cortège de plus de 3 kilomètres qui traversait la ville au milieu des applaudissements enthousiastes d’une immense et sympathique population. Les devises inscrites sur les bannières exprimaient dans un langage énergique, le mépris dans lequel on tenait le dogme de la vaccine, ainsi que l’inébranlable détermination du peuple à reconquérir, à n’importe quel prix, sa liberté médicale.

Au milieu de toutes, se faisait remarquer la magnifique bannière de nos amis de Belgique avec cette devise : « Ni les amendes, ni la prison ne peuvent empêcher la vaccine d’être un poison, et les faits de la vaccination une infamie. » Elle passait haute et fière, avec sa frappante vérité, au milieu des cris d’admiration de tout le monde.

Après le retour de la vaste procession à la place du marché, où des résolutions contre la tyrannie de la vaccination furent votées à l’unanimité, on brûla publiquement et solennellement les actes de la vaccination sur l’estrade, en présence des notables de la ville et au milieu des applaudissements frénétiques de l’immense assemblée. » Le nombre des arrestations fut tel que les autorités perdirent le contrôle de la situation ! (William Tebb de Londres 2ème rapport au Congrès international des médecins de Charleroi, 26, 27, 28 juillet 1885.)

A ce même Congrès, les propositions de M. Keuchénius de La Haye furent adoptées à l’unanimité. Ce même M. Keuchénius devait, au cours de son discours, s’écrier : « Oui ! Ce vaccin-vérole, c’est le comble de l’infamie ! Il faut que toutes les mères sachent l’affreuse vérité. »

 En Angleterre, le nombre des décès dus à la maladie passa de 2620 en 1870 à 23.126 en 1871 et à 19.000 en 1872.

Après ces marches de protestation, le taux de vaccinations tomba de 94% à 10 ou 15% avec un nombre très peu élevé de malades dû aux mesures sanitaires et d’hygiène finalement mises en place.

Leicester, en Angleterre: haut lieu de la résistance à l'idéologie vaccinale

La ligue Universelle des Antivaccinateurs réunissait essentiellement des médecins opposés à la vaccination et à son obligation. Elle organisa quatre Congrès internationaux à Paris, Cologne ; le troisième à Berne (Suisse) et le quatrième à Charleroi les 26, 27 et 28 juillet 1885, avec à sa tête Hubert Boens. Ce dernier avait élevé la voix avec véhémence pour défendre les opposants aux vaccinations :

« Oui, il y a des antivaccinateurs ; il y en a eu : il y en aura, aussi longtemps que les gouvernements et les administrations locales n’auront pas résolument déclaré que la vaccine, comme la saignée, comme toute médication thérapeutique, palliative ou préventive, qui s’adresse à l’individu exclusivement, doit être absolument libre et indépendante des caprices de la Faculté et le l’arbitraire des gouvernements. »

Le compte rendu de ce quatrième Congrès de Charleroi, dont est extrait ce passage, a fait l’objet du livre célèbre édité au Canada par le Dr CHEVREFILS en 1965 sous le titre : «  Les vaccins, racket et poisons ? »

« Les pro-vaccins ont considéré qu’il était incroyable et impossible que la ville de LEICESTER non vaccinée puisse, même pour une seule année, et encore moins pour une période de plusieurs années, résister avec succès à des attaques de variole nombreuses et répétées. Il s’agit cependant bien de faits têtus et irrécusables. »  J.T. Biggs (1912)

Leicester, en Angleterre: haut lieu de la résistance à l'idéologie vaccinale

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Published by Initiative Citoyenne - dans Liberté & démocratie
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commentaires

Vaccide 14/09/2017 21:59

Une grande scientifique et une des meilleures spécialistes de la vaccination

Pierre Bilodeau 13/09/2017 01:13

La méthode de Leicester est la même méthode qui a été employée par l'OMS pour l'éradication de la variole : vacciner les contacts immédiats. Peut-on affirmer que sans cette méthode, l'épidémie aurait été plus grave ? Je pense au contraire qui si on n'avait pas vacciné les contacts, on serait venu à bout de la variole beaucoup plus tôt, car cette méthode a l'inconvénient de donner la variole à beaucoup de gens qui étaient infectés et qui, sans la vaccination, auraient pu surmonter l'infection par eux-mêmes.

La vaccination donne la variole à coup sûr à ceux qui sont déjà infectés, à cause de l'affaiblissement qu'elle provoque et qui donne à l'infection l'occasion de prendre le dessus.

Pierre Bilodeau 19/09/2017 01:25

Ce que vous dites explique en effet que ce n'est pas la vaccination qui a vaincu la variole.

Votre article dit finalement que le sida est bien l'effet de la vaccination, mais que les scientifiques inféodés à l'industrie ne veulent pas du tout le reconnaître.

À un moment, plusieurs scientifiques tenaient que le virus du sida était le fruit du génie génétique, un croisement entre le SIV (virus de singe) et le virus Vishna des équidés. Il a été essayé sur des prisonniers qui s'étaient prêtés volontaires pour le tester, en échange de la liberté s'ils survivaient. C'était justement à Fort Dietrich, dans un bâtiment P4 (sécurité maximale). Comme après plusieurs mois ces prisonniers semblaient n'avoir rien, ils furent relâchés et se dirigèrent à New York tout proche, et c'est là que le sida est apparu pour la première fois dans l'histoire, bien avant qu'il se produise en Afrique.

Le sida peut avoir différentes origines, et c'est très plausible qu'un virus injecté se recombine avec d'autres virus pour se refaire une santé, comme on dit, et redevenir virulent.

Bernard 16/09/2017 22:37

Je vais vous répondre rapidement :
1- Ce n'est pas l'absence de groupe contrôle qui permettrait d'avancer que ce n'est pas la vaccination qui a éradiqué la variole. En effet il a été utilisé la stratégie suivante : recherche active des malades (campagne d'affichage, 2 milliards d'affiches ont été imprimés, autant que de doses de vaccins) les équipes demandaient si un malade comme sur l'affiche avait été vu, des récompenses (jamais payées) étaient proposées...
Ces malades étaient isolés et leurs contacts aussi (les personnes proches). Ainsi on arrêtait la transmission. C'est parfaitement reconnu :
« Dès lors que les varioleux étaient isolés dans une enceinte où ils n’avaient de contacts qu’avec des personnes correctement vaccinées ou précédemment infectées, la chaîne de transmission était rompue . En identifiant et en isolant immédiatement les contacts qui tombaient malades, on dressait un obstacle à la poursuite de la transmission . » [p. 22]

De plus, les contacts étaient aussi vaccinés. Si on admet a priori que cette vaccination était efficace dans ces conditions (ce qui n'est pas évident) cette vaccination pouvait réduire le nombre de malades mais sans incidence sur la propagation puisqu'ils étaient isolés. On peut donc affirmer que la vaccination des contacts, même efficace, ne pouvait jouer aucun rôle dans l'interruption de la transmission. Je ne discuterai pas ici de l'efficacité de cette vaccination des contacts, j'en ai assez parlé ...

En fait on n'éradique pas une maladie mais un virus. le virus de la variole humaine dite majeure est officiellement considéré comme éradiqué à l'exception des laboratoires où il est conservé. Il ne circule plus parmi les populations et n'a pas de réservoir animal.
De même, un autre virus variolique, celui de la variole mineure encore nommée alastrim a été éradiqué en même temps. Il fut même plus difficile à éradiquer car, provoquant une maladie plus bénigne les malades continuaient de circuler et contaminaient d'autres personnes alors que la variole majeure obligeait à s'aliter avec une fièvre très élevée.

Par contre des virus de la même famille (les pox-virus) existent chez l'animal. Il se produit parfois des contaminations humaines à partir de ces virus animaux (du singe par exemple). Cela s'est produit aux USA avec l'importation d'un animal pour un zoo je crois (ou un laboratoire, je ne sais plus).

Pour le Sida on a dit que la carte du sida en Afrique se superposait à celle des campagnes de vaccination antivariolique. On ne peut exclure une diffusion par les aiguilles utilisées pour la vaccination contre la variole. ce pourrait être cela plutôt qu'un réveil d'un virus dormant. Je vous suggère d'aller lire mon article sur ce que raconte Hooper sur le sida

http://questionvaccins.canalblog.com/archives/2016/09/15/34324997.html

Il est exact qu'il y a eu des révoltes en Inde quand les équipes passaient pour vacciner les contacts. Un historien a rapporté ces faits (Greenough).

Pierre Bilodeau 16/09/2017 02:21

Bonjour Monsieur Bernard,

Vous avez l'air de dire que finalement cette étude de l'OMS ne démontre pas que c'est la vaccination qui a éradiqué la variole, et de fait elle ne le démontre pas, parce qu'il n'y a pas une population qui n'a pas fait usage de la vaccination, comme cela se devrait, c'est-à-dire un groupe de contrôle.

De plus on ne sait pas si la variole a réellement été éradiquée, si elle n'est pas diagnostiquée sous un autre nom ou si le virus n'a pas muté pour résister au vaccin.

On soupçonne aussi le vaccin contre la variole d'avoir réveillé un virus dormant, celui du SIDA, ce qui fait finalement que l'on passe de Charybde en Scylla.

En Inde il y a bien eu comme vous dites des vaccinations faites sans discernement, mais ces campagnes ont déclenché des épidémies de variole telles que les populations se sont révoltées.

Quand le système immunitaire des populations est en mauvais état suite à une mauvaise alimentation ou à une eau de mauvaise qualité, le vaccin représente le coup fatal, une arme biologique qui ne manque pas son coup.

Bernard 13/09/2017 22:33

@ Pierre Bilodeau
Si l'on veut ''prouver'' que la variole a été vaincue par la vaccination c'est des plus aisé. Il suffit d'aller sur le site de l'OMS à la page d'accueil variole pour lire en français http://who.int/topics/smallpox/fr/  :
« Suite à une campagne de vaccination mondiale menée par l’OMS, la variole a été déclarée éradiquée en 1980. »
C'est simple, c'est clair, c'est rapide et sans doute incontestable puisqu'émanant d'une organisation aussi prestigieuse et qui a piloté le programme mondial d'éradication. Elle sait donc parfaitement de quoi elle cause. Fermez le ban !
Cependant, en allant sur un document OMS daté de 2010 [1] on lit, curieusement enrobé, déjà autre chose :
Page 4 :
« La politique de vaccination mise en œuvre à l’échelon mondial dans le cadre de ce programme mettait l’accent sur la surveillance de la maladie et a consisté notamment à adopter la méthode de vaccination en anneaux pour éviter la transmission interhumaine et endiguer les épidémies de variole. On pouvait ainsi identifier les nouveaux cas de variole, les mettre en quarantaine, puis vacciner les personnes en contact étroit avec les sujets infectés et les mettre également en quarantaine. Cette politique a permis d’éradiquer la variole. »
Mais au cas où on aurait pu ''mal comprendre'' on lit un peu plus loin :
« L’éradication de la variole constitue à ce jour le succès le plus important remporté par l’OMS et ce résultat montre qu’une prophylaxie fondée sur la vaccination de masse peut permettre d’éradiquer des maladies infectieuses. »
Oui, ''mal comprendre'' car la première partie qualifie de ''politique de vaccination'' une politique qui consistait à rechercher de manière active les malades (surveillance de la maladie), rechercher les contacts avec des critères pertinents et isoler les uns et les autres (mise en quarantaine). Toutes ces mesures qui participaient à l'interruption de la transmission et qui n'ont rien à voir avec de la vaccination ont été classées dans … ''la politique de vaccination'' !!! Les auteurs de cette récupération verbale auraient tout aussi bien pu écrire « la politique d'isolement mise en œuvre ... » en y incluant la vaccination en anneaux !
Je peux ajouter qu'à partir de janvier 1973 tous ces contacts étaient vaccinés au moment où on les identifiait comme contacts car. on ne tiendra plus compte de leur statut antérieur d'anciens vaccinés ou d'anciens varioleux, tous seront systématiquement et autoritairement vaccinés afin d'abord de gagner du temps et aussi parce qu'il y a 20 langues en Inde et qu'il y avait des vaccinateurs internationaux.

Dans le rapport de 1980 il y a à boire et à manger. Si on peut y lire que la vaccination a vaincu la maladie, on peut aussi lire page 22 :

«Dès lors que les varioleux étaient isolés dans une enceinte où ils n’avaient de contacts qu’avec des personnes correctement vaccinées ou précédemment infectées, la chaîne de transmission était rompue . En identifiant et en isolant immédiatement les contacts qui tombaient malades, on dressait un obstacle à la poursuite de la transmission.»

Maintenant je vous laisse, mais n'oubliez pas que la vaccination des vrais contacts mettait en présence le virus sauvage et le virus de la vaccine et qu'on avait constaté depuis très longtemps que cette rencontre était délétère. Bon courage avec le spécialiste des analogies à la noix !!!

[1] http://apps.who.int/iris/bitstream/10665/70609/1/WHO_HSE_GAR_BDP_2010.3_fre.pdf

Initiative Rationnelle 13/09/2017 08:08

Votre opinion personnelle, contredite par les données scientifiques disponibles, ne change rien au fait qui est relevé plus bas: Biggs dit que la ville s'en sort très bien sans vaccination en utilisant, il "oublie" de le dire, la vaccination.

C'est comme si vous disiez: "Dès qu'un nouveau cas d'appendicite se déclare, le patient est amené à l'hôpital le plus proche. Il y restera allongé, endormi pendant quelques heures, puis pourra rentrer chez lui complètement remis". Passer sous silence que la méthode implique surtout la chirurgie serait malhonnête.

Même si vous affirmiez qu'en fait la chirurgie ne fonctionne pas, pire, qu'elle aggrave les cas d'appendicite, cela ne changerait rien à cette constatation factuelle.

Initiative Rationnelle 11/09/2017 13:16

« Les pro-vaccins ont considéré qu’il était incroyable et impossible que la ville de LEICESTER non vaccinée puisse, même pour une seule année, et encore moins pour une période de plusieurs années, résister avec succès à des attaques de variole nombreuses et répétées. Il s’agit cependant bien de faits têtus et irrécusables. » J.T. Biggs (1912)


Les faits sont têtus, irécusables, et bien différents de ce qu'il en dit.


The Lancet, The Leicester anti-vaccination movement - http://www.thelancet.com/journals/lancet/article/PII0140-6736(92)93021-E/abstract

"
Biggs était un ingénieur sanitaire, auteur d'un livre de 785 pages de zèle évangélique déplacé. Le livre de Biggs met en évidence une caractéristique importante. La "méthode de Leicester" pour traiter la variole, introduite à mesure que la campagne anti-vaccination s'est répandue, fondée sur la notification immédiate des cas avec quarantaine rigoureuse des contacts et désinfection des locaux où les cas ont été signalés.

[...]

En 1886, le Lancet a envoyé un «commissaire spécial» pour fournir un compte rendu de première main. Le commissaire a rendu hommage à l'efficacité de la méthode de quarantaine de leicester. Cependant, il a souligné un autre fait bien moins médiatisé. La méthode impliquait également LA VACCINATION. Les contacts et ceux qui ont soigné les patients atteints de variole ont été vaccinés ou revacinés. Sans cette protection, les gens de Leicester auraient bientôt été exposés à une épidémie qui amènerait les «milliers d'habitants non-vivants à pleurer pour les bénédictions découvertes par Jenner». Le commissaire était tombé sur une information qui avait été négligée. La méthode de Leicester n'était pas exploitée par des anti-vaccination; il s'agissait d'une réponse médicale à la menace posée par une population largement non vaccinée et était la meilleure qui pouvait être faite en vertu des circonstances.
"

Bernard 10/09/2017 17:31

Sur la variole en France en 1870
Voici d'abord comment, à la demande du préfet de Paris, une Commission du Conseil de salubrité
dont le rapporteur est DELPECH, décrit la situation à Paris avant le début de la guerre de 1870. Le
rapport est daté du 22 juillet 1870 et fut publié dans les Annales d'hygiène publique et de médecine
légale que chacun peut consulter aujourd'hui [2] 
« L'épidémie de variole qui sévit en ce moment à Paris n'a pas éclaté tout à coup.....Voilà plusieurs
années qu'elle se prépare. Ainsi le chiffre de la mortalité qui n'était en 1860 que de 328 s'est élevé à 740 en 1865, 615 en 1866, à 655 en 1868, à 725 en 1869.»
En fait, la variole va flamber à Paris avant le début de la guerre de 1870 qui l'a ensuite exacerbée.
Pierre DARMON, dans sa thèse pour devenir historien de la médecine, confirme (p358) à partir du
même document d'ailleurs :
« Dès 1864 le nombre annuel de décès se trouve emporté dans un tourbillon»
Il présente ainsi le rapport Delpech (page 359 de La longue traque de la variole chez Perrin) :

«Durant les six premier mois de 1870, c'est à dire avant même que ne commencent les hostilités, la
petite vérole frappe de façon effrayante : 4000 décès signalés dans la capitale.
Invité par le préfet à se prononcer sur les causes de l'exacerbation épidémique, le Conseil de
salubrité constitue une commission...Elle présente le 22 juillet, les conclusions de son enquête dans
un rapport criblé de raisons creuses, d'opinions fausses et d'idées confuses.»

Le rapport Delpech se poursuit ainsi :
«On avait tort,sans contredit, de demander à la vaccine de mieux protéger de la variole que la
variole elle-même, que l'on voit assez fréquemment encore, et tout particulièrement en ce moment,
se reproduire une seconde fois chez ceux qui en ont été atteints une première.
Dans le nombre immense des individus vaccinés, les exceptions sont devenues peu à peu plus
fréquentes, et l'on a vu même de graves épidémies se manifester.»
Le rapport parle alors très explicitement de la vaccination des vrais contacts :
«cette singulière opinion que, dans les temps d'épidémie, la vaccine développe la variole»
«Cette opinion a été corroborée à tort dans leur esprit par le fait d'individus vaccinés ou revaccinés alors qu'ils avaient déjà contracté la variole dont l'incubation dure douze jours et chez lesquels, comme cela arrive constamment, la maladie ne s'en développait pas moins à son heure régulière.»
Le rapport affirme donc ici que cette vaccination pratiquée dans ces conditions ne se montrait pas
protectrice.
«On peut affirmer sans hésiter que la crainte de voir la variole se communiquer par la vaccine ou sous son influence n'a aucune raison d'être et ne peut être sérieusement défendue.»

"Sans hésiter ?" Le moins que l'on puisse dire est que l'argumentation est un peu rapide !!!
Le Conseil de salubrité conclut ainsi son rapport à l'adresse du préfet de Paris :
«le Conseil de salubrité a l'honneur de soumettre les conclusions suivantes :
Les reproches faits à la vaccine sont injustes de tout point.
Elle n'a perdu d'aucune façon sa puissance de préservation de la variole.
La vaccine ne favorise en aucune façon le développement de la variole.
Le seul moyen de mettre fin aux épidémies de cette maladie est au contraire, de pratiquer le plus
grand nombre possible de vaccinations et de revaccinations pendant leur durée ».
«Pendant les épidémies graves il faut revacciner en masse.»
«Il y aurait lieu d'examiner dans quelle mesure la législation pourrait intervenir pour imposer la
vaccine. On ne saurait trop recommander aux familles dans lesquelles il s'est développé un cas de variole, de faire revacciner sans exception toutes les personnes placées dans le voisinage du malade. »

Nous constatons donc que la revaccination systématique de tous les contacts, y compris les
anciens varioleux, était donc très explicitement recommandée et son obligation était vivement
souhaitée.
A cette époque, le Dr Jules Bouteiller était, entre-autres, président de la société de médecine
de Rouen et médecin en chef des épidémies. Il présentera au congrès médical de Lyon, en 1872, un
mémoire sur les épidémies de variole qui venaient de ravager la France. Ce document est
aujourd'hui en ligne aux archives [1] de la Bibliothèque nationale. En voici des extraits :

«la cause première, la cause fatale de l'épidémie de 1870-1871 a été, comme pour toutes les
épidémies de quelque nature qu'elles fussent, ce qu'on a appelé, je ne sais pourquoi, le génie épidémique.»
«Jamais cette contrée (Rouen et son arrondissement) n'avait vu une épidémie de variole qui ait
frappé tant de sujets et jamais, chez nous, aucune épidémie n'avait été plus meurtrière. Médecins en
chef des épidémies j'ai reçu un très grand nombre de renseignements officiels.
A côté du génie épidémique il y a une autre cause générale, c'est la faiblesse de la vaccine.
Si la vaccine préservait de la variole il n'y aurait que des petites épidémies puisque seraient seules
frappées les personnes non vaccinées. Loin de là, l'épidémie de variole de 1870-1871 a frappé
indistinctement (je dis indistinctement) les vaccinés et les non vaccinés.
De toutes parts j'ai reçu cet avis très significatif contre la valeur actuelle de la vaccine. »
Mais ces constatations ne l'empêchent nullement de recommander la vaccine comme
moyen ...infaillible :
«Pour prévenir la formation d'épidémies semblables à celles qui ont désolé la France à des
intervalles très courts il y a un moyen infaillible; ce moyen c'est la vaccine.
Ici se place un scrupule. En vaccinant ou revaccinant certaines personnes pendant le cours d'une épidémie dans le foyer de laquelle elles se trouvent, de les exposer par cela même à contracter la maladie.
Je crois que cette crainte est chimérique.
Si la variole vient à se déclarer pendant l'incubation du vaccin s'est plutôt à l'influence épidémique qu'à la perturbation apportée par le vaccin qu'il faut
attribuer le fait.
En tout cas ni la vaccination ni la revaccination ne sauraient aggraver l'état de l'individu soumis à la double influence du vaccin et de l'épidémie.»

On peut néanmoins déduire de tous ces propos que le phénomène était observé suffisamment souvent pour que la question soit posée ainsi par les experts de l'époque. C'était d'ailleurs la rumeur publique qui disait "que le vaccin propage la variole en temps d'épidémie »

« en 1870-1871, on a dû dire, pour se conformer à la vérité ''la variole a frappé indistinctement les vaccinés et ceux qui ne l'étaient pas, et la mort n'a pas épargné les uns plus que les autres'' Qu'est-ce à dire ?
C'est que la vaccine a perdu en grande partie sa valeur prophylactique»

Et aussi, sur la fréquence des formes graves (page 8) :
«La variole pendant cette épidémie a présenté toutes les complications : très confluente, hémorragique ou noire, gangréneuse, érysipélateuse, scarlatineuse.»

[1] http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k54513154
[2] http://www2.biusante.parisdescartes.fr/livanc/?p=3&cote=90141x1871x35&do=pages

Rechercher les pages 211 à 225

Bernard 12/09/2017 14:51

Là on a a faire à un cas !!!

Désespérant !!!!!!!!

Initiative Rationnelle 12/09/2017 14:41

"Chacun comprendra instantanément que si on pratique une vaccination dans certaines conditions, celles qui correspondent à ce passage du texte, et que la variole se déclare, c'est que cette vaccination, pratiquée dans ces conditions, ne s'est pas montré efficace."

Vous nous dites donc que si un rapport indique que les gens pensent à tort que l'airbag cause de graves fractures à cause d'anecdotes de personnes qui en réalité s'étaient fracturé le crane en percutant un sapin au ski, parfois 12 jours avant que l'airbag ne se déclenche, vous vous autoriserez à conclure: "Le rapport AFFIRME donc ici que l'airbag utilisé dans ces conditions ne protège pas".

Vous tentez donc de nous montrer que ce que vous dites n'est pas faux, mais simplement inepte. Cela ne serait pas plus glorieux vous concernant si c'était vrai.


"Le rapport affirme donc ici que cette vaccination pratiquée dans ces conditions ne se montrait pas protectrice"

Cette fâcheuse tendance qui est la votre de censurer les faits qui vous contredisent ne vous rend pas service. Le rapport dit: "On peut, dans tous les cas, affirmer qu'elles [les épidémies] frappent en beaucoup plus grand nombre ceux qui n'ont pas reçu la vaccine, et qu'elles atteignent d'une manière beaucoup plus bénigne ceux à qui elle a été inoculée.", ou encore: "il serait plus juste de dire qu'avec l'activité de propagation, la vigueur de propagation que présente l’épidémie actuelle, les désastres seraient terribles si, dans une grande proportion, la vaccine ne préservait pas ceux qui sont exposés à contracter la maladie"

Le rapport contredit explicitement votre INTERPRÉTATION erronée de cette phrase. Votre pirouette du style "je ne faisais pas une affirmation erronée, je tautologisais juste pour le fun" n'est donc pas plus convaincante.



"C'est ce que j'ai écrit et Monsieur de La Palice en aurait fait tout autant !"

Ici encore, vous faites erreur. C'est Bernard de La Monnoye qui en aurait fait tout autant. Il aurait eu tort, tout autant. - https://fr.wikipedia.org/wiki/Jacques_II_de_Chabannes_de_La_Palice#Lapalissade



"l'auteur dit que les gens se trompent quand ils disent que c'est la vaccination qui a provoqué la variole quand ils sont vaccinés pendant la phase d'incubation."

En clair: L'auteur dit que la vaccination est une des découvertes le plus utiles de l'humanité, efficace, indispensable, que la situation serait désastreuse sans elle malgré les fausses idées qui se propagent quand la vaccination est incapable d'agir pour des raisons évidentes, comme l'impossibilité de remonter le temps, et vous vous retenez: Le rapport dit que la vaccination est incapable d'agir dans ces conditions.

Je note votre objection qui nous montre que vous avez compris le sens réel de cette phrase, ce qui lève l'incertitude de mon message. Si j'ai dit auparavant "C'est de l'incompétence, ou de la manipulation", nous savons à présent que c'est de la manipulation.



D'autre part, ce rapport explique très clairement POURQUOI il y a eu des flambées épidémiques. Dites nous, Bernard, y a-t-il une explications à la "faiblesse" de la vaccine ? VOUS N'EN PARLEZ PAS. Nulle part. Jamais. Pourtant, vos insinuations à la "C'est n'importe quoi, ils disent que la vaccination ça marche pas bien et ils disent quand même que c'est la vaccination la solution" ne peuvent prendre tout leur sens qu'à la lumière de cette explication que vous n'avez pas su trouver alors qu'elle se trouve pourtant dans les deux textes que vous citez. Faut-il que je le fasse pour vous ?

Bernard 12/09/2017 09:10

Citation d'IR reprenant une partie de mon texte :

"«Cette opinion a été corroborée à tort dans leur esprit par le fait d'individus vaccinés ou revaccinés alors qu'ils avaient déjà contracté la variole dont l'incubation dure douze jours et chez lesquels, comme cela arrive constamment, la maladie ne s'en développait pas moins à son heure régulière.»
Le rapport affirme donc ici que cette vaccination pratiquée dans ces conditions ne se montrait pas protectrice."
Il commente :

"Vous n'avez pas du tout compris le sens de cette phrase. Cette phrase explique que les gens SE TROMPENT quand ils imaginent que le vaccin n'est pas efficace alors qu'en fait cela ne peut pas fonctionner si la personne était DÉJÀ INFECTÉE parfois 12 jours plus tôt. Cette phrase explique pourquoi les gens IMAGINENT à tort que ça ne marche pas. À TORT, Bernard. C'est écrit en toutes lettres. »

Ce n'est pas cela du tout : l'auteur dit que les gens se trompent quand ils disent que c'est la vaccination qui a provoqué la variole quand ils sont vaccinés pendant la phase d'incubation.

Chacun comprendra instantanément que si on pratique une vaccination dans certaines conditions, celles qui correspondent à ce passage du texte, et que la variole se déclare, c'est que cette vaccination, pratiquée dans ces conditions, ne s'est pas montré efficace. C'est ce que j'ai écrit et Monsieur de La Palice en aurait fait tout autant !

Donc, au cas où il n'aurait toujours pas compris, l'expert dit, pour reprendre l'expression d'IR « les gens SE TROMPENT quand ils imaginent que le vaccin » à provoqué la variole et non pas « n'est pas efficace ». Sinon d'ailleurs cela n'aurait aucun sens car où serait l'erreur de ces gens et la mienne pour en déduire que, DANS CES CONDITIONS, le vaccin ne n'a pas été efficace alors qu'il est VRAI qu'il ne la pas été puisque le vacciné a fait la maladie !!!

D'ailleurs il ne me viendrait pas à l'idée d'essayer de soutenir que le vaccin antivariolique n'avait aucune efficacité potentielle dans aucune condition alors que les expérimentations sur des singes ont confirmé son efficacité mais à condition qu'il y ait un délai suffisant entre la vaccination et la contamination. On n'est pas dans ce cas là dans le passage cité.

On se lasse de tout et avec les 11 vaccins obligatoires annoncés, j'ai autre chose à faire comme par exemple contacter députés et sénateurs que d'expliquer des évidences formelles à quelqu'un qui ne veut pas comprendre ou s'enlise lui-même dans sa bouillie verbale. Le fait-il exprès ou pas ? La réponse à cette question n'a aucun intérêt et les lecteurs éventuels ne sont pas idiots.

Initiative Rationnelle 11/09/2017 13:14

"Dans le nombre immense des individus vaccinés, les exceptions sont devenues peu à peu plus fréquentes, et l'on a vu même de graves épidémies se manifester.»"

Une fois de plus, vous découpez juste assez vos citations pour trahir le discours de l'auteur. Littéralement, la phrase qui suit est: "On peut, dans tous les cas, affirmer qu'elles frappent en beaucoup plus grand nombre ceux qui n'ont pas reçu la vaccine, et qu'elles atteignent d'une manière beaucoup plus bénigne ceux à qui elle a été inoculée."

Puis le texte explique que ce n'est pas parce que la protection du vaccin n'est pas absolue que c'est une raison pour s'en passer. Oui, Bernard, il dénonce le sophisme de la solution parfaite. Il réfute vos arguments près de 150 ans avant que vous ne les écriviez.

Enfin, après avoir expliqué pour quelle raison il est tout de même rationnel de se vacciner malgré ces sombres apparences, le rapport nous montre dans quelle mesure ces apparences sont trompeuses. C'est la partie du texte que vous avez complètement compris de travers quand vous dites:

"«Cette opinion a été corroborée à tort dans leur esprit par le fait d'individus vaccinés ou revaccinés alors qu'ils avaient déjà contracté la variole dont l'incubation dure douze jours et chez lesquels, comme cela arrive constamment, la maladie ne s'en développait pas moins à son heure régulière.»
Le rapport affirme donc ici que cette vaccination pratiquée dans ces conditions ne se montrait pas protectrice."

Vous n'avez pas du tout compris le sens de cette phrase. Cette phrase explique que les gens SE TROMPENT quand ils imaginent que le vaccin n'est pas efficace alors qu'en fait cela ne peut pas fonctionner si la personne était DÉJÀ INFECTÉE parfois 12 jours plus tôt. Cette phrase explique pourquoi les gens IMAGINENT à tort que ça ne marche pas. À TORT, Bernard. C'est écrit en toutes lettres.

Peut-être que dans un prochain message je détaillerai les énormités risibles que vous inventez avec les morceaux choisis dans le second texte que vous citez. D'ici là, n'hésitez pas à justifier cette tentative de manipulation: Le premier texte cite des idées reçues de l'époque et explique pour quelles raison elles sont fausses, et vous tentez de faire croire que c'est une preuve de la véracité de ces mêmes idées reçues. C'est de l'incompétence, ou de la manipulation.

Claudine 10/09/2017 16:51

BRAVO, BRAVISSIMO pour avoir sorti cela à un moment particulièrement approprié

                    

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